Je veux être maître de mon âme. Capitaine de mon destin.

Hello everyone from UK!

Oui oui maintenant, je suis dans le pays d'Harry Potter! Juste un petit truc, je me promenais dans la cuisine et sur le frigo, il y a un autographe de l'acteur qui joue Queudver (Thimoty Spall)! Je sens que je vais m'auto-faire un cadeau... Trêve de blabla, voilà le chapitre 5! J'espère qu'il vous plaira! Vous êtes nombreux quand même à lire ma fiction et merci à tous ceux qui postent des reviews et également les Followers! Un tout grand merci à tous! Je ferrais mon possible pour écrire mais quand vous êtes à l'étranger, c'est plus dur! Mais je n'abandonnerai pas, foi de Salazar Serpentard!

Bonne lecture de Curly Stone Heart.

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Chapitre cinq

Le mois de novembre se terminait doucement. Draco continuait d'espionner le brun avec espoir mais rien n'arrivait. Le blond avait de l'ambition, il en avait toujours eu. Sa présence aujourd'hui le prouvait pourtant, il était déçu que rien ne se passe. Millicent avait appris il ne savait comment qu'Harry était bisexuel. Il avait sa chance. Il la tenait en main et ferait tout pour y arriver.

Ces derniers temps, l'épidémie de grippe avait fait rage. Daphné, Théodore, Pansy ainsi que Vincent s'étaient retrouvés cloués au lit avec 39°C de fièvre. Quelle joie ! Heureusement que Blaise était toujours là pour égayer ses journées. Ils étaient tous les deux à la cafétéria quand Millicent les rejoignit avec un grand garçon aux yeux verts cachés par des lunettes rondes. Oui, Harry Potter venait de les rejoindre à leur table.

« -Salut les gars ! J'ai trouvé ce pauvre garçon perdu et seul dans les couloirs… Aïe ! » Harry venait de lui donner un coup de coude en souriant. « Bref, ses amis sont malades alors je lui ai proposé de venir manger avec nous ! »

Elle glissa un rapide clin d'œil à Draco avant de se tourner de nouveau vers Harry.

« -Lui, c'est Blaise. Il ne dit que des bêtises mais s'il t'agace, n'hésite surtout pas à le frapper !

-Quoi !? »

Blaise semblait scandalisé et cela fit rire les trois autres adolescents. Harry et lui se serrèrent la main avec un sourire. Le nouvel arrivant lui promit que quand il le frapperait, il ferait en sorte qu'il s'évanouisse pour qu'il ne sente rien. Blaise ricana.

« -Et lui, c'est Draco. Le blond mystérieux qui ne dit pas grand-chose. Si tu arrives à lui faire sortir plus de trois phrases d'un coup, c'est un miracle.

-Ravi de te rencontrer, ô homme mystérieux. »

Draco lui adressa un sourire gêné auquel Harry répondit par un magnifique sourire. Il y avait une simplicité chez Harry. Il n'était pas comme les autres. Il n'était pas banal, sans intérêt. Il donnait envie de se détendre, de l'écouter et presque de parler. Oui, Harry lui plaisait définitivement.

Ils parlèrent pendant leur longue pause-déjeuner. Les suppositions de Draco sur le hobby du brun furent confirmées : il avait en face de lui un adepte du théâtre. Il parla des nombreuses pièces dans lesquelles il avait joué, des déguisements qu'il avait du porter. L'atmosphère était bonne et agréable pour tout le monde. Ils eurent du mal à repartir en cours. Ils seraient bien restés là à papoter de tout et de rien. Harry leur proposa d'aller boire un chocolat chaud après les cours étant donné qu'ils finissaient tous à la même heure ce jour-là. Tous acceptèrent au plus grand plaisir du blondinet.

L'après-midi passa lentement. Trop lentement. Draco pensait sans cesse à ces deux yeux verts. Il les comparait à deux émeraudes étincelantes. Il pourrait passer sa journée à les regarder. Il en était complètement fou.

Quand le professeur de comptabilité eu dit son dernier mot et annoncé la fin du cours, le jeune homme se dirigea vers la sortie et eu le bonheur de tomber sur le sujet de ses pensées : Mister Harry Potter. Ce dernier lui afficha un grand sourire.

« -Alors cette fin de journée ?

-J'ai eu comptabilité. Un enfer.

