Hello hello mes agneaux alors comment allez-vous ?
Vous êtes vous remis de ce season final ... ? Aurez-vous la patience d'attendre les premiers spoilers de Juillet ?! ^^
Alors, je crois qu'il y a eu un petit bug au postage de ma dernière suite, non ? Perso, je n'ai pas reçu de mail me notifiant que j'avais posté un autre chapitre ou encore des mails comme quoi j'avais eu des reviews (ni des mails me notifiant les nouveaux chapitres des autres fics que je suis) ... Je pensais que ça beuguait que chez moi avant que quelques uns de mes contacts me confirment qu'eux non plus n'avaient pas eu de notification de nouveau chapitre ...
Bref, j'espère que ça sera réparé cette semaine !
Je ne désespère pas de voir un beau "400 reviews" orner cette fic hein ... ^^
Pour l'heure, une nouvelle suite assez longue, essentiellement sur Alice. Je trouve que je n'avais pas assez creusé ce perso à Wonderland ... chose réparée ! J'espère que vous aimerez.
ps : Avant dernier chapitre ... ENJOY !
David et Snow venaient de rentrer, les enfants presque endormis dans la voiture. La soirée s'était extrêmement bien passée, tous les convives étaient ravis et Snow et David devaient bien reconnaitre que Regina avait fais du bon travail.
Affalés dans le canapé, venant de coucher les enfants dans l'ancienne chambre d'Emma, Snow et David partagèrent quelques moments de calmes et de répit. Mais bientôt ils entendirent des petits pas descendre les escaliers : Alice n'arrivait visiblement pas à dormir.
« Alice, qu'est-ce que tu as ? »
« J'aimerais te parler, je peux ? » dit-elle en fixant Snow
« Bon bah moi … J'ai sommeil. Bonne nuit les filles ! » lança David, se sentant visiblement de trop.
« Viens t'asseoir. » proposa Snow en tapotant la place délaissée quelques secondes plus tôt par David. Alice obtempéra et vint juste à coté d'elle. « De quoi veux-tu qu'on parle ? »
« De mon père. »
Snow était surprise que ce sujet vienne sur le tapis, mais depuis qu'elle avait appris que Regina et Alice connaissaient la vérité sur la naissance d'Alice, elle s'attendait à ce que la petite vienne la voir.
« Bien … Que veux-tu savoir ? »
« Comment était-il ? »
« C'était … C'était un roi juste et bon. Il aimait ses sujets, il aimait son royaume. »
« Il aimait ma mère ? »
« C'était … Différent. Ma mère est morte soudainement … Je n'étais encore qu'une enfant de l'âge d'Henry. Mon père pensait qu'il était important que j'ai une figure maternelle à laquelle me rattacher … Il s'est mis en quête d'une nouvelle femme mais aucune ne correspondait à ses attentes : toutes ne cherchaient, finalement, que la couronne sans vraiment s'intéresser à moi … Jusqu'à Regina. »
« Comment ? »
« Mon cheval a fait une ruade et j'ai été emporté dans sa cavalcade. Regina m'a sauvé. Mon père a demandé sa main quelques temps après. Elle a accepté et est devenue ma belle-mère. »
« Comment … Comment était-elle ? »
« Elle était douce et souriante, même si je percevais parfois un voile de tristesse dans ses yeux et quand je la questionnais dessus, elle éludait la question en prétextant de la fatigue. Si j'avais compris plutôt qu'elle n'était pas heureuse … »
« Pourquoi ? Elle était mariée au roi, elle était riche, belle … Elle avait tout. Pourquoi n'était-elle pas heureuse ? » s'étonna la petite
« Parce qu'elle n'aimait pas mon père. » Alice sembla horrifiée d'apprendre qu'elle n'était pas le fruit de l'amour. Snow s'en rendit compte et compléta « Ta mère était amoureuse d'un homme, Daniel. Cet homme était un garçon d'écurie qui s'occupait de celle de la famille Mills. Alors que sa mère venait de donner sa main à mon père, je l'ai surprise dans les écuries avec lui, ils s'embrassaient … »
« Avec … Un garçon d'écurie ? »
« Elle l'aimait … De cet amour sincère et véritable … Ils voulaient s'enfuir, ils voulaient se marier … Elle m'a fait promettre de ne rien dire à sa mère. Ce que j'ai fais, mais Cora … C'était une femme vicieuse comme un serpent … Elle distillait son venin avec intelligence. Elle s'est servie de moi, et je lui ais alors dis. Cora n'a pas tardé : le soir même, elle a arraché le cœur de Daniel sous les yeux de Regina. »
« Mais … Pourquoi ? »
« Parce qu'elle voulait que ça fille soit reine. Ce que Regina devint malgré elle. Mais elle n'a jamais aimé mon père … Et mon père … Il n'a jamais réellement oublié ma mère … »
« … Alors … Moi … Je suis quoi ? S'ils ne se sont jamais aimés … Pourquoi faire un enfant ? »
« … »
Que répondre ? Que Regina devait se soumettre au devoir conjugal ? Qu'elle été visitée par le roi quelques soirs par semaine et qu'elle consentir à vendre son corps pour garder la couronne, pour être reine.
« Il … Il l'a forcé ? Plus d'une fois … Je n'étais qu'un accident de parcours ? »
« Non, Alice … Si tu savais comme elle était heureuse et épanouie quand elle était enceinte de toi. Elle posait constamment ses mains amoureusement sur son ventre, elle était câline, heureuse." Snow posa ses propres mains sur son ventre avant de se remémorer un tendre moment au chateau.
Snow allait sur ses 13 ans … Regina était devenue sa belle-mère depuis quelques temps déjà et même si la complicité qu'elle entretenait avec elle n'avait rien de comparable à ce qu'elle pouvait partager avec sa mère, elle nourrissait pour la jeune femme une tendre affection.
Le ventre de Regina s'arrondissait de mois en mois et bientôt des robes ajustées devaient être cousues. Snow avait remarqué que depuis que la jeune femme était enceinte, elle s'était apaisée, adoucie, y compris envers elle qu'elle laissait approcher docilement pour poser de temps à autre une main affectueuse.
En cette douce matinée d'hiver, Snow, revenant de son cours particulier avec son précepteur, avait pour habitude après chaque leçon, d'aller apporter à sa belle-mère une poinsettia que Regina aimait à poser sur son ventre.
Lentement, la petite fille se rendit aux appartements de sa belle-mère et, avant d'entrer, pu entendre un doux son sortir de la chambre. Elle colla son oreille à la porte pour mieux entendre et distingua clairement un chant, une mélodie, chantée visiblement par Regina.
Snow ouvrit la porte doucement et vit Regina, assise en face de sa baie vitrée, regardant la neige tomber en gros flocons cotonneux. Les 2 mains posées sur son ventre, le caressant doucement, elle souriait.
Snow resta quelques secondes à l'admirer, avant de signaler sa présence par un petit raclement de gorge discret. Regina cessa de chanter et se tourna vers la petite pour lui offrir un sourire que, pour sûr, Snow n'oublierait jamais.
« Snow … Viens. »
La petite sourit alors et vint s'agenouiller près de ses jambes, fixant le ventre qui commençait à poindre un peu plus. Elle posa doucement la fleur sur son ventre.
