Auteur : Shiakän

Disclaimer : Hélas, tout ce petit monde ne m'appartient pas ! A part Marina, Allen, et quelques autres qui feront leur apparition au fur et à mesure de l'histoire ! Tout le reste est à J.K. Rowling.

Genre : Alors… il y aura de la romance, de l'humour, mais aussi des passages tristes, voir violents pour certains.

Rating : M ! Donc prudes et homophobes : dehors.

Couples : Oulah ! Une sacrée tripotée ! Bon, alors, commençons par les principaux : HPDM, SBRL, HGRW… Les autres, vous verrez bien au fur et à mesure :P

Spoilers : Tous les tomes, même si je ne prends pas en compte quelques morts dans le tome 7 et que j'en modifie une d'une tome 5, et ce pour des raisons évidentes, lol.

Petite remarque : Désolée, désolée, désolée, désolée *se jette à plat ventre sur le sol* désoléééééée ! Vraiment, c'est une honte tout ce temps que j'ai mis, mais entre le lycée, ma vie privée et le manque d'inspi, j'ai du laisser de côté Open Your Eyes. Vraiment, je m'excuse. Je vous souhaite tout de même une bonne lecture !

Chapitre XIII : Watch me burn.

« Mr Malfoy, pour tous vos crimes perpétrés contre le monde Sorcier et Moldu, je vous condamne à passer le restant de vos jours à Azkaban. »

Le coup de marteau retentit dans toute la pièce et des murmures s'élevèrent. Lucius baissa légèrement la tête, un petit sourire aux lèvres. Il ne dirait rien. Cette punition était normale, et encore, il pensait que c'était peu par rapport à tous ses crimes. Il se leva et mit ses mains derrière son dos, laissant Sirius Black lier ses poignets grâce à un sort. L'Auror le conduisit hors du tribunal, tandis que ses collègues empêchaient les photographes et les journalistes de l'approcher. Il le mena dans une petite pièce, où son fils l'attendait. Le visage de Lucius s'éclaira quelque peu, et il s'avança vers Draco.

« Alors ? »

« Je passerai mes derniers jours dans une cellule. »

Aucune émotion n'apparut sur le visage de Draco. Au fond de lui, Lucius regretta presque l'éducation qu'il avait donnée à son fils. Ne jamais montrer ses sentiments. C'était ce qui avait détruit sa famille.

« Tu es allé voir ta mère ? »

« Voldemort lui a montré. Il lui a montré ce qu'on me faisait subir. C'est à cause de ça qu'elle est… qu'elle a perdu la raison. »

Lucius serra les dents. Voldemort. Au début, il avait admiré cet homme avec lequel il partageait la même vision du monde, un monde dans lequel les Sorciers ne seraient plus obligés de se cacher, un monde sans moldus. Mais au fil des ans, il avait réalisé que le Lord Noir était fou. Mais il avait eu trop peur pour changer de camp. Trop peur pour sa famille, mais surtout, trop peur pour lui. Il avait toujours été si lâche. Désormais, il était fier de son fils. Fier qu'il ait eu ce courage, cette force de s'opposer. L'homme s'avança vers Draco et posa une main sur son épaule.

« Je veux que tu fasses enfermer Flint, Draco. Je veux que ce connard paye pour ce qu'il t'a fait subir, qu'il croupisse au fond d'une cellule. Reprends ta place dans la société, ta place d'homme libre. Je suis fier de toi, mon fils, plus fier que jamais. Tu as le courage que je n'ai jamais possédé, et cela fait de moi un père comblé. »

Lucius lut le trouble sur le visage de son fils, et nota les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux. Merlin, pourquoi avait-il attendu toutes ces années avant de montrer à son fils à quel point il l'aimait ? Toutes ces années perdues, gâchées, qui n'avaient servi à rien.

« Je regrette. Je regrette de ne pas avoir été un bon père, » murmura-t-il d'une voix brisée.

Draco ne tint plus, et pris son père dans ses bras, le serrant contre lui comme jamais il ne l'avait fait. Comme jamais aucun Malfoy ne l'avait fait.

« Tu as fait de ton mieux. Je ne t'en veux pas. »

« Merci, » souffla Lucius.

Draco se détacha de son père, la gorge nouée.

