Note d'auteur:
Bonjour à tous !
Et oui, c'est mon grand retour, je vous avais promis de terminer cette histoire et je le ferai ! Je m'excuse vraiment pour cette grosse absence, mais avec la vie IRL c'est pas toujours facile. Cette fois j'ai des chapitres d'avance, donc je vais reprendre une publication régulière. En espèrant que vous ne m'en voulez pas trop :S
Je vous préviens que j'ai fait corriger les autres chapitres, que j'ai édités. Un grand merci à mes bêtas qui se reconnaitront :D J'ai modifié certains passages (notamment la scène du baiser dans le chapitre 12) ou corrigé certaines tournures maladroites ou incohérences... Et surtout j'ai supprimé toutes les vilaines coquilles qui étaient aussi grassouillettes que Dudley ! Bref, je n'ai pas modifié fondamentalement l'histoire, donc ne paniquez pas, vous n'êtes pas forcés de tout relire, je tenais juste à vous prévenir que j'avais édité ;))
Voici donc la suite. Je vous fait un petit topo de ce qui s'est passé avant, au cas où ^^ Juste pour vous resituer dans l'histoire, Drago et Hetmione sont en 1925, ils sont dans le corps de deux élèves de cette époque (mable et caleb) et cherchent non seulement le moyen de récupérer leur corps, mais aussi de retourner à leur époque. Pour la première partie du problème, ils viennent de découvrir qu'un livre qui se trouverait probablement chez Mable, contient le contresort. Je m'étais arrêtée sur la fin du second match de la saison de Quidditch, durant lequel Drago a dû aller nettoyer des chaudrons sales sous la surveillance de Poopsy, poopsy qui s'avère bien mystérieux, puisqu'il semble connaitre le vraie nom d'hermione, ils partent à sa recherche dans tout le chateau et PAF, ils en arrivent à espionner une conversation toute bizarre entre le directeur et le prof de défense. Poopsy semble cacher plus d'un secret que Drago et Hermione ont bien l'intention de découvrir. Ils capturent le petit elfe. Et c'est tout...c'est déjà pas mal vous me direz. Voici donc quelques révélations dans ce nouveau chapitre (qui ne sont pas vraiment des révélations...breeeeef ^^)
Bonne lecture à tous ! ^^
Un énorme MERCI à tous les reviewers, et ceux qui ont ajoutés cette fic à leur favoris, ça me touche énormément ! *o*
Aria: Merciiiiiiii *fait la danse de la joie* Ce genre de review j'en mangerai matin/midi et soir ! Je suis tellement contente que tu aimes...nan que tu sois "fan" OMG ! C'est moi qui suis fan de ta review ! :D C'est le genre de commentaires qui rebooste à fond ! Merci merci merci! J'espère que la suite te plaira tout autant. J'ai hâte de lire tes réactions ;))
Lily: Moi j'écris de l'or ? *s'évanouit* *se réveille et relit la review* *se re-évanouit* xD nan mais encore une bombe de review qui fait chanter mon coeur de bonheur (si si c'est possible ! ^^) Je suis hyper contente que tu aimes autant et j'espère vraiment que cette suite te plaira *croise les doigts et les orteils* A bientôt :D
Chapitre 16 : Un elfe de maison bien mystérieux (partie 2)
Poopsy était encore paralysé par le sort qu'Hermione lui avait jeté devant l'infirmerie. Cela faisait une bonne demi-heure qu'il observait, impuissant, ses agresseurs posaient des sorts de protection sur chaque mur et issue de la salle où ils se trouvaient. La jeune femme aux cheveux dorés et son compagnon musclé avait traîné l'elfe vulnérable dans une des salles de cours qui se trouvait au sixième étage. Poopsy était complètement désorienté et dépassé par les évènements. L'incompréhension était totale dans son esprit et ses craintes concernant les deux élèves kidnappeurs ne faisaient que se confirmer.
