Note d'auteur:
Demat à tous! :)
Enfin on arrive à la soirée d'halloween! J'étais tellement pressée d'arriver à ce moment. L'histoire fait un bond spectaculaire en avant... j'espère ne pas vous destabiliser. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire sur cette soirée. Je vous préviens tout de suite que j'ai dû couper le texte en trois parties, assez inégales, car j'ai essayé de les diviser de manière cohérente.
Voilà! Bonne lecture!
ophdess: D'abord merci beaucoup pour ta review, Drago mériterait plus qu'une baffe...mais bon on l'aime avec son arrogance é_è Et pour répondre à ta question, je dirai que le déni est une particularité innée chez les Malefoy...^^ Bon ça ne répond pas à ta question...quoique! ;) N'hésite pas à poser d'autre question, j'y répondrai avec plaisir! ^^
Audrey 66: Waouh merci pour tes gentils mots! ça me touche vraiment ^^ Et pour ta remarque sur la lenteur de la romance...je n'ai rien à redire. Je suis tout à fait d'accord avec toi ;) Je me rend compte que toute cette histoire avance vraiment lentement, mais en même temps avec tout ce qui leur arrive, ils ont pas une minute de répit XD Mais ne t'inquiètes pas les chapitres sur la soirée d'Halloween font avancer la romance.(Enfin pour moi...j'espère que ce sera le cas pour les lecteurs aussi ^^) Merci encore de suivre cette histoire, à bientôt j'espère! :D
Chapitre 8: La Nuit des Morts sanglantes
Partie 1: Révélation inopinée et début de soirée
Le lendemain du match de Quidditch, l'euphorie galvanisantedes gagnants et la déception cuisante des perdants laissèrent rapidement place à une nouvelle excitation commune. En effet, la soirée d'Halloween allait avoir lieu le soir même. Tous les élèves commençaient à se préparer pour cette soirée spéciale et très tôt le matin, certaines jeunes sorcières se mirent à demander leur avis aux unes et aux autres. Tantôt abordant le choix des costumes, tantôt au sujet du maquillage et des accessoires. Les sorciers quant à eux, se contentaient de comparer leur choix de cavalière ou continuaient de débattre du match de la veille.
L'animation était générale dans les quartiers de Serpentard. On savourait encore la victoire et tous démontraient un enthousiasme exacerbé pour la préparation de la fête nocturne. Cependant, l'agitation qui régnait dans la Salle Commune était insupportable et Hermione, qui était encore irritée par le comportement incompréhensible de Malefoy, avait préféré se plonger dans un océan de devoirs inachevés. Elle se rendit donc à la bibliothèque. Une fois arrivée dans son sanctuaire de paix, elle sélectionna une grande quantité de livres, puis elle se dirigea vers une table isolée.
Elle espérait que le surmenage intellectuel auquel elle comptait se soumettre lui ferait oublier la rancœur qu'elle nourrissait à l'égard de Malefoy depuis l'incident de la veille. Elle ne comprenait pas pourquoi le jeune homme avait envoyé le cognard dans sa direction. Cet idiot avait failli l'assommer définitivement. Malgré ses nombreuses interrogations, elle n'avait pas eu la force de faire taire ses pulsions et dès qu'elle avait croisé le Serpentard de cœur, elle n'avait pu s'empêcher de le gifler de toutes ses forces. Pourtant ce geste ne l'avait pas libérée, car il ne l'avait pas aidée à comprendre. Et au bout du compte elle continuait de ne penser qu'à Drago et à son comportement étrange.
Elle savait que le jeune homme nourrissait une haine sans nom à l'égard de Scott, mais cela ne justifiait pas une telle violence. La réaction de Malefoy était vraiment disproportionnée et la rouge et or en était venue à envisager que le souvenir de leur haine passée lui était revenu en mémoire. Néanmoins, Hermione savait qu'il n'était pas assez bête pour mettre en péril leurs chances de retour à leur vie normale. Ils s'étaient mis d'accord pour mettre leur rancune de côté et il avait été le premier à accepter cet état de fait. Mais il s'était révélé tellement imprévisible que la jeune femme ne savait plus comment analyser son attitude.
Le pire était qu'elle devrait affronter le mépris du jeune homme durant toute la soirée. Elle regrettait presque de ne pas avoir accepté l'invitation d'Abraxas, car il était sûr que sa relation avec Drago, qui s'était adoucie depuis peu, allait pâtir de son excès de colère. D'un autre côté, elle se consolait en se disant qu'elle n'avait pas commencé et que c'était Malefoy qui avait le premier agi de manière puérile.