« Merci Snow … Je suis sûre qu'elle apprécie. »
« Elle ? C'est une fille ? »
« Oui. »
« Comment le savez-vous ? »
« Je le sens … » dit-elle en caressant de plus belle son ventre.
« Je peux ? » Regina lui sourit et Snow posa sa main sur la sienne « Il semble étrange de penser qu'il y a un être vivant dedans … »
« Les miracles de la vie, plus tard tu comprendras quand toi aussi tu enfanteras. »
« Oh non je ne pense pas ! » s'insurgea la petite fille
« Crois-moi, un jour tu trouveras l'homme de ta vie, et tu voudras tout partager avec lui. Un jour tu lui donneras un enfant, tu deviendras mère. Et cette sensation de porter un enfant en toi emplira tes journées de joie et de paix. Tu porteras ta grossesse comme la plus belle chose au monde car donner naissance n'est pas aisé, mais tu surmonteras les douleurs, la peur et les appréhensions, parce qu'au final … Cela vaut la peine d'être vécu. »
A l'entente de ses mots, Snow se prit à rêver, un jour, d'être mère à son tour et de paraitre aussi heureuse et sereine que Regina en cet instant. Elle aimait déjà cet enfant, sans même avoir vu son visage, sans même l'avoir serré dans ses bras, d'un amour inconditionnel comme seule une mère pouvait en porter. Car le regard que portait Regina aujourd'hui faisait écho au regard qu'avait pu avoir Eva envers Snow.
« Regina … Etes-vous heureuse aujourd'hui ? »
« Oui, je le suis. »
Et pour la première fois, Snow ne décela pas ce voile sombre qui teintait parfois son regard; pour la première fois, elle voyait véritablement le bonheur dans les yeux de la reine.
« Peu importe que tu ais été désirée ou non, au final Regina t'aimait comme jamais elle n'avait aimé un être, y compris Daniel. Tu étais son salut, sa lumière … Elle fut dévastée quand elle cru t'avoir perdu. Ne pense jamais que Regina ne t'aimait pas, car dans toute cette histoire, la seule constante fut son amour, ses espoirs en toi. »
« … »
Alice ne pouvait pas oublier l'amour que Cassandre lui avait porté elle ne pouvait oublier les tendres moments avec son père, les rires au coin du feu, les repas familiaux … Mais pour autant, et sans renier ses années passées avec eux, elle se plaisait à imaginer ce qu'aurait pu être sa vie si elle était restée aux cotés de Regina : elle aurait peut-être eu le luxe, l'argent et le pouvoir, mais elle aurait eu aussi et surtout sa mère auprès d'elle. Et maintenant 12 ans plus tard, elle pouvait enfin prétendre à ce bonheur à ses cotés.
« Si tu as d'autres questions … »
« Pourquoi n'a-t-elle pas eu d'autres enfant après moi ? »
« Regina était dévastée par ta perte. Elle vécut recluse dans ses appartements des semaines avant de sortir. Mais elle n'était plus la même, elle était plus … Triste, plus seule. Elle rejetait mon attention, et je ne pouvais l'en blâmer … Mais le roi n'a jamais envisager un autre héritier, ils n'en n'ont jamais parlé, du moins devant moi. »
« … »
« Il est tard, tu devrais aller te recoucher. »
« J'aurais été heureuse je pense … avec elle. Les choses auraient été différentes si j'étais restée. Elle n'aurait pas été méchante et n'aurait pas fait tout ce qu'elle a fait. »
« Nous avons tous quelque chose à nous reprocher. Il faut vivre avec et ne plus se fustiger pour cela. Il faut aller de l'avant. »
« C'est pour ça que tu acceptes la relation entre ma mère et Emma ? »
« Entre autre oui je pense. Regina a aussi le droit au bonheur et … si cela doit se passer aux cotés d'Emma alors … Je suis presque rassurée car je sais qu'Emma sera à la hauteur. Regina est quelqu'un de complexe et parfois peu facile à vivre, mais je sais qu'Emma sera patiente, douce et convaincante. Finalement, je pense que Regina ne pouvait pas mieux tomber. »
« Tu le penses vraiment ?! »
« J'ai encore quelques difficultés mais … J'y travaille, parce que je veux le bonheur d'Emma et que je sais que ce n'est pas en allant contre son avis que j'y arriverais. »
« … »
La petite fixa alors la tasse de café sur la table basse, Snow se racla la gorge « Tu … Tu veux me parler de Cassandre ? Comment était-elle ? »
« Elle était la plus jolie. » dit-elle un sourire aux lèvres « Elle était douce et bonne cuisinière. Elle aimait les jonquilles, on allait en cueillir dans les bois. Elle m'a appris à lire, écrire et compter. Elle me parlait souvent de la reine et du fait qu'elle devait souffrir de sa fonction. »
« Comment ça ? »
« Après la mort du roi Leopold et de ta disparition, la reine a changé … Alors que tous la craignaient, ma mère était la seule compatissante envers elle. Elle disait qu'elle devait être bien seule et triste pour agir ainsi … Et finalement, je ne l'ai pas non plus détesté. »
« … »
« Tu sais … Je crois que je l'ai vu. »
« Comment ça ? »
« Nous venions de sortir la cour royale, à la frontière de la forêt. Avec ma mère nous vendions nos légumes. Et la reine est sortie du château. C'était rare qu'elle sorte, et encore plus en plein jour. Elle était à cheval … Elle avait pleins de gardes autour d'elle mais … Je l'ai vu. Je m'étais dis qu'elle était très belle et majestueuse. Elle a souri à ma mère, je savais qu'elles se connaissaient … Elle a stoppé son cheval et en ait descendu. Elle l'a salué, c'était la première fois que je voyais une reine faire la révérence à ma mère … Elles ont échangé quelques mots. »
« Regina t'a vu ? »
« Je … J'en sais rien. A l'époque, je me demandais pourquoi elle ne m'avait pas présenté. Maintenant je comprends : elle ne voulait pas infliger de peine supplémentaire à Regina … Je … Je comprends simplement pas pourquoi, une fois le roi mort et donc la menace envolée, pourquoi elle ne lui a pas dis qui j'étais. »
« Je crois que cela aurait anéanti Regina de savoir que tu étais vivante mais élevée par une autre. Que la seule personne en qui elle avait confiance lui avait en fait menti. Le mal était déjà fait … »
«… »
Alice eut le regarde dans le vague, se remémorant ce moment où, pour la première fois, elle avait près d'elle la Reine Regina, si belle, si gracieuse. Cette femme qui discutait avec sa mère et dont le visage semblait s'apaiser. Si elle avait su que cette femme était sa mère …
« Tu devrais aller te coucher, il est tard. »
La petite esquissa un sourire poli avant de monter à l'étage, rejoignant un Henry totalement endormi.
Elle en était sûre : c'est ce genre de réveil qu'elle souhaitait pour le reste de sa vie !
Emma ouvrit les yeux, n'ayant jamais aussi bien dormi, et tourna doucement son visage vers la chevelure brune dépassant de la couette. Elle pouvait apercevoir une épaule nue se dégager des draps et entendre sa douce respiration.
