Chapitre 19

Bonsoir !

Merci pour vos lectures et vos reviews :)

S-Lay L : Mais c'est bien tu l'aies imaginé, ainsi, tu vois ce que Ciel a pu ressentir (sauf que tu n'avais pas l'odeur^^'). Ben alors ? Tu n'as pas mangé ? Ah mais Ciel cherche tout et n'importe quoi pour se défiler face au démon ;p oui, c'est bien plus rigolo que des cadavres pourrissants. Oui, on ne va pas avoir de la guimauve avec des licornes qui chient des arcs-en-ciel (en tout cas, pas avec moi !). Tu stresses plus pour cette histoire que tes exams ? XD Roooo et les priorités alors :p

rosalunamikaelis : Doucement oui, ça a l'air ;p

aviva94 : Oui, c'est vrai mais... arf bref, tu verras au fur et à mesure des chapitres, notamment celui-ci ;p

My Sweety Angel : Pour la première partie, on en a déjà parlé Mon Ange. Sinon, merci :) Raaat, mais tu devrais savoir que je ne laisse pas aussi facilement :p de plus, j'aime bien montrer Ciel qui lui résiste :p Tu le trouves bizarre ? Vraiment ? Merci encore. Je t'aime Mon Ange et j'espère que ça ira...

Sur ce, la suite ;p


La forêt proche de Sutton était incroyablement lugubre malgré l'été. Elle se recouvrait de grands conifères, empêchant la lumière du soleil de pénétrer dedans. On avait limite l'impression qu'il faisait perpétuellement nuit.

Ciel serra les brides de sa monture et ne put retenir un léger frisson le parcourir en pénétrant dans cette forêt. Sebastian lui envoya un regard en biais, captant son malaise. Ses yeux rouges se heurtèrent à l'œil saphir, qui se détourna aussitôt en attendant le Vicomte :

_ Nous devrions bientôt arriver, déclara celui-ci.

En effet, au bout de quelques mètres, un amas de policiers entre autre se trouvait autour d'une petite zone ombragée. Plus leur petit groupe s'avançait et plus Ciel captait toutes les tâches de sang. Il semblerait que la victime avait été trainée à terre et qu'elle avait essayé de s'échapper. Sur un des rochers sur leur route, le jeune noble aperçu un ongle arraché. Mais le pire, ce qu'elle n'était pas que trainée. Légèrement en hauteur, Ciel voyait des éclaboussures de sang sur des branches cassées, pendouillant lamentablement dans le vide.

Il jeta un regard vers Sebastian. Ce dernier se rapprocha discrètement de son contractant, assez pour que leur montures respectives ne se gênent pas.

_ C'est horrible, commença Ciel. Quel genre d'animal peut faire ça ?

_ Je n'en ai pas la moindre idée, avoua Sebastian. Sauf si cette bête est atteinte de la rage, mais ça m'étonnerait toutefois. Cet endroit sent le sang, il n'y a aucun doute. Mais je ne capte rien d'autre, à part peut-être une odeur de métal mais je crains que cela soit ces policiers.

Ciel soupira.

_ J'ai peur qu'on soit de nouveau dans une impasse, maugréa-t-il.

_ Ne vendez pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, observa le majordome. Si ça se trouve, nous pouvons tomber sur des choses intéressantes.

_ Ciel ! S'exclama le Vicomte en arrêtant sa monture.

Sebastian se redressa aussitôt et s'éloigna également, comme si de rien était.

Arthur se tourna vers le jeune noble et fit un signe de la tête pour lui montrer quelque chose à terre.

_ Regardez donc ceci. Les mêmes qu'on a déjà retrouvées.

Ciel plissa son œil et s'avança.

Il découvrit plusieurs traces de pattes, les mêmes que celles d'Arthur avaient dessiné. Elles semblaient reculer, parfois, elles étaient éparpillées, les rendant presque méconnaissable. Puis, en allant plus loin, elles disparaissaient sur des amas de feuilles et dans un ruisseau passant à proximité.

Ciel soupira de nouveau.

Toujours impossible de trouver cette bête.

