Chapitre 7
Bonsoir !
Merci pour vos lectures et vos reviews :)
mangakadu14 : En effet, l'action est longue à se mettre en place, mais il le faut afin de comprendre certaines choses, notamment la relation entre Ciel et Sebastian. Mais je te rassure, les choses vont commencer à bouger ;p Bon, je sais que c'est court mais je me rattrape ce soir avec trois chapitres :p
S-Lay L : Moi aussi (et encore, celle énoncée précédemment, n'est pas totalement sobre^^'). Ah qui sait ? Peut-être un démon ou tout simplement la Bête du Gévaudan qui a déménagé un siècle après en Angleterre XD
aviva94 : Oui en effet, j'aimerai l'avoir pour qu'il confectionne aussi mes vêtements (mais pas qu'il connaisse mon corps par coeur, je tiens à ma chasteté ahah). En même temps, ça se flaire à des kilomètres XD
BisSenchi : En effet, Sebastian est entreprenant, il n'a pas apprécié d'avoir été rejeté lors de la précédente mission. Et Ciel commence à flancher mais... tu verras^^'
rosalunamikaelis : J'espère que tu aimeras cette suite alors :)
My Sweety Angel : Ah bon ? XD Il aime jouer avec le feu ou... autre chose :p Mais ouais, ce rythme, il risque de prendre cher ahah
coccinelle : Merci beaucoup :) J'espère que tu apprécieras ces nouveaux chapitres :)
Bon, je vous annonce que j'ai bientôt fini d'écrire cette fic (il m'en reste encore et comportera entre les 30/40 chapitres). Donc, je vais commencer à reprendre mes habitudes d'avant, à savoir publier un peu plus souvent avec 2 ou 3 chapitres ;p
Et ce soir, je vous sers trois chapitres :D
Bonne lecture !
Le paysage passait à vive allure sous les yeux du jeune noble. Ses mains gantées étaient posées sur sa canne en carbone et au pommeau en argent massif arborant un décor en filigrane. Son nouveau haut-de-forme trônait sur sa tête, c'était du feutre amidonné marron entouré à sa base d'un ruban bronze où trois plumes de faisan étaient glissées. Des lunettes de soudeur marron, avec des décorations d'engrenage d'horloge ainsi que des verres teintées bleues, venaient agrémenter son couvre-chef.
_ Vous semblez vous ennuyer, remarqua le majordome.
Ciel daigna le regarder.
_ Nous avons six heures de route jusqu'à Cambridge, alors oui, je m'ennuie. D'autant plus que nous devrions voyager le reste du trajet en fiacre, je dois bien avouer que cela ne me dit rien.
_ Je vous aurai bien proposé d'y aller plus vite, mais cela risque d'être difficile avec vos bagages.
Le jeune Comte le foudroya du regard.
_ Je sais, maugréa-t-il.
Il remua sur son siège, mal à l'aise. Puis, il reprit sa position initiale en fixant le paysage, son œil se fit lourd à force de voir les étendues de conifères passer à toute vitesse. Le bourdonnement du train commençait aussi à le bercer. Enfin de compte, sans qu'il ne s'en aperçoive, il tomba de fatigue. Bien entendu, Sebastian le rattrapa au vol et enleva avec soin le haut-de-forme qu'il déposa avec la canne dans un coin de leur cabine. Avec des gestes précis et sans le réveiller, il l'installa correctement sur la banquette.
Le démon l'observa un petit moment, le sourire aux lèvres. Il enleva son frac noir et le posa sur le jeune garçon.
Ciel gémit légèrement, témoignant de son réveil brumeux. Il ouvrit son œil saphir, puis l'autre marqué. Le cache-œil s'était détaché durant son sommeil. Il se leva et s'aperçut que le frac de son majordome était sur lui, l'enveloppant. Le jeune garçon ne put s'empêcher de rougir, par instinct, il tourna la tête afin de voir un quelconque sourire moqueur sur le visage du démon… qui n'était pas dans la cabine.
Le jeune garçon soupira et se demanda où pouvait bien être cet imbécile. Il remarqua aussi que la lumière avait baissé. En effet, le soleil se couchait doucement, se cachant peu à peu derrière des arbres plus petits et quelques fermes. Ciel tâta sa poche droite et sortit une montre à gousset.
Il était bientôt sept heures et demie du soir. Cambridge était leur terminus avant l'épreuve de deux jours de fiacre dans le fin fond d'une cambrousse de l'Angleterre de l'Est.
Avant tout, Ciel se préoccupait d'un problème plus important : où était parti son imbécile de majordome ?
_ Mais il est où bon sang, ronchonna-t-il en posant ses pieds au sol, tenant encore le frac entre ses mains.
Tout à coup, les portes coulissantes de sa cabine glissèrent et laissèrent place à Sebastian, en chemise et en veston. Les yeux carmin se posèrent sur le jeune humain.
_ Vous êtes enfin réveillé, commença-t-il. Pile à temps avant que le train ne s'arrête à Cambridge.
Ciel ne répondit pas et resserra sa prise autour du frac.
_ Où étais-tu ? Demanda-t-il d'une voix froide.
Cette réponse parut surprendre le démon au vu de son hochement de sourcil.
_ Je donnais des instructions aux garçons de train afin qu'il ressemble vos bagages, expliqua-t-il comme si c'était évident.
Les yeux démoniaques s'attardèrent sur la main sur sa veste en queue-de-pie. Ils se posèrent de nouveau sur le visage du jeune Comte, admirant la froideur de l'œil saphir et sa marque dans l'œil violet. Sebastian sourit et s'approcha de son contractant. Il prit au passage le cache-œil et l'attacha afin de masquer jalousement le signe qu'il adore.
_ Vous n'avez pas besoin d'être inquiet, Jeune Maître. Je ne me suis absenté que dix minutes, sinon, je n'ai fait que de vous regarder dormir.
Ciel rougit et lâcha le frac, conscient que le démon jouait une fois de plus.
_ Je n'étais pas inquiet, mais suspicieux que tu te dérobes à ton office, contre-dit-il.
_ Bien sur, se moqua Sebastian.
Ciel regarda de nouveau par la fenêtre et vit cette fois-ci une ville. Le soleil descendait encore, laissant de grandes ombres apparaître.
Le train ralentit et un sifflet retentit, annonçant ainsi le terminus.
Le jeune Comte se retourna. Il rougit en ne s'attendant pas à voir Sebastian si près de lui, il était resté dans la même position.
_ Il faut descendre, fit-il afin de cacher sa gêne.
_ Bientôt, oui, souligna le majordome. Un hôtel près de la gare nous attend.
Ciel le fixa, suspicieux.
_ On ne part pas directement en fiacre ? Demanda-t-il.
Sebastian hocha la tête de gauche à droite.
_ Nous partirons le lendemain, quand vous aurez bien dormi et nous entamerons le dernier voyage de deux jours. Je ne veux pas que vous tombiez malade.
_ Hum. Soit.
