Hey hey !
Vous l'attendiez, il est beau, il est fringant, non mesdemoiselles et messieurs contenez vos fluides corporels... le chapitre 4 !
J'en suis triste, et heureuse à la fois, mais cette fanfic touche à sa fin ! Je doute d'écrire plus de deux chapitres après celui-ci, l'aventure étant presque terminée. Celui-ci est épique (surtout vers les derniers paragraphes!), et le prochain sera... fluffy. Oui, j'aime les garçons qui se font des câlins xD
En tout cas, un grand merci à vous tous qui commentez, vous me donnez la motivation de continuer à écrire, plutôt que de réviser cette horrible DM de maths qui m'attend demain... x)
Quoi qu'il en soit,
Enjoy !
Chapitre 4 – L'Eclair
''Pas de réseau. C'était trop beau pour être vrai.''
Jason soupira, se passa la main dans les cheveux, puis se laissa tomber sur le matelas.
''Fortuna a un sens de l'humour très particulier... J'en ai marre de cette quête, je veux rentrer chez moi, déclara Percy. Voir ma mère, manger des gâteaux bleus, jouer à capture-l'étendrard...
- Personnellement, une montagne de paperasse administrative m'attend à Rome. Je vais devoir remplir un nombre incroyable de formulaires, servir de bureau des pleurs, entraîner les novices, nettoyer mon bungalow...
- Et dire que je croyais qu'être Prêteur était cool. Je comprend que vous soyez deux.
- Ne me parle pas de Reyna, je lui dois toujours des explications à propos de Piper.
- Tu as déjà entendu parler du concept de monogamie ? se moqua Percy.
- Ne va pas me dire que tu n'as jamais aimé deux filles en même temps...
- Deux filles et un gars, dans ton cas. Mais personnellement non.
- Tais-toi, Jackson, fit Jason en rougissant. Je n'ai jamais dit que je t'aimais.
- Excuses-moi, tu le penses tellement fort.
- C'est toi qui m'a embrassé !
- T'avais besoin de réconfort, j'ai fait la première chose qui me soit passée par la tête, dit Percy, rosissant à son tour.
- Et tu fais ça à chaque fois que tu vois quelqu'un qui a de la peine ? Non parce que rien qu'avec nos deux Camps cumulés, ça fait pas mal de monde.
- Tu sais quoi, laisse tomber, s'énerva l'autre.
- Percy, je disais ça pour rigoler...
- Je me casse.''
Accoudé à la balustrade de pierre, le jeune homme contemplait les étoiles. Aucune constellation ne lui était familière, d'autant plus que ce monde défiait la plupart des lois de la physique. Une planète bleutée occupait au moins la moitié de la voûte céleste, si proche qu'il semblait possible de la toucher du haut d'une montagne. Elle était entourée de multiples anneaux, chacun sur un axe différent, et possédant tous un ou deux petits satellites multicolores. En vérité, celle planète ressemblait plus à un atome titanesque qu'à un astre.
Cette ensemble grotesque et sublime à la fois calma quelque peu le cœur de Percy. Il ignorait pourquoi il avait réagi ainsi, cela ne lui ressemblait pas. La rage s'atténuait sans qu'il ne la comprenne mais la douleur dans sa poitrine, elle, refusait de partir.
Le vent qui cinglait ses bras semblait y enfoncer de minuscules épines glacées. Des pas dans son dos le poussèrent à se détourner du spectacle nocturne, mais ce n'était qu'Annabeth.
Sa simple robe blanche, ses longs cheveux blonds et ses yeux absents lui donnaient des airs d'ange. Cependant, Percy dut reconnaître avec peine qu'elle n'avait plus le même effet sur lui. Elle était toujours belle, il l'admirait toujours mais... elle ne lui inspirait plus de pensées peu catholiques. Il y avait un an à peu près qu'il savait comment les enfants étaient faits, et que cela lui tournait souvent dans la tête, comme n'importe quel adolescent de son âge. Mais là, rien.
''Per... Percy ?''
Elle vacilla comme sous l'effet d'une bourrasque, puis redevint impassible. Le jeune homme s'en voulut immédiatement d'avoir pensé qu'il ne pensait plus que... bref.
Avec ses bras nus, elle devait mourir de froid. Il la conduisit donc à l'intérieur, dans un petit salon confortable où brûlait un bon feu. Après l'avoir entourée de couvertures douces comme du cachemire (et c'en était très probablement), il s'assit à côté d'elle.
''Annabeth.''
Elle tourna vers lui son regard indéchiffrable.
''Tu dois te souvenir. Je suis Percy, ton petit-ami. On a vécu des aventures incroyables ensemble ! On a combattu Chronos, Gaïa, Arachnée. Tu te souviens d'elle, n'est-ce pas ? Une grosse araignée toute poilue et moche qui gardait la statue d'Athéna.''
La jeune fille frissonna, et la lueur réapparut dans ses yeux.
''Arachnée. Oui, je me souviens.
- Je suis là pour te libérer.
- Maître Loki ne voudra pas.
- Tu ne lui appartiens pas !
- Loki se prétend maître de tout ce qu'il touche, intervint une voix de femme.''
Ils sursautèrent, puis fixèrent elle-ci avec stupéfaction. Ses très longs cheveux blancs coulaient sur ses hanches, bien qu'elle ne parût âgée que d'une vingtaine d'années. Ses grands yeux langoureux étaient emplis d'une telle tristesse que l'on aurait pu se noyer dans le bleu de ses prunelles.
Ses mains diaphanes étaient bandées de soie dorée.
''Dame Sigyn ! s'écria Annabeth, s'inclinant immédiatement.