Sebastian descendit de son cheval et examina les empreintes tandis que les deux nobles s'approchèrent des policiers.

L'un d'eux s'avança vers Arthur. Il tenait un mouchoir blanc et s'épongeait la figure. Etant déjà mince, là, il avait le teint quasiment cadavérique tant il était pâle.

_ Vicomte, salua-t-il. La victime est une paysanne du village d'à côté et… elle est dans un triste état.

_ Je vais aller voir ça, fit Arthur en essayant d'apercevoir la victime.

Il descendit de son cheval, imité par Ciel. Tous les deux s'approchèrent et les policiers s'écartèrent. Ciel sortit son mouchoir en voyant la victime et retint une envie de vomir. Même Arthur sortit le sien.

La jeune fille, enfin de ce qu'il en restait, était à demi-nue, les vêtements en partie arrachées. Elle était éventrée et ses instincts étaient répandus sur le sol, une partie d'ailleurs, avait été dévorée. Une de ces jambes formait un angle bizarre et son bras gauche avait été arraché. Sa main se trouvait à quelques mètres d'elle. La chevelure de la jeune fille, jadis blonde cendrée, était teintée de sang. Ses yeux commençaient déjà à être vitreux et son visage était écorché. Toutefois, pas par des griffes mais par quelque chose de dur, comme des pierres ou des branches.

Cette malheureuse a du se le mutiler en étant balancée contre les arbres, en déduisit Ciel.

Il s'approcha d'elle, tout comme Arthur. Dans un geste quasi similaire, ils enlevèrent leurs gants d'équitation et en mirent d'autres en cuir. Ciel observa ce corps qui n'était qu'un morceau de viande. Il remarqua des blessures profondes.

_ Qu'est-ce donc ? Demanda-t-il en les montrant.

_ Les corbeaux, Mon Seigneur, répondit un policier. Il y en a beaucoup dans les environs et la malheureuse leur a servi de nourriture avant qu'on ne la découvre.

_ Que faisait-elle ici ? Questionna-t-il sans pour autant espérer de réponses. Ou de moins, que faisait-elle dans les parages ?

_ C'était une gardienne de moutons, répondit un autre. On a retrouvé son bâton de berger plus loin et les paysans qui l'ont découvert la recherchaient justement pour voir les bêtes.

Ciel hocha la tête. Puis, il fut intrigué par quelque chose et s'approcha du corps en essayant de ne pas trop respirer les effluves de la mort. Elle sentait déjà mauvais, en même temps, avec la chaleur, c'était inévitable. Il plongea sa main dans les côtes, sous l'œil surpris des policiers et d'Arthur. Au bout de quelques secondes, il sortit quelques choses d'étrange.

_ Eh bien Bocchan, fit la voix de Sebastian juste derrière lui, il semble que vous avez découvert l'oiseau rare.

Ciel étudia cet objet.

Il était long, d'environ une trentaine de centimètre de long, large de vingt au plus grand et se rétrécissait à cinq au plus petit. Cela se présentait sous la forme d'un croc… mais en fer.

Arthur écarquilla les yeux.

_ On n'a jamais vu ça, fit-il. En même temps, on n'est pas censé toucher au cadavre. C'est seulement le médecin légiste qui le fait.

Ciel tiqua.

_ Ah bon ? En tout cas, je ne connais aucun animal avec des crocs de fer ! Et vous ? Arthur ?

Ce dernier hocha la tête de gauche à droite.

_ Non. D'ailleurs, ça n'existe pas.

_ Et toi ? Sebastian ?

_ A ma connaissance, non plus. Ceci est le fait d'un homme.

Arthur regarda le majordome.

_ Vous pensez qu'il s'agit l'œuvre d'un homme ? Qui a fait ces carnages ?

_ Je pense, Vicomte, que cela doit être un animal dressé par un homme fou qui lui a mis des crocs de fer. Car aucun homme ne peut arracher des membres de cette manière, même en faisant une fausse mâchoire. Ni même projeter sa victime dans les airs comme on a pu le voir durant notre passage.

Ciel soupira et fixa cette dent d'un air perplexe.