Ok ok, je dois vous présenter mes excuses pour 2 choses ...
La première, désolée de ne pas avoir posté ce WE, mais j'étais au Paris Manga, un tantinet occupée !
La seconde est que je vous avais promis sur SQ en deuxième partie d'histoire et je me rends compte que les chapitres défilent et qu'il tarde à venir ... Jusqu'à maintenant !
Car oui, ce chapitre-ci marque ENFIN le début du SwanQueen \o/
J'espère que vous m'excuserez de la longueur, j'ai toujours tendance à tartiner mais j'aime pas passer à la va-vite sur les persos et les situations. Je vous laisse donc alors avec ce chapitre !
ENJOY
La semaine passa à une vitesse somme toute relative pour Regina et Alice : Alice l'avait trouvé extrêmement longue, les heures à l'école n'aidant pas vraiment, tandis que Regina, affairée à acheter tout ce dont elles avaient besoin pour la chambre de la petite, ne l'avait pas vu passer !
Tous les soirs après l'école, elles avaient pris l'habitude d'aller faire du shopping : décos, vêtements, jouets elles remplissaient petit à petit la future chambre de la petite.
Et le vendredi soir, alors qu'elles revenaient chez elles, Regina lui fit une dernière surprise « Ferme les yeux. » Alice s'exécuta et quand Regina lui demanda de les rouvrir, ses yeux se posèrent sur un bidon que tenait Regina dans la main droite et 2 pinceaux dans la main gauche.
« Qu'est-ce que … »
« De la peinture. Pour faire les murs de ta chambre, comme promis, dès demain. »
« Merci ! Mais je n'en ais jamais fais … »
« Je t'apprendrais. »
Leurs liens s'étaient consolidés au fil des jours, au plus grand plaisir de Regina qui entrevoyait le rôle de mère d'une nouvelle façon, elle qui n'avait jamais eu vraiment ce rôle avec Henry, trop occupée à tenir la ville d'une main de fer, tandis que son fils s'éloignait d'elle de jour en jour.
Mais Alice avait cette volonté d'en savoir toujours plus : notre monde moderne la fascinait autant qu'elle l'intriguait. Regina était heureuse de jouer ce rôle de professeur de temps à autre.
Cet après-midi encore ne dérogeait pas à la règle : c'était atelier pâtisserie pour Regina et Alice. Ainsi, Alice réalisait, sous l'œil protecteur et admiratif de Regina, ses premiers cupcakes chocolat orange.
« Ils sont magnifiques ! » Et alors que Regina s'apprêtait à en manger un, Alice lui tapota sur la main d'une cuillère en bois « Nuh nuh pour demain ! »
« Ah oui ? » lança-t-elle amusée
« Oui. »
« Nous verrons ça … »
« Oh mais c'est tout vu ! »
Et alors que Regina s'avança d'un air faussement menaçant vers Alice, cette dernière, par mégarde posa sa main sur une cuillère à soupe remplie de farine, qui gicla directement sur la chemise noire de Regina. Cette dernière lâcha un hoquet de surprise mais devant le rire non retenu d'Alice, elle attrapa une pleine poignée de farine qu'elle lui lança en pleine figure.
Et en quelques secondes, une bataille de farine s'engagea dans la cuisine. Alice protégea tant bien que mal ses cupcakes tandis que Regina, pour la première fois, se fichait bien de l'état final de sa cuisine.
Quand enfin la farine fut entièrement passée dans les cheveux et les vêtements d'Alice et Regina, ainsi que sur le sol de la cuisine, le combat se termina sur une victoire à égalité de Regina et Alice.
Jamais Regina n'avait rit aux éclats de la sorte. Dieu qu'il était bon et agréable de se laisser aller de la sorte, sans se soucier des conséquences que seulement l'instant présent et le plaisir que l'on en retirait.
La sonnette d'entrée scella définitivement la bataille. « Je vais ouvrir. » chanta Alice, tandis que Regina entreprit de nettoyer la cuisine.
