Auteur : Shiakän
Disclaimer : Hélas, tout ce petit monde ne m'appartient pas ! A part Marina, Allen, et quelques autres qui feront leur apparition au fur et à mesure de l'histoire ! Tout le reste est à J.K. Rowling.
Genre : Alors… il y aura de la romance, de l'humour, mais aussi des passages tristes, voir violents pour certains. Je vous préviendrais.
Rating : M ! Donc prudes et homophobes : dehors.
Couples : Oulah ! Une sacrée tripotée ! Bon, alors, commençons par les principaux : HPDM, SBRL, HGRW… Les autres, vous verrez bien au fur et à mesure :P
Spoilers : Tous les tomes, même si je ne prends pas en compte quelques morts dans le tome 7 et que j'en modifie une d'une tome 5, et ce pour des raisons évidentes, lol.
Petite remarque : Et hop là, voilà la suite ! Je n'ai eu qu'à la terminer, elle était déjà bien avancée. Ce chapitre fait une dizaine de pages word, comprenez ma satisfaction ! Lol.
Bonne lecture ! Bises.
II – Crabbe & Goyle
« Q-qui êtes vous ? »
« Ça, tu n'as pas besoin de le savoir. Mais toi, Draco Malfoy, tu es un traître. Et les traîtres finissent toujours par mourir un jour ou l'autre. AVADA KE… »
« EXPELLIARMUS ! » s'écria une voix que Draco aurait reconnu entre milles. Il tomba sur les fesses, sonné, tandis que ses deux chiens aboyaient bruyamment, grognant. Le blond entendit le Sorcier hurler de douleur, puis un de ses chiens gémir. Le jeune homme maudit son handicap qui l'empêchait de voir ce qui se passait. Tremblant, haletant, il se redressa.
« Accio baguette ! » fit la voix du Sorcier inconnu. « Endoloris ! »
Surpris, Draco retomba, en proie à une grande douleur. Il poussa un cri déchirant, se tordant sur le sol, incapable de repousser son attaquant. L'esprit embrumé, il entendit faiblement que quelqu'un jetait un sort, et aussitôt, la douleur cessa. Il tenta de se relever, mais un bruit sourd suivit d'un rire hystérique le firent sursauter.
« Alors, Draco, on a sa garde rapprochée ? Ça ne suffira pas. »
A nouveau, la douleur s'empara du corps de Draco. Il tenta de résister, mais c'était malheureusement impossible. Lentement, la douleur reflua. Le jeune homme pâlit, sachant très bien ce qui l'attendait.
« N-non… arrêtez… pas ça… »
Il eut alors l'impression qu'une main géante broyait son corps entre ses doigts. Compressé, dans l'incapacité de respirer, Draco laissa échapper un faible gémissement de douleur, alors qu'il aurait voulu hurler. Il sentit quelque chose craquer, mais ne sut pas ce que c'était.
Le sortilège Estrangula. Rares étaient les Sorciers à avoir inventé de nouveaux sortilèges, mais le Seigneur des Ténèbres en faisait partie. Il avait inventé bon nombre de sorts aussi mauvais et ignobles que les Sortilèges Impardonnables, si ce n'est plus. Estrangula en faisait partie. Pire que le Doloris, il broyait le corps humain. Cassant les os, éclatant les organes internes. La mort était longue, douloureuse. Atroce.
Draco hurla. Sa tête allait exploser, il n'en pouvait plus. La douleur était indescriptible. Soudain, tout s'arrêta. Le blond entendit un cri de douleur.
« Accio portoloin ! »
Le Sorcier eut un sourire mauvais tandis qu'une branche de bois atterrissait dans sa main, puis il disparut.
« Enfoiré de Mangemort ! »
Draco tressaillit.
« B-Blaise, c'est toi ? »
Le métis se tourna vers son meilleur ami et vit qu'il était blanc comme un linge, étalé sur le sol, en sueur. Son bras et sa jambe gauche formaient un angle étrange. Du sang s'écoulait de sa bouche. Blaise pâlit et se précipita vers lui, complètement paniqué.
« Par Merlin, Draco ! »
« Harry… c'est Harry, maintenant… »
L'ancien Serpentard ne put s'empêcher de sourire. Il traita son meilleur ami d'imbécile, la voix rauque. Plus têtu que Draco – Harry, se corrigea-t-il avec une grimace – ça n'existait pas. Il glissa un bras sous les genoux de son ami et le souleva. Le blond rougit et fronça les sourcils.
