Auteur : Shiakän

Disclaimer : Hélas, tout ce petit monde ne m'appartient pas ! A part Marina, Allen, et quelques autres qui feront leur apparition au fur et à mesure de l'histoire ! Tout le reste est à J.K. Rowling.

Genre : Alors… il y aura de la romance, de l'humour, mais aussi des passages tristes, voir violents pour certains. Je vous préviendrais.

Rating : M ! Donc prudes et homophobes : dehors.

Couples : Oulah ! Une sacrée tripotée ! Bon, alors, commençons par les principaux : HPDM, SBRL, HGRW… Les autres, vous verrez bien au fur et à mesure :P

Spoilers : Tous les tomes, même si je ne prends pas en compte quelques morts dans le tome 7 et que j'en modifie une d'une tome 5, et ce pour des raisons évidentes, lol.

Petite remarque : Hop là, chapter 6 ! ) Ce sont des POV de Draco, puis de Harry. Cela vous aidera très certainement à comprendre certaines choses, et vous en apprendrez plus sur leur passé ! En espérant que ça vous plaise !.

RAR :

Lys : Merci beaucoup ! )

Bins : Je suis heureuse que cela te plaise !

Et oui, Harry est un sauvage, lol. En même temps, comme le dit Draco dans ce chapitre, dans son POV, on peut comprendre pourquoi Harry est aussi impulsif.

Onarluca : Merci de me suivre !

Sati-san : Ouaip, il n'a pas de chance^^ Ne t'inquiète pas, je ne compte pas le laisser pourrir à Azkaban trop longtemps )

Poussy-Chân : Merci beaucoup, ça me fait vraiment plaisir que cette fic vous plaise autant ! Et encore merci pour tous ces compliments que je ne mérite sûrement pas ! Mes idées ne sont pas toujours si géniales que ça :P

Bref, comme vous l'attendiez, ce chapitre parle de Draco et Harry ! Bonne lecture !

(Soyons fou, je vous vouvoie aussi dans ce cas ! xD)

Damaris : Merci Dama, contente qu'Artemis te plaise !

Lovedray : La voilà^^

VI - Réflexions.

POV Draco.

Pour la première fois depuis cinq ans, j'ai peur. C'est une peur terrible, qui me ronge et menace de détruire tout sentiment heureux en moi. J'ai froid. Et dire que c'était une sensation que j'adorais, avant. Oui, j'adorais sortir, à peine vêtu, alors qu'il faisait très froid dehors, pour fumer une cigarette, tout en buvant un alcool fort. Ça me permettait de me sentir vivant. Je ne voyais plus, mais je ressentais tellement de choses. Je tremblais, frissonnais, jusqu'à ce que mes chiens me tirent à l'intérieur, une fois ma cigarette et ma bouteille finie. J'étais congelé, à moitié mort, mais je pouvais me glisser sous une couverture chaude, et m'endormir paisiblement.

Ça, c'était quand j'étais libre. Je ne suis enfermé que depuis un jour et une nuit, ce n'est pas assez pour devenir fou, vous dira-t-on. Non, ce qui me rend dingue, c'est le fait d'avoir échappé à Azkaban pendant cinq ans, sans soucis, et de m'y retrouver enfermé comme ça, sans avoir eu le temps de protester.

C'est atroce.

Car j'ai beau avoir peur, il n'y a personne pour me rassurer, j'ai froid, et il n'y a rien pour me réchauffer. Non, rien ni personne.

J'ai peur, parce que je ne sais pas ce qui m'attend. Je ne fais confiance à personne. On pourrait très bien me dire que tout va bien, alors qu'en fait, ce n'est absolument pas le cas, je ne le verrais pas. Parce que je ne vois plus rien. Et se retrouver dans un lieu totalement inconnu, avec une réputation telle que celle de la prison Azkaban, alors que l'on ne peut rien voir… C'est horrible.

Je ne sais plus où j'en suis. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai envie de pleurer.

Rageur, je ne peux me contenir, et donne un grand coup de poing dans le sol dur et gelé, sur lequel je suis assis. La douleur foudroie mon bras, et je gémis de douleur, avant de me recroqueviller sur moi-même.

Et là, je me repose encore la même question. Mais qu'est-ce qui m'a pris de faire confiance à ces imbéciles ? Blaise, Finnigan… Je n'aurais jamais dû y aller. Et là, je serais chez moi, peinard, ou en train de boire un verre avec Allen et Marina.

