Bonjour mes petits !

Commenz-vous ?

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A présent, la suite avec la partie "Regina VS Jefferson" ^^ ENJOY !


« Jefferson ? » Regina regarda en face d'elle et, effectivement, Jefferson passait en voiture avec, à ses cotés, Paige. « Oui, et bien qui y a-t-il ? Comment le connais-tu ? »

« Il … C'est lui … C'est à cause de lui … » Regina vit alors une discrète larme se former au coin de son œil. »

« Alice ? Que t-a-il fait ? »

Elle la fixa alors et, d'un air presque désespéré, lui lança « C'est lui qui m'a coincé au pays des merveilles. »

Le sang de Regina ne fit qu'un tour. Mâchoire crispée, elle démarra en trombe, suivant la voiture du jeune homme. Elle se gara à cheval sur le trottoir et sortit d'un pas rapide et décidé, suivit un peu plus loin par Alice.

Et quand elle frappa vigoureusement à la porte, sa colère s'évapora à l'instant où ce fut Paige qui ouvrit la porte « Oui ? Oh … Votre Majesté ? »

« Je … Ou est ton père ? »

Elle fronça les sourcils et fit 2 pas en arrière en criant « Papaaaaaaa ! »

Quand Jefferson se pointa juste derrière sa fille, posant ses mains protectrices sur ses épaules, il faut surpris de voir Reine « Que fait la reine en ces lieux modestes ? »

« Je viens quémander quelques explications ! »

« Mais de quoi … » Il n'eut pas le temps de finir que Regina entra de force, pointant son doigt sur lui de façon plus que menaçante « Comment avez-vous pu faire ça à une enfant ! Si jeune, si fragile et seule, comment avez-vous osé ? »

« Regina, je ne vois pas de quoi vous voulez parler … »

Pour toute réponse, Regina se mit légèrement de coté et laissa passer Alice, l'air penaud. « Toi mais … Je te reconnais … » murmura-t-il avant qu'un flash ne lui traverse l'esprit : la petite fille du pays des merveilles ! Celle qui lui avait permis de sortir de là !

« Oui Jefferson, vous la reconnaissez ?! Je vous suggère de dire à votre fille qu'elle s'éloigne d'ici avant qu'elle n'entende quel père vous êtes, quel homme vous avait été. »

Jefferson se tourna vers sa fille et d'un air suppliant « Chérie, va dans ta chambre. »

« Mais papa … »

« Va finir tes devoirs, je t'en prie fais ce que je dis. »

Obéissante, la petite obtempéra non sans un regard inquiet vers l'assistance. Et quand elle ne fut plus à porté de vue, Regina envoya Jefferson valser contre un mur, le collant à celui-ci à plus d'un mètre de hauteur.

« Je vais vous le faire payer ! »

« Regina calmez-vous ! »

« Vous avez envoyé ma fille loin des siens, sans famille, sans parents ! »

« Votre … Votre fille ? Je ne comprends pas. »

« Elle était seule et désemparée vous avez profité de sa crédulité ! »

« Ca sonne familier non ?! » dit-il dans un air goguenard

Regina comprit alors ce qu'il sous-entendait : elle aussi avait agis égoïstement en coinçant Jefferson au pays des merveilles à la place de son père, l'éloignant à jamais de sa fille. Elle relâcha alors sa prise et Jefferson glissa lentement contre le mur jusqu'à ce que ses pieds touchent de nouveau le sol.

« Vous m'avez coincé là-bas votre majesté, vous vous êtes servi de moi. Je suis resté jusqu'à en perdre le fil du temps, jusqu'à en perdre la raison … Je ne savais même plus qui j'étais, trop accaparé à vouloir refaire un chapeau. La reine de cœur me mettait sans cesse la pression … »

« Comment avez-vous fais ? » demanda-t-elle non pas par curiosité morbide mais pour plutôt pour essayer de comprendre son geste « Elle dit avoir été guidée par un lapin. »

« C'était un de mes derniers sorts. Au bout de je-ne-sais-combien de mois, n'arrivant pas à faire ce foutu chapeau, j'ai décidé de jouer le tout pour le tout et … de jouer ma dernière carte. »

« Comment avez-vous fais pour le terrier ? Et le lapin ? »