Elle se redressa doucement pour voir le visage endormi et serein de Regina ; jamais elle n'avait été aussi belle. Elle sourit puis se recoucha, un sourire aux lèvres, imaginant l'impossible : tout ce chemin parcouru entre elles, depuis qu'elle avait mis les pieds à Storybrooke. Cette femme qui fut son ennemie jadis était à présent son amante, sa compagne, qui l'eut cru ?
Elle se tourna doucement pour fixer intensément la nuque à peine dévoilée de la belle brune et, comme si cette dernière s'en rendit compte, elle bougea quelques peu avant de se retourner, les yeux pleins de sommeil.
« Hey … »
« Hey … Bien dormi ? » murmura la belle blonde
« Oui et toi ? »
« Comme un bébé. » dit-elle en s'étirant puis en enfouissant une de ses mains dans la chevelure de sa compagne. « La meilleure nuit de ma vie. »
« Attends de voir les autres. » s'amusa Regina
« Hm … De belles promesses madame le maire … » dit-elle en embrassant son épaule
« Quelle heure est-il ? »
« Pas loin de 10h … »
« On devrait se lever pour aller chercher les enfants. »
« Oh, laisse Snow et David jouer les grands-parents pour un moment encore … Moi je suis bien là. » dit-elle en s'étirant longuement tandis que Regina sourit, amusée par son coté enfantin
« Je vais nous faire un petit-déjeuner convenable. »
« A bat les convenances, j'ai faim que de toi moi ! Allez viens là ! » dit-elle en tirant la jeune femme à elle
« Emma ! » s'offusqua Regina, la repoussant légèrement « Ca suffit ! Il est hors de question que notre relation se réduise à des allusions sexuelles et des parties de jambe en l'air ! »
« Bah pourquoi ? C'est amusant nan ? »
« Non. »
« Ah … »
« Emma, comprends-moi. Nous avons des enfants, nous avons des postes à responsabilités, nous sommes adultes. Nous ne pouvons plus vivre d'amour et d'eau fraiche … Ou de sexe. J'ai envie d'une relation plus saine, j'aspire à quelque chose de plus sain. Pas simplement des moments sexuels. »
« Mais moi non plus. Tu m'as fais tellement mariner que je pensais pouvoir en profiter vraiment avant d'avoir de nouveau les enfants sous ce toit. Et puis, tu peux pas nier que … Ce fut agréable hein … » dit-elle dans un clin d'œil
« Tu es immature, tu le sais ?! »
« Totalement, et j'assume. » dit-elle en bondissant sur le lit, malmenant la tranquillité de la jolie brune
« Mais arrête ! »
« Nan ! »
« Emma … » dit-elle dans un regard noir digne de l'Evil Queen qu'elle fut jadis « Si tu n'arrêtes pas maintenant tes enfantillages … »
« Oh quoi ? La reine me ferait châtier huh ?! »
En quelques secondes, d'un mouvement du poignet, Regina fit taire la jolie blonde en la collant au plafond. Dans un hoquet de surprise, cette dernière écarquilla les yeux, horrifiée par la hauteur mais aussi la situation « Hey ! T'es malade ! Redescends-moi tout de suite ! »
« Pas avant que tu te calmes. »
« Je croyais que tu devais plus utiliser la magie ! »
« Seulement en cas de force majeure. Je crois qu'ici, il est évident qu'il fallait stopper ta crise. » dit-elle dans un rictus de satisfaction
« Ok, ok, j'ai compris la leçon, descends-moi maintenant … »
« Hm … Pas sûre que tu sois totalement calmée … » dit-elle en tapotant son menton de son index, un air songeur sur le visage
« Je te hais ! »
« Ce n'est pas ce que tu disais la nui dernière de minutes ma chère … »
« … »
« Bien, calmée ? »
« Regina ! »
« Il faut croire que non. »
La belle brune se leva du lit et se rendit dans la salle de bain
« Attends … Regina ! Tu fais quoi là ? »
« Je vais prendre ma douche. Et pour être certaine que tu sois sage et que je la prenne tranquillement, tu vas rester ici. »
« Nan, nan, nan. Regina, t'es pas sérieuse là ? Je vais vomir moi ! »
« Tu réfléchiras donc à 2 fois avant de m'agacer. »
« … »
Regina disparut alors derrière la porte de la salle de bain avant qu'Emma n'entende l'eau de la douche couler. Elle grommela, avant que la main de Regina ne passe la porte et, un en mouvement, ne fasse retomber Emma lourdement sur le matelas, lui manquant de lui fracasser le nez à la réception.
« REGINA ! » cria-t-elle de rage avant d'entendre le « clic » de la porte de la salle de bain se fermer. Emma aurait voulu lui en vouloir mais elle devait bien admettre qu'en sachant Regina dans une douche, en temps normal, elle ne lui aurait jamais laissé l'occasion de se laver !
Et quand Regina sortit de la salle de bain, la chambre était vide. Pensant y avoir été trop fort avec sa compagne, Regina s'attendait déjà à une avalanche de reproches et de cris. Quand elle descendit dans la cuisine, guidée parce qu'il semblait être une odeur familière de café frais, elle vit Emma préparer un plateau repas.
« Ah te voilà. »
« Emma … Je suis désolée … »
« Non. Tu avais raison. »
« Vraiment ? »
« Oui. Faut que je me calme, c'est vrai. J'ai tendance à être trop impulsive et toi, tu es posée. »
« Trop parfois. »
« Trop c'est vrai mais … Avec toi je vais me tempérer. Cette relation est nouvelle pour moi, sur bien des points, et je dois me calmer si je ne veux pas te faire fuir. »
« Il faudra bien plus pour me faire fuir … »
« Vraiment ? »
« Oui, sans abuser bien sur. »
« Et dis donc, c'est pas juste parce que si on s'engueule, toi tu peux me clouer le bec à coup de magie, pas moi … »
« Tu as de la magie en toi, j'en suis la preuve. » dit-elle amusée
« Certes, mais rien de comparable à ton niveau. Tu as failli me casser le nez. »
Regina s'approcha d'Emma et souleva son visage en plaçant un index sous son menton « N'ais crainte, je le réparerais par la magie. » lui murmura-t-elle tendrement « En attendant, finissons notre café et allons chercher nos enfants, ils me manquent. »
« En parlant de ça, je nous ais réservé une surprise cet après-midi ? Tu n'as rien de prévu j'espère ? »
« Rien qui ne concerne pas ma famille. »
« Super ! »
« Qu'as-tu prévu ? »
« Ah çà … C'est une surprise. »
Les enfants avaient apprécié leur court séjour chez Snow mais il fallait bien reconnaitre que lorsque Regina et Emma vinrent les chercher, ils bondirent dans leurs bras sans attendre.
« Ahhh mes petits monstres ! »
« Maman ! » lança Henry en fonçant sur Emma « Vous nous avez manqué ! »
« Vous aussi … Enfin presque … » murmura-t-elle en jetant un œil vers Regina qui embrassait tendrement Alice, en se souvenant des tendres moments de la nuit dernière où l'idée des enfants était bien lointaine. « Merci Snow. »
« De rien, ce fut un véritable plaisir de les avoir. »
« Snow nous a dis que nous pourrions revenir quand nous le voudrions. » lança Alice
« Tu aimerais ? »
« Oui. Nous avons encore pleins de choses à nous dire. »
Regina fronça ses sourcils puis jeta un regard interrogateur vers Snow qui la rassura d'un sourire comme quoi tout allait bien. Puis les 2 jeunes femmes repartirent avec les enfants en direction de la surprise qu'avait concoctée Emma.