« Je viendrai te voir. Je ferai en sorte que Mère aille mieux, et nous viendrons te voir. »

Lucius sourit, et le remercia à nouveau. Draco finit par sortir de la pièce par une petite porte qui le menait à un couloir très faiblement fréquenté, où Potter l'attendait.

« Tu tiens le coup ? »

« Oui, ça va, » mentit-il.

Draco ferma les yeux et s'appuya contre le mur, derrière lui. Il passa une main sur son visage pâle et fatigué et soupira longuement.

« Ça me tue… ça me tue qu'on se rapproche comme ça maintenant… Il va passer le reste de sa vie en prison et c'est maintenant qu'il me dit toutes ces choses… »

« Quelles choses ? » demanda doucement Harry.

« Qu'il est fier de moi… murmura-t-il d'une voix rauque, qu'il… qu'il m'aime. »

La voix de Draco se brisa et ses épaules s'affaissèrent. Harry se mordit la lèvre inférieure.

Un bruit de pas précipités se fit alors entendre dans le couloir et Harry fronça les sourcils, se tournant vers la provenance de tout ce bruit. Il aperçut alors une masse de cheveux roux et reconnut Ron, qui courait vers lui comme si sa vie en dépendait.

« Harry ! Harry, ramène-toi, Fleur va accoucher ! » s'exclama Ron, hystérique.

« Hé, du calme mon vieux, c'est pas toi le père ! »

« Mais j'vais être parrain ! J'vais être parrain Harry ! Allez, viens ! Malfoy, ramène-toi aussi ! »

« Mais je ne… »

« TOUT DE SUITE ! »

Harry ne put s'empêcher de rire et Draco sourit légèrement. Le Gryffondor s'empara de sa main, et le blond n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà, il transplanait. Il ignorait où il était, mais une chose était sûre, il y avait beaucoup de bruit dans cet endroit. Les gens couraient partout, riaient, criaient. Aucun doute, toute la famille Weasley devait être là. Cette famille était vraiment extravagante…

« RON ! RON JE VAIS ÊTRE PAPA ! Cria Bill Weasley, encore plus hystérique que son frère. Harry, Malfoy, salut ! Vous avez entendu, je vais… »

« … être papa, oui, on a entendu Bill, le coupa Mrs Weasley. Ron, emmène ton frère faire un tour. »

« Mais je… »

« DE-HORS ! Fleur a besoin de calme, elle ne va pas mettre son bébé au monde dans un tel boucan ! Sortez immédiatement, je ne veux pas d'une bande de sauvages autour de cet enfant ! Oust ! »

Bill et Ron grognèrent, mais n'eurent pas vraiment le choix face à l'autorité maternelle. Une fois de plus, Harry et Draco se mirent à rire, hilare face à une telle situation.

« Harry mon chéri, Seamus n'est pas avec vous ? »

« Seamus ? »

« Par Merlin ! J'avais envoyé Ron chercher Seamus, quel bon à rien ! S'écria-t-elle, vraiment en colère cette fois-ci. Peux-tu aller le chercher, s'il te plaît ? Fleur ne va pas accoucher sans Médicomage ! »

« Euh, d'accord. »

Harry voulut s'emparer de la main de Draco, qui ne savait pas vraiment quoi faire, mais Mrs Weasley l'en empêcha.

« Toi, tu viens avec moi ! »

« Mais… » commença Harry.

« Tu n'as pas besoin de lui pour aller chercher Seamus ! Allez, dépêche-toi ! »

Ce fut au tour du brun de grogner, mais il obéit, docile. Mrs Weasley prit la main de Draco et l'entraîna avec elle, l'étourdissant totalement et l'empêchant de protester. Elle le mena dans une pièce où Fleur devait se trouver, vu la respiration haletante qu'il parvenait à entendre.

« Molly, Seamus n'est toujours pas là ? »

« J'ai envoyé Harry le chercher, ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer. Draco, je vais avoir besoin de ton aide. »

« Moi ? Mais je… »

« Pas de mais ! Tu vas nous aider un peu. Ne t'inquiètes pas. »

Draco était soudainement devenu blanc comme un linge. Aider un peu ? Mais il n'y connaissait rien, lui, que voulait-elle donc qu'il fasse ?