« Le terrier était … Une sorte de porte de secours, au cas ou j'égare mon chapeau ou qu'on me le vole. J'avais crée ce terrier qui avait la même fonction que mon chapeau : permettre de partir dans d'autres mondes. Quant au lapin … C'était un leurre, un sort qui devait conduire les plus curieux à entrer dans le terrier et le suivre pour traverser le miroir. »

Regina eut un mal fou à contenir sa rage et ses poings se serrèrent sur le col de Jefferson. « Vous l'avez drogué ! »

« Quand j'ai compris que c'était cette gamine qui avait passé le miroir … Je … Je n'ai pas eu le choix. »

« Pas eu le choix ? Pas eu le choix ? Mais ce n'était qu'une enfant ! Vous l'avez laissé seule là-bas, sans rien ni personne ! »

« Tout comme vous aviez laissé seule ma fille ! » hurla-t-il

Alice fronça les sourcils puis s'approcha doucement de Regina « Qu'est-ce qu'il veut dire ? Regina ? »

Mais devant le silence de la jeune femme qui fusillait toujours du regard Jefferson, c'est ce dernier qui lui répondit « Ta … mère m'a coincé au pays des merveilles, m'éloignant de ma fille qui était seule chez moi. Elle m'a attendu surement des jours, des semaines, des mois … Se demandant surement si je l'avais abandonné ou même si j'étais mort … J'étais ivre de rage que Regina m'ait eu de la sorte … Je l'avais aidé et en retour … »

Alice comprit peu à peu et posa sa main sur l'avant-bras de Regina et comme par magie, elle se calma, lâchant sa prise et décrispant ses mains du col de Jefferson.

« Je ne savais pas que c'était votre fille, je ne savais pas … Je voulais juste retrouver ma fille. Et quand elle est arrivée là, j'avais perdu presque tout espoir. Alors, je l'ai invité à boire un thé que j'avais agrémenté d'un somnifère fait maison … J'ai profité de sa somnolence pour prendre sa place et traverser le miroir avant elle. »

« Vous saviez que ça la laisserait seule … Comment avez-vous osé ? Vous n'avez pas eu la moindre once de remord ? »

« En avez-vous eu en me laissant moi aussi là-bas ? Je vous avais dis que ma fille m'attendait, mais vous … Vous êtes partie sans vous retourner. La reine de cœur m'a attrapé et torturé afin que je lui fasse un chapeau qui traversait les mondes. Mais au bout de plusieurs années, incapable d'en faire, elle a décidé de me chasser de son château, lasse d'attendre. En marge du royaume, je me suis construis une petite maison, et j'ai fomenté ce sort illusoire pour attraper le prochain curieux … Si j'avais su que ça sera une petite fille de l'âge de Grâce … »

« L'avez-vous retrouvé ? »

La voix cristalline d'Alice résonna dans ce brouhaha verbal et Jefferson fixa la petite fille alors « Non… Malheureusement non. Quand j'ai traversé le miroir, je me suis précipité chez moi, mais elle n'était plus là … J'ai cru qu'elle était morte ou qu'elle avait été enlevée … Mais finalement, il s'était avérée qu'elle avait été recueillie par une famille qui l'avait alors élevée comme leur propre fille. »

« Je suis désolée … »

Regina n'en revenait pas : Alice avait été coincée par cet homme des mois, des années durant et pourtant, elle était désolée pour lui …

« Mais finalement, c'était peut-être mieux ainsi … En sachant qu'elle n'était plus seule … »

« Mais vous étiez de nouveau seul … »

« Mais j'étais probablement plus heureux en sachant qu'elle ne m'attendait plus tristement. »

Alice sourit alors et repensa à ses parents qui, eux aussi, avaient du l'attendre des mois durant … « Vous … Avez-vous croisé un couple non loin du terrier quand vous en êtes sorti ? »

Jefferson réfléchit quelques secondes et répondit « Oui. J'ai croisé un homme, il m'a offert le gîte et le couvert avant que je ne reprenne ma route. Il semblait abattu. Il habitait une petite maison en toit de chaume. »

« Il … Il était triste ? »

« Il venait de perdre sa femme … »

Alice fronça les sourcils, comme une chape de plomb s'abattant sur ses épaules. Elle se sentit lourde, si lourde qu'elle avait l'impression que ses pieds s'enfonçaient dans le sol. « Maman … » murmura-t-elle alors

« Je ne comprends pas, tu viens de me dire que c'était ta fille. »

« Longue histoire. Tu dis qu'il pleurait sa femme ? »