« Tu dois fermer les yeux. »
« Quoi ? Mais pourquoi ? »
« Parce que je le dis et que c'est une surprise. »
Regina haussa un sourcil, amusée, sans pour autant fermer les yeux.
« Regina… » Mais voyant qu'elle ne les fermait toujours pas « Henry, besoin d'aide ! »
« Ok » A l'arrière, Henry se redressa et posa ses mains sur les yeux de sa mère, cette dernière posant ses mains sur les siennes « Nuh nuh, n'essais même pas. »
Battue, Regina renonça et se laissa conduire quelques kilomètres. Elle sentit la route devenir plus chaotique, le bruit de la ville devenant inaudible … Puis elle sentit la voiture ralentir jusqu'à s'arrêter. En ouvrant la porte, Emma laissa s'engouffrer une odeur que ne connaissait que trop bien. Elle sourit alors avant qu'Henry ne sorte de la voiture, laissant la jeune femme découvrir le lieu où l'avait emmené Emma : les écuries de Storybrooke.
« Emma … »
« Viens. » dit-elle en lui tendant une main qu'accepta volontiers la jolie brune « Avec tout ce qui s'est passé ces dernières semaines, je me doute que tu n'as pas vraiment eu le temps d'y venir. Et je sais combien ça te tient à cœur. »
« Comment ? »
« Snow me l'a dit. Elle m'a dit que lorsque tu étais au château avec elle, tu lui avais appris à mieux monter. Et que tu étais une cavalière émérite. »
« Il y a bien longtemps que je n'ais monté … »
« C'est l'occasion où jamais. » dit-elle en lui prenant le bras pour l'entrainer vers les écuries. Henry et Alice étaient déjà sur place, admirant les bêtes.
Dès qu'elle posa le pied sur la paille, des souvenirs d'enfance remontèrent à la surface : l'odeur du foin, les bruits, les chevaux … Elle n'avait plus ressenti cela depuis une éternité.
Regina avait à peine 10 ans quand son père lui offrit le plus beau cadeau d'anniversaire qu'elle n'aurait jamais pensé avoir : un cheval. Il l'avait emmené aux écuries familiales un matin alors que la brume se levait à peine sur les terres des Mills.
La petite fille savait que son père lui préparait une surprise, comme il le faisait tous les ans pour cet événement. Et ce matin n'avait pas fait exception : il l'avait réveillé presque aux aurores et lui avait demandé de se vêtir chaudement avant de l'emmener dehors, tandis que sa mère dormait encore, et de la conduire aux étables.
« Papa … Il est pour moi ? »
« Joyeux anniversaire ma chérie. »
Obnubilée par la beauté de la bête, elle en oublia de remercier son père, lui passant devant pour rejoindre l'étalon majestueux à la couleur brune portant une tâche blanche sur son front.
Malgré une petite appréhension, elle n'hésita que quelques secondes avant de caresser l'encolure du cheval.
« Il s'appelle Rocinante. »
« Il est magnifique papa … Il est vraiment à moi ? »
« Bien sur … A condition que tu deviennes une assez bonne cavalière pour le mériter. »
« J'en serais une ! » dit-elle avec ferveur avant de se promettre intérieurement de devenir la plus douée de toutes.
Son père lui sourit alors et lui caressa tendrement les cheveux. « Un jour, il sera ton confident, ton meilleur ami, tu lui feras confiance et il te fera confiance … A ce moment-là, tu seras la plus douée des cavalières. »
Regina écarquilla alors ses grands yeux noisettes et ne lâcha plus du regard ce cheval qui la suivrait une partie de sa vie.
Elle prit des cours, achevant de convaincre sa mère en lui disant qu'une dame se devait de savoir monter un minimum, mais finalement, lorsque cette dernière était absente, Regina se ruait dans les écuries et montait, dès qu'elle le pouvait Rocinante, allongeant le parcours, rajoutant des difficultés à chaque fois : des obstacles, des rivières, des collines, des pentes abruptes … A chaque fois, Regina relevait les défis et devenait de plus en plus experte en la matière. Son père était très fier, plus encore quand il voyait sa fille épanouie comme jamais quand elle montait le cheval.
Au soir de son 17ième anniversaire, Regina regagna les écuries après une folle cavalcade qui avait duré toute l'après-midi. Ce n'est que quand la lumière du jour vint lui faire défaut, qu'elle retourna chez elle. C'est en marchant, Rocinante au bout de ses rênes qu'elle retourna aux écuries où un bruit suspect la fit s'arrêter net avant d'entrer.
C'est à pas de velours, littéralement accrochée aux rênes qu'elle s'avança doucement avant de passer la tête à l'entrée : elle aperçut du mouvement un peu plus loin avant de voir une silhouette se dessiner. Elle recula vivement, effrayée de surprendre un voleur, prêt à prendre leurs bétails.
Elle attrapa une fourche trainant et, toujours accrochée à Rocinante, bondit et dressant la fourche devant elle « Qui que vous soyez, sortez de là ! »
« Wow o … Doucement jeune demoiselle ! »
Un homme apparut alors, semblant assez jeune, les cheveux bruns et le regard doux. Il s'approcha en levant les mains pacifiquement « Vous devez être miss Regina Mills. »
« Qui êtes-vous ? »
« Je suis le nouveau garçon d'écurie que votre père a engagé. »
« Il ne m'en a pas parlé ! » dit-elle sur la défensive
« Il m'a engagé aujourd'hui pour que je m'occupe de Rocinante … Votre cheval. » dit-il en lui jetant un œil comme si Regina ne savait pas de qui il s'agissait
« Je peux m'en occuper seule ! »
« Certainement. Mais il serait déplacé à une lady de se salir dans le foin. » Il s'approcha alors, un léger sourire aux lèvres, faisant vaciller un tantinet la supériorité de Regina qui recula d'un pas, puis deux, mais pas assez vite pour distancer le jeune homme qui arriva à sa hauteur et leva sa main pour … Attraper les rênes avant de faire s'avancer le cheval et le mettre dans son box.
Le cœur de Regina s'emballa alors avant qu'elle ne reprenne constance « Vous connaissez mon nom, mais je ne connais pas le votre … »
Il se tourna alors vers elle, lui sourit avant de s'incliner maladroitement « Daniel. Mon nom est Daniel. »
« Regina, ça va ? »
La jeune femme sortit de ses pensées … Daniel … Elle n'avait pas repensé à lui depuis ce qu'il s'était passé dans ces mêmes écuries quelques semaines plus tôt. Quand elle sentit la main d'Emma se son avant bras, elle ancra son regard dans le sien « Qu… Quoi ? »
« Est-ce que ça va ? Tu semblais ailleurs … »
« Oui, oui désolée … C'est juste que … Que je n'étais pas revenue depuis … »
« Oh … » Emma comprit de suite elle se maudissait de ne pas y avoir pensé avant « Désolée … »
« Non, non. C'était une bonne idée. Je ne vais pas fuir éternellement ces lieux, les chevaux me manquent … »
« T'es sûre ? On peut faire autre chose … »
« Je t'assure, tout va bien. Allons retrouver les enfants. »
Elle lu prit la main et ensemble elles rejoignirent les enfants, assistant à une scène hilarante : des quelques leçons d'équitation qu'il avait appris avec David, Henry avait su guider Alice à monter sur la selle, cette dernière peu rassurée. Mais dans son élan, elle avait glissé lentement de l'autre coté.