Ses grands yeux affolés suivaient les déplacements de ses futurs bourreaux. Passant de l'un à l'autre avec la certitude de ne pas s'en sortir indemne. Prisonnier de son propre corps, il imaginait mille et une torture, plus terrible les unes que les autres. Ils les voyaient déjà lui arracher les ongles, lui lacérer la peau, lui briser les os et éjecter ses yeux hors de leurs orbites à la petite cuillère.
Le jeune elfe connaissait de nombreuses histoires qui relataient les mésaventures de ses semblables. Même lui avait connu la dureté des mauvais traitements dans le passé. La douleur était une vieille amie qui l'avait suivi jusqu'à Poudlard. Le souci de bien faire induit par la peur des représailles était un automatisme tenace. Malgré les bonnes conditions de vies à l'école, Poopsy n'avait pas totalement réussi à se défaire de ses anciens démons. On peut alors comprendre qu'il n'était pas du tout rassuré à l'idée d'avoir était enlevé et séquestré par deux jeunes sorciers au comportement étrange. Surtout que le regard mauvais du jeune homme amplifiait l'inquiétude de l'elfe de maison.
Poopsy continuait de s'angoisser en silence quand, tout à coup, la jeune femme se tourna vers son compagnon :
« Avec le Sonorus et le Colloporta que j'ai appliqué aux murs et à la porte, on ne sera pas dérangé. Il ne peut pas utiliser sa magie sans que son maître l'y ait autorisé. Donc normalement, il ne pourra pas nous fausser compagnie...
— Normalement ? répéta le jeune homme. Il nous faut plus que des suppositions. Sitôt qu'on l'aura libéré il tentera de s'enfuir. Regarde-le ! Il a l'air aussi effrayé que s'il était face à deux Détraqueurs. Ce n'est qu'un elfe apeuré, pas plus courageux qu'un Poufsouffle ! »
A ces mots, les grands yeux de Poopsy se chargèrent de colère. Certes, il n'était pas très grand, ni très intelligent. Il avait toujours obéit sans se poser de question, parce que c'était dans sa nature d'agir ainsi, mais il n'avait jamais manqué de courage ! Non, jamais ! Il n'avait pas succombé à la lâcheté sous les coups de ses anciens maîtres, il n'avait pas supplié pour que les tortures s'arrêtent. Poopsy était un elfe qui gardait la tête haute et qui savait se montrer courageux. Alors, les propos du Gryffondor le mirent dans une rage folle. En une fraction de secondes toutes ses peurs s'étaient envolées, ses yeux cessèrent de rouler dans leurs orbites, et s'il avait pu, il aurait même serré les poings. Mais il se contenta de porter un regard plein de défi au jeune homme.
« Génial ! s'exclama la blonde. Tu l'as énervé ! Maintenant ça va être plus compliqué de lui soutirer des informations.
— Hé ! Ce n'était pas mon idée de lui faire subir un interrogatoire dans ces conditions. Et ce n'est pas de ma faute s'il ne sait pas réfréner ses tendances d'elfes rebelles ! »
Poopsy observa le couple atypique se lancer des regards chargés de haine. La tension était telle qu'il avait l'impression que leurs yeux pouvaient à tout moment lâcher des éclairs. Ils continuèrent à s'invectiver pendant un long moment, oubliant la présence de l'elfe immobilisé. Puis, ils se stoppèrent tout aussi brutalement que leur dispute avait commencé. La blonde avait croisé ses mains sur sa poitrine, et le garçon avait fourré rageusement ses poings dans ses poches.
« Libère juste sa tête. On verra bien ce qu'il fera. », proposa le brun après un long silence.
Sa complice ne répondit rien, s'acquittant exclusivement de l'action. Après quelques savants tours de poignet, elle libéra le visage de l'elfe. Ce dernier sentit progressivement l'emprise du sort se dissiper, laissant un fort engourdissement dans ses muscles. Poopsy grimaça pour se débarrasser des fourmis qui lui picotaient le visage.
« Poopsy, est-ce que ça va ? demanda la jeune fille.