« Lâche-moi, Zabini, je suis aveugle, pas unijambiste ! Je peux marcher ! »
« Avec une jambe cassée ? »
Le blond jura.
« Je vais devoir transplaner, il faut t'emmener à Ste Mangouste. »
« Pas question ! s'écria Draco. Je ne retournerai pas là-bas ! Et pas question de transplaner ! Plus de Magie pour moi, tu le sais ! »
« Dra… Harry, corrigea-t-il en voyant l'air furieux de son meilleur ami, sois raisonnable bon sang ! »
« Je n'irai pas à Ste Mangouste. »
Blaise soupira. Ce qu'il pouvait être bête !
« Je suppose que tu n'as aucune potion ? demanda-t-il avant de grimacer en voyant Draco secouer la tête négativement. Bien. Je vais t'emmener chez moi. »
« Je… »
« Ça suffit ! Je n'ai pas l'intention de te laisser crever ici ! »
« Non, Blaise. Mes chiens ? » murmura Draco d'une petite voix.
Le métis entrouvrit la bouche, puis soupira, attendri par l'air inquiet de son ami. Il se tourna alors vers les deux chiens. L'un d'eux était allongé sur le sol, la respiration faible, tandis que l'autre gémissait doucement à côté, inquiet pour son compagnon.
« Ils vont bien. » mentit Blaise avant de faire venir à lui un bout de bois. « Portus. »
Il s'approcha des deux chiens, tenant toujours fermement Draco. Il s'accroupit, posa une main du blond sur le chien allongé, et la sienne sur l'autre. De sa main droite, il prit le portoloin.
OooOooOooOooOooO
Seamus avait passé une journée épuisante. A croire que les Sorciers s'étaient passé le mot pour se blesser ou s'empoisonner aujourd'hui. Être Medicomage n'était pas de tout repos ! Mais il aimait son travail. L'ancien Gryffondor s'était découvert une passion – et un don - pour les soins pendant la Guerre. Il avait sauvé beaucoup de vies. Il s'était donc vu diplômé de Médicomagie à l'âge de dix-neuf ans.
Seamus entra dans une boutique de fleurs, trempé. Le temps était vraiment pourri à Londres. Il pleuvait depuis trois jours ! Pourtant, il était habitué. Mais en éternel optimiste, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'un jour, il ferait beau en plein milieu du mois d'Octobre.
« Bonjour, monsieur. Je peux vous aider ? »
« Bonjour, dit Seamus avec un sourire en se tournant vers la vendeuse, une jolie rousse aux yeux verts et aux joues recouvertes de tâches de rousseur. Je voudrais des Orchidées. »
« Oh ? Bien. Vous savez comment entretenir une orchidée ? »
« Oui », mentit l'ancien Gryffondor. Les plantes étaient entretenues magiquement au Cimetière des Sorciers Morts au Combat.
« Suivez-moi. »
La vendeuse le mena vers le fond de la boutique. Là, sur une grosse étagère, se trouvaient plusieurs pots contenant des Orchidées. Seamus flasha tout de suite sur une espèce plutôt simple et répandue. Les fleurs étaient totalement blanches.
« Celle-ci. » murmura-t-il avec un petit sourire.
« Une Dendrobium phalænopsis ? C'est un bon choix. Simple mais très belle orchidée. »
« Oui. »
« Il vous faut autre chose ? »
« J'aimerais… commença-t-il avant de réfléchir. Sept lys blancs et un bouquet de 23 roses rouges. »
La jeune fille le regarda, l'air légèrement étonnée, mais ne posa aucune question. Elle se dirigea dans la réserve, et en ressortit quelques minutes plus tard avec les fleurs. Elle commença par le bouquet de roses.
« C'est pour… ? »
« Un anniversaire. »
Elle sourit et tendit une petite carte et un stylo.
« Tenez, si vous voulez écrire un petit mot. »
Seamus la remercia avec un sourire ravi, et prit ce qu'elle lui donnait. Il hésita un instant, se mordant la lèvre inférieure, et finit par écrire tout simplement :
« Joyeux anniversaire, maudit Serpent.
Compte sur moi pour te faire subir 23 folies ce soir.
