~ Une vie pas comme les autres ~

Chapitre 1

Un déménagement particulier


Du côté de Bella

Nous allons partir. La plupart de nos affaires sont déjà arrivées dans notre nouvelle demeure. Trois heures d'avion à dormir, une heure et demie de route à écouter Mylène Farmer en boucle à cause d'une belle-mère particulièrement énervante -nan mais sincèrement, on a pas idée de faire naître une femme pareille sur terre, j'ai honte- et enfin, l'arrivée à destination, que je faillis accueillir avec un "youpi" de contentement. La maison était bien plus grande que celle de Forks, bien plus grande que celle que je m'étais imaginée. Même l'entrée était immense et elle débouchait sur un salon couleur chocolat et vert anis. Tout était déjà placé et rangé, comme si nous logions à cet endroit depuis des années. Comment avait-il pu l'acheter ?!

« Bella, tes affaires sont dans ta chambre. Tu la reconnaîtras facilement, la porte à la couleur de tes yeux…

- Papa ?

- Oui ?

- T'étais obligé de me faire une phrase hyper longue pour m'indiquer une couleur de porte que finalement tu ne m'indiques pas mais que je suppose chocolat ? Lui demandais-je avec un grand sourire.

- Hm… Oui, me répondit-il tout souriant. »

Nous éclatâmes de rire puis je l'embrassais furtivement et partis dans ma chambre, trop excitée à l'idée de la découvrir pour pouvoir attendre une minute de plus. J'ouvris la porte et là, fus sans voix. Il faut dire que je ne m'attendais pas à ça, même pas du tout à cela. Ma chambre était entièrement turquoise et chocolat. Un lit deux places en chêne avec une couverture marron, un bureau en verre avec stylos et cahiers turquoise ou marron, on aurait cru une chambre tout droit sortie d'un catalogue. Enfin… Si l'on enlevait les dizaines de cartons jonchant le sol. Il y en avait tellement que mon père n'avait pu qu'être désespéré en voyant tout cela et m'avait laissé le bonheur de tous les déballer. Car ils prenaient tout le reste de ma chambre... De mon immense chambre.

« Euh...Bella ? »

Je n'avais pas entendu mon père venir et ne pus retenir mon expression de surprise... Et le cri qui va avec... Je reprenais mon souffle avant de me retourner, un grand sourire aux lèvres.

« Oui papa ?

- Tous tes cartons sont des vêtements ? »

Il semblait quelque peu étonné par leur nombre. Alors ce n'était pas lui qui avait tout installé ? En même temps, tout être humain normalement constitué serait étonné qu'une simple adolescente de seize ans puisse compter... Et bien environ soixante cartons dans sa chambre !

« Euh...non... Les six là, dis-je en montrant six cartons dans un coin, sont des livres... Et la dizaine ici, dis-je en montrant d'autres cartons sont des chaussures. Enfin les trente qui restent sont bien des vêtements. »

Mon père leva les yeux au ciel en soupirant.

« Ah ! Et puis ceux-là -je montrais les quatre cartons à mes pieds- sont composés de Cds et d'autres occupations en tout genre. »

Il finit par sortir. Etant un homme, il ne comprenait pas le plaisir que pouvait éprouver une fille comme moi à avoir autant de vêtements. Il ne comprenait pas ce que l'on pouvait bien faire toute une après-midi shopping et ne cherchait pas à comprendre. Ce qui quelque part me réjouissait.