« Cassandre, elle s'appelait Cassandre … Je m'en souviendrais car c'est le premier prénom que j'ai entendu en sortant de là-bas. »

Regina tiqua alors et regarda alors Alice : ses yeux étaient humides … « Que s'était-il passé ? »

« Je ne sais pas trop, il m'a juste dis qu'ils avaient perdu leur fille 2 ans auparavant je n'ai pas fais le rapprochement tout de suite, j'étais trop accaparé par le fait de retrouver au plus vite ma fille. Il m'a dis aussi qu'il venait de perdre sa femme à la suite d'une longue maladie contractée le dernier hiver. »

Alice tomba à genoux alors, imaginant la peine qu'avait du avoir son père pour affronter tout ça seul. Et sa mère qui ait du mourir avec l'idée de ne pas savoir ce qu'était devenue sa fille. Ne pas mourir l'esprit tranquille devait être une torture car, jusqu'à la fin, sa mère avait du penser à elle sans cesse …

Elle fondit alors en larmes et Regina tomba à ses cotés et l'enlaça doucement, posant sa tête sur celle d'Alice, son corps secoué de soubresauts compulsifs. « J'aurais du être là pour elle … Faire du feu, faire à manger, aider mon père … »

Bien sur, elle aurait pu en vouloir à ce Jefferson mais elle s'en voulait d'abord à elle-même d'avoir été si curieuse, de n'avoir pas écouté sa mère quand elle lui avait dit de ne pas s'éloigner ou encore d'avoir insisté pour aller chercher ces foutus champignons.

« Regina, si j'avais su … Si j'avais compris, je lui aurais expliqué mais … »

« Stop. » Regina retenait à peine ses larmes, mais il était hors de question qu'elle montre cette faiblesse face à lui. Elle se redressa alors, aidant Alice à faire de même, lui prit la main puis s'en alla. Et avant de quitter la demeure, elle se retourna vers Jefferson « Merci d'avoir répondu à nos questions. »

Ce dernier ne su quoi répondre si ce n'était de faire un signe de tête respectueux, sachant qu'il y avait beaucoup d'informations à ingurgiter.

De son coté, Regina comprit qu'elle n'était plus la même qu'avant : avant elle aurait probablement tué Jefferson pour ce qu'il avait fait à Alice, mais là, en sa présence, elle avait su se tempérer et contenir sa rage pour la transformer en présence rassurante et réconfortante pour Alice, car cette dernière en avait besoin.

Et une fois dans la voiture, le silence régna quelques minutes avant que Regina ne reprenne constance « J'ai une surprise pour toi ? »

« Ah oui ? » dit-elle en séchant ses larmes

« Oui. J'espère que tu aimeras. »

Alice cacha tant bien que mal sa tristesse, voyant bien que Regina faisait des efforts de son coté. Peut-être que, finalement, la présence de l'une et l'autre leur serait bénéfique à chacune.

Et en arrivant à la maison, Regina entraina directement Alice vers sa chambre « Fermes les yeux. »

Alice ne se fit pas prier et ferma les yeux pour s'en assurer, Regina lui mit les mains sur les yeux et la fit entrer dans la chambre. Après avoir compté jusqu'à 3, elle découvrit ses yeux et à ce moment-là, Alice ne pu que laisser un cri de stupéfaction sortir de sa bouche « Oh mon di… C'est magnifique ! C'est … Tout est pour moi ? »

« Bien sur. »

La chambre avait été vidé de ses anciens meubles et remplacés par ceux qu'avaient fait Marco une commode, une coiffeuse, une large armoire et un lit à baldaquin, tous de couleurs blanche et jaune pâle. Les poignés des tiroirs et des portes étaient en forme de papillons. Le miroir de la coiffeuse était ovale et orné de papillons tout autour.

Alice vagabonda de meuble en meuble, les yeux pétillants d'admiration.