Et quand Alice ouvrit la porte d'entrée, elle perdit son sourire. Devant elle, Henry tout sourire … Qu'il perdit quand il sentit l'accueil froid de la petite fille « Oui ? »
« Je … Je venais récupérer un livre d'Histoire pou l'école. Euh … Qu'est-ce que tu as sur le visage ? »
« … »
« Euh je peux entrer ? »
Alice savait qu'elle avait travaillé dur pour que Regina ne pleure plus le soir. Cela faisait déjà 3 soirs qu'elle n'entendait plus ses sanglots au travers de la cloison séparant leur chambre. A force de gentillesse, de moments tendres à partager des films, des histoires, Regina avait retrouvé le sourire sans presque plus évoquer Henry.
Et à présent, ce dernier se pointait là comme une fleur encore une fois il n'était pas venu pour voir sa mère, mais simplement récupérer des affaires. Il était hors de question qu'il anéantisse tout le travail qu'elle s'était évertuée à faire durant cette semaine.
« Non, désolée, nous sommes occupées. »
« Ah euh, mais je veux juste … »
« Désolée, tu repasseras plus tard. » Puis elle referma la porte sans lui laisser le temps ou même l'occasion de répliquer.
« Qui était-ce ? » entendit-elle de la cuisine
« Personne. » répondit-elle en la rejoignant pour l'aider à tout nettoyer
Henry attendit quelques secondes puis fit demi-tour, totalement déboussolé. Et, au niveau du portillon, il se retourna et aperçut au travers de la fenêtre de la cuisine, Regina et Alice semblant rire ensemble. Il ne se souvenait pas avoir vu Regina rire de la sorte, en tout cas, pas en sa présence. Un léger pincement au cœur l'envahit.
Emma avait eu une rude journée. La seule chose qu'elle souhaitait était de rentrer, retrouver son fils, prendre un bain bouillant, squatter le canapé en mangeant des choses culinairement peur recommandables et s'endormir en pensant qu'elle allait passer ce week-end en compagnie de son fils.
Et lorsqu'elle ouvrit la porte d'entrée, elle retrouva Henry dans le canapé en train de regarder un dessin animé « Hey gamin comment va ? »
« Hm hm … » marmonna-t-il sans détacher son regard de l'écran. Emma laissa nonchalamment sa veste et son sac sur une des chaises avant d'ébouriffer les cheveux de son fils « Quoi de neuf ? L'école ? »
« Ca va … » dit-il sans grand effort ni grande envie.
« Bon, je vais prendre un bain. Snow et David ? »
« Ils sont montés … »
Pas un instant Henry n'avait décroché son regard de la télé, mais Emma, trop fatiguée, ne remarqua même pas la déception qui semblait se lire sur son visage. Emma monta d'un pas lourd et se déshabilla dans sa chambre, s'enroulant dans une serviette avant de se diriger vers la salle de bain.
Et quand elle ouvrit, sans ménagement la porte, elle tomba sur un spectacle plus que déconcertant pour un enfant envers ses parents : David et Snow, nus, enlacés dans la baignoire pleine de mousse. « OH MON DI… ! » Emma pétrifiée durant quelques secondes, ne su plus quoi faire et où regarder tandis que David, maladroitement, essaya d'attraper une serviette. Glissant de la baignoire, il se retrouva nu comme un vers sur le carrelage alors que Snow se cacha avec la mousse « Emma ! »
« Je … Je vais … Oh merde … » Elle recula et ferma vivement la porte. « Qu'est-ce qui se passe ? » Henry, en entendant les cris, était monté à l'étage « Rien, rien … Je … Euh retourne en bas, j'arrive. »
« Tu prends plus de bain ? »
« Euh non pas là non … D'ailleurs, je ne pense plus remettre un pied dans cette baignoire. »
« Huh ?! »
« Laisse tomber va … »dit-elle en retournant dans sa chambre.