Je t'aime. »
Les joues roses, il referma la carte. Il rendit son stylo à la vendeuse, et elle glissa la carte dans le ruban qu'elle enroula autour du bouquet.
« Je dois séparer les lys ? »
« Oui, s'il vous plaît. »
La demoiselle s'exécuta. Une fois son travail finit, elle fit payer Seamus. Le pot de l'orchidée sous un bras, les sept lys dans une main et le bouquet de rose dans l'autre, le Médicomage sortit de la boutique après avoir souhaité une bonne fin de journée à la jeune fille. Heureusement qu'il n'avait pas besoin d'aller loin, ainsi chargé, il n'aurait pas fait long feu. Seamus se glissa dans une ruelle sombre et transplana.
Il se retrouva devant le portail du cimetière. Il rattrapa de justesse un lys en grommellent.
« Tu es bien chargé, Seamus ! » fit une voix dans son dos. Il se retourna pour faire face à Ginny Weasley – ou plutôt Nott, puisqu'elle allait se marier avec Théodore. Elle s'approcha de lui, un petit sourire aux lèvres.
Ginny avait beaucoup grandit en cinq ans. Pas seulement physiquement. Elle était beaucoup plus mature, aussi. Ses cheveux roux autrefois très long étaient coupés courts, ne lui arrivant plus qu'un peu en bas des oreilles. Ses yeux bleus étaient moins rieurs qu'avant, mais elle avait retrouvé le sourire. Elle portait un chemisier blanc et un pantalon noir très simples, ainsi qu'une robe de sorcier bleu nuit. Elle était vraiment ravissante.
« Bonsoir, Ginny. »
Il lui fit la bise, et remarqua seulement qu'elle avait trois roses blanches dans la main. Elle ne lui posa pas de question et s'empara du pot d'orchidées.
« Tu permets que je te file un coup de main ? »
« C'est pas de refus. »
Avec un sourire, ils entrèrent dans le cimetière. Toutes les tombes étaient faites de marbre blanc. Au-dessus, à la place des croix chrétiennes qui se trouvaient en général dans les cimetières moldus, se trouvaient des créatures magiques ou des anges. Ils se dirigèrent vers un coin reculé du cimetière. Il y avait une petite barrière, et sur la porte se trouvait une plaque de métal sur laquelle était gravé : « Les Valeureux Sorciers de l'Ordre du Phénix. »
Seamus déglutit avec difficulté, comme à chaque fois qu'il venait ici, un sentiment lourd et désagréable lui plombait l'estomac. Pourquoi eux et pas moi ?
Ginny déposa l'orchidée sur le sol et se dirigea vers une tombe, les yeux humides. Elle posa alors sa première rose blanche sur la tombe d'Arthur Weasley. La statue du Phénix aux ailes déployées s'anima alors lentement. La créature se pencha et prit la rose dans son bec, puis reprit sa forme originelle, brandissant ainsi la rose comme un chevalier brandirait son épée. L'ancienne Gryffondor étouffa un sanglot.
Seamus la regarda donner une autre rose au lion qui servait de statue à la tombe de Fred Weasley. Puis elle alla à l'autre bout du cimetière des Sorciers de l'Ordre et déposa sa dernière rose sur la tombe de Pansy Parkinson, puisque la gueule de son chien contenait déjà un petit bouquet de roses rouges.
Le jeune Médicomage prit alors son orchidée et la déposa sur la tombe de Dean Thomas.
/ « Seamus, cours ! »
« Par Merlin, Dean, il n'est pas question que je t'abandonne ! »
« Seamus, va-t'en ! Dépêche-toi ! »
« NON ! »
Dean, le visage déformé par la douleur, jeta un sort pour rendre son meilleur ami invisible aux yeux des Mangemorts qui arrivaient.
« Dégage, sombre imbécile ! Déga… »
« Estrangula ! »
« DEAN ! » /
Il secoua la tête, refusant de repenser à cette scène atroce. Une larme solitaire coula sur sa joue, tandis qu'il se redressait.
« Merci de m'avoir sauvé la vie, vieux frère. Compte toujours sur moi pour te mettre une raclée quand on se reverra là-haut. »
Seamus déposa ses lys, la gorge nouée. Un sur la tombe de Fred, un autre sur celle d'Arthur Weasley. Il vit alors Ginny sourire, apparemment émue qu'il ait pensé à son frère et son père. Le Médicomage déposa ensuite un lys sur la tombe de Pansy Parkinson. Il fit signe à Ginny de le suivre, et alla déposer deux autres lys sur la tombe de Crabbe et Goyle junior.
