Hey hey, me revoilou avec un new chapitre !
J'espère que vous passerez un bon WE hivernal ... Car oui, j'ai entendu dire que la neige serait au RDV ...
Une petite rencontre mère-fille ça vous dis ?
ENJOY !
Dans la cale du galion, Regina restait prostrée, essayant encore de comprendre comment elle en était arrivée là : elle avait une fille. Sa fille qu'elle croyait morte née. Comment était-ce possible ? On lui avait menti alors ? Elle repensa alors à Cassandre qui, les larmes aux yeux, lui avait dit qu'elle avait perdu trop de sang, que l'accouchement fut trop long … Elle lui avait menti …
« Ma chérie, tu as une mine affreuse. L'air marin de cette ville ne t'avantage guère. »
« Que veux-tu de moi ? »
« Et tes cheveux. C'est intéressant le coté court. »
« Mère ! »
« Ne sois pas si pressée, tu le sauras bien assez tôt. Pour l'heure, changeons quelques petites choses. »
Elle fit tournoyer sa main en l'air devant Regina et en quelques secondes, le tailleur jupe de la jeune femme se transforma en robe corset pourpre et ses cheveux étaient relevés en chignon.
« Mais … »
« C'est mieux. »
« Je hais quand tu fais ça … »
« Comme beaucoup de choses ma foi. C'est pour cela que tu m'as envoyé au pays des Merveilles, n'est-ce pas ? »
« … »
« C'est pour cela que tu voulais ma mort. Heureusement pour moi, les prérogatives d'un pirate sont bien plus faciles à manier que tes principes. Il ne m'a fallu que quelques arguments techniques pour définitivement le convaincre qu'il fallait mieux être de mon coté. »
« … »
« Mais j'ose croire que tu as fais cela simplement parce qu'un immonde petit sorcier clopinant t'a guidé sur la mauvaise voie. »
« Je ne vois pas … »
« Oh s'il te plait, ais au moins le respect de ne pas me mentir, je vaux mieux que ça. Rumplestilskin. Tu as pris mon grimoire qu'il m'avait lui-même donné quelques années auparavant. Tu ne sais pas de quoi il est capable pour obtenir ce qu'il veut. Je ne sais pas ce qu'il avait prévu mais cela incluait de m'éloigner pour mieux te manipuler. »
« Tu oses me dire que tu m'aurais aidé à me sortir de ses griffes ? »
« Pour quelle autre raison aurait-il voulu m'éloigner de toi durant ton apprentissage ? Parce que moi seule sait jusqu'où il peut aller et que moi seule aurait pu t'aider à t'en sortir, à prendre une voie différente. »
« Une voie que je n'aurais, de toute manière, pas choisi : tu m'as marié à un homme qui avait l'âge de père ! »
« C'était le roi ma chère. »
« Peu importe. Tu m'as imposé une vie que je ne voulais pas. Etre la reine m'importait peu, être la belle-mère de Snow m'a fait d'autant plus souffrir que je savais que c'était à cause d'elle que tout avait commencé. »
« Non, tu te trompes … Tout a commencé à cause de toi et de ta stupide lubie de voilà rester avec un garçon d'écurie. »
« Daniel ! Il s'appelait Daniel … Il n'était pas un simple garçon d'écurie, c'était l'homme de ma vie. »
« Tu étais si jeune, comment pouvais-tu savoir ce qui était bon pour toi ? Aujourd'hui, tu es une adulte qui a choisi une voie qui t'a mené ou ? A Storybrooke. Et quelle en fut l'issue ? Regarde-toi : tu es cantonnée à un rôle qui n'est pas le tien, tu as tout perdu. Ton sort a été brisé … Voilà donc la conclusion : en faisant ce que tu voulais, tu as tout perdu. »
« … »
« Et je suis sûre que si j'avais été derrière toi, les choses se seraient passées autrement. »
« … »
« Mais ce n'est pas trop tard. Les choses peuvent encore changées. »
« Quoi ? »
« Si tu acceptes mon aide, tu récupéreras tout ce que tu as perdu : ta gloire, ton rang … Ton fils, et à présent, ta fille. »
Regina écarquilla alors les yeux comme si elle venait de se rendre compte qu'elle était à présent la mère non pas de un mais de deux enfants … Elle devrait être la femme la plus heureuse du monde et pourtant, dans un coin de sa tête, une petite voix lui disait que rien ne serait simple, qu'elle n'aura pas aussi facilement sa fin heureuse.