— On s'en fiche de savoir comment il va ! Pousse toi, ordonna le brun tout en bousculant son amie. Je vais me charger moi-même de l'interrogatoire. Je vais te faire cracher le morceau sale vermine ! »
Il pointa sa baguette devant le long nez de l'elfe, avant de reprendre en affichant un air menaçant :
« Dis-nous pourquoi tu l'as appelé par son vrai nom !
— Calme-toi ou tu vas l'effrayer encore plus, pesta la blonde. Ecoute Poopsy, reprit-elle avec douceur, nous ne voulons pas te faire de mal. On a juste besoin de comprendre certaine chose. Quand nous t'avons quitté tout à l'heure, tu m'as appelée par un certain nom. Comment connais-tu ce nom ? »
Malgré le regard froid du jeune homme, Poopsy fut rassuré par le ton amical qu'avait adoptait la jeune femme. Il n'était pas en totale confiance et redoutait la suite de l'interrogatoire, mais la première question était simple, alors il décida d'obtempérer :
« N'est-ce pas votre nom, Miss ?
— Oui, c'est son nom, répondit le jeune homme. Mais pas ici, pas dans ce mond...
— Tais-toi ! », le coupa la blonde.
Elle prit en aparté son compagnon et lui parla un moment. Comme ils chuchotaient, il était difficile pour Poopsy de capter leur parole. Néanmoins l'avantage d'être un elfe de maison, puisqu'il y en avait certains, c'était que ces grandes oreilles lui permettaient d'avoir une ouïe fine. Même s'il ne comprenait pas tout, il réussit à espionner des bribes de leur conversation. Il en entendit assez pour éveiller sa curiosité. Voici ce qu'il réussit à saisir :
« ...être discret..., chuchotait la jeune femme. Il ne faut pas éveiller les soupçons...lien avec le Professeur Razimov...dangereux...voyage...temps...prudent...doit lui donner confiance...connaitre la vérité... »
Le garçon marmonna quelques objections, mais sembla se résigner à adopter une attitude moins agressive. Ils se tournèrent de nouveau vers l'elfe et ce fut la sorcière qui lui demanda :
« Pourquoi m'as-tu appelé Granger ? Où as-tu entendu ce nom ?
— Poopsy a entendu Monsieur Caleb Windson vous nommer ainsi Miss.
— Quoi ? cria le brun. Ça va être de ma faute maintenant ?
— Ça ne m'étonne qu'à moitié ! s'exclama la jeune fille. A force de crier mon nom à tout bout de champs, il fallait bien que quelqu'un l'entende. Tu n'es qu'un imbécile, alors boucle-là deux minutes Malefoy !
— Ah ! Toi aussi tu ne peux pas t'empêcher de m'appeler par mon vrai nom ! »
La jeune femme porta ses mains à sa bouche et se maudit d'avoir eu la langue trop pendue. Poopsy ne comprenait pas toutes ces histoires de « vrais noms ». Il n'était arrivé à Poudlard qu'au début de l'année scolaire. Il ne connaissait pas le nom de tout le monde et son emploi du temps ne lui laissait pas le loisir de s'y intéresser. Alors tout ce remue-ménage le rendait assez curieux.
« Quand m'a-t-il appelé ainsi ? », demanda la dénommée Granger en se tournant vers Poopsy.
L'elfe coopérant raconta qu'il les avait surpris le matin même se disputer dans le passage menant aux cuisines, alors qu'il s'apprêtait à apporter un plateau repas au professeur Chubby. Il avait alors déduit que « Granger » était le nom de la blonde.
« Poopsy ne voulait pas espionner ! Poopsy s'est juste trouvé au mauvais endroit...
— Son histoire se tient, dit la jeune femme.
— Ok, poursuivit le brun en affichant un air méfiant, tu es au courant pour son...Pour nos vrais noms. Maintenant reste à savoir si tu n'as pas été bavard à ce sujet. Est-ce que c'est cette information que tu as partagée avec le Professeur Razimov ?
— Oh non ! Poopsy avait une mission plus importante à accomplir...
— Quelle mission ?
— Poopsy...Poopsy ne peut pas le dire...C'est un secret.