« Oh, Molly, je crois que ça ne peut plus attendre. »

« D'accord, d'accord. Bien, ma fille, je veux que tu respires profondément, d'accord ? Surtout, tu te calmes, et tu ne penses plus qu'à une chose : ton enfant. Oublie un peu ton idiot de mari qui est encore plus stressé que toi. »

Fleur esquissa un léger sourire et grimaça juste après, ses longs doigts fins se crispant sur les draps. Draco était resté immobile, pétrifié au milieu de la pièce. Molly l'attira alors plus près du lit.

« Draco, peux-tu humidifier son front avec ceci, s'il te plaît ? »

Elle lui donna une petite bassine remplie d'eau fraîche et Draco prit la petite serviette entre ses doigts tremblants. Il avança sa main, doucement, et chercha le front de la jeune fille. Il effleura ses cheveux, et remonta jusqu'à son visage, enfin, il déposa la serviette humide sur son front, délicatement. La respiration de Fleur était rauque et laborieuse et bientôt, elle se mit à crier, tandis qu'elle poussait afin de faire sortir l'enfant. Draco pâlit encore plus, si c'était possible, et ne bougea plus, incapable de savoir quoi faire. Mais Fleur s'empara de sa main et la serra très fort, afin de s'agripper à quelque chose, d'évacuer la douleur. Le blond serra doucement la sienne en retour, espérant l'encourager un minimum. Il était sûrement plus stressé que la jeune femme, désespéré de ne pas savoir ce qu'il pouvait faire pour l'aider. Il eut l'impression de passer des heures dans cette pièce, mais en réalité, l'enfant sortit très vite du ventre de sa mère, et Draco entendit ses pleurs, sans savoir s'il était soulagé ou encore plus inquiet.

« Eh bien, on peut dire que cette petite était impatiente de sortir, » dit Mrs Weasley d'une voix douce, en prenant la fille de Fleur dans ses bras, un grand sourire aux lèvres. Elle la nettoya rapidement, et l'enveloppa dans un drap blanc.

« Draco, peux-tu m'aider, s'il te plaît ? »

« Comment ? »

« Donne ce petit ange à Fleur, je vais aller chercher son nigaud de mari. »

Draco écarquilla les yeux et il n'eut pas le temps de protester car déjà, Mrs Weasley déposait l'enfant dans ses bras, avec une grande douceur. Le blond resta planté là, abasourdi, tandis qu'une douce chaleur s'emparait de lui, ainsi qu'un calme étonnant. Il sembla se réveiller et s'approcha de Fleur, afin de lui remettre son enfant. La jeune femme l'aida en se redressant un peu, et prit sa fille dans ses bras. Au même moment, Bill et Ron se ruèrent à l'intérieur de la pièce.

« Bill, si tu cries, je te tue, » murmura Fleur d'une voix douce.

Le jeune homme s'avança, l'air hébété, et se mit assis sur le lit, à côté de son épouse, qui l'aida à prendre leur fille dans ses bras. Puis un « pop » caractéristique retentit, et Harry suivit de Seamus apparurent.

« Désolé j'avais une urgence ! » s'exclama le Médicomage avant de réaliser qu'il était arrivé trop tard, et que tout s'était bien passé sans lui.

Draco s'éloigna du couple et alla rejoindre Harry, un doux sourire aux lèvres. Finalement, il semblait que cet évènement l'avait calmé. Apaisé. Il était heureux pour les Weasley. Leur famille semblait se reconstruire doucement, et ils laissaient peu à peu le passé derrière eux afin d'avancer vers des jours heureux. Mais il ne tarda pas à se sentir de trop dans cette petite pièce où s'était réunie une famille heureuse à laquelle il n'appartenait pas. L'ancien Serpentard se tourna vers la porte et sortit. Il alla s'adosser contre un mur et soupira longuement. Il s'était toujours moqué des Weasley à cause de leur apparence et de leur pauvreté. Aujourd'hui, il réalisait qu'ils avaient toujours eu beaucoup plus de richesse que lui. Le bonheur et la légèreté. Draco n'avait jamais connu ça. Il n'avait connu que les apparences et la froideur. Rien de concret. L'ancien Serpentard s'en voulait terriblement d'avoir cru qu'il était supérieur aux Weasley lorsqu'ils étaient à Poudlard. C'était totalement faux.

Le blond se mordit la lèvre inférieure. Merlin, qu'il était pitoyable. Quelle désillusion. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas sentit Harry s'approcher de lui, et sursauta lorsqu'une paume chaude se posa sur sa joue, effaçant les sillons salés qui y étaient apparus sans qu'il s'en rende compte.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » lui demanda le Gryffondor, l'air inquiet.