« Oh, tu as aussi pensé à eux. »
« Oui. »
« Et les deux derniers ? »
« Viens. »
Seamus prit la main de la jeune fille, et la conduisit jusqu'à la tombe de Rubeus Hagrid. Elle sourit et prit le lys qu'il lui tendait pour tendre la fleur au dragonneau qui la prit dans sa bouche avant de reprendre sa place de statue.
« Il adorait les Dragons… » murmura Ginny avec un sourire.
« Hagrid a toujours eut une passion pour les grosses bestioles. »
Les deux anciens Gryffondors se déplacèrent sur la gauche et se retrouvèrent face à la tombe de Severus Rogue. Seamus sourit en voyant l'inscription.
« Au Prince de Sang-Mêlé, cet homme toujours dans l'ombre, sans qui pourtant, jamais je n'aurais pu vaincre. »
« Harry a fait faire ça récemment. » dit la rouquine en effleurant les lettres gravées dans la pierre du bout des doigts.
Seamus tendit son lys blanc au corbeau, qui prit la fleur dans son bec. La statue agita deux fois ses ailes, comme pour remercier l'ancien élève, et se figea.
« C'est dingue, murmura le Médicomage, même Rogue me manque. »
Il se tourna vers Ginny et se raidit en voyant qu'elle pleurait. Il n'hésita pas une seconde et prit son amie dans ses bras, pour la serrer tendrement contre lui.
« J'aurais tant aimé… j'aurais tant aimé qu'ils soient tous à mon mariage. »
Seamus se mordit la lèvre et la berça doucement. Il ne dit rien, sachant très bien qu'aucune parole ne pourrait la réconforter. Elle finit par s'écarter, et sécha ses yeux brillants de larmes.
« Je… je vais rentrer. Théodore doit m'attendre. »
« Je vais faire de même. »
« Passe le bonjour à ton homme, murmura-t-elle avec un petit sourire. Oh, et souhaite lui un bon anniversaire ! »
« Compte sur moi. »
Il la regarda transplaner, et alla chercher son bouquet de roses qu'il avait laissées près de la tombe de Dean.
« Allez, bye tout le monde. » souffla-t-il avant de transplaner à son tour.
OoO
Seamus arriva directement dans son salon. Il se dépêcha de peindre un air enjoué sur son visage, ne voulant pas que son amant s'inquiète inutilement.
« Je suis rentré ! »
Pas de réponse. Seamus fronça les sourcils. Il monta à l'étage, mais ne trouva personne.
« Putain, Blaise, tu me fais MAL ! » s'exclama une voix en bas.
Seamus sursauta et dévala les escaliers, pour se trouver face à un spectacle des plus étrange. Blaise Zabini serrait un jeune homme blond contre lui, l'air paniqué, entouré par deux gros chiens qui gémissaient.
« B-Blaise ? » murmura Seamus en s'approchant. Il posa son bouquet sur le bar. « Qu'est-ce que… »
« Merlin, Seamus, dis-moi que tu peux soigner Drake ! »
« Drake… ? Oh, par les couilles de Merlin, Draco Malfoy ! »
« Non, Merlin en personne, alors je ne te permets pas de parler de mes couilles. » marmonna le blond, l'air furibond.
« Je… Ok, Blaise, allonge le là, dit Seamus en faisant apparaître un lit au beau milieu de son salon. Que s'est-il passé ? »
« Estrangula. » répondit le métis comme si cela expliquait tout.
Seamus pâlit et s'approcha de Draco. En effet, il avait le bras et la jambe cassés. Et il avait certainement été touché ailleurs, étant donné que du sang s'écoulait sur son menton.
« O-ok, je… Blaise, arrête de me tourner autour, tu me stresses. Va me chercher ma mallette de soins. »
L'ancien Serpentard ne répliqua pas et monta à l'étage en courant, il revint quelques secondes après, ladite mallette dans les bras. Seamus l'ouvrit grâce à un sort et fit venir à lui deux fioles de potions. Il en tendit une à Draco.
« Bois ça, Malfoy, dépêche-toi. »
Le blond ne bougea pas, il se mordit simplement la lèvre inférieure. Le Médicomage s'apprêtait à répliquer, mais remarqua quelque chose d'étrange : les yeux de l'ancien Serpentard.