— Tu connais un de nos secrets, alors à ton tour de nous en révéler un, dit doucement la blonde.
— Mais...mais...
— Pas de « mais » qui tienne minus, le coupa le sorcier. Dis-nous ce que tu nous cache et on te laissera peut-être t'en aller. »
Bien que l'elfe était moins effrayé et se sentait moins menacé, il savait qu'il n'était pas hors de danger pour autant. Il fallait qu'il se sorte de ce pétrin, tous les moyens étaient bons, même si cela l'obligeait à trahir le Professeur de Défense.
« Poopsy a entendu et vu des choses Monsieur. Des choses qu'il n'aurait pas dû entendre, ni voir. Poopsy était dans le couloir du deuxième étage en train de récurer une armure quand le passage menant au bureau de Monsieur le Directeur s'est ouvert. Il est sorti et n'a même pas adressé la parole à Poopsy en passant devant lui. Poopsy a d'abord cru qu'il ne l'avait pas vu dans la pénombre, mais quand il est passé tout près, il a remarqué son regard vide. Monsieur le Professeur Razimov avait chargé Poopsy de surveiller le Directeur Chubby monsieur, alors il l'a suivi. Il s'est dirigé vers la forêt interdite, il s'est enfoncé profondément dans les sous-bois, empruntant des chemins escarpés et pleins de tournants. Et puis Poopsy l'a perdu de vue, monsieur. Voilà l'information que Poopsy a révélée au Professeur Razimov, voilà tout le secret… »
Les deux étudiants ne comprenaient pas bien ce que ça voulait dire, mais si cette information faisait naître des doutes dans l'esprit de l'elfe et du Professeur de Défense, il fallait forcément s'en inquiéter.
« Cette histoire est de plus en plus étrange…, marmonna La blonde. Quand quelqu'un se promène le soir dans la forêt interdite, c'est toujours mauvais signe…
— Je n'y vois aucun mauvais signe, rétorqua le jeune homme. Ce n'est pas notre problème !
— Reste un dernier mystère à éclaircir, reprit la jeune sorcière sans lui prêter attention. Je crois qu'il y a eu une nouvelle attaque pendant le match de Quidditch. Que sais-tu à ce sujet ?
— Poopsy ne sait pas grand-chose. Simplement que les agresseurs masqués ont de nouveau pénétrés le Château. Les défenses mises en place par les professeurs n'ont pas empêché leur intrusion. Et monsieur Herbert Boomer a bien failli se faire prendre comme La jeune Gryffondor de l'autre jour…
— Parfait ! intervint le brun. Il n'a pas été enlevé finalement, alors tout est bien qui finit bien. Et toi, l'abruti vert, tu ne diras à personne ce que tu sais sur nos véritables identités, compris ? Sinon on te chope et on te fait subir les pires atrocités… Tu n'imagines même pas de quoi on est capable !
— Oui Poopsy, il ne faudra jamais révéler à qui que ce soit ce que tu sais à notre sujet ! Tu le promets ?
— Poopsy ne comprend pas tout Miss, mais il promet, si ça peut lui assurer de ne pas avoir les yeux désorbités ! »
La promesse de ses pseudos agresseurs fut tenue et l'elfe put rejoindre en toute tranquillité les cuisines. Sur le chemin du retour, il repensa à la drôle de conversation qu'il avait eu avec les deux étudiants. Cette histoire de voyage et de temps, de noms différents qu'il ne fallait pas ébruiter, de secrets, tout cela bouillonnait dans la tête du petit être chétif. Cependant, les nombreux reproches qu'il reçut pour son retour tardif aux cuisines, lui fit vite oublier ses réflexions. Les tâches qui l'attendaient étaient nombreuses et finalement, il oublia vite les nouveaux secrets qui l'avaient tracassé. La vie d'elfe de maison n'est pas de tout repos et n'offre que très peu de liberté de penser. Poopsy n'échappait pas à cette réalité, le couple atypique pouvait donc être sûr que son silence était acquis.
…..
