Auteur : Shiakän

Disclaimer : Hélas, tout ce petit monde ne m'appartient pas ! A part Marina, Allen, et quelques autres qui feront leur apparition au fur et à mesure de l'histoire ! Tout le reste est à J.K. Rowling.

Genre : Alors… il y aura de la romance, de l'humour, mais aussi des passages tristes, voir violents pour certains.

Rating : M ! Donc prudes et homophobes : dehors.

Couples : Oulah ! Une sacrée tripotée ! Bon, alors, commençons par les principaux : HPDM, SBRL, HGRW… Les autres, vous verrez bien au fur et à mesure :P

Spoilers : Tous les tomes, même si je ne prends pas en compte quelques morts dans le tome 7 et que j'en modifie une d'une tome 5, et ce pour des raisons évidentes, lol.

Petite remarque : On m'a fait remarquer qu'il y avait quelques erreurs entre les premiers chapitres et les plus récents, notamment une différence au niveau du poids de Malfoy qui a subitement changé d'un chapitre à un autre, ainsi que le fait que j'avais bien précisé qu'il était dans l'incapacité de pleurer dans les premiers chapitres et que finalement… ben si, il pleure xDDD. Je m'en suis rendue compte en relisant la fanfic en entier et je dois avouer que j'ai bien ris, ahem… Bref, j'ai bel et bien noté ces erreurs et j'en ai corrigé la plupart, je pense. Cette fanfiction est vieille, très vieille, puisqu'elle date de 2007 et j'ai bien changé depuis. Je vous prie de pardonner les incohérences et la rapidité de l'intrigue, par moment. Disons qu'Open Your Eyes est une première tentative et que les suivantes seront plus abouties.

Je tenais à vous remercier pour vos encouragements, vos petits mots gentils. J'ai conscience d'être pire que lente. Je vous avais promis de finir cette fanfiction pendant les vacances d'été, et nous voilà en 2013 alors que je l'ai commencée en 2007. Ca fait six ans. Six ans que ces personnages, cette histoire font partie de ma vie, et je crois que c'est pour ça que j'ai eu autant de mal à finir Open Your Eyes. J'avais le sentiment de les abandonner, si je venais à terminer cette histoire. Mais je me rends compte à présent que c'est en les laissant ainsi, sans réelle fin à leurs aventures, que je les abandonnais. Alors je me suis ressaisi, et je me suis enfin décidée à donner un point final à Open Your Eyes. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Je m'excuse donc auprès de vous tous, dont je continuais de lire les reviews avec un pincement au cœur, en me sentant coupable de ne pas vous apporter une fin, alors que vous m'avez suivie et avez pris le temps de laisser un mot. J'espère me rattraper avec ce chapitre final. Je ne m'arrêterai pas d'écrire après Open Your Eyes et je compte bien vous faire part de mes prochaines fanfics, qui celles-ci je l'espère du moins, auront plus de maturité au niveau de l'écriture et de l'histoire. Et surtout, plus de maturité au niveau des publications. Elles ne sortiront que lorsque j'aurai suffisamment de chapitres derrière moi pour me laisser de la marge et pour permettre une sortie régulière. Voilà, encore désolée, et j'espère que la fin vous plaira malgré tout.

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XVI – Hors des Ténèbres.

Draco tremblait tellement qu'Harry avait l'impression qu'il convulsait. Il sanglotait comme un enfant et se débattait en gémissant et en poussant des cris, suppliant qu'on le laisse tranquille, qu'on arrête de lui faire tant de mal. Harry faillit obéir, le cœur déchiré, mais Lawrence posa une main sur son épaule et lui fit signe de continuer. Le Gryffondor déglutit difficilement. Il réalisa qu'il pleurait lui aussi, des larmes brouillant sa vue. Mais il raffermit sa prise sur sa baguette et poursuivit.

Draco était allongé sur une table en bois. On avait pris le soin de l'attacher. Draco reconnut sans peine Flint et Voldemort debout à côté de lui, un sourire mauvais aux lèvres. Le Seigneur des Ténèbres s'empara d'une fiole et força le Serpentard à en boire son contenu. « Que… ? » balbutia le blond, la gorge en feu.

« Tu verras, » susurra Voldemort avant de quitter la pièce tandis que Flint allait s'asseoir un peu plus loin.