« Tu es… »
« Aveugle, oui, par Merlin, je suis aveugle, donne moi cette fichue potion ! »
Ébranlé, Seamus glissa la fiole entre les doigts de Draco qui but la potion d'une traite. Le Médicomage attendit quelques secondes, puis s'empara du bras cassé du jeune Malfoy.
« Tu sens quelque chose ? » demanda-t-il en pressant douloureusement le bras.
« Non. »
Dans un craquement sinistre, Seamus remit les os en place, et jeta un sort pour qu'ils se ressoudent. Puis il fit de même avec la jambe. Enfin, il prit la seconde fiole.
« Elle va soigner tes organes internes, s'ils ont été touchés. »
Il porta la fiole aux lèvres de Draco qui but le contenu.
« Il a besoin de repos. » murmura l'ancien Gryffondor avant de déplacer le lit jusque dans la chambre d'amis d'un sort.
« Attends ! fit la voix paniquée de Draco Malfoy. Crabbe et Goyle ! »
Seamus manqua de laisser tomber le lit et Draco avec. Crabbe et Goyle ? Mais pourquoi parlait-il de ses défunts amis ? Il délirait… ? Blaise se pencha vers lui et murmura :
« Les chiens. »
Seamus écarquilla les yeux. Ok… Malfoy délirait vraiment, pour appeler ses chiens comme ça.
« J'm'en occupe. Tu peux dormir tranquille. »
Il referma la porte de la chambre d'amis, et étouffa un fou rire.
« C-Crabbe, Goyle ! S-ses chiens ! Par Merlin ! »
« Il n'allait pas les appeler Vincent et Gregory. » répliqua Blaise avec un sourire en coin.
Seamus se pencha vers les deux chiens et entreprit de les soigner. Une fois sur pattes, les deux animaux réclamèrent leur maître. Le Médicomage ouvrit la porte de la chambre d'amis et les regarda s'allonger près du lit de Draco.
Seamus sourit, et sentit deux bras puissants l'entourer. Il frissonna.
« Merci, petit lion. » souffla Blaise à son oreille avant de la mordiller tendrement.
Seamus se tira brusquement de son étreinte.
« Toi ! s'exclama-t-il en pointant un doigt menaçant sur lui. Stupide serpent, vile et vicieux ! Draco Malfoy ? DRACO MALFOY ? »
« Q-quoi ? »
« Draco Malfoy, le type qui a disparu sans laisser de traces depuis cinq ans ! Je rentre chez moi, persuadé d'y retrouver mon Serpentard abruti pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, et il débarque avec un Draco Malfoy à moitié démantibulé, et AVEUGLE ! »
Blaise baissa la tête, l'air penaud.
« Je veux des explications. Tout. De. Suite. »
« Eh bien… Draco n'avait pas vraiment disparu. Il est… Bon, je dois tout te raconter depuis le début. Voilà, pendant la guerre, Dray est devenu aveugle. J'ignore comment, il a toujours refusé de me le dire. Et… suite à… ce qu'il a dû faire en tant que Mangemort, il a juré qu'il n'utiliserait plus jamais la magie. Et il a quitté le monde magique. Ça fait cinq ans que Draco vit comme un Moldu, se faisant appeler Harry Ordered. Il a un boulot moldu, des amis moldus… il vit seul, avec ses deux chiens. Et ce soir… il s'est fait attaqué par un fanatique. Un Mangemort, si tu préfères. »
« Et il a fait appel à toi ? »
Blaise sembla terriblement mal à l'aise.
« Non… je… j'ai transplané et je l'ai sauvé. Parce que… tu sais, certains soirs, quand je te disais que j'avais une réunion pour le boulot… ? »
« … Oui… ? »
« Eh bien j'étais avec Draco. Je suis son seul contact avec le monde magique. Il… voulait que je sois le seul sorcier au courant pour son handicap et son choix de vie. Avec toi, ça fait deux maintenant. »
« Ça fait cinq ans que tu vois Malfoy en secret ? » souffla Seamus, tremblant de rage.
« Je lui avait promis que je ne le dirai à personne ! Et ne te fais pas d'idées, Seam', c'est juste mon meilleur ami ! Oh je t'en prie, tu es tellement mignon quand tu es jaloux, mais je ne veux pas qu'on se dispute ! »
Seamus ferma les yeux et se calma lentement.