Ce méli-mélo de questionnements et de doutes qui remplissait son esprit empêchait les pensées de la jeune femme de se focaliser sur le devoir d'histoire qu'elle devait terminer. Et comme si cela ne suffisait pas, en plus de ses interrogations en rapport avec Malefoy, elle devait supporter le bruit des discussions environnantes. Il y avait pas mal d'élèves présents et certains d'entre eux faisaient comme elle et travaillaient leur devoir avec application. Tandis que d'autres, réunis en larges comités autour d'une table, préféraient discuter du déroulement de la nuit terrifiante à laquelle ils allaient participer. Finalement, elle n'échappait pas à l'ambiance survoltée que suscitait l'approche de la soirée d'Halloween. Son désir de tranquillité se trouvait contrarié par les chuchotements et les rires des élèves indisciplinés. Hermione avait espéré un moment que la bibliothécaire, Madame Condry, imposerait un peu d'ordre et de discipline, mais ses espoirs avaient été déçus lorsqu'elle avait aperçu cette dernière papoter avec entrain de la difficulté et de la pression que les organisateurs avaient subi tout au long des préparatifs. De nombreux étudiants tentaient de lui soutirer des indices sur les épreuves qu'ils auraient à affronter, mais ils se heurtaient tous à des refus polis d'y répondre.
Au bout du compte, la jeune femme abandonna l'idée de s'évader par le travail et commença à ranger les livres qu'elle avait pris. Alors qu'elle pénétrait dans l'allée de la section « Histoire », elle vit Aaron Bones en train de ranger lui aussi des documents. Elle pensa à rebrousser chemin, car elle ne voulait pas se retrouver seule avec lui. Ses craintes à son égard ne la quittaient pas, même s'il s'était montré chevaleresque en lui sauvant la vie. Ses regards insistants lui faisaient froid dans le dos. Elle ne s'était jamais retrouvée confrontée à lui et ne lui avait jamais adressé la parole. Drago était le plus souvent seul ou accompagné de Stanley, lorsqu'il la rejoignait.
Alors qu'elle s'apprêtait à revenir sur ses pas, le jeune homme l'aperçut et l'aborda :
« Mable Wright à la bibliothèque en un jour si spécial ! Je suis étonné de cet intérêt soudain pour les études… Mais je suis malpoli, je devrais plutôt d'abord te dire bonjour ! », dit-il.
Malgré sa remarque, il ne formula pas de salutations plus formelles. Hermione trouvait le ton qu'il employait aussi mystérieux que lorsqu'il lui était venu en aide ou quand elle l'avait surpris à l'observer. Il y avait des sous-entendus qu'elle ne saisissait pas. Pourtant elle sentait bien que sous son sourire et son phraser élégant se cachait un sens qui ne lui plairait pas. Elle tenta de masquer son inquiétude et lui répondit avec calme :
« Bonjour Aaron ! Tu es surpris de mon intérêt pour les études ? Eh bien, je crois pourtant que c'est un intérêt commun chez tous les élèves de septième année. C'est sûr qu'avec les ASPICS à passer en juin, on a tous tendance à devenir plus studieux ! expliqua-t-elle en essayant de sourire.
— Comme si tu avais besoin de réussir ces saletés d'examens, ricana-t-il avec sarcasme. Ton paternel a surement déjà trouvé de quoi occuper ton futur temps libre. Même si tu n'obtenais aucun ASPIC, ton avenir est tout tracé avec un père au Ministère et une mère aussi célèbre que pleine aux as! »
La façon qu'il avait eue de tourner sa phrase traduisait sans l'ombre d'un doute son hostilité à l'égard de Mable. Hermione se sentit d'autant plus pressée de mettre fin à cet entretien. Elle ne savait pas ce qu'il pouvait reprocher à la jeune Serpentard et en vérité elle ne voulait pas comprendre. Pour une fois, sa curiosité avait été surpassée par sa peur. Une atmosphère glaciale semblait s'être installée entre les deux adolescents. L'aura qui se dégageait du jeune homme était inquiétante et la jeune femme refusait de passer une minute de plus à proximité d'une telle agressivité contenue.
« Je dois m'en aller, j'ai encore des tas de choses à faire avant le début de la soirée. Mes amies m'attendent depuis trop longtemps déjà ! annonça-t-elle en commençant à ranger les livres qu'elle avait empruntés.
— Tu me quitterais aussi vite ? Sans même me remercier de t'avoir sauvé la vie ? Ce n'est pas très respectueux des règles de politesse, ma chère Mable, susurra-t-il en affichant un air mauvais.
— C'est vrai, j'aurais dû le faire depuis longtemps, dit Hermione tout en s'affairant avec précipitation pour remettre les livres sur les étagères. C'est juste que le temps passe tellement vite et je n'ai pas eu l'occasion de te croiser…
— Quand on veut, on peut ! la sermonna-t-il tout en s'avançant lentement vers elle.
— C'est vrai, mais on dit aussi : mieux vaut tard que jamais ! Alors, je te remercie beaucoup d'être venue à mon secours. Tu as été génial et je te serais à jamais redevable. »
Lorsqu'Hermione acheva ses remerciements, elle terminait d'installer le dernier ouvrage, L'Histoire des grands sorciers de la civilisation romaine. Elle se maudissait d'avoir terminé par ce bouquin. En effet, il se trouvait au fond de la rangée, si bien que lorsqu'elle voulut en sortir, elle se retrouva bloquée par Aaron. La rangée était étroite et ne permettait que difficilement l'accès à deux personnes. Il était certain que si elle tentait de forcer le passage, il serait facile pour le jeune homme de barrer le chemin en usant de sa carrure.
