Chapitre 25
Bonsoir !
Merci pour vos lectures et vos reviews :)
S-Lay L : X'D J'adore te lire en train de chercher qu'elle est la réponse plausible :p Pour Sebastian, vu que c'est l'une de mes dernières fics, je tiens à terminer sur une note "romantique" avec le démon :D Ah bon ? Tu trouves ? Ben merci^^ même si on va vite comprendre normalement...
aviva94 : Ah ben, je pense qu'il l'aurait renvoyé se faire foutre ^o^ pour le reste... je te propose de lire la suite ;p
rosalunamikaelis : On dirait bien oui ;p
Bonne lecture ;p
Les semaines passèrent depuis la dernière battue mais le Comte ne trouvait toujours pas ce monstre pourtant, il eut plusieurs recherches dans la forêt de Sutton et en particulier près des tertres. Mais rien. Absolument rien et c'était profondément frustrant pour beaucoup de monde. Entre temps, elle avait tué une autre personne, un jeune paysan, mais là encore, il n'y avait pas assez de preuves et les traces de pattes disparaissaient dans la forêt, sous les amas de feuilles mortes et d'épines.
Et maintenant, voilà que cela faisait bien cinq semaines que la Bête ne tuait plus. On ne captait même plus sa présence à travers les bois. Certains commencèrent à émettre l'hypothèse qu'elle était morte. Toutefois, ce n'était pas de l'avis de Ciel, son démon, Arthur ainsi que quelques autres personnes. De plus, Ciel et Sebastian avaient remarqué que durant les treize années de terreur au Gévaudan, la Bête ne tuait pas tout le temps.
A présent, le temps redevenait maussade et le soleil avait fait place aux nuages gris, à la brume et à la bruine. Il faisait souvent froid et humide en cette période.
Le jeune Comte, pour occuper ses journées à l'instar de trouver cet animal, s'occupait de l'entreprise Phantom et répondait à la Reine. Cette dernière s'inquiétait et maintenait toujours l'ordre afin que son fidèle Limier reste sur place afin de trouver cette Bête, morte ou vive. Elle voulait s'assurer de sa disparition. En attendant, il logeait encore chez Arthur. Il s'entendait bien avec lui et partageait parfois plusieurs journées ensemble, visitant les villes voisines et les forêts… sous l'œil mauvais de son démon. Par ailleurs, ils continuaient de dormir ensemble et Ciel avait pris l'habitude de ne plus se séparer de lui, comme s'il était un doudou ou un bon oreiller. Néanmoins, cela s'arrêtait là. Au grand daim du démon, son contractant ne l'embrassait même plus, se contentant juste de se coller à lui la nuit. Et pourtant, il avait tenté plus d'une fois de quémander de l'attention mais rien y fit.
En cette journée d'octobre, ils se baladaient dans la ville de Woodbridge. Ciel avait envoyé un télégramme d'urgence au sujet de son entreprise et il profitait à présent de flâner dans les rues de la petite bourgade. Il ronchonnait néanmoins car c'était bien moins rupin et diversifié que Londres.
Sebastian le suivait parlant de temps en temps, mais son contractant ne répondait pas forcément, il semblait être souvent en intense réflexion depuis quelques temps. Puis, le démon se mit à sa hauteur en une enjambée. Ciel se tourna vers lui et le regarda d'une manière surprise et quelque peu méfiante.
_ Que t'arrive-t-il donc ? Sebastian ?
_ Rien, voyons, je désire juste être proche de mon maître.
Ciel le regarda et aperçut son sourire.
_ Cesse tes caresses inutiles, lança-t-il. De plus, tu te comportes mal en public sachant que nous sommes en pleine rue.
Le majordome haussa un sourcil.
_ Je croyais que vous vous en moquiez de la façon qu'on puisse agir car nous sommes dans une région reculée selon vos dires.
_ Oui mais ça, c'était il y a quelques mois. Là, on est là depuis trop longtemps, donc je commence faire attention et tu devrais faire pareil.
_ Je crois juste que vous êtes gêné et que vous n'assumez pas notre rapprochement, répliqua le majordome d'une voix doucereuse. Car en attendant, vous vous agrippez à moi chaque nuit et vous m'autorisez à vous caresser. Sans un mot, certes, mais les faits sont là. Mais dès que le jour se lève, tout cela parait chimérique. Je me demande parfois même si je ne rêve pas dans ces moments-là. Et depuis plusieurs semaines, je ne peux même plus vous embrasser.
Ciel se stoppa et se retourna brutalement vers lui, l'œil saphir envoyait des éclairs.
_ Je t'interdis de dire ce genre de chose indécente en pleine rue ! Je te l'interdis tout court ! Tu n'as pas à agir de la sorte !
Hélas, quelques personnes se retournèrent en entendant le Comte parlait sèchement. Dans un coin de rue, des femmes de petites vertus gloussaient en dévisageant Sebastian. Ce dernier les vit et leur lança un regard froid. Toutefois, l'une d'elle lui fit un grand signe de la main.
Ciel se retourna aussi en voyant son regard se diriger ailleurs et en entendant rire. Il poussa un puissant soupir en voyant ces femmes et reporta son attention sur son démon.
_ Hâtons-nous, je veux rentrer.
Pour la première fois depuis plusieurs mois, Ciel vit le visage de Sebastian se décomposer et son majordome attrapa son frêle bras avec sa main. Il mit trop de force au bruit du petit couinement de douleur de son contractant. Ce dernier ouvrit la bouche mais le démon fut plus rapide :
_ J'en ai assez, gronda-t-il tout en essayant de rester discret, je reste calme, je suis patient. J'essaye même de ne pas vous brusquer mais… vous allez trop loin. Un coup vous me dorlotez, puis vous me criez dessus, vous me traitez comme un moins que rien puis vous revenez vous blottir contre moi. Il faut choisir Bocchan ! Sois vous assumez et dans ce cas, faites-le complètement ou arrêtez tout mais stoppez donc ces marques d'attention ! Car en attendant, il y a bien d'autres personnes qui souhaiteraient avoir mes faveurs !
Ciel baissa la tête en se pinçant la lèvre inférieure. Il avait très bien compris que le démon faisait référence aux putes qui criaient derrière eux. Du coin de l'œil, il aperçut plusieurs personnes les regardant. Sèchement, il se dégagea de l'étreinte de son majordome et continua sa route de manière frénétique. Toutefois, il sentit de nouveau la main du démon serrer son bras.
_ Je vous désire ! Clama-t-il un peu trop fort.