Putain, Allen et Marina. Je les connais, ils sont sûrement en train de se faire un sang d'encre. Je me suis excusé auprès de Marina, pour lui avoir posé un lapin, mais je ne lui ai pas donné d'explications, bien entendu. Cela fait quatre jours qu'elle ne m'a pas vu, je n'ai pas pu aller au boulot, et je ne suis pas chez moi. Je suis sûr qu'elle a appelé la police.

Et dire que je ne sortirai peut-être jamais d'ici.

Et toutes ces pensées ne cessent de me ramener à une chose. Une personne.

Potter.

Cette espèce d'orphelin à la noix, ce Sauveur de pacotille, ce bel enfoiré. Oh ce que je peux le haïr. Le Grand Harry Potter et son cerveau étroit. Par Merlin, retomber sur ce type après cinq années sans avoir entendu parler de lui…

Il est toujours aussi stupide. Mais je le devine bien plus perturbé qu'avant, plus faible. Toutes ces pertes qu'il a subies ont fait de lui un homme sans cesse sur le qui-vive, encore plus impulsif. La guerre est finie depuis cinq ans, mais il a toujours l'impression qu'il doit sauver sa peau. Je suis sûr qu'il m'aurait tué si Seamus n'avait pas été là.

J'aurais aimé pouvoir soutenir son regard. Que l'acier rencontre l'émeraude, pour un duel étincelant de rivalité. Mais mes yeux sont morts. Et il n'y a plus rien à faire contre cela, même si je venais à sortir d'ici et à le croiser une autre fois, je ne pourrais plus jamais croiser ces prunelles vertes, brillant avec détermination.

Il a grandi. Il me dépasse à présent d'une tête, je le sais à son souffle que j'ai senti balayer mes cheveux. Merlin, comme j'aurais aimé pouvoir le voir. Il est sûrement le seul que je regrette de ne plus pouvoir admirer.

Harry James Potter. Ce nom qui n'a cessé de résonner à mes oreilles lors de mon enfance, et qui a bercé mon adolescence. « Harry Potter le Survivant… » « Tu sais, Potter, celui qui a survécu à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom… » « Hey, Dray, Potter semble vouloir te tuer rien qu'en braquant ses yeux vers toi ! »

Potter… Potter… Potter…

Il m'a toujours obsédé. Mais on a tout fait pour. Je devais être meilleur que Potter, le dépasser, l'écraser. Mais ça a toujours été le contraire. Cette obsession, c'était de la compétition. Potter était un repère, et je devais toujours faire mieux. Il était au centre de ma vie.

Alors évidemment, je passais mon temps à l'observer, je guettais la moindre faille. Et à force de le regarder, j'ai fini par devenir dépendant.

Sa silhouette haute et mince, ses longs cheveux noirs en bataille, qui masquaient sa cicatrice en forme d'éclair, et parfois même, ses yeux. Ah, ses yeux ! Ce vert incroyable, éclatant, qui se faisait orageux à chaque fois qu'il me croisait. Je ne voyais plus Potter de la même manière. Il me rendait fou, mais cette folie était plaisante.

Je soupire et resserre mes jambes contre mon torse, avant de les entourer avec mes bras. J'ai beau me recroqueviller le plus possible, cela ne change rien, j'ai toujours aussi froid. Et pire encore, toujours cette atroce envie de pleurer.

Je ne sais pas ce que j'espérais. Pourtant, au fond de moi, je savais bien que cela ne m'apporterait rien de bon. Pourquoi ne me suis-je pas dit que Potter travaillait sûrement là-bas ? Maintenant, cela me semble terriblement évident. Qu'aurait-il pu faire d'autre, à part jouer encore les héros ?

« Malfoy, une visite. »

Je redresse la tête, et me lève. Qui cela peut-il bien être ? Je soupire et laisse le Gardien m'enchaîner les mains grâce à un sort. Comme si je pouvais m'enfuir.

Je le suis docilement, n'ayant pas d'autre choix. Je me retrouve dans une pièce où il fait un peu plus chaud, et le Gardien me mène jusqu'à une chaise, sur laquelle je m'assois.

« Salut, Dray. » fait une voix que le malaise a rendue rauque.