« Tu ne comptes tout de même pas me quitter déjà, Mable ? Tu l'as dit toi-même, tu m'es redevable à jamais. Et je voulais justement que tu me rendes un petit service…
— Euh, je n'ai pas trop le temps maintenant, mais on peut en discuter plus tard. »
La panique commençait à envahir chaque parcelle du corps d'Hermione. L'angoisse accélérait les battements de son cœur, tandis qu'elle évaluait ses chances d'avoir le dessus sur le jeune homme. Elle pensa alors à crier pour attirer l'attention des autres élèves, mais avant qu'elle n'ouvre la bouche, Aaron dégaina sa baguette et s'écria :
« Bloclang ! Tu me prends pour un apprenti sorcier ? Je ne suis pas un tocard comme ton Caleb adoré ! Moi je ne fais pas qu'observer et analyser, je suis plus doué pour la pratique. »
Il avançait vers Hermione, qui ne pouvait plus prononcer le moindre son. Elle le voyait se rapprocher et elle reculait d'autant de pas qu'il faisait pour avancer vers elle. Finalement, elle heurta le mur du fond de la section, sa respiration s'accéléra, et sa poitrine se souleva avec irrégularité. Elle n'arrivait plus à reprendre son souffle. Ses yeux étaient braqués sur le regard menaçant d'Aaron Bones qui semblait atteint de démence. La haine emplissait ses iris noirs. Son attitude d'ordinaire passive avait laissé place à un comportement de prédateur assoiffé de vengeance.
Il était tout proche à présent. Il se pencha vers la jeune femme, et effleura du bout des doigts son visage. Le contact de ses doigts semblait glacé à Hermione. Elle en avait la chair de poule, mais essaya de réfléchir aussi vite que la peur le lui permettait. Elle avait l'impression d'avoir les neurones gelés. Toutes ses pensées étaient engourdies par la frayeur que le jeune homme lui inspirait. Finalement, tandis qu'il continuait de savourer l'effet de ses menaces tacites, elle tenta de se saisir de sa baguette. Cependant, Aaron fut plus rapide qu'elle et il lui saisit le poignet avec force.
« Non, non Mable, chuchota-t-il à son oreille. Il faut que tu sois sage, d'accord ? »
Il récupéra la baguette et la jeta hors de portée de la jeune femme. Hermione profita de ce qu'il soit distrait par son action pour tenter de se dégager et le griffa au visage. Elle se débattit avec toutes les forces dont elle disposait. Elle n'était pas du genre à se laisser faire. C'était une Gryffondor, une lionne courageuse qui ne perdrait pas espoir aussi facilement. Mais malgré son acharnement et sa ténacité dans l'effort, elle fut vite submergée par la poigne féroce du jeune homme. Ce dernier était animé par une telle haine, que toutes les tentatives de fuite d'Hermione furent stoppées.
« Dis-moi, tu es bien agitée... Inutile de te débattre, tu ne peux pas m'échapper ! »
Il bloqua les bras de la Gryffondor impuissante, au-dessus de sa tête avant de poser la pointe de sa baguette contre son cou.
« Tu as cru pouvoir te moquer de moi ! Mais je connais toute l'histoire, tous les détails, toutes vos manigances. Je vous ferai payer votre excès de confiance. Ils seront tous mis au courant de vos tromperies et de vos plans. J'ai recueilli des preuves, beaucoup de preuves, et quand ils seront face à elles, ils devront admettre la vérité ! »
Il parlait avec agitation et Hermione qui sentait la baguette contre sa peau, commençait à croire que le destin s'acharnait vraiment sur elle. Plus elle l'écoutait et plus son effroi s'amplifiait, car le comportement et les paroles d'Aaron faisaient naître le doute dans l'esprit de la jeune sorcière. Etait-il au courant de leur imposture ? Etait-ce lui qui les avait surpris l'autre jour à l'infirmerie ? Allait-il mettre à jour leur mensonge et les condamner à la torture des Détraqueurs ? Toutes ses accusations semblaient mener à une seule réponse : Aaron Bones avait tout découvert. Tout ce qu'il racontait menait la Gryffondor de cœur à cette unique conclusion.
« J'attends ce moment depuis si longtemps… », murmura-t-il en affirmant la pression de son arme sur le cou d'Hermione.
…..
Drago s'était mis à chercher Hermione, dès son réveil. Il voulait l'obliger à lui présenter des excuses. Il considérait qu'elle l'avait humilié devant tous les élèves de l'école et il comptait lui faire payer son insolence. Le jeune homme garde un souvenir précis de la gifle qu'elle lui a donné. Il ne laissait personne le prendre de haut et le maltraiter de cette manière. En tout cas, pas à une fille aussi ridicule qu'Hermione Granger. Il ne supportait plus de devoir endurer son mauvais caractère.