Le Serpentard avait les yeux écarquillés et l'air terrifié. Il regarda autour de lui d'un air désespéré, puis son visage changea totalement d'expression. Il se tordit de douleur, tandis qu'un cri restait bloqué dans sa gorge. Harry vit son amant se cambrer sur la table, avant d'être secoué de spasmes violents, comme s'il convulsait. Le Gryffondor eut envie de vomir en voyant Draco tourner la tête de tous les côtés, les yeux fermés. Puis des cris s'échappèrent enfin de sa gorge. Des cris d'agonie, des suppliques que personne n'écouteraient. Harry comprit que c'était ainsi que le Serpentard avait perdu la vue lorsqu'il vit Blaise bondir dans la pièce et lancer un sort à Flint avant de se précipiter vers Draco. Le blond chercha son visage des yeux, plissant les paupières, comme s'il ne voyait déjà presque plus rien.

« On attaque, Drake, c'est fini, l'Ordre attaque. »

Harry laissa échapper un grognement rauque et sortit de la tête de son amant. Il était épuisé, sa main tendue vers le blond tremblait violemment et une sueur froide coulait le long de sa colonne vertébrale. Draco n'avait pas cessé d'hurler, si bien que ses cordes vocales avaient fini par saturer et il ne s'échappait plus que des plaintes chevrotantes d'entre ses lèvres. Harry ne supporta pas cette vision plus longtemps et se dégagea de la poigne de Lawrence afin de se laisser tomber à genoux aux côtés de son amant.

« Arrête… Harry… arrête… » suppliait Draco d'une voix brisée.

Les larmes aux yeux, le Gryffondor voulut saisir la main du blond qui eut d'abord un mouvement de recul. « NON ! Ne me touche pas ! Ne me touche pas ! » Harry sentit son cœur se serrer. Il défit les liens qui maintenaient Draco en place et le serra contre lui. Le Serpentard se débattit furieusement, mais il tint bon, refusant de le relâcher. Le blond se mit à hurler comme s'il était possédé, à le supplier de le lâcher mais Harry n'obéit pas. Il enfouit ses doigts dans les cheveux emmêlés de son amant et murmura des excuses et des paroles réconfortantes au creux de son oreille. Ses cris et ses soubresauts s'affaiblirent peu à peu, puis il retomba mollement dans les bras du Gryffondor, cessant d'opposer la moindre résistance. La chemise d'Harry était humide à cause des larmes que Draco avait versées et cette simple constatation ne suffit qu'à augmenter sa culpabilité.

« Je suis désolé, je suis désolé… » souffla-t-il sans retenir ses propres larmes. « Dray, j't'en prie, excuse-moi. »

Il se redressa légèrement afin de regarder son amant mais ce dernier avait fermé les yeux et son souffle avait ralenti. Harry déglutit difficilement et enfouit son visage dans le cou du Serpentard afin de laisser libre cours à sa peine. Une main se posa sur son épaule après quelques minutes et il sursauta légèrement.

« Vous avez besoin de repos, tous les deux, » murmura Lawrence d'une voix douce.

Le Gryffondor lui jeta un regard noir et souleva doucement Draco. « Vous pouvez partir, » dit-il d'une voix froide avant de se rendre dans leur chambre. Il l'allongea sur le lit et rabattit les couvertures sur lui. Les sillons humides et salés sur les joues pâles du Serpentard lui brisèrent le cœur. Il déposa un baiser sur son front et murmura d'autres excuses même s'il ne pouvait l'entendre et alla s'asseoir sur le fauteuil près du lit. Il n'avait absolument aucune envie de dormir et ne se sentait pas de partager son lit avec Draco après ce qu'il venait de lui faire subir. Harry poussa un long soupir et prit son visage entre les mains, prêt à passer la nuit à veiller sur son amant, tout en priant pour qu'il redevienne lui-même, et vite…

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« JE VEUX SORTIR DE LA ! » hurla Draco aux ténèbres qui l'entouraient. « C'en est assez ! Je veux sortir ! »

« A quoi bon ? » fit une voix à côté de lui.