Il y avait deux autres portes dans ma chambre, une qui débouchait dans une salle de bain assez grande et l'autre dans un dressing immense. En voyant ce magnifique dressing vide, je ne pus avoir que des étoiles dans les yeux et je me mis à ranger instinctivement toutes mes affaires, redécouvrant en même temps tout ce que je ne me rappelais même pas avoir acheté. Presque cinq heures plus tard, toutes mes chaussures et tous mes vêtements étaient rangés à leur place. Je ne savais pas si je devais considérer cela comme long ou pas vu le nombre de choses que j'avais à ranger. Je jetais un regard à ma chambre, fière de voir les dix seuls survivants. J'en prenais un, l'ouvrais. Il contenait des livres. Je les posais sur une étagère marron vernis un par un et tombais sur ce livre répugnant que Céleste m'avait offert, me demandant encore pourquoi je n'en avais pas fait de l'engrais. Je le jetais direct à la poubelle, désolée de ne pas pouvoir l'écraser et le brûler lors d'un rite bizarre seulement pour me calmer les nerfs. Deux heures plus tard, ma chambre était impeccable. J'étais dans mon dressing pour choisir mes vêtements pour la rentrée des classes de demain. J'essayais plusieurs tenues en me faisant un défilé de mode personnel quand je vis le reflet de Céleste dans le miroir. Fin du soleil, début de l'orage.

« Oui ? Dis-je sur un ton peu amène qu'elle ne pouvait qu'interpréter en un "je veux pas te voir, tu déranges" !

- Tu viens manger ? Ton père a commandé des pizzas. »

Je détournais ma tête du miroir pour qu'elle ne puisse pas voir les éclairs que je lançais avec mes yeux avant de me retourner, affichant un sourire tellement faux qu'elle était obligée de l'avoir vu. Quoi que, ce n'était même pas sûr…

« J'arrive dans deux minutes. »

Elle opina et tourna les talons, partant retrouver mon père, un sourire ne quittant pas son visage. Je sortis de mon dressing puis remarquais que je n'avais pas pris le temps de regarder par la fenêtre. Je vis une magnifique villa blanche isolée dans la forêt sans aucune animation apparente. Celle-ci avait de grandes baies vitrées mais je ne me risquais pas trop à regarder l'intérieur bien que je sois curieuse. Il y avait aussi une route, visiblement très empruntée et une forêt à perte de vue. Je ne pus que soupirer de contentement, il y avait au moins un endroit d'épargner sur cette planète.

Du côté d'Edward

Je rentrais de chasse avec Emmett et Jasper. Comme Alice l'avait prédis, nos nouveaux voisins étaient arrivés en début de journée. Cependant, je n'avais pas encore eu le temps de m'y intéresser. Aussi, lorsque je rentrais, je me mis à regarder par la baie vitrée du salon et vis une sublime brune découvrant un paysage qu'elle ne connaissait pas encore derrière sa fenêtre, ses cheveux ondulant doucement au rythme du vent. Mais ce n'était pas un film.

Nos yeux se croisèrent. Du moins mes yeux la croisèrent alors qu'elle détournait soudainement le regard. Y avait-il la moindre chance pour qu'elle ne m'ait pas trouvé à son goût ? Si tel était le cas, alors nous n'étions pas tombés sur des voisins anodins car moi, elle me coupait littéralement le souffle et je restais la bouche béante devant sa beauté si... Humaine. Elle semblait si pure et si fragile.

Un petit lutin apparut soudainement devant moi, coupant court à tous mes fantasmes -fallait toujours qu'elle arrive au mauvais moment celle-là-.

« Qu'est-ce que tu as ? »

J'étais incapable de répondre. Ma belle inconnue venait de disparaître. L'expression d'Alice changea du tout au tout, passant d'un intérêt non feint à une angoisse quelque peu excessive. Soudainement, alors que j'allais lui répondre, elle réapparut. Se fut comme si je recommençais à vivre. D'une certaine manière...

« Euh...CARLISLE ! »

Elle avait réagi vite, s'inquiétant pour moi. J'aurais aimé voir la tête que je faisais. Cela devait être marrant.

« Oui Alice ? »

Il était arrivé en quelques secondes à sa hauteur.

« Bah... C'est Edward... »

Elle semblait vraiment inquiète. Une première pour une lutine ayant la joie de vivre au point d'en devenir désespérante. On arrivait souvent à oublier qu'elle était la deuxième vampire au grand cœur de la famille, la première étant Esmé. Oui, très souvent même, tant elle passait du temps à nous agacer… Un sourire apparut sur mon visage. C'était ma sœur quoi.