« Draco doit aller voir un Auror. »
« T'as raison, va lui dire. » ricana Blaise. « Il t'enverra paître méchamment. »
L'Irlandais se blottit dans les bras de son amant, une petite moue sur les lèvres.
« Malfoy est un type bizarre. Et en plus… je suppose que l'on va devoir annuler pour ce soir. »
« Oh, je suis vraiment désolé, Seam', je sais que tu avais tout préparé pour mon anniversaire. »
« C'est rien. La santé de Malfoy passe avant nos petits plaisirs. »
Seamus se dressa sur la pointe des pieds et embrassa Blaise tendrement. L'ancien Serpentard l'enlaça, glissant sa main dans le dos du Medicomage. Ils se séparèrent les joues et les lèvres rougies.
Blaise se dirigea vers la cuisine, et remarqua le bouquet de roses. Il regarda son amant, une lueur interrogatrice dans le regard.
« Oh, fit Seamus en rougissant, c'est pour toi. Il y en a 23 ! »
« Ça fait un sacré bouquet. »
L'ancien Serpentard sourit et prit le bouquet. Il détacha la petite carte et lut le mot qui y était écrit. Une étrange lueur s'alluma dans son regard tandis qu'un sourire carnassier ornait ses fines lèvres.
« Oh vraiment ? dit-il avant de s'approcher de Seamus d'une démarche féline et sensuelle. Drake dort… et si on montait à l'étage, histoire de voir de quoi tu es capable, petit Lion ? »
« Vile Serpent. » répliqua Seamus avant de l'embrasser avec fougue.
OoO
« O-oh, put… putain, Seam'… » gémit Blaise en glissant ses longs doigts fins dans la chevelure un peu en bataille de son amant.
Ce dernier sourit et caressa l'érection de l'ancien Serpentard de sa langue mutine, le faisant gémir à nouveau. Le corps de rêve de Blaise était recouvert d'une fine pellicule de sueur, son torse musclé et imberbe, à la peau bronzée se soulevait rapidement, au rythme de sa respiration. Il se cambra légèrement, cherchant plus de contact, voulant à tout prix que la bouche de son petit Lion l'entoure. Le Médicomage ne se fit pas attendre plus longtemps et prit le membre érigé en bouche. Blaise émit un râle rauque, électrisant Seamus.
« Zabini, si tu dégageais ta queue de la bouche de Finnigan, ce dernier pourrait peut-être s'occuper de moi. »
Les deux amants sursautèrent, Seamus se recula brusquement et Blaise grogna de frustration. L'ancien Gryffondor s'empara des draps et couvrit sa nudité dans un pur réflexe. Il jeta un regard noir à Draco Malfoy.
« Ça va pas, Malfoy ? »
« J't'en prie, Finnigan, j'ai rien vu », répliqua Draco avec un sourire mauvais.
Seamus baissa la tête, rouge de honte.
« Dray… j'aimerais savoir comment tu fais. » marmonna Blaise.
« Comment je fais quoi ? »
« Comment tu fais pour savoir ce qu'on faisait ! » s'exclama le métis tandis que son amant le foudroyait du regard.
« Oh, ça, gloussa Draco. C'est simple. J'espère que, histoire de préserver ton honneur, tu ne te laisses pas baiser par cet Irlandais. Et vu tes gémissements, il n'était pas en train de te tricoter une écharpe. Ah et si je suis aveugle, je ne suis pas sourd pour autant. C'est étrange, fit-il en baissant le ton, comme s'il s'apprêtait à faire une confidence, depuis que je suis aveugle, j'entends très bien les bruits de sussions. »
Le blond ricana, tandis que son meilleur ami souriait d'un air malsain – pervers – et que Seamus cachait son visage cramoisi dans sa couverture.
« Bon, euh… oublions ça. Qu'est-ce que tu voulais, Dray ? »
« Demander si ton cher et tendre avait quelque chose contre le mal de crâne. »
Seamus grimaça et leva les yeux au ciel, l'air de dire « c'est pour ça qu'il nous dérange en pleine action ? » Il se leva sous l'œil appréciateur de son amant et enfila un boxer.
« Suis-moi, Malfoy. »
Il sortit de la pièce et descendit dans le salon. Aussitôt, les bergers allemands du blond se jetèrent sur lui, aboyant comme des bien heureux.