A présent que les deux alliés étaient seuls, de nouveaux mystères venaient embrouiller leurs esprits. Enfin plus particulièrement celui d'Hermione. Elle se demandait ce que pouvait cacher le comportement inhabituel du Professeur Chubby et s'interrogeait sur les motivations de la nouvelle attaque. S'agissant du Directeur de Poudlard, d'ordinaire si franc et jovial, il semblait improbable que cet homme sans problème se glisse en catimini dans la Forêt Interdite et en pleine nuit de surcroit.
« A ton avis, qu'est-ce que ça cache toute cette histoire de sortie dans la Forêt Interdite ? Et puis cette nouvelle tentative d'enlèvement ? C'est de plus en plus étrange…
— Je n'ai aucune intention de chercher plus loin. Du moment que cet enquiquineur d'elfe reste tranquille, moi je le serai aussi...
— Mais toute cette histoire prend une ampleur trop importante pour qu'on l'ignore !
— Tu m'étonnes ! Une gryffondor qui veut jouer les justicières, c'est d'une banalité !
— Et un Serpentard qui cherche à se défiler aux moindres dangers, c'est d'un classique !
— Combien de fois il faudra que je te le répète ? Cette affaire ne nous concerne pas ! Ce n'est pas notre monde ! Sitôt qu'on aura récupérer nos corps et qu'on aura trouvé un moyen de partir de cette époque, nous n'aurons plus rien à voir avec tout ça...
— Tu ne te soucies que de ta propre existence, en parfait petit égoïste que tu es...
— Au contraire ! Je pense avec discernement pour nous deux ! rétorqua Drago en rapprochant son visage de celui de la sorcière brune. Tu sembles obnubilée par toute cette affaire, mais ça ne nous avance à rien. Tu perds une énergie et un temps précieux à penser à cette Margareth Simmons ! Et j'en ai assez de toujours devoir te ramener aux réalités. »
Hermione ne voyait plus que les yeux de fer du jeune homme. Ils étaient plus sombres à la lumière de leur Lumos. Brillants de rage et striés de lignes inégales d'un bleu gris hypnotique. Comme un lac glacé qui se fendillait sous la colère et l'incompréhension. La rouge et or savait qu'il avait raison, que toute cette histoire ne la concernait pas, qu'elle devait se focaliser sur leur propres ennuis. Quelques années plus tôt, elle aurait sûrement réagit avec autant de pragmatisme que son ennemi, mais l'influence de Ron et Harry avait révélé son caractère de battante. Ce n'est pas tant qu'elle aimait l'aventure et le frisson du danger, simplement, elle ne pouvait pas rester les bras croisés s'il était en son pouvoir de changer les choses. Finalement, elle se résigna à prendre le parti de son nouvel allié, tout en se promettant intérieurement d'éclaircir les évènements étranges en rendant une petite visite à l'élève qui avait échappé à ses agresseurs dès qu'elle reviendrait à Poudlard.
« Très bien ! dit-elle pour rassurer Drago. On oublie tout ça et on se concentre sur cet échange de corps et le livre que l'on doit retrouver chez Mable.
— Bien, je préfère t'entendre parler ainsi ! », se réjouit Drago.
Ils rejoignirent alors les autres élèves dans la Grande Salle pour le dîner. Tout se passa pour le mieux, et Drago trouva même du plaisir à plaisanter un peu avec ses camarades de Gryffondor. Il avait bien le droit de s'octroyer du bon temps, car tous ses soucis étaient en bonne voie d'être résolus. De plus, la proximité des Gryffondor ne semblait plus le rebuter autant qu'au début de ses mésaventures. Cependant, alors qu'il atteignait le portrait de la Grosse Dame après le dîner, une main râpeuse le tira loin de ses camarades. Il s'agissait de la fade et collante Félicity Grunch, qui voulait lui parler. Stanley s'amusa beaucoup du béguin incontrôlable de la jeune femme et s'esquiva pour laisser son ami se débrouiller avec son amoureuse transit. Ainsi, Drago se retrouva seul, face aux yeux énamourés de la jeune femme.