« Ca te plait ? Bien sur, il reste encore les peintures à faire mais ça, nous pourrons nous mettre plus tard. »

« C'est magnifique. Je n'ai jamais eu de telles choses … »

Regina ne voulait en rien lui démontrer que les choses seraient mieux avec elle, mais elle voulait lui apporter des choses qu'elle pouvait lui apporter. « Il nous restera à agrémenter le tout de quelques décorations : jouets, peluches, linges. Nous pourrons déjà remplir ta commode et ton armoire des vêtements que nous avons achetés. »

« Je suis contente, merci. »

« Bien alors, disons que ce week-end, nous pourrons commencer les peintures, ok ? »

« Je n'ai jamais peins … »

« Moi non plus. Nous nous débrouillerons. »

« Monsieur Marco est venu les livrer ? »

« Oui. » Regina ne précisa pas qu'il avait réussi à débaucher quelques personnes dont Leroy et David. « Allez viens, tu vas me raconter ta journée à l'école devant un bon chocolat chaud. »


« Hey, me revoilà ! »

« David ! J'ai justement besoin de toi, viens m'aider ! »

David se rua dans la cuisine pour voir Snow en équilibre sur une chaise, les mains pleins de conserves … « Mais qu'est-ce que tu fais ?! »

« J'ai voulu essayer de ranger, mais j'ai voulu aller trop vite. »

« Je vois ça … Attends. »

Tel un chevalier servant venant au secours de sa princesse, il l'aida en quelques secondes. « Ah merci mon prince ! »

« Mais de rien. Je suis venu en aide à pas mal de monde aujourd'hui … Y compris Regina.»

« Regina ? »

« Marco voulait du monde pour lui livrer quelques meubles. »

« Et tu t'es proposé, chevalier servant que tu es … »

« Regina est ce qu'elle est, mais pour le coup, je faisais ça plus pour Alice, les meubles livrés lui étant destiné. »

« Ah oui ? »

« Oui, une chambre toute neuve, très belle. »

« Je suis contente pour cette petite, même si vivre avec Regina n'est surement pas un cadeau. »

« Henry y a survécu. D'accord, elle a été maladroite, mais elle a changé. »

« Tu penses vraiment ce que tu dis ? »

« Je l'espère en tout cas. Je me dis que chacune peut être bénéfique pour l'autre. »

« En parlant de nouvelle chambre … Ne penses-tu pas que nous sommes un peu à l'étroit maintenant à 4 ici ? »

« Tu voudrais déménager ? »

« Quelque chose de plus grand non ? »

Ils s'embrassèrent alors, et c'est à ce moment précis qu'Henry arriva dans la cuisine « Oh pardon, je ne voulais pas vous … »

« Oh c'est rien Henry, que veux-tu ? »

« Oh rien, j'ai entendu que vous parliez de Regina et d'Alice … »

« … »

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Rien Henry, tout va bien. Alors que veux-tu manger ce soir ? »

Le petit garçon avait largement entendu toute la conversation et le fait que Regina semblait s'investir dans sa toute nouvelle relation avec Alice en un sens il était content, mais pourtant, il avait un pincement au cœur …

« Ta mère ne va pas tarder, on va faire un copieux repas ! »

« Dis Henry, Alice était à l'école aujourd'hui non ? »

« Oui, comment tu sais ? »

« Regina me l'a dit. Alors, tu lui as un peu parlé ? Je suppose qu'elle ne connaissait que toi. »

« Oh, elle était assez … solitaire … »

Snow fronça les sourcils, comprenant qu'il n'avait pas vraiment d'être expansif sur le sujet « Bon ! Allez, direction les fourneaux ! »


Assises dans le canapé, Regina s'attelait à faire rattraper à Alice quelques lacunes culturelles : elles avaient tacitement décidé de regarder chaque soir après le repas un DVD des plus grands classiques pour enfant.

« … Charlie et la Chocolaterie ? »

« I versions distinctes : celle de Mel Stuart de Mel Stuart de 1971, et celle, plus récente de Burton de 2005. Je n'ai que celle de Stuart, mais si tu le souhaites, je pourrais trouver la version récente pour comparer. »

« Avec plaisir. Rien que le nom du film est alléchant. »

« Généralement avec Henry, nous mangions des tas de sucreries … » dit-elle avec nostalgie « Mais nous venons de diner alors … »

Elle mit le DVD dans le lecteur et pendant les bandes annonces, elle entama le dialogue sur le sujet qu'aurait souhaité éviter Alice « Alors ton premier jour d'école ? »

« J'ai détesté. » dit-elle simplement, les yeux fixés sur l'écran

« Vraiment ? Mais pourquoi ? Ca c'est mal passé avec Miss Blanchard ? Avec les autres élèves ? »

« Non, miss Blanchard a été très gentille. Les autres ne me parlaient que de toi comme une méchante sorcière. Ils disaient que je devais certainement faire de la magie noire aussi … »

« Je vais parler à Miss Blanc… »

« Non. Je ne préfère pas. J'aimerais juste ne pas y retourner demain. »

« Non sens. On affronte ses peurs, on ne les fuit pas, c'est le seul moyen d'avancer dans la vie. »

« Mais savoir que les affronter ne changera rien est du bon sens. »

Regina était étonnée de voir à quel point Alice était intelligente et machiavéliquement logique. Elle restait parfois sans voix devant la répartie cinglante de la petite.

