Note d'auteur:
Namaste à vous chers lecteurs! ^^
Voici la suite de la soirée qui est remplie d'énigmes... J'espère que vous les apprécierez. ;)
Bonne lecture !
PS: pour ce qui est de la référence ciné du chapitre 8...je vous laisse encore un peu de temps pour réfléchir...allez pour une petite bière gratuite au Chaudron Baveur, je suis certaine qu'au moins un lecteur pourra me dire de quel film il s'agit ^^ Bon j'avoue que j'ai des goûts bizarres et assez vieux en matière de film x) un indice pour vous aider: il y a Harrison Ford dans ce film... Réponse au prochain chapitre pour ceux que ça intéresse :)
Jenifael09: Merci pour ta gentille review, j'espère que la suite te plaira ;)
ophdess : Toujours au rdv, ça me fait trèèèèès plaisir, et je suis encore plus comblée par le fait que tu me poses autant de questions...Alors pour répondre à la première, eh bien il va falloir lire la suite de cette soirée, qui te donnera un tas de réponses ;) Et pour la seconde question je répondrai...qu'il faurdra faire preuve de patience et lire la suite !^^ Je sais, je sais, je ne répond toujours pas à tes interrogations, mais bon, je crois que cela gacherai l'effet de surprise si je faisais autant de révélations. ;) En tout cas, merci pour ton enthousiasme. A très vite j'espère, avec d'autre questions peut-être, auxquelles je donnerai toujours des réponses...ou pas! x) Des bises pour toi ! :D
katiiie-hp: *o* Merci, merci, merci pour toutes tes reviews! Je suis vraiment touchée par tes compliments, et vraiment reconnaissante pour tes remarques constructives! Je comprends que parfois mes idées sont assez saugrenue et tirées pas les cheveux (réf à la chouette ^^) mais bon c'est tout moi ça! Mais je trouve que ça reste logique, étant donné l'importance des chouettes dans l'univers HP et de manière purement mythologique le tout se tient (Athéna et toussa), qu'en penses-tu? En tout cas, je suis ravie que tu apprécies les amies de Mable, j'avais peur que tous ces OCs soient mal reçus. S'agissant du couple de Mable et Caleb, je trouvais intéressant de relativiser la rivalité entre les maisons et les caractères qui s'y rattachent. Après tout, les Serpentards ne sont pas tous des vauriens, lâche et cupide (enfin quand même un peu xD), ils sont comme tous les autres adolescents de leur âge, et ils peuvent faire amende honorable(comme Severus ^^). Je suis contente que tu trouves le début de "relation" crédible, mais je crois que je vais vraiment lentement, nan? Et puis pour le match de Quidditch, je suis contente que tu ais apprécié, parce que j'ai vraiment adoré écrire dessus. Pour la référence ciné,désolé, ce n'est pas Pretty little liar, un truc un peu (beaucoup)plus vieux. ^^ Bref, j'espère que cette suite te plaira...bises! :D
Chapitre 9 : La Nuit des Morts Sanglantes
Partie 2 : Enigmes dans le noir
Lorsque Drago poussa la porte du placard à balai, il découvrit que le décor du Hall avait laissé place à celui de la tour d'Astronomie. Hermione et lui avancèrent et la porte du placard disparut après sa fermeture. Ils ne pouvaient plus retourner en arrière, leur quête avait débuté.
La salle était plongée dans une semi pénombre, car la seule source de lumière provenait de la clarté de la lune et des étoiles. Le jeune homme profita de cette douce luminosité pour observer la pièce qui offrait une vue impressionnante sur les alentours du château. Il avait toujours trouvé ce lieu apaisant et grisant car on pouvait tout voir sans être vu. Le panorama du lac illuminé de reflets lunaires, la quiétude du parc et la forêt sombre et mystérieuse donnaient une impression de supériorité, de contrôle. Drago porta son regard vers le ciel dégagé de cette nuit d'octobre. Il pouvait apercevoir avec précision plusieurs constellations qu'il avait eu l'occasion d'étudier lors de ses cours d'Astronomie, puis il porta son attention sur le contenu de la pièce. Des télescopes étaient rangés dans un coin, quelques cartes du système solaire étaient roulées ou accrochées aux murs et de rares chaises étaient empilées.