Le blond se retourna brusquement pour faire face à une chose à laquelle il ne s'attendait pas. Lui-même, âgé de onze ans, les cheveux gominés et vêtu de l'uniforme de Poudlard. Le plus jeune le fixait avec un air de dégoût sur son visage parfait, comme s'il ne représentait plus rien que de la vermine pour lui.

« Comment ça ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Le Draco « miniature » soupira et le regarda comme s'il était vraiment stupide.

« A quoi bon y retourner, si c'est pour souffrir ? Regarde ce que t'es devenu… t'es juste pitoyable. »

Le mépris se lisait clairement sur son visage et dans sa voix. Cette image de lui paraissait tellement lointaine. Il avait grandi depuis, et il avait bien fait.

« Je dois y retourner. Pour Harry, ne serait-ce que pour Harry. »

L'enfant grimaça. « Depuis quand t'acceptes de souffrir pour les autres ? Pour Harry Potter, en plus ! Ce type n'est qu'une raclure. Regarde ce qu'il t'a fait ! Tout est de sa faute ! »

« Non, c'est faux ! s'exclama l'adulte. Il l'a fait pour m'aider, je le sais. Il m'aime, je dois y retourner, je… »

« Pouah ! le coupa une autre voix. Putain, mais qu'est-ce que t'es devenu ? »

Draco se retourna pour faire face à une version un peu plus âgée, cette fois-ci. C'était lui, à l'époque où il avait seize ans, peut-être. Les mains dans les poches de son pantalon, l'air nonchalant, il le dévisageait comme s'il était un total inconnu.

« Potter n'est qu'une enflure ! Souviens-toi de ce jour-là, dans les toilettes de Mimi Geignarde ! Est-ce qu'il a eu le moindre scrupule à utiliser ce sort-là sur toi ? Putain, Potter te déteste et tu le sais très bien ! »

« NON ! s'exclama Draco en plaquant ses mains sur ses oreilles. Il me l'a dit… regarde-le, par Merlin ! Il est toujours là, il s'occupe de moi alors que je ne suis pas là, que je ne réagis pas… et pourtant, il reste ! Je dois y retourner ! »

« Ta vie est misérable. Tu ne verras plus jamais le visage des seuls amis qui te restent, les autres sont morts. Tu ne verras plus jamais un coucher de soleil, plus rien ! Flint t'a détruit, il ne reste plus rien ! Pansy, Crabbe, Goyle, ils sont tous morts ! Et Mère… et Père… tu es tout seul ! » s'écria le Draco enfant.

L'adulte sentit des larmes lui monter aux yeux et fit un effort pour les retenir mais l'adolescent émit un sifflement. « Et le voilà qui se met à pleurer… Elle est passée où, ta fierté ? Un Malfoy résiste à tout ! Un Malfoy ne pleurniche pas ! »

« LA FERME ! T'es complètement con, ou quoi ? Tu ne te rends pas compte que ce sont ces putains d'enseignements qui nous ont gâchés la vie ? Je ne serais jamais devenu un Mangemort sans tout ça ! Père et Mère iraient bien, ils vivraient heureux, au manoir ! Je n'aurais pas perdu la vue, je n'aurais pas perdu AUTANT DE TEMPS à me voiler la face ! J'ai passé des années à espérer qu'il s'intéresse enfin à moi, et maintenant qu'il est là, qu'il m'aime, il faudrait que je reste ici au lieu d'affronter la réalité ? HORS DE QUESTION ! » s'exclama Draco en leur jetant un regard noir, à tous les deux. Les poings serrés, il n'avait pas remarqué qu'il s'était mis à trembler. « Il m'aime. J'attends ça depuis toujours, et je ne peux même pas en profiter. C'est injuste ! »

L'enfant et l'adolescent échangèrent un regard, puis reportèrent leur attention sur lui. « Mais c'est trop dur. Ils me manquent… c'est trop douloureux, » murmura le plus grand en regardant le sol.

« Je veux revoir Mère, » laissa échapper l'enfant d'une toute petite voix. Draco sentit une boule se former dans sa gorge et hocha la tête.