Cependant, personne n'avait la capacité de suivre le cheminement de mes pensées et je vis donc arriver une famille au complet dans la seconde qui suivi la dernière prise de parole d'Alice -je vous le dis, niveau discrétion, personne ne peut égaler une troupe de vampires-.

« Je ne sais pas ce qu'il a, il reste la bouche grande ouverte et ne répond pas ! »

La réplique d'Alice aurait presque pu m'étonner mais finalement, rien ne me paraissait surprenant. Je prenais tout de même soin de la refermer mais il sembla que celle-ci ne souhaita pas m'obéir et instinctivement, elle se rouvrit. A croire que les vampires étaient soumis aux états de choc au point de ne plus pouvoir répondre quoi que ce soit. Tant mieux, j'étais un peu plus humain comme ça.

« Bah c'est rien il s'entraîne à faire le poisson ! »

Emmett partit dans un fou rire que lui seul entraînait, ce qui suffisait à faire trembler jusqu'aux fondations de la maison. Esmé lui donna une baffe amicale à l'arrière de la tête ce qui eu pour réflexe de le calmer aussitôt. Pas complètement cependant.

« Je ne vois vraiment pas ce qu'il se passe, mais une chose est sûre, c'est qu'il n'est pas malade.

- Encore heureux, répliqua Emmett, c'est un vampire ! »

Carlisle venait de prendre la parole après avoir jeté un coup d'œil sur moi.

« Tout ce que je peux dire c'est qu'il est sous le choc de quelque chose » répondit Jasper.

C'est à ce moment-là qu'Esmé trouva le moyen de regarder dans la direction ou quelques secondes auparavant, mon regard s'était posé, y voyant maintenant la même chose que moi.

« Hooo ! Evidemment, tout s'explique… »

Je la vis tourner son regard vers moi alors qu'elle affichait un grand sourire.

« Je crois qu'Ed... »

Je lui coupais la parole après avoir lu dans ses pensées. Elle m'avait compris, ça m'énervait.

« N'ose même pas dire ce à quoi tu penses, ce n'est qu'une humaine ! »

Une humaine pourtant si belle… Terminais-je pour moi-même, alors que je m'apercevais que je venais de crier mes dernières paroles quand un murmure aurait largement suffit. Je sentais déjà la jubilation d'Alice m'irriter violemment la peau. Puis je partis dans la forêt, ne supportant plus les regards interrogateurs de toute ma famille, nonobstant le monde, fixant à présent cette fille dont je ne connaissais même pas le nom, qui avait osé arriver ici et m'hypnotiser ainsi.

Il fallait que je la connaisse.

Du côté de Bella

« Bella ?

- Oui j'arrive ! »

Je descendis les marches quatre à quatre et m'étalais de façon spectaculaire à l'arrivée, préférant rire de ce qui venait de se passer plutôt que de m'apitoyer sur mon sort. Que voulez-vous, il fallait bien que je commence à relativiser, j'avais obligatoirement été un clown dans une vie antérieure. Oui et alors ? Il en fallait bien et je devais forcément avoir été le plus talentueux du monde entier.

« Ca va ma chérie ? » S'inquiéta mon père.

Je me levais d'un bon, un peu trop vite cependant. Cela me fit perdre l'équilibre et je tombais dans les bras de mon père qui tomba au sol, moi sur lui. Nous nous mîmes à rire ensemble et je lui fis un grand sourire pour lui montrer que j'allais bien, ce qui le rassura comme je l'espérais.

« Les pizzas sont arrivées ? J'ai faim ! » Dis-je en me dégageant de son étreinte.

« Dans... »

Mais au moment où mon père allait me dire une chose de la plus haute importance, c'est-à-dire l'heure où les pizzas arriveraient, on sonna à la porte. J'eus comme une envie de meurtre, je vous jure, qui pouvait oser m'interrompre à un moment aussi crucial !