Soudain, dans le coin le plus sombre de la pièce, il aperçut une silhouette émerger. Les deux jeunes sorciers furent surpris par cette soudaine apparition, si bien qu'ils restèrent figés tandis que l'étrange créature sortait de son refuge. Très vite la faible clarté de la lune révéla l'identité du nouveau venu qui se rapprochait d'eux ils reconnurent alors leur professeur de sortilège, courte sur pattes et barbue. Le professeur Pimskitt s'avança vers eux en silence, tout en cherchant à se montrer effrayante, mais l'effet de surprise passé, Drago avait plutôt envie de rire. En effet, elle était déguisée en momie et s'emmêla plus d'une fois dans les bandelettes de son costume à force d'adopter une démarche théâtrale.
Une fois que le professeur de Sortilège parvint enfin à leur hauteur, après maints déséquilibres et grognements, elle s'adressa à eux d'une voix caverneuse.
« Bienvenue dans l'antre des astres ! Vous devrez résoudre mon énigme si vous voulez passer à l'étape suivante. Voici son intitulée :
i « Un bateau est indispensable pour m'apercevoir.
Je suis située au pied d'un chasseur légendaire qui périt à la piqûre d'un scorpion.
Un fils illégitime et intrépide trouva la Mort en mon sein.
Enfin, pour certains je suis le Nil, et pour d'autre, la rivière océan qui entoure la terre.
Quelle constellation suis-je ?»/i
Drago et Hermione se mirent à réfléchir à toute vitesse. Ils étaient tous les deux des élèves brillants, et ils se rappelaient avec exactitude les différentes constellations qui composaient le ciel nocturne.
« Un bateau…Un bateau pour m'apercevoir…réfléchissait Hermione à voix haute. Oh oui ! Le bateau se dit « zurka » en arabe. Le premier indice désigne l'étoile Zurka.
— Le chasseur légendaire doit être Orion, ça ne fait aucun doute…, renchérit Drago avec agitation.
— Et le fils illégitime est Phaéton, celui qui brula des villes et des populations entières en voulant conduire le char de son père, le dieu-soleil Hélios. Il tomba dans le fleuve, brulé par la foudre de Zeus. Puis il se noya…
— Le grec Diodère disait de ce même fleuve qu'il était le Nil ! »
Leurs déductions s'enchainèrent avec une complémentarité impressionnante. Le professeur Pimskitt en resta pantoise. Aucun des groupes précédents n'avaient fait preuve d'une telle vivacité d'esprit. Ils avaient tous mis un temps fou à relier les différents éléments de l'énigme, finissant par s'énerver et laissant la discorde s'installer entre eux, pour enfin n'être que très peu à trouver la bonne réponse. Le professeur Pimskitt les vit échanger un sourire entendu, puis se tourner vers elle :
« La constellation d'Eridan ! s'écrièrent-ils d'une seule voix.
— Euh… Oui, c'est bien la bonne réponse ! », balbutia leur professeur.
Elle était abasourdie par la rapidité de leur raisonnement. En moins de cinq minutes ils avaient résolu une énigme qu'elle avait mise des semaines à mettre au point avec l'aide du professeur d'Astronomie. Elle était quelque peu déçue que la charade soit si facilement comprise, mais elle se consola en pensant au prochain groupe qui se triturerait sûrement l'esprit en cherchant la solution. Elle leur tendit une bougie, puis elle leur expliqua sous forme d'énigme la suite des évènements :
i« Tant que vous serez liés,
Votre chemin sera éclairé.
Donnez une réponse correcte à la prochaine question,
Et la lumière sera vôtre sans aucune condition ! »/i
Elle les invita ensuite à poursuivre leur chemin en direction de la prochaine épreuve. Dans l'escalier menant au septième étage, Hermione voulut jeter un coup d'œil à la carte, afin de découvrir vers quel endroit il fallait qu'ils se dirigent, mais à mesure qu'ils descendaient le grand escalier de pierre, la luminosité était de plus en plus faible. Une fois arrivés tout à fait en bas, ils furent plongés dans le noir. Ils se stoppèrent et restèrent tout près du mur.