« Tu pourrais… me prendre dans tes bras ? Juste me prendre dans tes bras, » murmura Draco d'une voix rauque.

Harry sentit son cœur se serrer. Il ne savait pas pourquoi, mais voir le Serpentard dans cet état lui faisait mal. Quand exactement s'était-il à ce point attaché à lui ? Il y a longtemps, très longtemps, fit une voix dans sa tête. Il l'ignora et s'avança d'un pas, afin de serrer Draco contre lui. L'ancien Mangemort glissa son visage dans le cou de l'Auror et passa ses bras autour de lui. Même ça, il n'avait pas réussi à le faire. Cesser d'être le pire des cons pour avoir une chance que Potter l'aime en retour des années plus tôt. Sa vie n'était qu'un immense échec.

« Je veux rentrer chez moi, » dit-il d'une voix étouffée.

Harry acquiesça. Il ne prit même pas la peine de prévenir les Weasley et transplana chez le Serpentard. Ils se retrouvèrent dans le salon et le brun releva le visage de sa Némésis afin d'essuyer ses larmes.

« Tu devrais aller faire une sieste. Tu as des cernes immenses et tu es complètement épuisé. »

Surpris, l'Auror vit les larmes de Draco dévaler la pente de ses joues encore plus vite. Plus nombreuses. Inquiet, il glissa sa main dans sa nuque et caressa sa joue à l'aide de son pouce.

« Hé, qu'est-ce que tu… »

« Si tu savais comme ça fait mal… le coupa le Serpentard. Constater que sa vie n'est qu'un échec. Je me suis battu pendant des années pour des valeurs qui n'étaient même pas les miennes… Je pensais que je valais mieux que tout le monde… Que les autres n'étaient que des insectes. Mais je réalise aujourd'hui que je connais à peine la signification du mot Bonheur… jamais, je ne l'ai jamais éprouvé. Les Weasley, Granger, Finnigan, toi… toute la bande de Gryffondors que je dénigrais sans cesse… Aujourd'hui, je voudrais être comme l'un d'entre vous. Un type courageux qui serait capable de se battre pour obtenir ce qu'il veut. Je voudrais pouvoir me battre pour t'avoir, t'avouer mes sentiments comme une personne normale devrait pouvoir le faire. »

La gorge nouée, Harry ne parvint pas à répondre quoi que ce soit. Il parvint seulement à resserrer ses bras autour du jeune homme.

« Je t'aime, murmura Draco dans un souffle. Je t'aime tellement que ça me bouffe depuis des années. »

Le cœur du Gryffondor manqua un battement et, sans réfléchir, il fondit sur les lèvres de Draco. Il l'embrassa fiévreusement, serrant son corps contre le sien. Il lui sembla alors que son corps était fait pour s'imbriquer avec le sien. Que leurs lèvres étaient faites pour s'embrasser. Le Serpentard quant à lui mit un certain temps à comprendre ce qui se passait. Puis il répondit au baiser du Gryffondor avec la même ardeur. Les mains d'Harry se glissèrent alors sous sa chemise, caressant sa peau pâle et chaude, le faisant frissonner comme jamais. Draco sentit l'excitation s'emparer de lui, et une érection commença à déformer son pantalon. Ses joues rougirent sous le désir, et ses mains impatientes se faufilèrent également sous les vêtements du brun.

Leur souffle se mêlait, ne faisant plus qu'un. Puis Draco sépara leurs lèvres et partit taquiner la peau délicatement parfumée de son cou. Il y déposa des baisers, mordillant par endroits. Un léger gémissement plus ou moins contenu parvint à ses oreilles, et il esquissa un sourire, avant de lécher le lobe de l'oreille d'Harry qui cette fois-ci, tressaillit. Le Serpentard recommença, comprenant qu'il s'agissait d'une zone particulièrement sensible pour l'Auror. N'y tenant plus, Harry retira alors la chemise du blond, la laissant tomber sur le sol. Draco ne tarda pas à faire de même afin de pouvoir toucher cette peau délicatement hâlée. Il voulut l'embrasser à nouveau, mais Harry l'arrêta. Il prit son visage entre ses mains, et déposa on baiser sur son front.