Les 2 jeunes femmes arrivèrent quand Henry essaya de retenir Alice de la chute par la jambe, presque à l'horizontal, tandis qu'Alice se retenait de ne pas crier, tentant désespérément de se redresser.
« C'est pas vrai … » souffla Emma avant que Regina n'aille les aider. Emma resta en retrait, peu habituée à côtoyer ces bestioles.
« Henry, qu'est-ce qui t'a pris ? »
« Je voulais lui montrer comment on monte … »
« Et tu as bien failli par lui montrer comment on tombe. » lui répondit-elle doucement, sans le vexer ou même le gronder.
Elle redressa alors Alice sur ses pieds « Montre-nous maman. »
« Oh je suis un peu rouillée … »
« Non, je suis sûr que tu es la meilleure ! » affirma avec ténacité Henry
Emma s'approcha doucement et vit Regina, en un mouvement gracieux et aisé, monter sur le cheval avec tant de facilité que l'on aurait pu croire que c'était aussi simple que ça. Une fois sur le cheval, son visage changea du tout au tout : elle semblait métamorphosée, comme à sa place sur ce cheval majestueux. Emma pouvait le voir, Regina était sereine et heureuse.
« Tu montes ? » lui demanda Regina
« Quoi moi ? nuh nuh … Merci bien. »
« Miss Swan aurait-elle peur ? »
« Fous-toi de moi peut-être mais on me fera pas monter sur ce truc. »
« Tu n'aimes pas les chevaux ? »
« Pas que. J'ai du mal avec toute race animale à vrai dire. Je crois que je suis un porte poisse pour eux. Tu peux même pas savoir de combien de morts d'animaux je suis responsable : des poissons rouges que j'oubliais de nourrir, des hamsters qui s'échappe de la cage et qu'on revoit plus … Et j'te parle pas des chiens et chats … »
« Et nous on peut monter ? » supplia Henry
Regina descendit alors et chercha un double poney pour accueillir les 2 enfants ensemble « Henry je te confie les rênes, tu sais déjà conduire. Ne va pas trop vite. »
Puis elle s'approcha d'Alice « Ca va ? »
« Oui … J'ai déjà monté quelques fois avec mon père mais … Ca fait tellement longtemps. »
« N'ais crainte. Je serais près de toi, de vous. »
Puis elle tendit la main vers Emma « Monte avec moi. »
« Nan, nan écoute … Je le sens pas ce bourrin … » dit-elle avant de se tourner vers le cheval « sans vouloir te vexer bien sur. »
Le cheval hennit en secouant la tête, ce qui fit sourire et Regina et Emma. « Tu seras derrière moi, tu ne craindras rien, allez viens. »
« Non … »
« Tu voudrais passer pour une lâche en face des enfants ? Après tout, tu es le shérif de cette ville, tu es sensée représenter l'autorité, la force et la sécurité. »
« Ah ah, très drôle … Non vraiment, sans façon. »
« Emma … Si tu n'acceptes pas, tu peux dire adieu aux chaudes et longues nuits d'été que tu pensais passer avec moi … »
« Tu … T'es dégueulasse ! Tu marches au chantage ?! Et je croyais que le sujet du sexe était à proscrire en journée ? »
« Je n'ais jamais dis ça. J'ai seulement dis que notre couple ne devait pas tourner qu'autour du sexe, nuance … »
« Ouais, ça t'arrange bien ! »
« Alors, tu viens oui ou non. »
« Evidemment tiens ! Parce que je te sais capable d'abstinence rien que pour avoir raison ! Je te hais. »
« Oui, moi aussi je te hais. » dit-elle dans un clin d'œil « Allez viens. »
Regina s'approcha du cheval et monta avec aisance tandis qu'Emma s'approcha doucement, avec prudence, peut rassurée. Elle prit la main que Regina lui tendit et monta, à son tour, avec plus de difficultés. Une fois sur le cheval, elle se cramponna à la taille de Regina, se collant de tout son long à son dos.
« Ca va ? »
« Ouais, super … Totalement en confiance, c'est le pied … » lâcha-t-elle entre ses dents.
Regina ne pu que sourire et, tout en gardant un œil sur ses enfants, elle tomba un léger coup de talon sur le flanc de l'animal qui marcha instantanément, non sans un petit « Houla » d'Emma …
« Henry ne laisse surtout pas le cheval s'emballer … »
« Ok maman. »
« Henry, tu sais ce que tu fais hein ? » lança Alice, soudainement peu rassurée
« Ouais t'inquiète. David est un bon prof ! »
« Mais pas autant que moi … » lança ironiquement Regina
« Bien sur que non maman ! « rectifia avec humour Henry
La balade dura quelques 20 minutes sous un doux soleil et un ciel bleu magnifique. Regina rassurait sans cesse Emma par de tendres paroles, cette dernière prenant un peu plus de confiance au fil des minutes … Et quand Henry et Alice souhaitèrent retourner aux écuries pour s'occuper de leur monture, Regina proposa à Emma de prolonger la balade, ce qu'accepta volontiers Emma.
« Dis … »
« Hmm ? »
« Tu es heureuse ? »
Regina fronça les sourcils, esquissant un petit sourire avant de tourner légèrement la tête « Bien sur. »
« Vraiment vraiment ? »
« Vraiment, je t'assure. Pourquoi tu en doutes ? »
« Non, je … Je me disais juste que tout était parfait maintenant : toi, moi, les enfants … Tu es redevenue maire, je suis toujours shérif, les gens nous ont accepté, Storybrooke est toujours entière … Il fait beau et je suis sur un cheval … avec toi. »
« Et ? »
« Et je me disais … Que l'histoire pouvait se terminer là non ? »
« L'histoire ? »
« Ouais, tu sais : Elles vécurent heureuses avec leurs 2 enfants … On a notre happy ending finalement. »
« N'aspirais-tu pas à autre chose hier encore ? »
« Comment ça ? »
« Mariage et autre enfant notamment ? » dit-elle amusée
« Ah ça … Bah on a le temps non ? »
« Effectivement. »
Emma serra un peu plus l'étreinte de Regina et cette dernière trotta un peu plus rapidement, la légère brise faisant flotter leur chevelure.
« Je t'aime Regina. » murmura Emma le visage coller dans son dos
La jolie brune ne répondit pas, préférant lâcher un large sourire, comme jamais elle n'en avait eu. Elles se baladèrent encore un moment avant de revenir aux écuries.