Le soir venu, autour du repas, la tension semblait palpable. Emma essayait tant bien que mal d'éviter le regard de ses parents tandis qu'eux n'avaient plus aucun geste tendre l'un envers l'autre, trop honteux.
Et quand Henry monta pour se coucher et qu'Emma redescendit après l'avoir bordé, Snow et David étaient assis dans le canapé, prêts à avoir la fameuse discussion parents-enfant qu'ils ne pensaient plus avoir avec une fille de 28 ans. Emma s'assit sur la table basse, en face d'eux, et après un long moment de silence gênant, c'est Emma qui le brisa.
« Bon, je crois … Il faut que les choses changent. »
« Promis dès demain j'installerais ce fichu verrou. »
« Tu vois, je t'avais dis de le faire ! »
« Mais je n'ai pas eu le temps vois-tu, je bosse moi. »
« Ah et pas moi peut-être ?! »
« C'est pas ce que j'ai voulu dire. »
« J'aimerais bien savoir ce que tu as voulu dire alors ? »
« Hey hey STOP ! » Le couple cessa toute dispute devant une Emma passablement fatiguée et énervée « On va partir. »
« Qu… Quoi ? »
« Mais Emma … »
« J'y pensais depuis un moment déjà. On se marche dessus ici, c'est trop petit pour 4 personnes. »
« Mais Emma … On pensait justement déménager. »
« Non écoutez … Ne le prenez pas mal mais … J'ai 28 ans, presque 29. J'ai un fils de 10 ans et … Je crois qu'on a besoin de se retrouver tous les 2. »
« Et nous alors ? Nous aussi on aimerait bien se retrouver avec notre fille ! »
« Doucement Snow … »
« Quoi ? Ca te déplait tant que ça ? »
« Bien sur que non. Et même si je commence à me faire à l'idée que vous êtes mes parents, voir ces derniers s'envoyer en l'air dans une baignoire, c'est pas ce que j'appellerais … resserrer les liens. »
« … »
« Ecoutez, je vous apprécie beaucoup mais j'ai aussi besoin de mon espace. J'ai toujours été une solitaire. Avoir des colocataires est déjà une gageure pour moi, si en plus se sont mes parents … »
« Je comprends. »
« David ! »
« Quoi ? Mets-toi à sa place. »
« Je … Mais je ne veux pas qu'on se sépare … »
« Mais je reste à Storybrooke. Je vais juste chercher quelque chose d'autre pour Henry et moi, c'est tout. Nous nous verrons aussi souvent que nous le souhaitons. Avouons-le, nous avons tous besoin de reconstruire quelque chose : Henry et moi ont a besoin de créer des liens, et vous deux. Il est clair que vous avez besoin de combler votre longue séparation … » grimaça-t-elle alors que David et Snow, penauds, rentrèrent leur tête dans leurs épaules.
« Sérieusement, dites-moi que c'était la première fois dans la baignoire ? »
« Bien sur ! »
« Evidemment ! »
« Mouais… Bon, demain j'en parlerais à Henry. »
« Quoi si tôt ? »
« A quoi ça servirait d'attendre si c'est pour tomber sur vous en train d'essayer la 23ième position du Kama Sutra … »
« Emma ! »
Emma explosa de rire. Même si la fatigue et la frustration était là, tous 3 explosèrent de rire et la soirée se clôtura ainsi.
« Alors, pas quoi on commence ? »
Pour l'occasion, elles avaient revêtu un pantalon de jogging et un Tshirt, pinceau en main et peinture prête à être étalée sur les murs. « On va commencer par le blanc au dessus et sous la frise, nous mettrons du jaune, ok ? »
« Oui ça me parait pas mal. »
Elles prirent alors leur pinceau, le trempa dans la peinture et commencèrent à colorer les murs pour le plus grand ravissement de l'une et l'autre.