« Oh Caleb ! pleurnicha-t-elle. J'ai appris que tu passais les vacances chez cette peste de Mable ! Moi qui avais espéré profiter des fêtes en ta compagnie à Poudlard. J'avais tout préparé, tout organisé. Ton cadeau était même déjà emballé depuis cet été, car je suis tombée sur le présent idéal, alors que je visitais loin de toi, le village d'Abernathy. Tu m'avais tellement manqué pendant ces deux longs mois... Tu te souviens des lettres que je t'ais envoyées ? Je sais que tu n'as pas pu répondre à cause de tes nombreuses occupations...Je ne t'en veux pas, tu es tellement intelligent, tellement parfait, minauda-t-elle. Oh j'avais vraiment hâte d'être à Noël ! Maintenant, tout est gâché Je suis...je suis... »
Félicity ne finit pas sa phrase et partit dans un sanglot sonore. Tout près, la Grosse Dame pouffait derrière son éventail bariolé. Drago lui envoya un regard noir avant de lever les yeux au ciel devant le spectacle pitoyable que lui offrait son admiratrice rouge et or. Il l'observa avec dégoût se moucher. Il ne savait plus où se mettre, il été tellement gêné et en même temps il ressentait un agacement grandissant. Les avances permanentes de la Gryffondor l'exaspéraient de plus en plus. Surtout que selon les dires de ses camarades de chambrée, elle semblait encore plus déterminée à lui pourrir l'existence depuis ce début d'année. Il fallait qu'il mette un terme à toute cette mascarade. Il n'en avait rien à faire de ternir l'image du Gryffondor populaire, de toute façon il ne serait bientôt plus obligé de supporter son corps et sa vie.
Cependant, la voix pressante d'Hermione résonna dans son esprit. S'il se montrait odieux, elle lui reprocherait sûrement son manque d'empathie et sa méchanceté gratuite. Au fond, le jeune homme n'en avait que faire de blesser cette idiote de Félicity, mais d'un autre côté, il ne voulait pas se mettre à dos son alliée. Etrangement il ne voulait pas la contrarier. De toute façon, la technique du méchant ne fonctionnait pas sur cette étrange jeune fille. Même si Drago en rajoutait en la rabaissant autant que possible, tous ses efforts étaient vains. Un soir, alors qu'il rentrait fatigué et démoralisé de la bibliothèque, il l'avait trouvée qui l'attendait, installée dans l'un des fauteuils de la salle commune. En croisant son regard énamouré, il s'était laissé submerger par son exaspération et avait parlé très durement. Elle s'était mise à pleurer et était retournée dans son dortoir en courant. Malgré la violence des propos du jeune homme, le lendemain elle avait agie de la même manière que les autres jours. Elle semblait hermétique à toute forme de rejet. Alors cette fois, le Serpentard de cœur se contenta d'incliner la tête avec lassitude.
« Tu ne seras pas de retour avant la rentrée, sanglota encore Félicity. Alors je voulais t'offrir ton cadeau un peu en avance. »
Elle lui tendit un paquet soigneusement enveloppé dans un papier cadeau décoré à la main. Il y avait un joli nœud parfaitement noué juste au-dessus.
« Ne l'ouvre surtout pas avant Noël ! Comme ça je pourrai penser à toi en train de l'ouvrir quand le 25 arrivera.
— Très bien, marmonna Drago. Euh…Merci et à plus tard ! »
Il se faufila sur le côté et pénétra la Salle commune sans même avoir à prononcer le mot de passe. En effet, la Grosse Dame l'avait pris en pitié et avait libéré le passage pour lui. Drago était bien content de savoir que les vacances approchaient à grand pas. Enfin il pourrait rester loin de cette école et de ses élèves dégénérés…
Note:
Voilà , j'espère que ça vous a plu et que vous serez nombreux à partager votre avis :))
Petite question: J'ai bien envie de modifier le titre actuel pour "A l'ombre de tes ailes" qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous seriez pour ou contre ? N'hésitez pas à me répondre par review ou par MP. Votre avis m'intéresse ! :)
A très vite pour le prochain chapitre ! :))