« Alors, je suis doué hein ?! » lança Henry pas peu fier d'avoir conduit seul les rênes du cheval
« Ce n'est pas non plus un exploit … »
« Oh, admets-le, j'ai été bon ! »
« Ca aurait peut-être impressionné Grâce, mais pas moi … »
« Ce que tu peux être rabat-joie ! »
« Je suis seulement lucide. »
« Ok, bah montre-moi ce que tu sais faire alors ! »
« Il ya longtemps que je ne suis pas montée sur un cheval … » dit-elle le regard dans le vague alors qu'elle caressait l'encolure du cheval
« Ils … Ils te manquent ? »
« Qui ? »
« Tes parents … Enfin je veux dire, ceux qui t'ont élevé. »
« Tu vois, à la différence de toi, c'est que pour moi, qu'ils aient un lien de sang avec moi ou pas, ils resteront à jamais mes parents. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Dès que tu as su que Regina n'était pas ta mère biologique, tu l'as renié pour te jeter dans les bras d'Emma … Moi, je ne renierais jamais mes parents. Ils m'ont élevé près de 10 ans avant que je ne disparaisse ils ont espérer mon retour jusqu'à la fin, ils n'ont jamais abandonné, jamais perdu espoir de me revoir un jour. Ils font parti de moi, de la personne que je suis aujourd'hui. Regina m'a donné la vie, et à cause d'horribles circonstances, je n'aurais jamais du être séparée d'elle … Mais les choses sont ainsi, et le résultat est que je suis fière de l'éducation que m'ont donnée mes parents, des connaissances que j'ai acquises grâce à eux … J'aime Regina, mais j'aime aussi mes parents à part égale. »
« … J'ai pas renié Regina … Elle était l'Evil Queen ! Il fallait bien que je fasse quelque chose. En plus, grâce à moi, le sort à été rompu et on en est là aujourd'hui un peu grâce à moi. »
« Certes … » dit-elle en fronçant son petit nez
« Hey ... » Il lui posa une main sur l'épaule « Tu sais, c'est ok hein. »
« De quoi tu parles ? »
« T'es pas obligée d'être sur la défensive à chaque fois que tu veux pas montrer que quelque chose te touche. »
« … »
« On est une famille maintenant, on peut se soutenir les uns les autres. » dit-il dans un sourire que lui rendit, plus timidement, la petite fille.
« Comment s'était … Là-bas ? Le pays des Merveilles je veux dire … »
« C'était … Etrange. Tout tournait autour de la Reine de Cœur, tous la craignait … »
« Tu vivais seule ? »
« Pas toujours … »
Elle avait perdu le fil du temps … Elle ne comptait plus les couchers de soleil ou ses levers depuis son arrivée ici. Peut-être des jours, des semaines ou des mois … Chaque jour, elle espérait le retour de ce Jefferson ou du lapin qui la conduirait vers une sortie providentielle … Mais rien ni personne. Elle était seule.
Elle vivait dans la petite chaumière abandonnée par Jefferson et avait appris tant bien que mal à se débrouiller seule : cuisiner, entretien de la maison, éducation aussi. Elle avait dessiner sur les murs de ce qui était devenu sa chambre, des lettres de l'alphabet qu'elle ne cessait de combiner pour former des mots, des phrases … Elle essayait de se souvenir des leçons que lui donnait sa mère, mais il n'y avait rien à lire ici.
Elle s'exerçait aux mathématiques comme elle pu en comptant, additionnant les fleurs de différentes couleurs, les chapeaux s'entassant ça et là …
Mais les journées étaient longues, bien longues … Parfois elle s'aventurait au-delà de son jardin, sur cette allée en terre … Chaque jour, elle allait un peu plus loin, partait un peu plus tôt et revenait plus tard. Elle traversait des champs de marguerites chanteuses, rencontrait des chenilles droguées à la fumette, des animaux tous plus farfelus et extraordinaires les uns que les autres … Son regard de petite fille s'émerveillait de toutes ses choses inconnues jusqu'alors. Bientôt elle arriva à l'ores d'un bois qu'elle imaginait interminable : la question se posa alors assez vite : devait-elle se contenter de ce qu'elle avait où pouvait-elle s'aventurer dans ces bois, sans savoir son épaisseur, sa taille, sa dangerosité … Mais avoir peut-être l'opportunité de voir autre chose, et, qui sait, de trouver une autre issue pour s'enfuir d'ici et retrouver ses parents.
C'est cette dernière perspective qui finit de la convaincre et un matin, elle prépara une besace avec ce qu'elle avait pu cuisiner, de l'eau, son courage et partit jusqu'à l'ores du bois. Elle hésita quelques minutes avant d'imaginer le sourire de ses parents quand elle les retrouverait ! Elle s'enfonça alors dans le bois sombre et dense, sans savoir où elle allait. Son père lui avait toujours dit que si elle était perdue, il suffisait qu'elle reste là où elle était et qu'elle attende qu'on vienne la chercher. Ainsi, quand son chemin se divisa en plusieurs possibilités, elle ne su ou aller. Elle perdit un moment espoir et se laissa tomber à même une souche, la tête entre les mains et pleura, comme seule une petite fille de 11 ans pouvait le faire, totalement perdue dans un endroit inconnu.
Puis, alors qu'elle pensait mourir ici, elle entendit quelque chose qu'elle ne pensait plus entendre : un chant, de la musique. Guidée comme un marin au son du chant des sirènes, elle prit un des chemins et suivit la douce mélodie. Bientôt, elle déboucha sur une clairière et un petit lac au bord duquel trônait une hutte quelque peu rudimentaire.
Elle s'approcha et vit alors quelque chose qu'elle n'aurait jamais pensé voir : une sorte d'œuf marchant sur un muret et chantant une chanson au refrain lancinant.
Quand l'œuf la vit, il manqua de tomber tant il fut déstabilisé par la présence de cette nouvelle tête.