Et la journée du samedi fut sous le signe de la peinture. Une fois finie, la frise montée, la peinture en train de sécher, le sol débâché et les meubles prêts à être installés, ainsi que les multiples objets et jouets de décoration, elles prirent un moment de repos, assises à même le sol, trinquant avec un cidre léger aromatisé à la framboise, fait maison.
Alice était heureuse : cette chambre était la plus belle qu'elle n'ait jamais vue. Bien plus grande que celle qu'elle avait dans sa maison en toit de chaume, mais le comparatif s'arrêtait là, elle savait très bien que Regina ne voulait en aucun cas lui en mettre plein les yeux, mais simplement lui offrir le meilleur.
« Alors l'école cette semaine ? »
« Tu tiens vraiment à briser ce moment génial en parlant de ça ? »
« C'est si terrible que ça ? »
« A vrai dire … Non. Les cours en eux-mêmes sont intéressants quant aux autres, je les oublis. »
« Il te mène tant que ça la vie dure ? »
« J'ai vu pire. Je m'en fiche … »
« Je ne veux pas que tu souffres … »
« Je me fiche bien de ce qu'ils peuvent dire sur moi. Je n'ai simplement pas envie qu'ils s'en prennent à toi quand tu n'es pas là pour te défendre. »
« Tu … Tu veux dire que tu me défends ? »
« Evidemment ! Tu es ma mère ! »
Chacune tiqua à cette phrase, restant fixée l'une sur l'autre comme si elle venait de dire une bêtise. Mais finalement, Regina sourit et Alice la suivit. « Tu as de la peinture sur le nez. »
« Pas vrai. »
« Si, juste … là. » Regina avait pointé le bout du nez de la petite avec son pinceau, déposant, du coup, un point de peinture jaune dessus. « Hey ! »
« Plait-il ? »
Pour rétorquer, Alice s'empara à nouveau de son pinceau et barbouilla la moitié du visage de la jolie brune qui hurla à l'infamie avant de se redresser « Non, non ! Les meubles ! »
« Ca ne se passera pas comme ça votre majesté ! »
« Chère princesse, ce combat que vous engagez vous mènera à votre perte ! »
« Oh mais ma reine, il ne mènera à ma perte que si je le perds ! »
« Alors soit ! »
Elles brandirent les pinceaux, telles des épées, et commencèrent une bataille illusoire où seules des gouttelettes jaillirent des pinceaux, éclaboussant les 2 femmes, tout en prenant garde, toutefois, à ne pas détruire leur travail.
Leur bataille s'acheva quand on sonna à la porte. Regina jeta un œil sur sa montre « Allez, à la douche, on va laisser sécher ça. »
« Et si ce n'est pas sec ce soir ? »
« Tu dormiras dans la chambre d'Henry. »
Et avant de quitter la pièce Alice l'enlaça tendrement en murmurant un « merci » contre son torse. Regina ne pu que répondre à cette tendre attention en lui caressant les cheveux et en se laissant aller à un léger baiser sur le haut de son crâne, quand la sonnette retentit une nouvelle fois. « Allez va. »
Alice obtempéra alors que Regina descendit et alla ouvrir la porte pour y découvrir, avec étonnement « Miss Swan ? »
« Hey … Euh … Vous avez ... » Emma montra son propre visage du doigt en faisant un cercle avant que Regina ne comprenne qu'elle était allée ouvrir la porte sans s'est nettoyée le visage au préalable. Elle essuyant tant bien que mal du revers de la main la peinture sur son nez et ses joues, ne faisant que les étaler.