« Merde, grogna Draco, mes clébards t'aiment bien. »
Seamus ricana et caressa les chiens. Ils semblaient totalement remis de leurs blessures, tout comme leur maître. Quoi que, l'ancien Serpentard demeurait un peu pâlot – du moins, plus que dans ses souvenirs. Le jeune homme se dirigea ensuite vers la cuisine. Il ouvrit un placard et en sortit une fiole remplie d'un liquide violet. Il s'approcha de Draco et lui fit boire la potion.
« C'est dégueulasse. » marmonna le blond.
Au même moment, Blaise descendit dans le salon, seulement vêtu d'un pantalon de pyjama en soie vert. Les deux chiens allèrent lui faire la fête, faisant sourire bêtement le Serpentard.
« T'as pas honte de nous sortir du lit à sept heures du matin un samedi, Dray ? »
« Il est sept heures ? Vous étiez en train de baiser à sept heures du mat' ? Purée, vous êtes pires que des lapins ! Et puis… Merde ! »
« Quoi ? » s'étonna Blaise.
« Hier soir… j'étais censé dîner avec Marina ! Bordel… elle est capable d'avoir appelé la police pour me retrouver ! Et ensuite, elle me tuera ! »
Le blond était encore plus pâle, ce qui étonna vraiment Seamus.
« Marina ? La Moldue ? »
Cette fois-ci, le Médicomage manqua d'en tomber à la renverse. Malfoy, dîner avec une Moldue ? C'était totalement impossible ! Non seulement il devait dîner avec elle, mais en plus, il semblait bien la connaître, et Blaise aussi. Alors… Malfoy fréquentait des Moldus ?
« Malfoy… T'es… différent. »
« Évidemment, Finnigan, tu croyais que j'allais rester le sale petit con arrogant fier de son imbécile de père ? » répliqua Draco, sur un ton froid, aussi mordant qu'un blizzard en Sibérie. Seamus baissa la tête.
« Je… non, bien sûr que non, je suis désolé, Malfoy. »
« Bon, ça suffit vous deux. Dray, t'auras qu'à appeler Marina, et lui expliquer que… »
« Que j'me suis fait attaqué par un Mage Noir détraqué ? » fit le blond, sarcastique.
« Non, imbécile. Que t'as eu un quelconque empêchement. T'as toujours été très doué pour jouer la comédie, j'suis sûr qu'elle te croira. »
Le blond grimaça et passa une main dans ses cheveux un peu en bataille. C'était la première fois que Seamus le voyait ainsi.
« Seam', j'ai faim. » minauda Blaise à son oreille, le faisant frissonner.
« Ouais, Finnigan, rends-toi utile un peu. »
Le Médicomage soupira avec un air exaspéré. Il préféra se taire et préparer le petit-déjeuner. Blaise mena Draco à table et l'aida à s'asseoir, faisant la sourde oreille lorsque son ami lui dit qu'il était assez grand pour se débrouiller tout seul.
L'Irlandais vint quelques minutes plus tard avec les œufs et le bacon. Blaise amena le reste. Ils commencèrent à petit-déjeuner en silence. Crabbe et Goyle – les chiens, évidemment – réclamèrent leur part. Seamus sourit, il avait prévu assez de bacon pour en donner aux chiens, ce qu'il fit, les regardant se chamailler pour un bout de viande.
« Blaise… commença Draco l'air un peu hésitant. Comment… je veux dire, qu'est-ce que tu faisais chez moi, hier soir ? »
Blaise sembla mal à l'aise, mais le blond ne pouvait le voir.
« Je suis venu te sauver la vie, t'as pas remarqué ? »
« Sois pas stupide, grogna-t-il, tu ne savais pas qu'on allait m'attaquer ! Je te connais, tu m'aurais enfermé quelque part où personne ne pourrait m'atteindre. Je t'avais dit que je ne serais pas chez moi, tu as bonne mémoire, Blaise, tu n'étais donc pas là pour me rendre visite. Donc je reformule ma question : comment as-tu su que j'étais en danger ? »
Blaise se tortilla sur sa chaise. Il se mordit la lèvre, tandis que Seamus les regardait en silence, se posant la même question que Draco.