« Mais … Mais qui es-tu ? »
« Je m'appelle Alice. »
« D'où viens-tu ? »
« D'ailleurs …Et vous, qui êtes-vous ? »
« Je m'appelle Humpty Dumpty. »
« Quel drôle de nom … »
« Mon nom est très bien … Ou peut-être pas. »
« Que faites-vous sur ce muret ? »
« J'y habite. »
Alice fronça les sourcils avant de tourner son regard vers la petite hutte « Et ça alors, c'est quoi ? »
« C'est chez moi ! » dit-il fièrement
« … »
« Que fais-tu ici ? »
« Je … Je crois que je me suis perdue. Ma maison est bien loin et … J'ai traversé ces bois … Je ne sais pas où je suis. »
« Et bien tu es là … Ou peut-être pas. »
« Pourquoi êtes-vous sur ce muret si vous avez une maison surement plus confortable ? »
« Pace qu'ici je suis en sécurité. »
« En … Sécurité ? »
« Oui. Je sais où je suis. Si j'en descends, je pourrais être confronté à des obstacles qui pourraient m'être fatals. Ici, je sais où je suis. »
« Mais si vous en descendez vous risquerez surement moins qu'en restant sur ce muret étroit … C'est d'autant plus dangereux je trouve. »
« Non pas vraiment … Ou peut-être que si finalement … Je ne sais pas. L'inconnu est dangereux … Je pourrais me retrouver en fâcheuse posture, on ne sait jamais. »
« Mais rester sur ce mur est dangereux aussi : vous pouvez perdre l'équilibre, tomber, ou encore glisser, vous endormir … »
« Tu as raison … Ou pas. »
Alice grimaça à cet étrange personnage qui ne semblait vouloir prendre aucune décision. « C'est quoi votre problème ? »
« Mon problème ? »
« Vous … On dirait que vous pouvez pas choisir, prendre une décision, faire un choix. Vous hésitez tout le temps. »
« Tu es sûre ? Non, je ne pense pas … Ou peut-être que si finalement … »
« … »
« Quoi ? »
« Rien. »
« Tu es sûre ? »
« Oui … »
« … Ou pas ! »
« Dites … Je suis assez fatiguée et j'ai épuisée tous mes vivres … Est-il possible que je me repose et me restaure chez vous ? »
« Oui … Peut-être … Oui, oui, vas-y. Et où comptes-tu aller comme ça ? »
« Je … J'en sais rien … Je cherche un moyen de rentrer chez moi. »
« Un moyen ? »
« Oui … J'ai tout essayé, j'ai cherché partout mais … »
« Je vois … Tu devrais faire comme moi et te contenter d'un muret, c'est plus sûr ! »
« Merci mais … Non merci. Dites-vous n'avez pas d'œufs par hasard ? »
« Non pourquoi ? »
« Non comme ça. »dit-elle, refreinant un petit rire devant cette tête d'œuf sur son muret. Elle se contenta de cette petite hutte aux meubles rudimentaires. Evidemment, elle ne pu s'attendre à beaucoup de vivres mais elle se contenta bien volontiers de ce qu'il avait à lui proposer. Puis elle se reposa un moment sur ce qui ressemblait à un canapé. Quand elle ouvrit de nouveau les yeux, le soleil était haut dans le ciel. Combien de temps elle avait dormi, ça elle n'en savait rien, mais elle entendit de nouveau cette mélodie que chantait Humpty.
Quand elle sortit de la hutte, elle le vit encore et toujours sur son muret, allant et venant tout en chantonnant.
« Bonjour. »
« Oh bonjour ! Tu as bien dormi … J'espère ?! »
« Oui assez. Je … Je me demandais où je pourrais aller par la suite. »
« La suite ? Pourquoi pas continuer tout droit ! »
« Et qu'est-ce qu'il y a tout droit ? »
« La reine bien sur ! » dit-il comme si cela lui paraissait évidemment
« La … La reine ? » dit-elle pleine d'espoir
« Bien oui, la reine ! »
« Vous connaissez la Reine Regina ?! » Elle ne devait pas être bien loin alors … Elle qui pensait être dans un autre monde, il semblerait qu'elle n'en soit pas si loin en fin de compte.
« La … Reine Regina ? Non … Je parle de la Reine, la seule l'unique : la Reine de Cœur voyons ! »
« La reine de Cœur ? »
« Mais d'où viens-tu petite sotte pour ne pas connaitre cette femme ! C'est elle qui règne d'une main de fer ici. Elle est connue de tous pour sa sévérité mais aussi … sa magie. »
« Sa … Magie ? » L'espoir renaissait dans chacun des mots prononcés par Humpty Dumpty. Si cette reine pratiquait la magie, elle pourrait peut-être trouver un moyen de rentrer chez elle « Vous … Vous pensez qu'elle pourrait m'aider ? Je veux dire, à rentrer chez moi ? »
« Qui ne tente rien n'a rien mais … »
« Assez ! Je vais trouver cette reine et je vais lui demander de m'aider. Qui n'aiderait pas une petite fille ? »
« Peut-être … Peut-être pas … »
De nouveau pleine d'espoir, elle s'apprêta à reprendre le chemin avant de se raviser « Où est-elle ? »
« Et bien … Si tu suis ce chemin là, tu y arriveras. Ecoute bien ce que je dis : au bout d'un moment tu trouveras sur ta route un arbre immense assez étrange. »
« Etrange en quoi ? »
« C'est un pommier aux belles pommes rouge écarlates … »
« En quoi est-ce si étrange ? »
« Sur ce pommier, de belles et grosses roses rouge y poussent aussi. »
« Des roses sur un pommier ? »
« Oui. Ce pommier scinde la route en 2. Tu dois prendre le chemin de droite … Euh non, peut-être celui de gauche en fin de compte. »
« Humpty ! »
« Oui oui, celui de droite ! »
« Sûr ? »
« Non. »
« … »
« Gauche, je crois que c'est gauche, ou peut-être que … »
« Bon, laissez tomber. Je trouverais bien. Merci encore ! »
Et alors qu'elle s'éloignait, Humpty lui cria « Mais pourquoi prendre ce risque ? Tu devrais rester chez toi, au chaud en sécurité ! »
« Contrairement à toi, je n'ai pas l'intention de passer le reste de ma vie sur un muret ! » dit-elle avant de s'aventurer de nouveau sur le chemin, entendant de nouveau Humpty Dumpty chanté sa chansonnette.
uuu
Elle ne savait pas combien de temps elle marcha, elle avait arrêté de compter quand le soleil avait disparu à l'horizon. Elle avait suivit le chemin, mais Humpty avait omis de lui dire qu'il faisait des kilomètres et des kilomètres ! Elle n'espérait plus voir le fameux pommier avait le lendemain à présent. Il fallait qu'elle se trouve un abri sûr pour la nuit.
Mais comme si le sort s'acharnait, elle ne trouva rien qu'un énorme tronc couché, et creusé en son centre, assez pour qu'elle puisse s'y glisser, et comme si cela ne suffisait pas, la pluie commença à tomber.
A ce moment précis, elle comprit les paroles de Humpty et commençait presque à regretter d'avoir quitté la maisonnette de chaume.
Fatiguée, et malgré le froid, elle s'endormit dans le tronc… Pour se réveiller aux premières lueurs du jour. Sans attendre et après un petit déjeuner plus que frugale, elle reprit son chemin. Quelle ne fut pas sa surprise de voir que la fin de la forêt se profilait a à peine 300 mètres de là.
Bientôt le ciel réapparut, un beau ciel bleu parsemé de quelques nuages cotonneux ça et là. Le soleil lui irradiait les paupières et elle eut bien du mal à discerner la route devant elle.
Elle marcha jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus porter ses chaussures, qu'elle mit dans sa besace pour continuer à pied. Et alors qu'elle n'y croyait plus, elle le vit enfin : le pommier.
Il était bien en dessous de ce qu'avait pu lui raconter Humpty : il était immense, plus large qu'un chêne, plus haut qu'un sapin … Elle n'avait jamais vu un tel arbre. Il semblait qu'il était installé ici depuis des décennies …
Puis elle les vit : ces pommes énormes et gourmandes qui lui faisaient de l'œil … Et juste à coté, de belles roses aux pétales immenses et développés. Elle ne pu qu'écarquiller les yeux face à de telles merveilles.
Elle fut tentée plus d'une fois de cueillir une pomme, son ventre criant famine, mais elle n'en fit rien, trop apeurée que cet arbre appartienne à la reine et que celle-ci veuille lui couper la tête ou une ineptie du genre. Elle se contenta de son pain sec en s'asseyant au pied de l'arbre.