« Ma chérie, quoique tu penses, quoique l'on t'ait dis : je t'aime et je n'ai jamais voulu que ton bonheur. Si tu me suis, tu récupéreras tout ce que tu as perdu. »
« … »
Sentant sa fille flancher, Cora s'adoucit un peu plus, ce qui était plus qu'inhabituel pour elle, et s'avança vers elle « Je te promets toutes les choses que tu souhaitais, et bien plus encore. Tu n'auras plus peur de perdre qui que se soit. Henry te reviendra et t'aimera comme jamais, tu seras heureuse … »
« Henry aime Emma … C'est sa mère. »
« Mais nous pourrons lui montrer où est son intérêt … »
Regina se rappela alors sa manœuvre pour ramener de force Henry à elle, juste après la disparation de Snow et Emma. Elle avait, alors, agis comme sa mère l'aurait fais et le résultat fut plus que probant : au contraire d'elle, il avait refusé la facilité que la magie pouvait lui apporter, et c'est pour cela qu'elle avait définitivement décidé de ne plus se comporter comme sa mère … Et depuis cela, Henry lui revenait petit à petit, avec du temps, de la patience, mais il lui revenait. Si elle décidait aujourd'hui de retourner à la facilité, elle prenait le risque de le perdre définitivement.
Alors, lentement, elle regagna son visage fermé et sévère que pouvait arborer La reine « Tu n'as pas idée de ce qui compte pour moi, et encore moins comment l'obtenir. Tout ce que tu as obtenu, tu l'as eu à coup de sorts plus vicieux les uns que les autres. Tu n'as jamais pensé qu'à toi et ton bien-être. Tu ne sais rien de moi tu prétends être ma mère mais tu n'en as absolument pas l'étoffe. Mon but ? Etre une meilleure mère que tu ne l'auras jamais été ! »
La hargne et la ferveur qu'elle utilisa dans chaque mot frappa Cora en pleine face elle ne s'imaginait pas que sa fille puisse un jour se rebeller de la sorte : elle était blessée … Blessée, mais surtout vexée qu'elle puisse lui répondre sans ciller, sans même reculer. Sa file avait changé … Peut-être arrivait-elle trop tard … Sentant qu'elle lui échappait, Cora joua sa dernière carte « Crois-tu vraiment t'en sortir ainsi ? Que les choses seront meilleures ? Dis-moi Regina … Parle-moi de ton avenir : penses-tu vraiment retourner aux pays enchanté sans que le peuple ne te condamne pour ce que tu as fais ? Tu seras enfermée dans une geôle avec l'impossibilité de voir ton fils qui t'oubliera quand il sera dans les bras de sa véritable mère. Et si tu restes ici, crois-tu qu'il préférera vivre avec toi ou avec sa vraie mère, celle qui est du bon coté ? Parce que tu auras beau faire tout ce que tu peux, tu ne seras jamais du coté des bons, Regina. Tu seras encore et toujours la méchante reine. Et les gens ne retiendront de toi non pas la seule et unique fois où tu as fais le bien, mais les nombreuses fois où tu as fais le Mal … »
« Peut-être, et je ne peux le renier. Mais les gens changent. »
« Regina, tu seras toujours ma fille, c'est une vérité, mais tu ne seras jamais la mère d'Henry. Il ne t'aime pas et ce que tu penses être de l'amour n'est rien qu'une mauvaise interprétation : tu passeras toujours après … »
« … »
« L'amour est une faiblesse, je te l'ai toujours dis. »
« Là encore, tu te trompes. Et je me suis trompée aussi, pendant des années. »
« Ah oui ? Et que t'a apporté l'amour dis-moi ? Ton père ? Un lâche qui préférait s'écraser. Ton Daniel ? Il n'était rien. Ton fils ? Il t'a abandonné pour une autre … Une force ? Vraiment ? » elle finit sa tirade par un rire sarcastique qui fit frissonner Regina.