- Relèves-toi, jeune enfant. Je ne suis point votre ennemie, fit-elle avec un sourire las. Laissez-moi vous conter en quelques mots mon histoire, vous pourrez juger ensuite de mon honnêteté et de mon ardeur à rejoindre votre cause.
Mon union avec Loki n'a jamais été une heureuse hyménée. Un joyeux mariage, précisa-t-elle en voyant l'air intrigué de Percy. Sans cesse il délaissait mon lit pour je ne sais quelle géante, et parfois même créature. De moi ne lui sont nés aucun enfants, de lui ne jaillirent que des monstres. Fenrir, qui tenta plus d'une fois de me dévorer. Jörmungandr, qui faillit tuer son oncle, Thor. Hel, déesse des morts naturelles... Puis vint le jour où Loki fut condamné pour ses innombrables crimes. Attaché aux entrailles de l'un de ses bâtards, le venin corrosif du serpent lui coulant sur le visage. Et moi, innocente des crimes dont il fut accusé, je dus tenir la vasque contenant l'acide. Voyez comme mes doigts sont aujourd'hui fragiles, voyez comme les plier tord ma face d'agonie. Et fus-je remerciée pour mon sacrifice ?! Exilée avec lui dans ce monde lorsque sa peine fut écoulée, paria aux yeux de mes sœurs, et pour ses yeux à lui, rien moins que du vide. Mon infidèle mari s'est trop longtemps joué de ma bonne âme. Je veux vous aider à fuir, et m'échapperai avec vous de cette prison infâme. Belle enfant, tu as de la chance de n'être point au goût du goujat, puisqu'il te donna à moi. En vertu de quoi, je te libère de cet esclavage.''
Sigyn posa ses doigts délicats sur le collier de cuir. Les runes rougirent, les fermetures fumèrent, et enfin il tomba à terre.
''Ma Dame, votre histoire éveille en nous une grande compassion, soyez sûre de voir en nous de fidèles alliés, déclara Annabeth.
- Je vous en remercie, sourit Sigyn. Allez, maintenant. Loki dort profondément, et je me suis assurée par quelque potion que son sommeil ne soit pas perturbé. Vos amis nous attendent aux écuries.''
Ils filaient dans la nuit comme cinq étoiles sur l'herbe noire et rase. Sigyn en tête laissait flotter derrière elle ses longs cheveux, blanc étendard de la liberté qu'elle s'apprêtait à retrouver. Derrière elle, montés des chevaux de brume, galopaient les adolescents. Tout semblait aller pour le mieux quand soudain...
''Baissez-vous !''
Une colonne de flammes passa juste au-dessus de leurs têtes. Un dragon titanesque volait au-dessus d'eux.
''C'est Loki ! hurla Sigyn. Il peut prendre n'importe quelle apparence !''
Une autre colonne de feu descendit sur eux, passant plus près cette fois-ci. Sigyn cria quelque chose puis se transforma à son tour en dragonne.
''On poursuit ! ordonna Annabeth. Direction le plus grand arbre de la forêt !
- On ne peut pas la laisser comme ça ! s'écria Jason. Percy, avec moi, les filles allez-y, on vous rejoint ! Percy, couvre mes arrières et essaie d'éteindre son feu, je vais l'attaquer de front.
- Tu es fou, il va te transformer en saucisse grillée !
- C'est pour ça que tu es là. On va essayer de l'attirer vers un lac, d'accord ?
- Ok, fais attention à toi.''
Jason s'envola, lance à la main.
Sigyn semblait posséder une force égale à celle de Loki, bien que ses griffes soient dans un état lamentable. Eclats de nacre aux délicats tons violacés, de celles-ci ne restait qu'un simulacre d'ongle rongé par l'acide. Les écailles rosées de la dragonne, pareilles à mille bris de cristal, avaient été vaincues de même par le poison.
Loki lui aussi possédait de pareilles cicatrices zébrant son torse de chairs fondues. En comparaison, il faisait un dragon gigantesque mais lourd et peu mobile. La Dame devait certainement avoir été une aurai pour se déplacer avec tant de grâce au gré des vents violents, tout en restant sublimement mortelle. Jason était à peine une tâche dorée comparé à la grandeur des dragons. Ses éclairs semblaient à peine perturber Loki, mais, sans qu'il s'en rende compte, celui-ci reculait de plus en plus face aux assauts combinés.
La tempête grondait, soufflait, hurlait et dansait. Une tornade commença à se former dans le lointain, ondulant ses hanches de brume comme une jeune fille, dévastant tout sur son passage et chantant sa joie aux nues.
Percy était prêt, aussi lorsque Loki posa sa patte dans l'onde, celle-ci le happa immédiatement. Pris par surprise, il se laissa tomber lourdement dans le lac, soulevant d'énormes gerbes d'écume. Jason, chassé par l'aile du monstre, s'écrasa dans le sable non loin de Percy, qui courut à sa rescousse.
Son compagnon ne semblait saigner mais l'angle étrange que formait son avant-bras se dispensait de tout diagnostique médical.
''Maintiens-le dans l'eau ! Je vais lui donner le coup de grâce !
- De Grace ?
- Percy...
- Oui, bon, elle était pas terrible.
- Prêt ?! cria Jason, un sourire aux lèvres.
- Achève-le !''
Le fils de Jupiter tendit sa lance d'or devant lui, mettant toute l'énergie qu'il lui restait dans son assaut final. Il sentit la puissance de Percy se heurter à le sienne, la reconnaître, et enfin fusionner avec elle.
Toute ombre fut chassée par l'Eclair. Celui-ci sembla déchirer le temps et l'espace.
Vint alors le chaos. Un bataillon d'artillerie ferait figure de pétard mouillé face à une telle détonation. Puis plus rien.