Blaise. Je sens mon cœur se serrer. Je ne dis rien, et je sens qu'il se lève, pour se rapprocher. Et il doit se mettre accroupis devant moi, ou quelque chose comme ça, car j'entends son souffle régulier plus bas. Sa main, chaude et réconfortante, se pose sur ma cuisse.

« Je pensais pas… Je pensais pas que cet imbécile de Potter te ferait enfermer. Je suis désolé, Dray. »

Je ne sais pas si je dois être en colère contre lui, ou lui pardonner. J'ignore si je dois le frapper, ou le supplier de me prendre dans ses bras. Oui, je suis faible. Je l'ai toujours été, mais Blaise a toujours été le seul à vraiment le savoir. Je me lève, et il fait de même. Je devine sans peine son visage bronzé marqué par l'anxiété. Ma gorge se noue.

« Blaise… »

« J'te ferais sortir d'ici, Draco. Tu n'es pas le Méchant Sorcier qu'ils pensent avoir enfin coffré. J'te promets que tu sortiras bientôt d'ici. D'accord ? Je trouverai un moyen. Quitte à devoir buter tous les gardes d'Azkaban pour t'aider à t'échapper. »

« Tes con, t'irais en taule à ma place. »

« Non, puisque j'aurais tué tous les gardes. »

Je ne peux pas m'empêcher de rire face à la bêtise de Blaise, et lui suis reconnaissant d'essayer de me détendre. Je ne lui ai jamais dit à quel point je tiens à lui, car il y a ce putain d'enseignement Malfoy qui me retient. « Ne jamais montrer, et encore moins avouer ses véritables sentiments, car ils peuvent devenir une terrible faiblesse si quelqu'un décide de s'en servir. » Mais Blaise est le frère que je n'ai jamais eu. Voir même plus que ça, la relation que nous entretenons pourrait être jugée immorale si elle existait entre deux frères. Oh non, nous n'avons jamais couché ensemble, ni même posé la main sur l'autre de cette manière – peut-être un peu lorsque nous étions bourrés, à Poudlard, mais ça n'est jamais allé plus loin, cet imbécile était déjà raide du Rouge-et-Or-Finnigan. Mais notre relation a toujours été très fusionnelle. On s'est toujours compris sans rien avoir à dire. Il me connaît par cœur, et je le connais comme s'il était une partie de moi-même. Je ne suis jamais tombé amoureux de lui, et Blaise non plus, mais un lien solide et très fort nous unit, ça, j'en suis sûr. J'ai besoin de lui, et c'est pour cela que je n'ai pas coupé les ponts avec lui, en décidant d'abandonner la Magie et le Monde Sorcier.

« Blaise, j'ai peur. »

Il le sait, il s'en doute, mais j'ai besoin de lui dire. Je ne sais pas ce que j'attends, ce que je veux vraiment. Mais il fallait que ça sorte, qu'il entende ces mots, alors qu'il doit les deviner sans peine sur mon visage. Alors j'ai senti ses bras m'entourer, et c'est là que j'ai compris ce que je voulais en prononçant ces mots. Je m'en veux d'être aussi faible. Désespéré, je m'accroche à lui, comme s'il était une bouée de sauvetage. J'empoigne sa chemise, dans son dos, et la serre entre mes doigts. Je niche mon visage dans son cou, et profite de sa chaleur, de son odeur, car je sais que tout cela va à nouveau me quitter, et que je retrouverai bientôt la froideur de ma cellule, et la puanteur de l'air de la prison.

« Sois fort, une dernière fois. Je sais que tu as déjà beaucoup donné pendant la Guerre, mais ne laisse pas tomber. Ils ne peuvent pas enfermer un innocent. »

« Innocent ? J'ai tout de même pris des vies, Blaise. »

« C'était nécessaire. »

Je préfère me taire. Non, toutes n'étaient pas nécessaires. Je sais très bien que j'ai fait du zèle, effrayé à l'idée que le Seigneur des Ténèbres apprenne la vérité. Je me serre un peu plus contre Blaise, qui resserre son étreinte, et je m'y abandonne. Pas totalement. Jamais totalement. Mais rien qu'un peu.

Je sens une de ses mains se glisser dans mes cheveux, et j'apprécie grandement cette simple caresse qui néanmoins, me réconforte grandement. Puis les bras et la chaleur se retirent. Je frissonne.