« Ma … Ma fille … Comment … »
« Comment je l'ai connu ? Ce fut un pur hasard. »
Comme à son habitude, la Reine de Cœur faisait le tour de sa cour à midi tapante avant de s'adonner à son sport favori une bonne partie de l'après-midi : le croquet.
Alors, elle arpenta les terres du royaume qu'elle fit sien des années auparavant pour finir, comme à son habitude par son labyrinthe qu'elle avait forgé elle-même, en y plaçant son coffre à cœurs qu'elle seule pouvait situer. Bien sur, elle avait eu vent de la visite de sa fille qui lui avait pris un coffret … Mais cette audace n'avait été réparée que par al capture de Jefferson.
Et après que ce dernier ait définitivement perdu l'esprit et fut donc inutile, elle le renvoya vagabonder aux pays des merveilles, sachant pertinemment qu'il ne pourrait en sortir tant que quelqu'un n'y entrerait pas.
Elle l'avait d'ailleurs pratiquement oublié quand elle entra dans son labyrinthe elle avait aussi oublié que le miroir était toujours actif. Et quand elle arriva à son coffre, elle eut la surprise de trouver la porte ouverte. Sa fille oserait-elle revenir pour la voler encore ?
« Qui va-là ! » dit-elle en ouvrant avec fracas les portes … Et ce qu'elle vit la stupéfia : une petite fille, d'une dizaine d'années était assise en tailleur, mangeant calmement. A l'arrivée de la reine, elle se releva avec précipitation « Je … Je suis désolée, je ne savais pas … »
« Qui es-tu ? »
« Je … Je m'appelle Alice. »
« Alice ? Je connais tous mes sujets, et je ne t'ai encore jamais vu ici … »
« Je ne sais plus depuis combien de temps je suis ici, j'ai perdu le compte … Mais c'était un accident et maintenant je suis coincée ici. Si je n'avais pas traversé ce maudit miroir et rencontré cet homme, je … »
« Un miroir dis-tu ? »
« Oui. »
« Et un homme ? »
« Jefferson … Il m'a dit qu'il s'appelait Jefferson. »
Cora se figea alors à l'entente de ce nom « Ou est-il ? »
« Il est parti … Il m'a abandonné ici. Je crois qu'il a bloqué le miroir parce que je n'arrive plus à le traverser … »
« Ne sais-tu pas alors ? »
« Quoi ? »
« Il y a une règle simple : 1 entre, 1 sort. »
« Je … Je ne comprends pas … »
« Un traverse le miroir pour venir, il ne peut y en avoir qu'un seul qui ressort. Ce Jefferson a été piégé par ma fille. Ils étaient venus à 2, mais elle est repartie avec un autre, le coinçant ici. Il semblerait que tu ais été sa clé pour sortir d'ici. »
« Il … Il a pris ma place ? »
« Il faut croire. Il a surement traversé le miroir à ta place, te coinçant, à ton tour, ici. Et tant que personne ne retraverse le miroir, tu demeureras ici, chez moi. »
« Mais … mes parents … »
Cora s'approcha de l'enfant et la regarda plus en détail : ses traits lui semblaient familiers : ses cheveux, ses yeux … Il lui semblait que cette petite ressemblait à sa propre fille enfant. « Qui sont tes parents ? »
« De modestes fermiers dans les bois. »
« Rien d'autres ? »
« Oh et bien … Ma mère a travaillé au service de la reine pendant un temps avant que celle-ci ne la congédie. »
Cora tiqua au mon « reine » mais n'en laissa rien paraitre « Bien … Et où vis-tu ? »
« Je ne savais pas où aller alors … Quand j'ai vu que Jefferson était parti, j'ai repris la petit chaumière. »
« Viens avec moi, je t'offrirais un toit bien plus confortable qu'une simple mansarde. Tu pourras manger à ta faim et boire à ta soif. »
« Vraiment ? Et vous m'aiderez à rentrer chez moi ? »
« Je vais faire bien plus que ça ma chère … »
Et de son sourire carnassier, elle guida la petite en dehors du labyrinthe et l'emmena dans son château. Le soir venu, alors que la petite avait trouvé le sommeil, Cora la visita et lui coupa une mèche de cheveux.