« Par la barbe de Merlin ! s'écria Drago. A quoi peut bien nous servir une bougie ? On n'a rien pour l'allumer.
— Le professeur Pimskitt a parlé sous forme d'énigme avant de nous laisser partir, répondit Hermione en pleine réflexion. Elle a dit que la bougie resterait allumée tant que nous serions liés… Donne-moi ta main !
— Pour quoi faire ? s'étonna le jeune homme qui n'était pas enchanté par cette proposition.
— Je ne vais pas la manger, je veux juste tester une idée. »
Il lui tendit fébrilement sa main dans le noir. Elle la chercha un instant, puis leurs doigts se frôlèrent dans l'obscurité. C'est alors qu'une faible lueur émergea de la mèche de la chandelle. Hermione se saisit alors avec vigueur de la main du jeune homme et une vive flammèche embrasa l'extrémité de la bougie. Une douce lumière illumina leur visage et leur environnement.
« Ça marche ! s'exclama la Gryffondor de cœur.
— Oui bon, pas besoin d'en faire toute une histoire. On ferait mieux d'avancer ! »
Drago jeta un œil à la carte, puis il tira Hermione en direction du sixième étage. Il sentait les doigts fins de la sorcière brune tout contre les siens. Il pouvait se rendre compte de la douceur de sa peau satinée. L'envie d'emmêler ses doigts aux siens et de ne jamais plus les laisser s'échapper, lui traversa l'esprit.
« Aïe ! Tu me fais mal Malefoy ! Desserre tes doigts ! », s'écria Hermione.
Le Serpentard de cœur se rendit alors compte qu'il avait resserré sa prise autour de la main de la jeune femme. Il diminua la pression de ses doigts et regarda droit devant lui. Un combat intérieur était en train de se dérouler dans son esprit. Il ne comprenait pas ses sautes d'humeurs de plus en plus fréquentes en présence de Granger et avait l'impression de manquer d'oxygène, sa respiration était saccadée et une forte fièvre lui donnait des bouffées de chaleur.
« Arrête-toi ! On est arrivée. », indiqua Hermione, lorsqu'ils furent parvenus aux toilettes des garçons du sixième étage.
C'était le point qu'indiquait la carte du circuit, pourtant il n'y avait rien. Les deux étudiants observèrent les environs éclairés par la faible lumière de la bougie, mais ils ne remarquèrent toujours rien. Ils revérifièrent la position du deuxième point de passage et furent surpris de s'apercevoir qu'ils ne s'étaient pas trompés.
Après quelques instants dans le doute, une légère brise souffla dans le couloir et la bougie s'éteignit, plongeant une nouvelle fois les deux ennemis dans une obscurité totale. Une légère panique commença à les envahir, car le silence qui régnait dans cette partie du château était angoissant. Ils n'entendaient que leurs respirations respectives, le froissement du tissu de leurs vêtements et le bruit sourd de leurs battements de cœur accélérés par l'angoisse. Ils resserrèrent inconsciemment l'étreinte de leurs mains en jetant des regards inquiets autour d'eux.
« BOUH ! », s'écria une voix derrière eux.
Ils sursautèrent dans un même mouvement. Hermione crut que son cœur s'était arrêté pour toujours, elle se retourna et elle aperçut alors Sir Nicholas se tordre de rire. Sa silhouette blanche ressortait dans la pénombre du couloir.
« Oh là, là ! Vous auriez dû voir votre réaction ! C'était d'un comique ! s'exclama-t-il.
Il avait du mal à reprendre son sérieux, mais face à l'attitude renfrognée des deux adolescents, il finit par retrouver une certaine contenance. Il redressa sa fraise qui avait été déplacée dans son euphorie et observa les deux sorciers en silence.