Il n'avait pourtant blessé personne ! Mais tout le monde semblait lui en vouloir pour son geste irréfléchi. Les Gryffondor ne lui avaient pas adressé la parole de toute la soirée, certains avaient chuchoté des messes basses lorsqu'il était passé à proximité d'eux. Il était donc allé se coucher très tôt dans la soirée et n'avait pas adressé la parole à ses camarades de chambre. Ce matin, la rancœur des Gryffondor s'était quelque peu radoucie. Cependant, Drago sentait des regards ou des silences encore empreints de désapprobation. C'est pourquoi il avait entrepris de trouver la Gryffondor de cœur pour qu'ils puissent s'expliquer.
A présent, il déambulait dans les couloirs de Poudlard à la recherche de cette impertinente Granger. Il avait même été jusqu'à demander des renseignements à ses amies dans la Grande Salle. Ainsi il avait appris qu'Hermione n'était pas venue petit-déjeuner, personne ne semblait l'avoir croisée de la matinée, il finissait par se demander où elle avait bien pu se cacher. Quand soudain une illumination lui permit de trouver la réponse à sa question. Cette intello adorait étudier et se réfugiait toujours dans le travail. Elle ne pouvait se trouver qu'à un seul endroit. Lorsqu'il le réalisa, il quitta la Grande Salle d'un pas vif.
Une fois sur place, il demanda à la bibliothécaire si elle n'avait pas vu Mable récemment. Celle-ci lui répondit que la dernière fois qu'elle l'avait aperçue elle se dirigeait vers la section « Histoire ». Il se dirigea alors vers le fond de la bibliothèque. Dans la pénombre de la rangée qui l'intéressait, il vit deux élèves si près l'un de l'autre qu'il crut qu'ils se bécotaient. Il se détourna promptement de la scène écœurante et rebroussa chemin en imaginant que Madame Condry l'avait mal informé. Mais, l'image des deux étudiants l'un contre l'autre lui revint en tête. Il avait une impression de déjà vu, la chevelure sauvage de la jeune fille lui faisait penser à celle de la Gryffondor. Le grand type qui l'accompagnait, ressemblait étrangement à Aaron. Puis, il se rappela avoir aperçu une baguette… Il revint sur ces pas avec empressement et s'écria au moment où Aaron était sur le point de jeter un sort :
« Expelliarmus! »
La baguette de l'agresseur fut projetée en l'air et il se retourna pour voir qui avait mis fin à ses rêves de vengeance. Drago aperçut le rictus de haine du jeune homme et l'air effrayé de la jeune femme derrière lui.
« Bon sang, mais qu'est-ce qui se passe ici ? interrogea Drago.
— Je vais t'expliquer Caleb… » commença Aaron.
Mais Hermione qui était libre et à nouveau maîtresse de ses mouvements, lui décocha un crochet du droit. Aaron, sous la violence du choc, s'étala au sol de toute sa longueur. Vidée mais satisfaite de la tournure des évènements, Hermione se laissa glisser au sol.
« Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider à comprendre ? »
Hermione récupéra sa baguette, puis elle se libéra du « Bloclang » que le Serdaigle lui avait fait subir.
« Il est au courant… Enfin, je crois… Je ne suis pas sûre… Je ne suis plus sûr de rien du tout !
— Au courant de quoi Granger ? »
Ils n'eurent pas la possibilité de poursuivre leur entretien, car des élèves et Madame Condry avaient été attirés par le bruit que l'intervention de Drago avait produit. Hermione lança à Malefoy un regard éloquent qui ne fit qu'attiser sa curiosité.
…..
Grâce à l'arrivée de Drago, Hermione s'en sortait bien, mais elle avait eu une sacrée frayeur. Les peurs et les craintes étaient censées être réservées à la seule soirée d'Halloween, mais la Gryffondor de cœur avait semble-t-il eu droit à un bonus dont elle se serait bien passée. Son inquiétude ne s'était pas évanouie et elle se rappelait que le Serdaigle avait avoué être au courant de leur imposture. C'était en tout cas ce qu'elle avait conclu. Pour l'instant, le jeune homme était encore inconscient à l'infirmerie, placé sous haute surveillance. Le Professeur Chubby avait été mis au courant et il avait demandé à Hermione de venir le voir avant le début des festivités du 31 octobre.
Une fois devant la gargouille, elle prononça le mot de passe, puis elle emprunta l'escalier en colimaçon. Une fois qu'on l'invita à entrer dans le bureau, elle fut surprise par l'agitation qui y régnait. Les tableaux des anciens directeurs de Poudlard étaient en grande conversation avec le Professeur Chubby. Lorsque ce dernier se rendit compte de sa présence, il indiqua à la jeune femme de s'asseoir dans le fauteuil qui était situé en face de son bureau. Tous les portraits se turent.
« Miss Wright ! Je vous ai convoquée car je voulais discuter de l'incident de ce matin. Je souhaitais vous présenter mes excuses, car c'est mon laxisme qui vous a attiré tous ces ennuis. Je savais que cette situation comportait des risques et je l'ai quand même autorisé à poursuivre sa scolarité à Poudlard. En plus de ça, je vous avais fait promettre de ne pas divulguer son identité réelle et le lien qui vous unissait.