« Moi aussi… mais ce n'est pas en restant comme ça que nous la reverrons. »

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Un bruit de casse tira brusquement Harry du sommeil qui ouvrit les yeux et se redressa. N'apercevant qu'une forme trouble, il saisit ses lunettes posées sur la petite table à côté de lui et les posa sur son nez. Là, il put enfin distinguer la silhouette d'un Draco chancelant qui se tenait au rebord d'une commode. A ses pieds se trouvaient des centaines de morceaux d'un vase qu'il venait de briser et ses yeux étaient écarquillés sous l'effort qu'il faisait pour rester immobile dans une position inconfortable. « Draco ? » appela doucement le Gryffondor d'une voix rauque.

Les yeux gris se tournèrent immédiatement vers lui et le jeune homme en eut le souffle coupé. Pour la première fois depuis des mois, le visage du Serpentard semblait enfin habité. Il se leva brusquement et s'avança vers son amant, contournant le lit pour venir passer un bras autour de sa taille en faisant attention à ne pas s'écorcher les pieds sur les morceaux de verre. Doucement, il souleva le blond et l'aida à se remettre bien droit, loin du carnage qu'il venait de faire. « Je… désolé, fit la voix rauque du Serpentard. Je ne connais pas l'endroit alors je… » Il se tut en entendant un sanglot provenir du brun en face de lui.

Draco Malfoy leva doucement ses mains et les posa sur le visage d'Harry. Ses joues étaient rugueuses, signe qu'il ne s'était pas rasé depuis un petit moment. Elles lui semblèrent plus creuses, également. Le blond frôla les lèvres sèches, puis le front barré d'un pli soucieux depuis des mois, si bien qu'il semblait désormais indélébile. Puis il toucha les pommettes humides et eut un léger pincement au cœur. Face à lui, le Survivant pleurait comme un enfant. Ses doigts se crispèrent dans le dos de son amant et ses épaules se mirent à trembler. « Draco, c'est bien toi ? » murmura-t-il d'une voix brisée. Le blond esquissa un sourire triste et hocha doucement la tête. « Oui. »

Un autre sanglot s'échappa des lèvres du Gryffondor qui laissa retomber sa tête contre l'épaule de Draco et laissa libre court à ses larmes. Draco glissa ses doigts dans les mèches brunes du Survivant et appliqua une douce caresse en guise de réconfort. Il le serra contre lui, murmura des paroles rassurantes à son oreille.

« Je suis désolé, Harry. »

« Ne dis pas de bêtises ! s'exclama soudainement le jeune homme en relevant son visage baigné de larmes. C'est moi ! C'est moi qui suis désolé pour tout ! Pour ne pas être arrivé assez tôt, pour t'avoir fait revivre tout ça, pour Poudlard, pour avoir été aussi con pendant plus de dix ans, pour… »

Il se tut lorsque les lèvres du blond se posèrent sur les siennes. Le baiser, d'abord doux et tendre, se fit de plus en plus passionné et le goût salé des larmes du Gryffondor se mêla à leur langue. Puis ils se séparèrent en quête d'oxygène et Draco appuya son front contre celui d'Harry. Un mince sourire apparut sur son visage et le Survivant se dit que c'était la plus belle chose au monde. Ils restèrent ainsi durant ce qui sembla être une éternité, incapables de se défaire de l'étreinte de l'autre. Le monde s'arrêta presque pour eux tandis que le brun réalisait à peine la chance qu'il avait de tenir enfin le véritable Draco Malfoy dans ses bras. Puis il nicha son visage au creux de son cou et s'enivra de son odeur. C'était lui. Après tous ces mois passés à espérer, à prier pour qu'il revienne, c'était enfin lui qui se tenait à ses côtés. Sans un mot, ils s'écartèrent et Harry ouvrit la bouche pour parler d'une voix rauque :

« Tu veux manger quelque chose ? » Après tout, cela faisait un moment qu'il n'avait rien mangé et à sa place, le jeune homme mourrait sûrement de faim. Draco se contenta d'hocher doucement la tête et ensemble, ils descendirent au rez-de-chaussée et Harry l'aida à s'asseoir vu que le blond ne connaissait pas la maison dans laquelle ils se trouvaient.

« Où sommes-nous ? » demanda-t-il en posant ses mains sur la table devant lui, la parcourant de ses doigts fins.