« Je t'ai apporté ça, murmure Blaise avant de poser une cape sur mes épaules. Je ne veux pas que tu attrapes la mort ici. »

« Merci. » je souffle, tandis que la cape me réchauffe doucement.

« Fais attention à toi, hein ? »

« Promis. »

Ses bras m'enserrent à nouveau, et il pose ses lèvres sur mon front, avant de murmurer à mon oreille :

« Tout ira bien. »

Tu mens, vieux frère. Tu pues l'angoisse à plein nez. J'acquiesce d'un signe de tête, et le laisse partir, tandis que le gardien m'attrape brutalement par le bras pour me reconduire dans ma cellule. Une fois derrière les barreaux, je me laisse aller contre le mur froid, et soupire. Je ne sortirai jamais d'ici. Les paroles de Blaise et son étreinte désespérée me l'ont bien confirmé. Il a beau dire ce qu'il veut, je ne mettrai plus jamais un pied hors de cette prison. Du moins pas tant que je respire.

Dans toutes les sales affaires, il faut toujours un méchant. Et je suis cet être cruel et abominable qui doit être enfermé. Je suis l'assassin, le monstre. Et on a réussit à me mettre sous les verrous, alors il n'est pas question de me laisser sortir.

Je resserre la cape sur mes épaules, et enfonce mon nez dans le tissus chaud. Cette cape appartient à Blaise, il y a son odeur dessus. Et ce n'est pas grand chose, mais ça suffit à me réconforter. Rien qu'un tout petit peu. Je ferme les yeux, en espérant réussir à m'endormir. C'est la seule chose que je puisse faire, afin de m'évader. Je laisse les bras de Morphée m'envelopper doucement, avec la tendresse qu'il est le seul à m'accorder, en songeant faiblement que je souhaite ardemment que ce soient ses bras qui m'enserrent ainsi.

POV Harry.

« Assieds-toi, Harry. »

Je m'exécute sans dire un mot, et me laisse tomber lourdement sur la chaise, en face du bureau de mon parrain. Il me tend une tasse de café, et j'accepte avec reconnaissance.

« Je... Je suis désolé de me ramener comme ça dans ton bureau, mais... Enfin, j'ai besoin de parler. Je crois. »

« C'est tellement rare, ma porte et mes oreilles te seront toujours grandes ouvertes. » lance Sirius avec un sourire encourageant.

Je bois une gorgée de café, et regarde un point inexistant en face de moi.

« C'est Malfoy. »

« Oui, je me doute. »

« Il est aveugle. » dis-je d'une voix rauque, sans vraiment comprendre ce que cela venait faire dans la conversation. Mais cela sembla désarçonner Sirius.

« Pardon ? »

« Il ne voit plus. »

« Merci, je sais ce que signifie être aveugle. Mais comment est-ce arrivé ? »

« Je l'ignore. Mais c'est... C'est tellement... Enfin, c'est Draco Malfoy, quoi. Et il semblait si faible, si mal en point ! Il m'a donné l'impression que j'étais devenu quelqu'un de mauvais, Sirius. J'ai l'horrible impression que je me trompe sur toute la ligne. »

Je sens mon estomac se nouer, et je me mords brusquement la lèvre inférieure. J'entends Sirius se lever, et faire les cent pas autour de moi. Il est perturbé, et cela me met mal à l'aise. Je déteste inquiéter les autres de cette manière. Je parle tellement peu de mes sentiments, que je suis devenu incapable de les exprimer correctement. Serais-je devenu totalement associable ? Je finis par me lever, agacé par ce silence.

« Désolé, je n'aurais pas dû venir te déranger. Je retourne dans mon bureau. »

Je repose la tasse de café que je n'ai pas finie sur son bureau, et me tourne vers la porte.

« Tu sais, Harry. Cette guerre nous a tous profondément perturbés. Elle nous a tous changés. Tu n'es pas le seul à qui elle a fait du tort. Mais je pense qu'elle a aussi permis à certaine personne d'ouvrir les yeux, et de grandir. Peut-être que Malfoy fait partie de ces personnes. Il n'est peut-être pas aussi mauvais qu'il ne paraissait l'être. Tout comme Severus. »

« Ce n'est pas la même chose ! » je réplique brusquement.