— Excusez-moi Professeur, mais pourriez-vous être plus clair ? Vous parlez d'Aaron Bones ?
— Bien évidemment que je vous parle d'Aaron Bones ! De qui d'autre, voyons ! Je savais qu'il était perturbé et je n'aurais jamais dû accepter son retour au Château. Depuis la mort de son père, il s'est mis en tête tout un tas d'âneries. Je pensais pourtant qu'il était remis de tous ses évènements tragiques. Je crois bien que c'est l'annonce de la venue de votre mère qui a dû réveiller ses désirs de vengeance Miss Wright. Ah ! Comme je regrette, je n'ai pas pensé à sa réaction sur le moment. J'étais tellement heureux que la Diva Dana vienne dans notre humble école, se lamenta-t-il.
— Ça voudrait dire qu'Aaron Bones était le fils de ce sorcier décédé dans des conditions mystérieuses, murmura Hermione.
— J'ai pris des dispositions radicales à son sujet, reprit-il sans se rendre compte de l'aparté de la jeune femme. Il sera renvoyé sans autre forme de procès. Il a besoin d'aide, et seuls des professionnels pourront lui prodiguer les soins nécessaires. Pour le moment, on le garde en observation, sa tante viendra le récupérer demain matin. »
Hermione se rendait à présent compte que toute l'histoire et les paroles que l'élève de Serdaigle lui avait adressées prenaient du sens. Il était le fils du sorcier que la mère de Mable avait été soupçonnée d'avoir assassiné et il désirait se venger, car il était persuadé de la culpabilité de Dana Sprite.
Il fallait qu'elle informe Drago de tous les nouveaux éléments qu'elle avait pu récolter ses dernières heures. Elle l'avait quitté en lui faisant part des doutes potentiels qu'Aaron nourrissait à leur égard, puis elle avait dû rejoindre le directeur. Maintenant elle regrettait qu'ils ne puissent se voir que le soir, car elle était pressée de le retrouver pour lui communiquer ces dernières découvertes. Elle quitta donc le Professeur Chubby pour aller se préparer à la soirée d'Halloween.
…
Hermione avait retrouvé une certaine sérénité en sachant son agresseur sous bonne garde. Elle pouvait donc se concentrer sur ses projets, plus importants, de recherches dans la Réserve. Tout en se préparant, elle réfléchissait au meilleur moment pour s'éloigner du circuit. On avait annoncé sommairement le parcours de la soirée et elle avait pu constater qu'une des étapes était située non loin de la Bibliothèque. Cela était parfait pour que tout se déroule selon leur plan.
Elle prit une agréable douche, puis enfila la robe qu'elle avait fait réaliser par la couturière de la boutique Gaichiffon. Elle avait choisi de représenter les créatures de la mer. Par conséquent, la robe était faite à partir d'imitation d'écailles et le tissu était aussi fluide que de la flanelle. La couturière avait enchanté la robe pour qu'elle reflète chaque rayon de lumière avec intensité. On avait l'impression d'une seconde peau d'un doux vert argenté et scintillant. Elle laissa les cheveux longs et soyeux de Mable défaits, puis Moheira lui proposa de l'aider pour le maquillage. Lorsqu'Hermione contempla le résultat dans le miroir, elle eut le sentiment de voir une déesse aquatique qui venait tout juste d'émerger de l'océan. Mable était d'une beauté époustouflante. Elle anticipait déjà le succès que la tenue aurait auprès des autres élèves.
Cependant, la Gryffondor de cœur constata que le costume de Moheira était encore plus impressionnant que le sien. Elle l'avait commandé par correspondance et l'avait reçu le jour même. C'était une robe noire avec des détails élégants en dentelle au niveau du cou et des poignets, descendant jusqu'en bas de ses chevilles. Plusieurs perles et strass avaient été piqués sur l'ensemble du costume, de telle sorte que lorsqu'on observait l'ouvrage dans son ensemble, on avait l'impression de voir des petits filaments brillants, comme une toile d'araignée couverte de rosée. De plus, une longue traine recouverte de strass noir s'étendait derrière elle. La robe était magnifique et lui allait à merveille. Elle avait voulu représenter la veuve noire, la plus terrible des prédatrices. Hermione devait reconnaitre que ce personnage lui allait à merveille, puisque Moheira était du genre à collectionner les relations amoureuses superficielles et sans lendemain.
S'agissant des costumes de ses autres camarades de chambre, la Gryffondor les trouva tout aussi réussis bien que moins élégants. Tana était déguisée en infirmière de Ste Mangouste, Calliste avait opté pour un costume de dragonnier accompagné de maquillages de brûlures très réalistes. Et Tweenie, fidèle à elle-même, avait choisi de rajouter un grain de folie à cette soirée en se déguisant en grenouille géante de la région du Wiltshire.