« Vous avez réussi à résoudre le premier mystère de la soirée, mais je vous mets au défi de trouver la réponse à mon énigme. Même avec un Gryffondor dans votre équipe, je ne donnerai aucun indice. La loyauté d'un notable tel que moi ne sera pas viciée et ma parole donnée ne sera pas démentie ! »
Hermione et Drago commençait à s'impatienter, car le temps passé loin de la bibliothèque était autant de précieuses secondes en moins pour opérer leur recherche. Ils étaient donc pressés de poursuivre leur chemin. Néanmoins, ils savaient que s'ils demandaient à Sir Nicolas de se presser, ils provoqueraient tout l'inverse. Finalement ils réussirent à contenir leur empressement et restèrent silencieux tout le temps de sa longue logorrhée. Leur patience fut finalement récompensée lorsqu'il dit :
« Voici ma question : pouvez-vous me donner les raisons de ma demi décapitation et le nombre exacte de coups de hache mal aiguisée qu'elle a nécessité ? »
Drago n'avait aucune idée de la réponse. Déjà qu'il ne connaissait presque rien sur le Baron Sanglant qui était pourtant le fantôme des Serpentards, comment aurait-il pu savoir quelle était la raison qui avait mené Sir Nicholas de Mimsy-Porpington au bourreau. Il se tourna donc vers Hermione qui était déjà plongée dans ses pensées.
La jeune femme se rappelait le nombre exact de coups de hache qui avaient été assénés au pauvre Nick quasi sans tête. Ce dernier s'amusait souvent à conter ce sanglant évènement à tous les nouveaux de Gryffondor. Cependant, elle cherchait encore la raison qui l'avait condamné, puis lui revint en mémoire l'anniversaire de Sir Nicholas. Elle s'y était rendue en compagnie de Harry et Ron lors de leur deuxième année. Hermione se rappela une chanson que le fantôme avait chantée à ses invités pour égayer ces mornes festivités. Ainsi, elle trouva la réponse qu'elle cherchait car la chanson macabre expliquait avec précision les raisons du sort funeste du fantôme.
« Vous étiez en pleine promenade en compagnie de Lady Grieve, commença à expliquer Hermione. Cette dernière vous a pris par surprise en vous demandant de redresser sa dentition à l'aide d'un sort. Pris au dépourvu, vous avez commis une erreur et vous lui avez fait pousser des défenses à la place. Malgré une nuit entière à essayer de réparer le mal accompli, la justice n'a fait preuve d'aucune clémence et on vous a condamné à la mort par décapitation. Dans votre malchance, le bourreau avait oublié d'aiguiser sa hache, si bien qu'il dut s'y reprendre quarante-cinq fois pour vous achever, mais votre tête resta accrochée à vos épaules. »
Sir Nicholas était abasourdi qu'une élève de Serpentard soit si au courant de son histoire personnelle. Il resta muet pendant quelques instants, cherchant à comprendre s'il n'avait pas été trop bavard. Un seul groupe composé de Gryffondors avait réussi à trouver la solution et pour cela il avait dû les aider en mimant l'histoire, c'est pourquoi il était vraiment scotché par les connaissances de la jeune femme.
« Je vous félicite Miss Wright ! Votre intelligence égale votre grande beauté ! Je vous laisse passer et vous remet cette flamme bleue pour que cette bougie éclaire votre chemin sans condition ! ».
Il leur demanda d'allumer la bougie avec la flamme et il leur céda le passage en direction du cinquième étage. Sur le chemin, Drago regrettait de ne plus pouvoir tenir la main de la jeune femme brune. Il se contenta donc de l'observer à la dérobée. Cette distance imposée le frustrait sans qu'il n'arrive à comprendre la raison du plaisir secret que lui inspirait le contact de la sorcière brune. Toutes ses pensées étaient incontrôlables. Cette soirée était vraiment étrange, il se demandait où le mèneraient toutes ces réflexions abjectes. Il secoua la tête avec vigueur, pour tenter de se débarrasser de ces pensées qui lui polluaient le cerveau.