« Je vous dérange peut-être ? »
« Oui. »
« Oh … »
« Que voulez-vous miss Swan ? »
« Je euh … Je pourrais vous parler ? »
« Henry va bien ? »
« Quoi ? Oh oui, oui, il va bien je … Je peux entrer ? »
« Non. »
« Ah … »
« Bon, miss Swan, je suis occupée. Que voulez-vous ? »
« Voilà … Vous savez qu'Henry et moi vivons chez Snow et David. »
« Oui ça je sais … » grinça-t-elle des dents, peu heureuse de s'en souvenir
« Ouais donc … Les lieux deviennent un peu étroit pour 4 alors … J'ai décidé de déménager avec Henry. »
« Quoi ? Vous allez quitter Storybrooke ? »
« Non, non. On reste ici. On cherche juste pour nous deux. »
« Snow est d'accord ? » demanda-t-elle amusée
« Je suis grande, je peux encore faire ce que je veux ! »
« Bref … Et donc ? »
« Et donc … Voilà comme j'ai aucune idée de maisons à visiter pour l'instant, j'avais décidé de dormir quelques nuits chez Granny. »
« A l'auberge ? »
« Voilà et … »
« … Vous voulez que mon fils dorme dans une auberge ? Etes-vous sérieuse ? »
« Ca ne serait que temporaire. »
« Il est hors de question qu'Henry dorme là-bas. »
« Bah … C'est ce que je me suis dis aussi … Alors, j'ai pensé à une alternative. »
« Ah oui et laquelle ? »
« Chez vous. »
Elles se regardèrent quelques secondes en silence avant que Regina ne réagisse « Chez moi ? »
« Oui, j'ai pensé … Enfin, vous avez une grande maison, Henry aurait déjà sa chambre … Ca ne serait qu'une solution temporaire bien sur, mais en attendant … »
« Vous plaisantez j'espère ? »
« Pa… Pardon ? »
« Vous m'enlevez mon fils avant de venir me demander la charité ? Je ne suis bonne qu'à fournir un toit et pas assez bonne pour élever mon fils ? »
« C'est pas ce que j'ai voulu dire … »
« Non, mais c'est ce que vous suggériez il y a peu en me prenant Henry ? » dit-elle hargneusement
« Ce n'était pas mon intention, vraiment. »
« Peu importe, c'est non. »
« Quoi, sérieusement ? Vous ne souhaitez même pas voir Henry ? »
« Et lui ? Souhaite-t-il me voir ?! »
Emma resta bouche bée devant le mur qu'offrait Regina, elle qui pensait qu'elle serait ravie d'accueillir de nouveau son fils … Elle se trompait lourdement.
« Regina … »
« Miss Swan, vous arrivez ici un beau jour, vous chamboulez tout, vous brisez le sort, vous m'enlevez tout ce qui m'est cher ici, puis vous revenez quand ça vous arrange pour me demander de l'aide. Comment croyez-vous que je puisse le prendre ? »
« Vous voulez vous venger c'est ça ? Quoi, il faut que je vous supplie ?! »
« Je n'ais que faire de vos supplications. Vous devrez vous trouver un autre bouche-trou. »
« Mais réfléchissez, on y gagne toutes les 2 : j'aurais un toit, ainsi qu'Henry, et vous, vous l'aurez de nouveau auprès de vous. »
« Comme une famille ? » dit-elle ironiquement « Laissez-moi rire miss Swan. Nous deux en colocation ? Cette maison prendra feu avant que vous ne passiez votre première nuit ici. »
« Ne soyez pas pessimiste, je lui donne au moins 3 jours ! »
Elle pensait vraiment que ce trait d'humour détendrait l'atmosphère mais c'était bien mal connaitre Regina qui semblait camper sur ses positions. « Bon et bien, ne me reste plus qu'à aller dormir au Granny. Henry sera surement déçu de savoir que vous avez refusé. »
« Quoi, parce que vous lui avez dis que vous viendriez me demander ? »
« Bien sur. » lâcha Emma en dissimulant un petit sourire mesquin, trahissant, évidemment, ses dires. Elle n'avait absolument pas parlé de son initiative à Henry d'ailleurs, elle ne savait absolument pas quelle réaction il pourrait avoir. Mais grâce à ce mensonge, Emma sentait une faille chez la jeune femme, faille qu'elle utilisa bien facilement. Non pas qu'elle tenait tant que ça à vivre sous le même toit que Regina Mills, mais il fallait bien reconnaitre que depuis une semaine Henry était devenu irascible, taciturne et plus solitaire que jamais.