« Mais comment le savoir si, au bout d'une seule fois, tu baisses les bras. Tu devrais leur laisser une chance de te connaitre … Ils verront à quel point tu es formidable. »

« Pourquoi laisserais-je une chance à des personnes qui, eux, ne t'en ont pas laissé ? »

« Ce n'est pas pareil pour moi. J'ai fais des actes répréhensibles qui ont eu des répercussions sur tous les habitants. Je m'en rends compte maintenant, mais ça n'a pas toujours été le cas. J'ai souvent été aveuglée par la haine et la vengeance. »

« Mais pas aujourd'hui. »

« Comment ça ? »

« Avec Jefferson. Tu aurais pu le tuer, mais tu n'as rien fais. Tu as gardé ton calme, et je t'en remercie … » dit-elle dans un sourire qui s'estompa bien vite.

« Que se passe-t-il ? »

« Je pense à mes parents … Je n'imagine même pas la tristesse qu'ils ont du ressentir durant mon absence. Je m'en veux tellement d'avoir été si curieuse. Si j'avais écouté ma mère, jamais je ne me serais éloignée, jamais je n'aurais suivi ce lapin de malheur, et jamais je n'aurais été coincée au pays des merveilles. »

« On ne peut revenir sur ce qui s'est passé, il faut vivre avec nos actions antérieures. »

« Je sais … Mais savoir que ma maman est morte en restant dans l'ignorance. Elle a du se demander jusqu'à la fin pourquoi j'avais disparu … »

« Moi je pense qu'elle te savait toujours en vie quelque part. Alice, je vais te dire quelque chose que je ne comprends que maintenant. »

« ? »

Nous étions la veille du grand changement … Snow avait été réveillée par Charmant, le mariage avait été des plus somptueux. Regina avait été déchue de ses droits de reine et bannie comme la dernière des dernières par le couple royal.

Fomentant en silence son plan machiavélique, elle garda pourtant quelques habitudes comme ces balades à cheval.

Et c'est lors d'une de ces balades équestres que Regina retrouva son ancienne dame de compagnie, celle qu'elle avait congédié quelques temps après la perte de son enfant.

Quand elle la reconnut parmi la foule, elle fit fi du danger de marcher parmi le peuple et descendit de son destrier. « Cassandre ? »

« Majesté ! Je suis heureuse de vous voir ! »

« Tu sembles bien amaigrie et pâle mon amie … »

« Les temps sont durs vous savez, les récoltes ne sont plus aussi florissantes qu'avant. Mon mari travaille dur mais … »

« Tiens, prends ceci. » Regina sortit d'une petite bourse, quelques joyaux récemment trouvés dans la mine par quelques nains miniers.

« Oh ma reine, je ne veux pas de votre charité. »

« Ce n'est pas de la charité, mais de l'amitié. »

« Ma reine … J'ai appris pour le roi votre mari, toutes mes condoléances. »

« Oui … C'est bien triste. » feint-elle

« J'ai … J'ai moi-même perdu un être cher, ma fille. »

« Votre fille ? Mais que s'est-il passé ? »

« Elle a disparu voilà près de 2 ans … »

« Cassandre … »

« Oh ne soyez pas désolée ma reine, je suis intimement convaincue qu'elle est encore vivante quelque part, je le sens. »

« Je vous envie ma chère … De pouvoir encore avoir de l'espoir. »

« Il en faut. Je ne vis que dans l'espoir de la revoir un jour, car je sais qu'elle est là, près de moi. Je ne sais ce qui la retient, mais je le sens au fond de moi, elle est là. »

« Je l'espère pour vous. Mais bientôt les choses changeront ma douce Cassandre, et vous n'aurez plus à vous soucier de la disparition d'êtres chers. »

« Comment ça ? »

« C'est en vous voyant que je comprends que l'amour, et les sentiments qui y sont relatifs, sont plus que jamais une faiblesse. »

« Oh non ma reine, vous vous trompez. L'amour est vecteur d'espoir, de courage. Je soulèverais des montagnes pour retrouver ma fille, si ma santé ne me faisait pas défaut. »

« Tu es bien bonne ma Cassandre, tu l'as toujours été envers moi, même encore maintenant, tu persistes à m'appeler par mon ancien titre royal là où d'autres ne m'appellent plus que « sorcière ».