Lorsqu'elles furent toutes prêtes, elles se rendirent à la Grande Salle. En chemin elles purent se rendre compte à quel point le château avait été transformé pour cette soirée spéciale. En plus de tous les élèves qui arboraient des tenues réussies, des bougies lévitaient et des détails macabres avaient été rajoutés à la décoration. Le Château de Poudlard était devenu un château hanté et l'ambiance tamisée qu'offraient les lumières vacillantes était du plus bel effet. Les jeunes femmes furent tout de suite plongées dans l'ambiance inquiétante de la soirée.
Dans la Grande Salle, les quatre longues tables avaient laissé place à un buffet imposant et déjà beaucoup d'élèves étaient réunis avec un verre à la main et spéculaient avec enthousiasme à propos des épreuves qu'ils allaient devoir affronter. Quand le groupe de Serpentard fit son entrée, les discussions baissèrent légèrement. Certains jeunes sorciers admiraient la beauté des nouvelles venues. Comme Hermione l'avait imaginé, les costumes de Mable et Moheira faisaient forte impression. La plupart des cavaliers affichaient un expression admiratif et ces derniers furent rappeler à l'ordre par leur cavalière irritées.
Tandis qu'elle se dirigeait, accompagnée de ses amies, vers le buffet d'où se dégageaient des senteurs agréables, Hermione observait avec intérêt les costumes des autres élèves et des quelques professeurs qui étaient déjà présents. Néanmoins, une fois arrivée plus près des tables où étaient disposés les plats fumants, elle s'aperçut que le menu de la soirée n'était pas aussi attrayant que son fumet. En effet, elle trouva dans le potage de légumes des yeux globuleux, puis, quand elle souleva le couvercle d'une des grosses marmites, elle découvrit des petits serpents visqueux ramper les uns sur les autres. Elle se détourna aussitôt et commença à se sentir malade. Cependant la plus horrible des surprises fut les têtes de singes aux crânes sciés. Une fois la boîte crânienne enlevée, on pouvait se servir à l'aide d'une élégante cuillère en argent, de la cervelle de macaque.
Les détails morbides du dîner furent l'occasion pour certains de faire des mauvaises blagues à leur cavalière. D'autres n'étaient pas dérangés par la présentation effrayante et se servaient abondamment des différentes spécialités du soir. Ils poussaient leurs camarades à en faire autant car selon eux, les plats étaient succulents une fois en bouche. Hermione préféra s'abstenir et n'accepta d'avaler que du punch.Même si l'étiquette décrivant le breuvage sombre annoncé « Sang de Goules fermenté.
Alors qu'elle balayait la salle du regard, Auric Swanson fit son entrée. Il était très beau dans son costume de chevalier. C'était un séduisant jeune homme blond. Il avait les yeux d'un magnifique bleu azur et quand il souriait, on découvrait une dentition parfaitement alignée et brillante. Malheureusement, derrière cette belle façade, Hermione s'était rendu compte qu'il était atteint d'une profonde débilité. Dès qu'il aperçut le groupe de jeunes femmes, il se précipita vers elles.
« Bonsoir les filles ! Alors on apprécie le repas ? demanda-t-il tandis qu'il cherchait à dissimuler quelque chose dans son dos.
— Par pitié ! Garde tes blagues douteuses pour toi, s'exclama Moheira, qui se doutait qu'il préparait un mauvais coup.
— Si on peut même plus rigoler ! », dit le jeune Serpentard en faisant la moue et en rangeant discrètement ce qu'il cachait. Puis reportant son regard sur Hermione, il s'exclama : « Waouh ! Mable, tu es sublime ce soir ! Cette robe te sied à merveille. Tu surpasses toutes les filles présentes dans cette salle. »
Il continua de s'extasier pendant un long moment sur les détails de la robe de la jeune fille. Hermione appréciait les compliments, même s'ils n'étaient pas vraiment adressés à elle, mais très vite elle remarqua le regard agacé de Moheira. La jeune métisse n'arrivait pas à croire que son cavalier s'extasiait sur la tenue de son amie. Elle pensait tellement fort, qu'Hermione pouvait deviner ses réflexions silencieuses. Elle devait être en train de constater une fois de plus qu'Auric était un cas désespéré parmi les sorciers.
« Hum, hum ! toussa-t-elle. Auric, dis-moi, tu n'oublierais pas quelque chose par hasard ? l'interrogea Moheira quand son cavalier se pencha pour toucher le tissu de la robe de son amie.
— Par rapport à quoi ?
— Par rapport à mon costume ! s'indigna la jolie métisse.
— Oh oui ! Il y en a des choses à dire sur ta tenue. Par exemple, elle n'est pas du tout adaptée à cette soirée et elle descend trop bas sur tes chevilles. Comment comptes-tu t'enfuir lorsqu'on sera attaqués par des créatures sanguinaires ? Ne compte pas sur moi pour te porter. Je refuse de me sacrifier à cause de ton manque de jugeote. ».