« Oh, vraiment ? Pourquoi ça ? »

« Parce que… C'est Malfoy. »

« Tu penses vraiment que c'est un argument ? Tu devrais peut-être repenser à ce que je t'ai dis il y a cinq ans, Harry. »

Je me fige. C'est impossible. Je secoue la tête, et sort de cette pièce le plus rapidement possible. Je traverse le couloir tel une furie, et entre dans mon bureau en claquant la porte derrière moi, puis vais m'asseoir sur mon fauteuil, devant la cheminée.

« C'est Malfoy, il a disparu ! »

« Tant mieux. Nous n'entendrons plus parler de cette vermine. »

« Tu ne comprends pas, Sirius ! Je suis sûr qu'il est quelque part, en train de préparer quelque chose, encore un de ses sales coups tordus ! Ce type est malveillant. »

« Tu sais, Harry, plus j'y pense, plus je me dis que tu te préoccupes plus de Malfoy que de Voldemort lui-même, ce qui est plutôt inquiétant. On ne songe pas à ce que fait une personne - surtout lorsque l'on est sensé la détester - à toute heure de la journée. Tu penses vraiment trop à lui pour que cela se résume à de la haine pure et simple. »

« Tu dis vraiment que des conneries. »

Je secoue la tête. Évidemment que j'étais toujours préoccupé par Malfoy ! Ce type avait tenté de tuer Dumbledore, et l'aurait certainement fait si Rogue ne s'en était pas occupé avant lui. Et puis il avait assassiné Rogue, deux ans après. Alors comment pourrais-je croire que Malfoy est en fait un bienfaiteur de l'humanité, et qu'il s'est sacrifié pour devenir un agent double durant la guerre ? Il a toujours tout fait pour prouver qu'il n'était rien d'autre qu'un parfait connard. Pourquoi devrais-je penser le contraire, à présent ? Pour la simple et bonne raison qu'il me le demande ? Il rêve, là.

Je sursaute en entendant des coups frappés à la porte. Je me lève de mon fauteuil, et vais m'asseoir derrière mon bureau.

« Entrez. »

La porte s'ouvre sur Blaise Zabini. Il porte une chemise et un pantalon noir, ainsi qu'une robe de Sorcier Blanche, qui fait très officielle et met sa peau noire en valeur. Il a l'air cependant très stressé, et je sais bien pourquoi.

« Blaise ? »

« Potter, tu te plantes sur toute la ligne. »

Potter ? Je reconnais bien ce ton là. Il est redevenu le Serpentard prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut. Et ce qu'il veut, c'est la libération de son meilleur ami, Malfoy.

« Tu es Auror, à présent ? »

« Oh ne sois pas si arrogant ! Cela te va très mal, Harry ! Écoute. Notre rivalité n'a plus lieu d'être depuis bien longtemps. Nous nous entendons bien et sommes même devenus amis. Ne me force pas à revenir sur ma décision. Je reviens d'Azkaban, je suis allé voir Draco. S'il ne sort pas rapidement de cet endroit, je m'occupe personnellement de ça. »

« Tu n'en as absolument pas le droit, Blaise. »

« Je m'en contrefiche, Potter ! Hurle-t-il en se rapprochant d'un pas, hors de lui. Ce n'est pas toi qui dois supporter la dépression de Draco tous les jours depuis cinq ans ! »

Je me lève.

« Et ce n'est pas toi qui dois supporter les plaintes désespérées de la famille des personnes que MALFOY a froidement assassinées ! »

« Tu es le type le plus con que j'aie rencontré, Potter. Seamus et moi essayons de te dire la vérité, mais tu ne nous écoute pas. Qu'est-ce qu'il te faut, pour que tu nous croies ? »

« Des preuves. »

Je le vois serrer les mâchoires. Il me lance un regard noir, et sort de mon bureau en claquant brutalement la porte derrière lui. Je soupire. Est-ce trop demander ? Je veux juste une preuve de son innocence. Et à cette seule condition, je le ferai sortir.

OooOooOooOooOooO

Je sais, j'ai énormément de retard, alors que j'avais promis une suite rapide, mais j'ai eu des problèmes de pc (il est mort, j'avais tout perdu, heureusement qu'un génie m'a tout retrouvé xD') et j'ai à présent des problèmes d'internet… Ahem. Ce chapitre est court, mais nécessaire, je pense. Le chapitre sept suivra rapidement, cette fois-ci, c'est PROMIS.