Hermione remarqua son étrange manège et se demanda pourquoi le jeune homme, d'ordinaire réfléchi et froid, laissait transparaître ses émotions. Il semblait troublé par quelque chose, mais la Gryffondor de cœur ne savait pas quoi. Au bout d'un moment, elle ne put se retenir de demander :
« Malefoy, qu'est-ce qui te prend à la fin ? »
Le jeune homme arrêta de secouer la tête et plongea son regard dans les yeux noisette légèrement fardés de la jeune sorcière, avant de répondre avec agressivité :
« Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu veux encore parfaire tes connaissances de Miss-je-sais-tout ? Eh bien, pas de chance Granger, le mystère restera entier !
— Tu ne grandiras jamais ! Je me demandais juste ce qui pouvait te tracasser autant parce que tu as un comportement vraiment étrange, mais oublie ! Je ne sais même pas ce qui m'a pris de te poser cette question ! »
Après cet échange, ils gardèrent le silence jusqu'à l'étape suivante. Une fois arrivé au cinquième étage ils croisèrent la statue de Grégory le Hautain et longèrent le long couloir donnant accès à la salle de bain des préfets. Un silence étouffant remplissait tout l'espace. Puis ils allèrent jusqu'au grand escalier de marbre qui conduisait au quatrième étage, là se dressait une énorme armoire en bois de chêne, rustique et usée. Elle barrait l'accès à l'étage du dessous. La lumière bleue produite par la flamme de la bougie lui donnait une apparence effrayante.
Soudain, la porte de l'armoire s'ouvrit lentement dans un grincement inquiétant. Les deux sorciers se préparèrent à affronter une nouvelle épreuve, mais sans leur baguette ils avaient bien peur de ne pas pouvoir se défendre contre ce qui se cachait dans l'armoire. A cette simple pensée, deux baguettes apparurent devant eux. Hermione reconnut celle de Mable faite de bois de saule, fine et élégante, tandis que celle de Caleb en bois de chêne robuste flottait tout près de Malefoy. Ils se saisirent de leur arme et attendirent avec anxiété la révélation de cette nouvelle épreuve.
En face d'eux, les portes de l'armoire étaient enfin complètement ouvertes, pourtant ils ne virent rien du tout à la lumière de la bougie. Le fond de l'antiquité était trop sombre pour qu'ils distinguent quoi que ce soit. Hermione entreprit d'avancer pour éclairer d'avantage l'objet, mais à peine avait-elle fait un pas en avant qu'une ombre glissa hors de l'armoire et qu'un tourbillon d'air se forma devant la Gryffondor de cœur.
Elle vit alors, étendus devant ses yeux, les corps inertes d'un homme et d'une femme. Elle les reconnut instantanément et une vague d'horreur la parcourut. Il s'agissait de ses parents. Ils étaient allongés sur le sol, complètement immobiles, un fin filet de sang s'échappait de la bouche entrouverte de sa mère, alors que son père la fixait d'un regard exorbité. La jeune femme ne pouvait soutenir la vue de cette scène morbide, et en même temps elle ne pouvait pas s'en détacher. Tout ce qu'elle redoutait le plus au monde se déroulait sous ses yeux. La victoire de Voldemort entrainerait la mort de tous ses proches et l'asservissement de tous les êtres vivants. Le désespoir et la peur de cette possibilité la paralysèrent et des larmes se mirent à couler sur ses joues légèrement maquillées. De son côté, l'épouvantard, car il s'agissait bien de cette créature maléfique qui aimait se nourrir de la peur de ses victimes, se repaissait avec délectation de la terreur de la jeune femme.
Drago qui était resté spectateur de la scène, ne supporta pas de voir la souffrance qu'inspirait la vue des deux cadavres à la jeune femme. Il s'interposa entre la créature et Hermione, et instantanément l'épouvantard emprunta les traits de la plus grande peur de Drago. Le visage au crâne chauve, la couleur nacré de sa peau, les deux fentes en guise de nez et les yeux rouges et luisants aux pupilles verticales si caractéristiques. Lord Voldemort se tenait là, bien droit et fier, devant les deux adolescents. Il fixait Drago avec insistance et suspicion, son regard semblait le transpercer. Le jeune homme résista à la peur que lui inspirait cette vision et il leva sa baguette.