« Pas ici, » murmura-t-il d'une voix rauque avant de le serrer contre lui et de transplaner dans la chambre du Serpentard.

Là, il l'allongea sur le vaste lit et passa ses mains sur son torse, retraçant les lignes de ses muscles fins. Il entreprit alors d'embrasser chaque parcelle de sa peau. Draco sentit un véritable brasier s'allumer au creux de ses reins et retint à peine quelques soupirs. Il en voulait tellement plus. La frustration de ces dernières années refaisait surface, et il n'avait qu'une envie, que le Gryffondor aille toujours plus loin. Surpris, il sentit Harry saisir sa main gauche afin de retourner son bras. Il tenta de l'en empêcher, n'ayant aucune envie qu'il voie cette affreuse marque. Mais le Survivant posa ses lèvres dessus. Une fois. Deux fois. Trois fois. Une manière de lui dire qu'il acceptait même ça. Les larmes montèrent aux yeux entièrement gris de Draco, qui se mordit la lèvre inférieure. Son cœur allait exploser.

Il glissa une de ses mains dans les cheveux de son futur amant et l'attira contre lui, afin qu'il l'embrasse. Sa jambe se faufila entre celles du Gryffondor, et il sentit son érection contre sa cuisse. Il le désirait. Draco esquissa un sourire et déboutonna le pantalon de l'Auror, qui l'aida à faire glisser le vêtement jusqu'au sol. Puis, Harry fit de même avec le jean du Serpentard. Il regrettait tellement de ne pas pouvoir voir le corps à demi-nu au-dessus de lui. Il le devinait plus grand, plus fort. Plus adulte. Il aurait tellement aimé voir ça.

Draco sentait son corps s'embraser sous les baisers et les caresses d'Harry. Il l'avait tellement désiré. Pendant des années. Il avait tellement rêvé de cet instant, tellement espéré qu'il arrive un jour qu'il était terrifié. Terrifié à l'idée de ne pas lui plaire, de ne pas être à la hauteur, que ce soit une erreur… Une angoisse lui souffla d'attendre, mais son cœur répliqua qu'il n'avait que trop patienté. Désespéré. Pour une fois, il décida d'écouter son Cœur.

« La Passion domine la Raison. »

Elle le dévorait littéralement. Pendant des années, il avait tenté de réprimer ses sentiments pour Harry Potter. Mais ils avaient toujours repris le dessus. Comme s'il ne pouvait plus se passer de lui. Les deux hommes furent enfin nus, et le Survivant laissa son regard parcourir les courbes du corps de son vis-à-vis. Il devait se rendre à l'évidence, Malfoy n'était plus le même. Et ses sentiments pour lui étaient différents aussi. Il ne voulait pas encore mettre de mots dessus. Mais Harry réalisait lentement que la présence du Serpentard était peu à peu devenue essentielle. Depuis quand exactement, il n'en savait rien.

Le fait était qu'en cet instant, il avait terriblement envie de Draco Malfoy. Il voulait rendre ça inoubliable, souhaitait que le Serpentard lui appartienne. Sa main s'empara donc du sexe érigé du blond, tandis que ses lèvres taquinaient la peau tendre de son cou. Il le sentit se cambrer sous lui et étouffer un soupir contre son oreille. Son rythme cardiaque s'affola et il entama un mouvement de va-et-vient sur le membre tendu du Serpentard, se délectant de ses soupirs d'extase.

Ses lèvres marquaient chaque parcelle de sa peau désormais brulante, puis il humidifia ses doigts avant de les approcher de son intimité qu'il entreprit de préparer. Draco se raidit au départ au contact quelque peu désagréable. On ne l'avait jamais touché ici. Lorsqu'il était à Poudlard, il était toujours au-dessus, question de fierté. Bien évidemment, c'était différent avec Potter. Mais cela ne l'empêchait pas d'avoir peur. Le Gryffondor sembla comprendre son malaise et l'embrassa tendrement afin de le rassurer avant d'ajouter un second doigt dans l'anneau de chair. Le Serpentard grimaça et retint un grognement de douleur. Il inspira longuement. Il le voulait. Il souhaitait ardemment qu'ils aillent jusqu'au bout. Alors il prit sur lui et tenta d'oublier la douleur. Il avait appris à le faire pendant son emprisonnement. Et cette douleur n'était absolument pas la même.

