Voici donc le deuxième chapitre, il est peut-être un peu court mais j'espère néanmoins qu'il vous plaira, merci pour vos reviews qui m'ont fait vraiment plaisir.
Ah oui, une dernière chose, vous le remarquerez, ou vous l'avez remarqué, pour le sens de l'histoire je n'ai pas pu garder notre vraie "Zola" de Grey's Anatomy, mais j'ai quand même gardé son prénom, j'espère que ça ne posera pas de problème.
CHAPITRE 2 :
Meredith releva doucement la tête vers celle qui venait d'apparaître à ses côtés, son regard glissa sur des talons aiguilles d'au moins dix centimètres, et elle se crispa à la vue de la femme qui la toisait d'un œil mauvais. D'un geste protecteur Meredith se positionna devant sa fille de deux ans et demi qui regardait tour à tour sa mère, qu'elle sentait angoissée et la superbe rousse qui s'était approchée. Doc, qui s'était assis illico à leur côté, grogna doucement en sentant sa maîtresse se tendre.
A la fenêtre de la maison d'en face, les quatre amis bouillaient d'impatience.
- Super ! Notre belle inconnue venait de se décider à enfin venir à notre rencontre, et voilà que Satan se pointe et risque apparemment de tout remettre en cause, s'exclama Jackson d'une voix lasse.
En effet le geste de Meredith n'avait pas échappé aux quatre amis et cette façon qu'elle avait eue de vouloir protéger sa fille en la cachant derrière elle n'annonçait rien de bon.
- Vous croyez qu'elles sont amies ? demanda April en fronçant les sourcils, perplexe.
- Elles n'en ont pas l'air si tu veux mon avis. Et sincèrement, cette jeune femme porte une écharpe en laine, un jean slim délavé, une chemise crème retroussée jusqu'aux coudes, elle a une fille, un chien et une vielle voiture. Comment Addison Montgomery Sheperd pourrait être amie avec elle ? Sans oublier que notre nouvelle coloc a l'air relativement sympa. La Sheperd c'est comme.. Satan !, grimaça Cristina qui n'aimait pas vraiment Addison.
Les trois chirurgiens éclatèrent de rire mais à l'extérieur l'ambiance était toute autre.
- Meredith.
- Addison, répondit suspicieusement la jeune femme blonde en plissant les yeux.
- Que fais-tu ici ?
Nous y voilà, pensa la jeune femme en serrant plus fort la main de sa fille dans la sienne.
- Je ne suis là ni pour lui, ni pour toi. Ni pour rétablir la vérité, ni pour briser ton mariage. Pour une fois j'ai pris une décision en ne pensant qu'à nous, Zola et moi. New-York n'est pas une ville saine pour élever une fille de deux ans, encore moins lorsqu'on est mère célibataire. Et le Seattle Grace Mercy West a un programme universitaire bien meilleur pour ma carrière. Puis, devant l'air peu convaincu de la femme rousse, elle ajouta. Écoute Addison je suis ici, à Seattle, si ça ne te plait pas vous pouvez toujours rentrer à New-York.
- Comment feras-tu lorsqu'il te faudra travailler avec lui ?
- Je ne suis pas une enfant. Je peux faire abstraction de mes problèmes personnels sur mon lieu de travail, je me comporterais avec lui comme avec n'importe quel autre titulaire. J'ai eu trois ans pour faire le deuil de notre relation, affirma la jeune femme d'une voix dont l'émotion palpable contredisait ses paroles.
- J'espère que tu dis vrai et que tu n'es pas là pour semer le trouble dans notre vie. Il est heureux, laisse le l'être.
- Bien que j'aie peur que tu ne dises faux étant donné la vitesse avec laquelle tu as débarqué ici en apprenant mon arrivée, je ne ferais aucun commentaire. Je persiste, si je m'installe ici c'est pour Zola, et pour ma carrière. Tu n'es pas le centre du monde Addison.
Le regard d'Addison glissa alors sur la petite fille qui s'était avancée à côté de Meredith et s'accrochait fièrement à la main de sa mère. Elle fut frappée par sa beauté lorsque la fillette lui adressa un sourire timide et elle se sentit brusquement prise d'une bouffée de culpabilité. La petite fille avait un très beau visage aux traits finement dessinés, auréolés de belles boucles châtain claires, blondes qui lui tombaient dans le dos et seuls ses yeux bleus, au regard profond, troublant, pouvaient dévoiler l'identité de son père lorsqu'on connaissait ce dernier.
Pendant ce temps Meredith regardait Addison, ses talons aiguilles la rendaient encore plus grande qu'elle ne l'était déjà. Ses splendides cheveux roux cuivrés étaient noués en une queue de cheval haute et ses yeux bleu-gris pâle étaient fixés sur la petite blonde qui tenait la main de sa mère. Son corps de liane était serré dans un tailleur gris impeccable, de ceux que jamais Meredith ne pourrait porté tant ils étaient cher. La jeune femme eu un pincement au cœur en la voyant si resplendissante et se sentit soudainement risiblement inférieure à cette superbe Barbie rousse, surtout après plusieurs heures de voiture.
Finalement, leurs regards se croisèrent et la suffisance que Meredith vit dans celui d'Addison la fit bouillir de colère.
- Bien, au revoir Meredith, conclut la rousse en lui tendant une main aux ongles fraîchement manucurés.
- Au revoir Addison, répondit simplement la jeune femme blonde en ignorant consciencieusement la main tendue de cette dernière mais en lui adressant malgré tout un sourire triste.
Bien que n'ayant pas entendu la conversation des deux femmes, depuis la fenêtre de la maison, Cristina afficha un sourire ravi lorsque la plus jeune ignora ostensiblement la poignée de main que lui tendait Addison. Les quatre chirurgiens suivaient avec attention la scène qui se déroulait devant chez eux et attendaient patiemment la suite de l'histoire.
En la voyant essuyer deux larmes qui coulaient sur ses joues d'un geste vif du dos de la main, ils pensèrent tous quatre que la jeune femme allait se cloîtrer à nouveau dans un silence nerveux, s'asseoir sur le capot de sa voiture et attendre que le courage ne revienne. Alors qu'elle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils la virent guider doucement sa belle fille blonde vers leur porte d'entrée d'un pas décidé en tirant derrière elle deux grandes valises rouges. Très vite les quatre chirurgiens coururent patienter dans le hall et attendirent en trépignant que la jeune femme ne sonne.
Debout sur le perron, Meredith, hésitante, adressa un doux sourire à sa fille qui attendait patiemment que la porte s'ouvre enfin. Doc sur leur talon battait joyeusement de la queue et poussait du museau la petite blonde. Tandis que cette dernière partait jouer avec le chien dans le jardin, Meredith soupira de frustration et d'un doigt hésitant, appuya sur la sonnette.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Je sais qu'on est pas encore vraiment entré dans le vif de l'histoire, mais, à mon rythme, on y arrivera. Merci d'avance à ceux qui me laisserons leur avis !