« Tu oserais t'attaquer à moi Drago ? susurra Voldemort de sa voix claire et aigüe. Tu connais pourtant les conséquences d'un tel affront. Mais je veux bien jouer un peu avec toi si ça t'amuse. Allez mon garçon, un peu de courage ! Attaque-moi ! », ordonna-t-il sur un ton de défi.
Drago avait toujours sa baguette pointée sur l'épouvantard. Mais il n'arrivait pas à dépasser sa peur. Le regard flamboyant de son maître le brulait tout entier.
« Je le savais Drago, reprit Voldemort avec dédain. Tu ne vaux pas mieux que ton père. Incapable d'exécuter de simples ordres, vous faites honte à votre nom. Vous n'êtes que des froussards opportunistes dont le seul talent est de lécher les bottes de votre maître ! »
A ces mots, une rage sans nom s'empara de Drago. Il tendit son bras vers la créature qui le menaçait et s'exclama avec toute la puissance dont il était capable :
« iRiddikulus /i! »
Le Seigneur des ténèbres se métamorphosa alors en danseuse vahiné, habillée de noix de coco et de feuilles de palmier. L'épouvantard ridiculisé retourna se terrer dans son armoire. Celle-ci disparut et laissa le champ libre aux deux adolescents pour rejoindre l'étage du dessous.
Hermione était sortie de sa torpeur et elle ne manqua pas de remercier Malefoy pour les avoir tirés de ce pétrin. Le jeune homme ne répondit pas et préféra avancer dans l'escalier de marbre. Il était encore sous le choc de ce qui venait de se produire. Il ne se pensait pas capable de tenir tête à son maître. Certes il ne s'agissait pas vraiment de Voldemort mais les apparences étaient tellement convaincantes que dans l'esprit du Serpentard de cœur, c'était comme s'il avait affronté le mage noir lui-même.
Une fois remit de leur frayeur, ils se dirigèrent vers la bibliothèque située au quatrième étage du Château de Poudlard. Maintenant qu'ils avaient récupéré leurs baguettes, ils purent invoquer un « Lumos » pour éclairer avec plus d'efficacité le chemin. Ils remarquèrent très vite que le quatrième étage était beaucoup moins silencieux que le reste du château. Des caquètements aigus résonnaient dans les couloirs et le son de petits pas rapides se faisaient entendre. Hermione et Drago ne voulaient pas connaître l'origine de tous ces bruits et avancèrent avec empressement vers la Bibliothèque. De nouveaux petits gémissements retentirent et Hermione ne put s'empêcher d'exprimer ses craintes à haute voix :
« On dirait le caquètement d'un Erkling. En général ils aiment dévorer les enfants. J'espère que si on tombe sur l'un d'entre eux, il nous trouvera trop vieux !
— La ferme ! lui intima Drago. Ce n'est pas en paniquant comme une mauviette qu'on pourra s'en débarrasser. »
Son récent exploit lui avait insufflé du courage. Un courage qu'il se découvrait pour la première fois.
Une fois arrivés devant l'entrée de la Bibliothèque, ils découvrirent que la porte était verrouillée. Hermione s'avança et jeta un sort de déverrouillage. Un cliquetis se fit entendre et lorsque Drago tourna la poignée, la porte s'entrebâilla.
« Parfait ! On va pouvoir passer aux choses sérieuses maintenant ! », dit Drago.
Mais au moment où ils allaient pénétrer dans la pièce, un cri aigu et prolongé leur parvint de l'autre côté de l'étage. Puis un nouveau cri fut émis et permit aux deux ennemis de se rendre compte qu'il s'agissait d'une voix féminine. Hermione pouvait sentir l'angoisse et la douleur dans chacun des hurlements. Instinctivement, elle pointa sa baguette dans une attitude de défense et entreprit de se diriger vers la source des cris. Le Serpentard de cœur la retint :
« Où comptes-tu aller comme ça ?
— Il faut aider cette pauvre fille !
— Et ça ne t'es pas venu à l'idée qu'il s'agissait peut-être d'un piège ?