Il finit par s'habituer à la présence en lui, et des soupirs de plaisir remplacèrent les grimaces de douleur. Mais l'Auror retira ses doigts, créant soudainement un grand vide en lui. Il s'empara des lèvres de Draco qui répondit au baiser avec ardeur. Puis il le laissa relever ses jambes et ajuster son bassin avant de le pénétrer en douceur. Cela n'empêcha malheureusement pas le blond d'avoir atrocement mal. Il glissa son index entre ses lèvres et le mordit durement en resserrant ses jambes autour de la taille d'Harry qui déposa tout un tas de baisers sur son visage. Lorsqu'il fut totalement en lui, il entama un tendre mouvement de va-et-vient, laissant son amant s'habituer à sa douloureuse présence en lui. Draco haletait, complètement perdu entre la douleur et le bonheur d'enfin lui appartenir. Puis il commença de ressentir les prémices du plaisir. Il libéra son index meurtrit, et laissa ses gémissements remplir la pièce, électrisant le Gryffondor qui laissa la passion s'emparer de lui. Il saisit les hanches de son amant, et ses va-et-vient se firent plus langoureux, plus profonds.

Les deux corps semblaient s'imbriquer parfaitement. Le Serpentard et le Gryffondor. Le blond et le brun. Le héros et l'ancien serviteur du Mal. Tout les opposait pour enfin les rassembler. Draco avait l'impression que son cœur allait exploser. Puis tout s'arrêta lorsque l'Auror quitta son corps pour lui demander presque timidement de se redresser. Un peu perdu, le blond s'exécuta, et son amant lui intima de se retourner. Assis l'un contre l'autre, son dos appuyé contre le torse d'Harry, le Serpentard se mordit la lèvre inférieure lorsque celles du brun parcoururent sou cou, puis sa nuque. Posant sa main dans son dos, il le poussa un peu à se baisser et Draco se retrouva obligé de s'appuyer sur le matelas avec ses mains. Brusquement gêné par la position dans laquelle il se trouvait, il s'empourpra et se sentit un peu paniqué, mais bien vite, la main de son amant sur son sexe douloureusement tendu chassa toutes ses inquiétudes ainsi que sa pudeur.

Il gémit longuement lorsque le Gryffondor le pénétra à nouveau, et leurs ébats devinrent plus animal. Mais tellement plus agréables. Draco oublia tout. Sa fierté, son ancien rang social, le sang qui coulait dans ses veines. Il laissa Potter le prendre avec fougue. Il n'y avait plus qu'eux et le plaisir qu'ils ressentaient. Et lorsque le Gryffondor toucha un point très sensible à plusieurs reprises, Draco ne put retenir ses cris. Enfin, ils se libérèrent dans un long râle, à quelques secondes d'intervalle, et le blond se laissa tomber sur le matelas, épuisé et couvert de sueur. Harry quant à lui s'allongea à ses côtés et l'attira immédiatement contre lui, chacun essayant de reprendre son souffle.

« Excuse-moi », murmura alors le Gryffondor à son oreille, d'une voix rauque.

Draco fronça les sourcils sans comprendre.

« Pour quoi ? »

« Pour ne pas avoir compris plus tôt. Pour avoir été odieux avec toi. Pour ne pas t'avoir cru. Pour avoir refusé de comprendre que je ne te haïssais pas. Que je ne peux tout simplement pas te haïr. Je t'… »

Draco posa un doigt sur ses lèvres afin qu'il se taise, puis y déposa un baiser.

« Non. Ne dis rien. Ne dis pas une chose que tu pourrais regretter plus tard. »

« Mais je ne… »

« Chut. Tu me le diras. Un jour, comme ça. Ca sortira tout seul, pas après que l'on ait couché ensemble, pas après que j'aie fondu en larmes devant toi en te déballant mes sentiments. Non. Je ne veux pas que ce soit une réponse. »

Le Gryffondor sembla comprendre, et glissa une main dans les cheveux blonds de son amant qu'il caressa avec tendresse.

« D'accord. »

Draco esquissa un sourire et se blottit un peu plus contre lui avant de fermer les yeux. Il était épuisé.

OooOooOooO

Et voilà. Je promets d'être plus rapide pour le quatorzième chapitre. Je vous embrasse tous très fort ! N'hésitez pas à faire des reviews, toute critique est bonne à prendre ;) La citation "La Passion domine la Raison" est de Terry Goodkind.