« Ce doit être le livreur », dit-il en ouvrant la porte.

Je retirais ce que je venais de penser, regardant l'échange de bon procédé qui se passait devant moi.

« Alors une pizza trois fromages, une savoyarde et une "spécial régime" ! »

Etat de choc. Oh mon dieu… Je remontais les escaliers quatre à quatre, m'égratignant au passage. Je m'examinais sous toutes les coutures et alla même jusqu'à me peser. 55 kg. Je n'avais absolument pas besoin d'un régime ! Non mais pour qui se prenait-il ?

Quand le livreur de pizza partit après avoir récupéré l'argent des pizzas. C'est-à-dire 25 $ 50 avec un pourboire de 4 $ pour être précise, je partis dans la cuisine où j'attendais mon père de pied ferme, ignorant ma belle-mère. J'avais l'intention de lui en faire voir de toutes les couleurs. Par conséquent, lorsqu'il arriva et m'adressa un grand «A table !», je ne pus m'empêcher de lui faire une grimace en plus de mon regard noir. Celui-ci me regarda sans comprendre.

« Je ne savais pas que j'avais besoin d'un régime ! » Explosais-je.

Mon père eu du mal à me comprendre puis vit de quoi je parlais. Il se mit à rire si fort que j'eus du mal à ne pas le suivre.

« Bella ! Cette pizza est pour moi ! Je me suis mis au régime. »

Je le regardais pour la deuxième fois, complètement hébétée par sa révélation, puis me remis à rire, fortement, très fortement, ne pouvant m'arrêter alors qu'il commençait à prendre la mouche.

« Et les hamburgers, les frites, les gâteaux au chocolat... ! »

J'arrivais à peine à parler, totalement hilare.

« Tu n'y arriveras jamais ! »

Je finis par me calmer et nous attaquâmes rapidement le repas. Plusieurs fois dans la soirée je ne pus m'empêcher de rire en voyant la mine déconfite que mon père faisait en mangeant sa pizza. Une fois terminé, je montais dans ma chambre en lui souhaitant une bonne nuit que moi n'allais pas faire. Mais avant d'atteindre le haut des escaliers, j'entendis mon père parler le plus discrètement possible et dire à ma belle-mère de sa voix suppliante: "j'aurais le droit à quelques écarts ?"

Je m'esclaffais de plus belle.


L'ensemble des personnages est à Stephenie Meyer -sauf Céleste qui est à nouuus :D-

Premier chapitre en ligne. On écrit aussi vite que possible, en profitant du temps libre et en espérant ne pas vous décevoir ! Le premier chapitre est une sorte d'introduction, la rencontre est pour le prochain chapitre alors il faudra patienter jusque là ;).

Un immense merci pour vos commentaires mais aussi à ceux qui ont mis une alerte sur notre fiction, vous nous lisez et ça nous donne envie d'écrire encore plus et de mieux en mieux. Bien sûr, nous serions heureuse de connaître votre opinion sur notre fiction =)

Dreamsodreams = Merci pour ta review, sache qu'un chapitre va prochainement arrivé et qu'il retracera l'incident le plus marquant du passé de Bella. Ce chapitre est déjà en cours et il est assez éprouvant à écrire pour nous qui aimons l'humour.

Grazie, Elsa.75 et Bellaandedwardamour = Nous espérons que ce chapitre ne vous a pas déçu et que vous aurez envie de continuer à nous lire. Merci pour vos reviews qui nous ont fait plaisir, en espérant avoir encore votre avis ici J

Adore Youu = C'est vrai que le titre n'est pas terrible mais je suis vraiment nulle pour en trouver. Pareil pour le résumé I.I. C'est difficile d'en faire un qui accroche vraiment. Ne t'inquiète pas, tu ne m'as pas blessé =), au contraire, c'est un avis extérieur donc je le prends de bon cœur. Si des idées te viennent lorsqu'on aura un peu avancé dans l'histoire, n'hésite pas à me les proposer !

En vous souhaitant une agréable lecture.

C. Kotomi