Dans son caveau, dont personne n'avait accès si ce n'était elle, qui abritait un vrai laboratoire, elle déposa la mèche de cheveux dans une fiole. Et après plusieurs manipulations, et à défaut d'avoir sous la main son grimoire, il y eut une étrange lumière et une fumée qui émanèrent de la fiole qui firent naitre un sourire acide sur le visage de la femme. « Et bien voilà un revirement intéressant … »
Elle en avait à présent la confirmation : la petite fille qui dormait à présent dans une de ses chambres d'hôte était sa petite-fille, la fille de Regina et du roi … Une princesse. Les perceptives alléchantes de cette situation amusèrent Cora : elle y voyait là un signe d'une certaine revanche. Elle pourrait manipuler à sa guise cet enfant, comme elle avait échoué avec sa propre fille.
Et les jours passèrent, et l'emprise de Cora sur l'enfant ne cessait de grandir. Elle avait eu le temps de bourrer le crane de la petite d'idées plus affolantes les unes que les autres : que c'était une méchante sorcière qui l'avait envoyé ici et que Jefferson était son complice.
De jours en jours, de mois en mois, Alice nourrit une rancœur et une haine à cette sorcière, cette Regina, qui s'avérait être sa vraie mère mais qui l'avait lâchement abandonné …
Puis, le jour où ce Hook avait mis les pieds dans le royaume, les choses changèrent … Et tout s'accéléra. Elle ne se souvenait plus depuis combien de temps elle avait été coincée au pas des merveilles mais la perspective de revoir ses parents était bien plus forte. Mais la découverte du corps de son père avant de quitter le royaume la plongea dans une colère qui se transforma en vendetta quand Cora lui affirma que sa mère adoptive avait elle aussi été tuée des mains de la sorcière.
« Tu l'as monté contre moi ? » lâcha faiblement Regina « Mais pourquoi ? »
« Tu m'as éloigné de toi sciemment et tu pensais que je ne ferais rien en retour pour te punir d'une telle insolence. S'il n'y avait pas eu Alice, j'aurais trouvé un autre moyen. Tu vois ma chérie, quand tu décides quelque chose, il ne faut pas le faire à moitié. Si tu m'avais tué, si tu en avais eu le cran, tu ne récolterais pas aujourd'hui, les fruits de ta faiblesse. »
« Tu as toujours voulu manipuler les gens … Mais quand comprendras-tu que ça ne te mèneras nulle part. »
« Ma chérie … Tu es si attendrissante. » dit-elle en lui caressant le visage doucement, avant d'empoigner vivement son menton dans un geste sec « Mais si prévisible. »
Et alors que la tension était à son comble, Hook fit son apparition « Excusez-moi d'interrompre ces chaleureuses retrouvailles ?! »
Cora lâcha sa prise sur Regina et rejoignit le pirate « Qui y-a-t-il ? »
« Non pas que je m'ennuis mais j'aimerais vraiment savoir ce que nous faisons maintenant. »
« Du calme fougueux pirate. Chaque chose en son temps. »
« Il y en a, malgré tout, qui ne peuvent pas attendre. »
« Je vois ça … » dit-elle en passant son pouce sur la lèvre tuméfiée par Gold quelques temps plus tôt « mais avant de commencer quoique se soit, j'ai besoin d'une chose cruciale. »
« Laquelle ? »
Elle se tourna vers Regina alors « Mon grimoire. »
TBC