Hermione observa la réaction de Moheira. La jeune sorcière avait du mal à contenir sa fureur, son ressentiment était palpable. On aurait dit qu'une onde déformait l'atmosphère qui l'entourait, comme l'effet d'optique que produit la chaleur d'une flamme. Pourtant elle parvint à ne pas sauter sur le jeune homme. Hermione pensa que c'était sans doute à cause de sa robe très cintrée qui ne lui permettrait pas de laisser exploser sa colère avec autant d'éclat qu'elle le désirait. Tandis qu'elle souriait en imaginant une Moheira maladroite poursuivre Auric, elle vit Malefoy pénétrer dans la pièce.
Il était habillé d'une longue cape noire au col très haut qui le recouvrait des épaules jusqu'à ses pieds. C'était un costume plutôt sommaire et il n'avait aucun maquillage particulier ni enchantement pour se démarquer de son look ordinaire. Il était le même garçon pâle au regard de fer. Après une observation sommaire, elle s'avança à sa rencontre. La jeune femme était impatiente de lui révéler les dernières nouvelles que le directeur lui avait communiquées.
…..
Quand Drago pénétra dans la Grande Salle, il y avait déjà beaucoup d'élèves. Certains de leurs professeurs participaient aux festivités. Le Professeur Hawthorne le toisa avec mépris tandis qu'elle passait tout près de lui, puis le regard du Serpentard de cœur balaya la pièce. Il remarqua à peine le buffet, ce n'était pas ce qui l'intéressait. Il voulait trouver Hermione au plus vite, car il attendait des explications de sa part, par rapport au comportement d'Aaron.
Soudain il la vit, la jeune femme était de dos et arborait une robe scintillante. Sa tenue était éblouissante et soulignait sa silhouette svelte. Ses cheveux bouclés étaient défaits et retombaient sur ses fines épaules. Elle se retourna et il remarqua alors son maquillage léger qui mettait en valeur ses yeux noisette et ses fines lèvres. La robe souple se mouvait avec élégance à chacun des déplacements de la jeune sorcière. Il avait l'impression d'assister à une scène irréelle. Il pensa un instant qu'il pourrait rester à la regarder ainsi pour toujours. Il voulait demeurer un observateur secret, car ce spectacle l'hypnotisait et l'apaisait. Mais presque aussitôt, il se maudit intérieurement d'avoir de telles pensées. Il s'agissait d'Hermione Granger, pas de n'importe quelle autre jeune femme. Il la détestait, elle le répugnait. Il ne comprenait plus pourquoi son esprit vagabondait vers des réflexions si minables et écœurantes. Il ne se comprenait plus lui-même. Drago pouvait voir la véritable apparence de la Gryffondor, alors comment diable pouvait-il la trouver attirante ?
Puis il l'observa s'avancer dans sa direction. Il n'eut pas le temps de se poser davantage de questions. Elle le prit au dépourvu et il ne put reprendre une contenance satisfaisante.
« Malefoy ! J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, annonça-t-elle tout bas en attirant le jeune homme dans un coin isolé. Aaron n'était au courant de rien, mais il en veut à Mable, car il croit que sa mère est responsable de la mort de son père. »
Le visage de la sorcière brune était tout près du sien. Elle lui parlait avec précipitation, mais tout ce qu'il retenait c'était son haleine fraîche sur son visage ou l'élégance de ses boucles sauvages… Nom d'un chien ! Qu'est-ce qui lui arrivait ? Elle était si proche, à lui communiquer des informations qu'il avait attendues tout l'après-midi avec impatience. Et maintenant qu'elle les lui divulguait, il ne prêtait pas attention à ses paroles et préférait observer ses lèvres toutes proches, si tentantes…
« Malefoy ? Malefoy ? Est-ce que tu m'écoutes ? ».
Il remarqua alors qu'il avait fermé les yeux. Il les rouvrit et ses prunelles grises croisèrent ceux de la jeune femme, qui trahissaient sa perplexité. Elle devait le prendre pour un fou !
« Oui, oui. Je t'écoute. Aaron… son père… la diva Dana…
— Oui et maintenant il veut se venger. Je t'avais bien dit qu'il avait un comportement étrange ! Mais Monsieur Je-vaux-plus-que-tout-le-monde ne voulait pas m'écouter ! A cause de ton manque de discernement, j'ai bien failli y rester.
— Mais tu es toujours là, alors n'en fait pas tout un plat ! dit Drago en sortant de sa torpeur.
— Ça se voit que ce n'était pas toi qui avais une baguette pointée dans ton cou !
— Ne t'en fais pas, ça m'est arrivé assez souvent pour que je sache ce que ça fait. »
Son regard était devenu plus dur et Hermione ne préféra pas en rajouter. Quelque chose dans son attitude était étrange. Elle se doutait que la vie au Manoir des Malefoy ne devait pas être rose tous les jours. Alors elle préféra tenter de détendre l'atmosphère.
« C'est quoi ce déguisement ? Je ne vois pas ce qui a changé. Tu es… toi !