« A Hawaï. Les médicomages ont dit que le soleil ne pourrait que te faire du bien. Je n'y croyais pas vraiment, mais je pense que c'est moi que ça a aidé, d'être loin de la grisaille de Londres, » dit-il avec un mince sourire en ouvrant le frigo. Il en tira divers ingrédients et commença à les préparer rapidement. Harry leva les yeux pour voir que le blond s'était légèrement renfrogné. Il se mordit la lèvre inférieure et continua d'éplucher et découper les légumes qui se trouvaient devant lui.

« Ca fait combien de temps ? » demanda alors le jeune homme en triturant toujours le bois de la table. Le Gryffondor comprit par là qu'il demandait depuis combien de temps il était dans cet état et qu'il se fichait complètement de savoir depuis quand ils habitaient à Hawaï. Harry hésita, un peu nerveux à l'idée que Draco se sente coupable, mais il finit par lui répondre tout de même.

« Ca fait sept mois, » dit-il doucement. Le blond écarquilla les yeux, ne croyant pas ce qu'il venait d'entendre. Sept mois ? Ca faisait si longtemps que ça ? Draco avait l'impression qu'une fraction de seconde seulement s'était produite et pourtant, le brun venait de lui dire qu'il avait attendu sept mois qu'il revienne enfin de son monde de ténèbres ? La gorge nouée, il se releva et tâtonnant ce qui se trouvait devant lui à l'aide de ses mains, comme à l'époque où il découvrait seulement son appartement, le jeune homme se déplaça lentement dans la pièce. Harry le regarda faire, interdit, hésitant à lui porter secours. Mais de toute évidence, l'ancien Serpentard avait besoin de faire cela tout seul. Alors il le laissa s'avancer, lentement, jusqu'à la cuisine. Draco se laissait guider par son instinct, mais aussi par le souffle de son amant qu'il percevait clairement. Lorsqu'enfin, il arriva à sa hauteur, il posa sa main sur le torse d'Harry qui s'était tourné vers lui.

« Tu es resté… tout ce temps, tu es resté avec moi, » murmura Draco avec l'air de ne pas y croire.

Attrapant un torchon qui se trouvait là, Harry essuya ses mains sales de jus de légumes puis saisit le visage du blond. Il voulut ancrer son regard dans le sien mais une fois de plus, la cécité de son amant l'en empêcha. Il ravala sa frustration et murmura d'une voix rauque, ces mots qu'il n'avait encore jamais dits au véritable Draco : « Je t'aime. » Son vis-à-vis se figea et sembla un instant mal à l'aise, incapable de savoir quoi faire de cette affirmation. « Je t'aime, Draco Malfoy. Et j'aurais dû m'en rendre compte plus tôt. Et j'aurais dû te dire ces mots bien plus tôt. Si tu savais comme j'ai prié pour qu'un jour, le véritable toi puisse les entendre. Parce que tu le mérites, vraiment. Et je serais resté à tes côtés jusqu'à ma mort, entretenant l'espoir qu'un jour, je pourrais te dire que je t'aime. »

La lèvre inférieure de Draco sembla trembler un peu. Harry crut qu'il allait pleurer mais au lieu de cela, un sourire magnifique naquit sur la bouche désirable du Serpentard. Un sourire qu'il n'avait pas vu depuis si longtemps. Un sourire qu'il n'avait peut-être même jamais vu.

« Je n'ai plus faim, » murmura-t-il alors d'une voix rauque.

Harry le regarda d'abord sans comprendre, puis lorsque les lèvres affamées de Draco se posèrent sur les siennes, un éclair de lucidité sembla le traverser. Un grognement sourd résonna dans la gorge du Gryffondor qui rompit leur baiser pour saisir sa main et l'entraîner à l'étage, dans leur chambre. Lentement, ils se déshabillèrent. Tendrement, ils redécouvrirent le corps de l'autre. Ils s'embrassèrent, se caressèrent, puis ils firent l'amour, comme pour la première fois. Ils atteignirent l'orgasme ensemble, comme s'ils n'étaient plus qu'un. Les souffrances semblèrent alors s'effacer lentement, laissant place à une page totalement blanche. Une page vierge qu'ils n'avaient plus qu'à remplir de leur avenir.

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Ne vous inquiétez pas, il y a un épilogue. Si vous avez envie de m'étrangler pour cette fin pas extraordinaire pour le temps qu'elle a mis à venir, n'hésitez pas, je suis ouverte à tous les sévices. -