-Tu m'étonnes. Je ne l'aime pas non plus. Ce Vector est un gros... Enfin, je préfère ne rien dire. Tu viens toujours ?

-Oui évidemment ! »

Ils se dirigèrent doucement vers le café où se trouvaient déjà Blaise et Millicent, la jeune fille ravie de les voir arriver ensemble. Ils s'installèrent à une table proche d'un radiateur pour se réchauffer. L'ambiance était identique à celle de tout à l'heure : agréable et reposante.

Draco buvait les mots d'Harry. Il n'aurait pu rêver meilleure journée. Il savait qu'il n'était pas indifférent au charme du brun. Il avait toujours été attiré par les hommes pour une raison qu'il avait longtemps ignorée sans le vouloir mais il aimait la présence sécurisante d'un homme à ses cotés. C'était comme si personne ne pouvait les atteindre, comme s'il y avait un mur invisible autour d'eux mais bien souvent, il n'y avait pas de mur du tout pour Draco.

Ils se quittèrent une heure après. Les deux amis reprirent leur bus habituel, comme tous les soirs. Mais ce soir, après une si belle journée, Draco avait un mauvais pressentiment, comme si ce beau moment devait obligatoirement prendre fin.

Après s'être dit « à demain », l'adolescent rentra chez lui sans réelle envie. Il arriva dans la cuisine après s'être débarrassé de son manteau et de ses chaussures à l'entrée et alla saluer ses parents. Tout de suite après, son père se tourna vers lui et lui parla d'un ton sec.

« -Demain n'oublie pas que nous allons chez ton psychiatre à 14h30. J'espère que ce sera bientôt terminé tous ces médicaments. Tu sais combien coûte une de tes boîtes de Citalopram? Non bien sur tu ne sais pas… Ce n'est pas toi qui dois payer… Je te préviens : tu nous fais encore une seule connerie et tu paieras toi-même l'hôpital et les médecins ! »

Draco fit son possible pour ne pas écouter le venin de son père. Un discours plutôt récurrent que sa mère approuvait totalement. Il acquiesça avant de monter dans sa chambre pour faire semblant d'étudier, comme il le faisait toujours. Ils avaient l'art de détruire de belles journées. Il ne comprenait pas pourquoi ses parents appelaient ça « connerie ». Ils n'avaient jamais accepté que leur fils unique ait pu être malade comme si le simple fait de le dire rendait cela contagieux. Il se rappelait de sa première « connerie » comme ils le disaient. En réalité, ce n'était pas la première, loin de là. C'était juste la première fois qu'ils s'en rendaient réellement compte.

-29 septembre de l'année précédente-

Draco allait mal. Très mal. Et pourtant, il faisait toujours comme s'il ne ressentait rien. Les crises de panique devenaient fréquentes et il n'en parlait jamais, gardant cela pour lui. Ce jour-là, il avait entendu cette voix masculine dans sa tête. Elle n'était plus si gentille et ne promettait plus de l'aider dans ce monde de fous. Aujourd'hui, elle l'avait menacée. Elle lui avait dit quelque chose d'atroce, de tellement dur. Trop pour ce garçon fragile.

Il avait fui de l'école à l'heure du déjeuner. Il s'était rendu sur ce pont. Il avait marché sous ce soleil de plomb. Il avait vu les voitures rouler près de lui alors qu'il marchait d'un pas lent, les yeux gonflés et rougis. Il avait monté la colline proche de l'autoroute. Il était monté jusqu'en haut. Il avait vu les voitures rouler rapidement. Tellement de manières de mourir s'offraient à lui, car oui, Draco devait mourir. Il se mit à hurler, se rappelant mot pour mot ce que cette voix lui hurlait : « Ton corps sera un fusil, tes amis seront des cibles et tes mots seront les balles que tu leur tireras dedans ». Draco ne pouvait pas laisser ça arriver. Il ne voulait pas faire de mal comme on lui en avait fait. Il avait roulé jusqu'en bas en se tenant la tête, pleurant des larmes de douleur. De douleur mentale.

La police arriva peu de temps après. Suivie de près par son père à qui il avait fait croire qu'il ne voulait juste pas rater son examen de mathématique ce jour là. Et il le crut.

On l'emmena à l'hôpital. Et il rencontra son premier psychiatre. Il savait d'avance que ce n'était pas le bon mais il était désespéré, alors il avait accepté pour qu'on le laisse en paix.

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