— Bien sûr que si ! Mais je dois en avoir le cœur net. Elle a l'air si jeune et je m'en voudrais s'il lui arrivait malheur alors qu'on aurait pu lui venir en aide.
— Il est hors de question que je risque ma peau pour une gamine insignifiante !
— Maintenant on se demande bien qui est la mauviette ! Fais ce que tu veux, je ne t'ai pas demandé de m'accompagner, s'écria Hermione avant de se dégager de la poigne du jeune homme.
— Tu peux dire tout ce que tu voudras, ça ne changera rien. Je vais entrer dans cette bibliothèque et aller chercher un moyen de quitter ce corps et cette époque insupportable. »
Sur ces mots il pénétra dans la bibliothèque. Hermione observa un moment la lumière de son Lumos avancer dans l'immense pièce, puis elle se décida à partir au secours de la jeune élève en danger.
Elle diminua l'intensité de son Lumos et longea le couloir menant à l'extrémité Ouest de l'étage. Elle entendit de nouveau le caquètement angoissant, mais elle ne vit toujours rien autour d'elle. Elle continua d'avancer jusqu'à ce qu'elle arrive à une intersection. Là, il y avait une légère lueur et elle entendit des voix. Elle éteignit totalement son Lumos et suivit avec prudence le mur de pierre. Une fois postée au bord du croisement, elle jeta un regard méfiant derrière le mur. Elle aperçut alors, étendus sur le sol, un jeune sorcier qu'elle ne connaissait pas et une jeune étudiante. Une silhouette imposante était dissimulée sous une cape noire et menaçait de sa baguette la jeune sorcière qui avait dû émettre les hurlements. Hermione reconnut l'élève inconsciente, il s'agissait de l'attrapeuse de Gryffondor : Margareth Simmons. Sous le choc de la découverte, elle lâcha un hoquet de surprise qui ne manqua pas d'attirer l'intention de la silhouette encagoulée, qui tourna la tête dans sa direction.
Hermione se cacha derrière le mur avec précipitation et pria intérieurement pour que l'individu menaçant ne l'ait pas aperçue. Fort heureusement, l'agresseur de Simmons reporta son attention sur sa victime. Hermione avait eu le temps de remarquer avant de se cacher que l'individu portait un masque grimaçant et effrayant, du même genre que les masques de théâtre asiatique.
La jeune femme hasarda un nouveau regard. Elle ne savait pas comment aider la jeune sorcière. Elle ne connaissait pas la puissance de son ennemi et ne voulait pas risquer qu'il prenne la fillette comme bouclier. Elle décida finalement d'observer encore un peu.
« Saleté de née moldu ! s'écria l'agresseur. Incapable de résister plus de deux secondes à un sortilège de Doloris. Vous ne méritez pas vos pouvoirs ! Et puis … »
Hermione n'écoutait plus. L'agresseur du binôme de Gryffondor tentait de réveiller la fillette. Il se préparait à lui faire subir de nouveau le sort de Doloris. Il fallait qu'elle réagisse, elle ne pouvait pas laisser Simmons subir à nouveau la torture. Elle réfléchissait à toute vitesse.
Alors qu'elle était sur le point d'entrer en action elle perçut un bruit derrière elle et une main vint brusquement se coller sur sa bouche, l'empêchant d'émettre le moindre son. Simultanément, une autre main emprisonna ses bras et l'empoigna par la taille. Elle fut entrainée sans pouvoir se défendre. Hermione pensa que tout était fini. Elle avait voulu venir en aide à la jeune élève de Gryffondor et finalement elle s'était elle-même laissée entrainer dans de plus grands dangers. Elle regrettait de ne pas avoir écouté Drago…
Note:
Pauvre Hermione elle enchaine les mésaventures... En même temps Drago l'avait prévenue... Bref je vous donne rendez-vous pour la troisième et dernière partie de cette soirée d'Halloween que je ne posterai que mercredi prochain pour conserver des chapitres d'avance... Mais bon ça va c'est pas trop long. :)
Namasté! (et oui! c'est le même mot en hindi pour dire bonjour et au revoir... facile à retenir quoi! ^^)