Elle avait mis ce comportement en relation avec ce qu'il se passait en ce moment sous le toit de Regina : son rapprochement avec la petite Alice éloignait Regina de son fils, et ce dernier, il fallait bien le reconnaitre, était devenu jaloux.
Seul moyen pour elle de canaliser cela : ramener Henry vers Regina. Seulement, Emma n'aurait jamais pensé que cette dernière baisserait les bras face à son fils pour se reporter sur Alice.
« Ecoutez … Réfléchissez au moins à la question. Tout le monde serait gagnant. »
« … »
« Je … Vous savez comment me joindre. Si je n'ai pas de nouvelles d'ici 18h, j'irais prendre 2 chambres au Granny. »
Emma sourit poliment avant de s'en aller, laissant Regina sur la pas de la porte quelques secondes. Emma Swan avait la fâcheuse habitude de la mettre au pied du mur, et ce dans une désagréable facilité. Et à chaque fois, elle intervenait dans sa vie quand tout semblait aller bien, et là encore, elle avait décidé de la déloger de la routine dans laquelle elle s'était installée avec Alice.
« Regina ? Qui était-ce ? » La petite était sortie de la douche, les cheveux encore humides. « Un problème ? »
« Emma Swan m'a proposé quelque chose, mais avant de prendre ma décision, j'aimerais te consulter. Après tout, tu vis à présent ici avec moi, cette maison est autant la tienne que la mienne. »
« ? »
« Elle déménage de chez les Charming et souhaiterait emménager avec Henry ici, temporairement, le temps de trouver une demeure convenable pour elle et Henry. »
Le visage d'Alice resta glacialement impassible, comme si elle n'avait pas entendu un traitre mot de ce que venait de dire Regina. Puis elle soupira alors « Ils viendraient vivre ici longtemps ? »
« Je ne pense pas … Ce n'est certainement qu'une histoire de jour, peut-être 1 ou 2 semaines … »
« Tu aimerais qu'il revienne n'est-ce pas ? »
C'est dans ce genre de moments que Regina ne pouvait renier sa maternité : Alice la fixait de ses yeux comme Regina pouvait elle aussi le faire pour paraitre plus convaincante. « Je n'en sais rien. Je m'étais presque faite à l'idée qu'il ne reviendrait plus jamais ici. Je … C'est mon fils … Mais pourtant, j'ai l'impression qu'il devient un inconnu de jour en jour. Peut-être qu'il serait bon de recréer des liens par une certaine proximité … »
« Ca inclurait que miss Swan vienne aussi … Et a ce que j'ai pu comprendre, vous ne semblez pas vraiment amies … »
« Il est vrai que nous n'avons pas vraiment eu d'échange cordial ces derniers temps … Mais nous sommes des adultes et, qui qu'on en dise, responsables. »
« Je te remercie. »
« Pourquoi ? »
« Parce que je sais que tu as déjà pris ta décision, mais que tu as pris la peine de me demander quand même mon avis. »
« Alice, crois-moi, je suis heureuse avec toi, et je ne changerais ça pour rien au monde. Nous avons encore fort à faire avec ta chambre, et c'est ma priorité. »
« Je sais … Je sais aussi qu'Henry peut être maladroit, voire cruel. On m'a laissé une chance de te connaitre, je me dis que, peut-être, s'il avait la chance aussi de te connaitre mieux, il verrait à quel point tu es une femme extraordinaire. »
Regina avait presque les larmes aux yeux. Alice la serra dans ses bras et, même si elle acceptait leur venue, elle craignait toutefois que Regina ne lui échappe …
« Je vais les appeler donc. »
Si ma chambre n'est pas sèche ce soir ? »
« Tu dormiras avec moi. » dit-elle dans un clin d'œil. Puis elle prit son portable, composa le numéro d'Emma et, après quelques sonneries, elle annonça directement « C'est d'accord. »
TBC