« Car je vois quelle femme vous êtes réellement et que la vie ne vous a pas épargné … Je le sais mieux que personne, malheureusement. »

Regina pensa un instant à la douloureuse épreuve qu'elle avait du traverser quelques années auparavant dont Cassandre fut l'unique témoin. « Oui et bien … Les choses sont ainsi, et maintenant elles vont radicalement changer ! Je te réserve une place de choix dans ce nouvel avenir. »

Cassandre ne comprit pas réellement ces propos mais lui sourit poliment en lui faisant une révérence, que lui rendit Regina avec tout autant de respect. Et alors qu'elle remonta sur son destrier « Votre majesté, j'aurais tellement aimé vous rendre justice en élevant cette enfant. J'ai échoué, je ne mérite ni votre amitié, ni votre compassion. »

Evidemment Regina n'entendit que partiellement ses paroles « Pardon ma chère ? »

« Je disais … Bonne chance majesté. »

Ce fut ces derniers mots avant que ne disparaisse Cassandre quelques semaines plus tard et que le sort ne soit lancé quelques jours après.

Aujourd'hui, Regina comprenait mieux les paroles de Cassandre, et comprenait aisément le malaise et l'échec qu'elle avait pu ressentir vis-à-vis d'elle au sujet d'Alice.

Pour je ne sais quelle raison, Cassandre avait pris Alice à sa naissance et l'avait élevée mais à sa disparition, elle avait ressenti un échec. Elle avait fais confiance à Cassandre et cette dernière lui avait « volé » son bébé, mais pour quelle raison ? Cette part obscure de l'histoire resterait probablement inconnue un moment encore, mais peu importait pour Regina : aujourd'hui, elle avait retrouvé Alice et comptait bien apprendre à la connaitre et à réapprendre son rôle de mère auprès d'elle.

« Tu penses que je l'ai déçue ? »

« Oh non crois-moi, quand ta mère parlait de toi, même après ta disparition, ses yeux pétillaient d'amour et d'admiration. A l'époque, je ne voyais pas cela comme de l'amour mais comme la plus grande faiblesse possible. Je me trompais … Comme bien souvent à cette époque. »

« Toi aussi tu dois affronter tes peurs n'est-ce pas ? Apprendre à aimer de nouveau, apprendre à faire confiance aux gens … »

« Je ne sais pas très bien aimer. On ne m'a jamais réellement appris. »

« Je … Je veux bien t'apprendre. »

« Ah oui ? » dit-elle mi amusée, mi attendrie

« En échange, j'aimerais que tu m'apprennes aussi à affronter les autres. »

« Deal. » dit-elle en lui serrant la main avant de débuter le film.

Le soir venu, Alice se fit une joie de dormir pour la première fois dans son lit à elle. Bien sur, la chambre n'était pas encore finie, loin de là, mais ce qu'elle entrevoyait lui plaisait déjà beaucoup.

« Bonne nuit Alice … »

« Bonne nuit. Regina ? »

« Hm ? »

« Est-ce que … Ca t'embête si je ne t'appelle pas maman ? Je veux dire, c'est difficile encore pour mo… »

« Non, je préfère que tu prennes ton temps et quand tu penseras que le moment est venu, alors … Je serais heureuse de l'entendre. Je ne veux pas te forcer, j'ai compris qu'on ne peut forcer les gens à aimer ou faire quelque chose qu'ils n'ont pas envie de faire ou dire sans les faire souffrir. Et la dernière chose que je souhaite, c'est te faire souffrir. Alors … Pour l'instant, Regina conviendra parfaitement. » lui assura-t-elle dans un sourire

Alice lui sourit alors en retour et lui tendit les bras pour lui faire un câlin, rituel nocturne qu'elles avaient implicitement instauré toutes les 2.

Les choses allaient changer, Regina le sentait. Et si sa rédemption devait passer par les yeux et le sourire d'Alice, alors elle s'ingénierait à changer pour elle, pour elles.

TBC