« Vu ton silence prolongé, je devine que ta réponse ne va pas me plaire, Blaise. Mais je veux savoir. Alors dépêche-toi. Je suis aveugle et je n'ai pas ma baguette, mais je peux encore te coller un pain pour te motiver. »
« Dray, tu… bon, d'accord. Mais ne m'en veux pas, ok ? Voilà, j'ai… j'ai ensorcelé tes chiens. »
« Pardon ? »
« Crabbe et Goyle sont ensorcelés… comme je sais que tes chiens ne te quittent presque jamais, je leur ai lancé un sort pour que je puisse être avertis s'il t'arrivait quoi que ce soit. »
L'ancien Serpentard tremblait de rage. Et encore, le terme était faible. S'il avait pu, il aurait certainement jeté un regard haineux à son ami – qui allait finir par ne plus l'être s'il continuait ses conneries.
« Et c'est quoi, la prochaine bonne nouvelle ? Tu as jeté un sort à Marina et Allen, aussi ? Putain, Blaise ! Pas de magie, c'est PAS DE MAGIE ! J'ai eu ma dose ! Ça suffit, je rentre. »
Draco se releva, l'air furieux, mais Blaise fut plus rapide, il le rattrapa par le bras.
« Drake, je ne te laisserais pas repartir. »
« Ah oui ? Et c'est toi qui vas m'en empêcher ? »
« Essaye de transplaner, Mr Pas-de-Magie, que je rigole. »
« Zabini, je ne te… »
« Malfoy, ta gueule ! répliqua Blaise, hors de lui. Je me fais du souci pour toi, merde ! Un espèce de timbré a voulu te tuer pour un type qui est mort il y a cinq ans, tu es maigre comme un clou, blanc comme un linge et tu fumes comme un pompier ! Merde, à la fin, reprends-toi ! »
Draco ne bougeait plus. La bouche entrouverte, comme s'il allait répondre, mais aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres.
« J'veux pas… te perdre, murmura Blaise. T'es mon meilleur ami depuis qu'on a dix ans. Le seul qui me reste avec Théodore. J'ai perdu assez de proches comme ça. »
Le jeune Malfoy se mordit la lèvre. Il avança doucement sa main tremblante vers le visage de son ami, et frôla sa joue. Il sentit qu'elle était humide. Il se rapprocha de Blaise et le prit dans ses bras.
« J'suis désolé, Blaise, murmura-t-il d'une voix rauque. J'suis désolé. »
« On devient pire que des Poufsouffles. » marmonna le métis avant de serrer Draco contre lui.
Ils finirent par se lâcher, un peu embarrassés, tandis que Seamus se rapprochait d'eux.
« Tu dois aller voir la BAM, Malfoy. » dit-il avec un air soucieux.
« La quoi ? »
« Brigade Anti-Mangemorts. Ils trouveront celui qui t'a attaqué rapidement, et tu seras tranquille. »
Draco eut alors l'air d'un enfant apeuré. Il se recroquevilla sur lui-même. Blaise passa un bras autour de ses épaules.
« Je ne veux pas retourner là-bas… j'veux pas qu'on me voie… Je… J'pourrais pas. »
« Alors j'irais pour toi, dit le métis. Seamus a raison. »
« Pas question ! Je… je ne veux pas avoir affaire aux Aurors ! »
« Tu vas faire quoi ? Attendre qu'il revienne te tuer et appeler la… police ? »
Seamus s'étonna de voir Malfoy si défait, si peu sûr de lui. Mais aussi si effrayé. Lui qui était maître de ses émotions, d'habitude ! L'ancien Gryffondor secoua la tête, se sentant stupide. Cela faisait cinq ans qu'il n'avait pas revu Malfoy, les gens changeaient en cinq ans. L'héritier des Malfoy n'était plus le même. Il était devenu adulte. Même si apparemment, il lui arrivait encore de se conduire comme un enfant.
« Très bien, marmonna Draco avant de prendre son visage entre ses mains. J'irai. »
OooOooOooO
Je ne suis pas très satisfaite de la fin de ce chapitre, j'ai l'impression de l'avoir baclée… M'enfin j'espère que le chap' vous a plut quand même ! n_n
A savoir que j'ai commencé à écrire la suite, hélas, je m'en vais pendant une dizaine de jours en Normandie, et je n'aurais pas d'ordi ! Donc il me faudra le temps de recopier le tout sur word, de corriger et enfin de publier la suite. Donc pas avant dix ou quinze jours pour la suite, désolée !
Gros bisous tout le monde !