Puis elle réfléchit : quel chemin prendre ? Humpty ne lui avait été d'aucune aide sur ce coup-là … Elle devrait se débrouiller seule. Elle scruta un chemin, puis l'autre … Les 2 semblaient interminables, coupant les champs… Elle n'avait aucune idée duquel prendre, mais elle ne pouvait se permettre de prendre le mauvais : il lui restait peu de vivres et ses jambes commençaient à la lâcher.
Elle resta un moment devant le pommier scindant la route en deux …
« La Reine … Ou est-elle … » se murmura-t-elle à elle-même « La reine … de … Cœur … »
Elle eut soudain une idée, peut-être folle ou stupide mais c'était la seule qui lui semblait sensée. Elle se leva alors et prit le chemin de droite … « La droite … Le coté du cœur. » dit-elle, plein d'espoir.
uuu
Elle avait marché une large partie de la journée et désespérait de trouver le château de la reine … Et si finalement elle s'étai trompée ?
Devant elle, une colline … « Bon, si je vois rien au sommet de cette colline, je fais demi tour ! » lâcha-t-elle avant d'entreprendre la montée. Ses jambes étaient en pilote automatique et bientôt, la faim et la soif la tirailla. Encore quelques mètres … Elle s'accrocha au mince espoir de trouver quelque chose de concret derrière cette colline.
Encore 4 mètres … 2 …
Quand elle arriva au sommet, elle poussa un soupir de fatigue mêlé à un soupir de joie : en face d'elle à quelques kilomètres, une vallée verdoyante entourant ce qui ressemblait à un palais d'ivoire et d'argent.
Si elle n'avait pas été aussi fatiguée, Alice aurait probablement crié sa joie au lieu de cela, elle dévala la colline, emportée par son élan et manquant de tomber plusieurs fois, et suivit le chemin parsemé de rosiers aux roses bien rouge.
Aux portes du palais, elle fut arrêtée par 2 gardes qui lui interdirent l'entrée sous prétexte qu'elle n'était pas convenable. Alice essaya par tous les moyens, mais elle n'avait rien à offrir, rien à échanger …
Refoulée, elle fit demi-tour et marcha un moment autour du palais, peut-être en espérant une faille dans le mur afin de s'y glisser. Mais ce qu'elle trouva au détour de sa balade la stupéfia encore plus : d'immenses haies impeccablement taillées trônaient devant elle. Elle s'approcha et vit ce qui ressemblait à une entrée où le porche était surplombé par un cœur.
Peut-être y aurait-il un endroit, un passage … Elle s'aventura alors et en quelques secondes comprit où elle était : un labyrinthe. Et alors qu'elle trébucha sur une branche, son bras frôla une des haies qui bougea avant de s'ouvrir, telle une bouche béante, prête à engloutir le bras de la petite qui le retira avec bien du mal.
Ne pas s'approcher des haies … Compris !
Elle s'avança, désespérée de trouver un jour la sortie, surtout qu'à présent, elle ne se souvenait même plus de la sortie. Alors, elle continua, se maudissant de ne pas avoir refait le pleins de victuailles et d'eau avant d'y être entrée.
La nuit arriva et la faim aussi. Elle se disait qu'elle allait mourir ici seule, elle pensait à ses parents … Son corps ne serait probablement jamais retrouvé …
Et alors qu'elle pensait avoir touché le fond, que rien ne pouvait être pire, qu'elle finirait par mourir ici, seule, de froid et de faim, elle aperçut un couloir plus longue que les autre et, au bout de celui-ci, semblait-il, une structure. Sans réfléchir, et parce que cela serait certainement sa seule chance, elle courut, prenant garde aux haies, et arriva devant une sorte de maison en pierre. Elle en fit le tour avant de s'approcher de la porte. Par chance, cette dernière n'était pas fermée.
A l'intérieur, des sortes de tiroirs bordaient les murs, mais il ne semblait pas voir à la petite fille quoique soit de comestible … Mais au moins elle était à l'abri de l'humidité qui tombait en cette fraiche nuit. Elle mangea la moitié de sa pomme, préférant se garder l'autre moitié pour le lendemain. Elle s'allongea alors et s'endormit bien vite.
Elle fut réveillée par un rayon de lumière la frappant sur le visage. Elle s'étira et regarda un peu mieux son nouvel environnement : elle ne savait absolument pas où elle se trouvait. Etait-elle encore loin du château de la reine ?
Et avant d'entreprendre une nouvelle journée de marche, elle entama de finir sa pomme, assise en tailleur au milieu de la pièce. Puis, elle fit un bond en voyant la porte s'ouvrir avec fracas, laissant apparaitre des gardes et, au milieu d'eux, une jeune d'un certain âge à la prestance élégante mais au regard noir.
« Alice, ça va ? »
« Oui c'est juste que … Il s'est passé tellement de choses, j'ai l'impression que c'était hier encore … »
« Ouais, ça fait bizarre … De se dire qu'aujourd'hui, on est une famille. Après tout ce qui s'est passé. Tu sais, t'es comme ma sœur … Enfin quelque chose comme ça… »
Alice lui sourit alors. Leurs mères étaient ensemble, elles semblaient heureuses et après tout ce qu'elle avait vécu, après toutes les bizarreries de ce monde et des autres, il semblait qu'elle pouvait enfin trouver une stabilité dans cette famille atypique. Aujourd'hui, elle avait trouvé sa vraie mère, ainsi qu'une seconde et un frère … Qui l'eut cru …
« Allez viens, on va le brosser, David m'a montré ! »
Ils entrèrent dans le box et s'occupèrent du cheval, tandis que Regina et Emma les rejoignaient. « Hey les enfants, alors on s'amuse ? »
« Très ! » s'enthousiasma Henry tandis qu'Alice s'affairait à tresser la queue du poney. Regina s'approcha d'elle en se plaçant derrière elle et posa ses mains sur les siennes « Il faut faire ainsi. » dit-elle en la guidant afin d'effectuer une tresse en épi presque parfaite.
« Merci. » lança la petite, tout fière
« Et si on rentrait, j'ai faim ! »
Regina leva les yeux au ciel : comment une femme aussi parfaite, avec ce physique, pouvait engloutir autant de nourriture ? Elle sourit alors et invita les enfants à retourner à la voiture.
Le retour ce fit sous les récits plus qu'enthousiastes des enfants avec la promesse de retourner aux écuries bientôt. Emma avait vaincu sa peur des chevaux et Regina avait retrouvé des sensations qu'elle pensait à jamais perdues … Et pas que pour le cheval. Elle repensa alors aux paroles d'Emma durant leur escapade équestre : une fin heureuse … Vraiment ? Pouvait-elle y prétendre ?
« Tu rêves ? »
« Pardon ? »
« Ca fait 3 fois que je te pose la même question … Je pourrais me vexer … » lâcha-t-elle avec un petit sourire en coin
« Désolée … Je … Je suis un peu fatiguée je crois … »
« On a passé une belle journée, c'était cool ! »
« Oui très. Je suis heureuse … »
Emma fut surprise de cette déclaration impromptue, mais ne s'en formalisa pas, au contraire elle se rendait compte à quel point il était peu coutumier que Regina prononce de tels mots … Et elle était contente qu'elle puisse le faire en sa compagnie.
TBC