— C'est que tu n'observes pas assez Granger ! » remarqua le jeune homme avant de grimacer un sourire, de sorte que la Gryffondor puisse apercevoir ses canines supérieures plus longues et pointues que la normale.
« Un vampire ? Pas très original comme idée, mais je trouve que ce personnage te correspond parfaitement.
— C'est sûr que je ne peux pas rivaliser avec ton costume de poisson pas frais ! » cracha-t-il avec mépris.
Hermione fut blessée par sa remarque. Elle avait consacré tellement de temps à se préparer et finalement tous ses efforts n'avaient eu d'effet qu'avec l'apparence de Mable. Malefoy la voyait telle qu'elle était et visiblement, le résultat n'était aussi époustouflant. Elle essaya de se convaincre que cet idiot cherchait simplement à la rabaisser et que son avis ne comptait pas. Néanmoins, elle ne put s'empêcher de se sentir profondément déçue.
Hermione changea de sujet et en revint à des préoccupations plus pragmatiques. Elle expliqua au Serpentard de cœur quel était le plan qu'elle avait élaboré. Elle avait prévu qu'ils suivraient le parcours. Une fois qu'ils auraient atteint le quatrième étage, ils en profiteraient pour aller à la bibliothèque afin de consulter le contenu de la Réserve. Drago était moins optimiste que la jeune femme. Il doutait de leur réussite face aux défis qui barreraient leur chemin, mais il préféra passer ses doutes sous silence.
Tous les élèves furent vite réunis dans la Grande Salle et le Professeur Chubby, déguisé en bébé, entreprit de rappeler les règles de la soirée. Il secoua le hochet qu'il avait dans la main pour attirer l'attention des élèves, puis il dit :
« Ce soir, vous serez amenés à affronter vos plus grandes peurs ! Préparez-vous à vivre des moments de pure frayeur. Vous ne pourrez pas vous cacher derrière les faux semblants, car tous vos secrets seront révélés. Certaines fois vous devrez résoudre des énigmes ou répondre à des questions. Gare à vous si vous donnez la mauvaise solution, car le passage à l'étape suivante vous sera refusé et votre quête prendra fin. D'autres surprises bien plus déstabilisantes vous seront opposées. Ne perdez pas courage et avancez sans jamais vous retourner. Au bout de ces périlleux dangers, plus d'une récompense vous attend ! Dernière indication, et non des moindres : s'il vous venait l'idée d'abandonner votre partenaire, n'espérez pas pouvoir atteindre la ligne d'arrivée ! Le passage vous sera barré et votre quête prendra fin. Vous devrez vous montrer solidaire, alors j'espère que vous avez bien choisi votre compagnon ! Sur ces mots, je déclare la Nuit des Morts Sanglantes ouverte ! Et que votre soirée soit terrifiante… »
On distribua un numéro à chaque groupe. Puis le premier binôme put sortir de la Grande Salle. Les participants devaient partir à intervalle régulier pour éviter que deux groupes ne soient coincés à la même étape du parcours. Ainsi, Hermione et Drago durent patienter une bonne demi-heure avant que ce soit à leur tour. Pendant cette attente, ils purent assister au retour de deux des groupes déjà partis. Les participants de retour avaient le teint blême et une des élèves avait un regard si paniqué, qu'Hermione commença à appréhender les épreuves qui les attendaient. Ils furent conduits dans une autre salle afin d'éviter toutes fuites à propos du contenu du parcours et les plus traumatisés, furent confiés aux bons soins de l'infirmière.
Enfin, le professeur Herzen appela le numéro des deux ennemis. Il leur demanda de lui confier leur baguette, en leur assurant qu'ils les récupéreraient plus tard. Puis, il leur remit une carte du circuit à suivre, et leur indiqua qu'il fallait qu'ils prennent un raccourci pour atteindre la Tour d'astronomie sans passer par les étapes du parcours. En effet, Hermione observa la carte qu'on leur avait fournie et remarqua que la première étape se déroulait au plus haut point du château. Le professeur de Métamorphose leur donna quelques instructions supplémentaires et enfin il leur permit de passer les portes de la Salle.
« Bonne chance Miss Wright ! », s'exclama-t-il en adressant un clin d'œil à la jeune femme.
Une fois dans le Hall du château, Hermione et Drago se dirigèrent vers le placard à balais situé à gauche de la Grande Salle. On l'avait soumis à un enchantement pour la soirée. Le sortilège permettait dese rendre directement à la Tour d'Astronomie en tournant la poignée de la porte dans le sens inverse du mécanisme d'ouverture. Les deux ennemis échangèrent un regard, puis pénétrèrent dans le placard étroit. Drago referma la porte et actionna la poignée pour la rouvrir.
Note:
Bon c'est officiel...J'adore martyriser Hermione! La pauvre, ça tombe toujours sur elle! Bref que pensez-vous de ce début de soirée? A celui qui trouve la référence cinématographique du chapitre j'offre... euh... une bièrraubeurre? :P Le prochain chapitre sera publié très vite normalement.
Kenavo! (cette fois honneur à la Bretagne! ^^)
