~ Une vie pas comme les autres ~

Chapitre 7

On verra qui rira le dernier


Du côté de Jacob

L'avion fut arrivé à bon port quatre heures plus tard et c'est avec une crêpe à la main que Seth et moi sortîmes de l'aéroport à la recherche d'un hôtel proche où passer la nuit. Enfin la fin de la nuit -vous m'excuserez mais à plus de trois heures du matin, je n'appelle plus cela une nuit-. Le plan était que dès notre réveil, nous allions chez Bella pour l'emmener avec nous prévenir les Cullen de la menace que nous avions ressentie. Pourquoi ne nous y rendions-nous pas maintenant me direz-vous ? Portez un Seth à moitié endormi alors que vous vous battez déjà pour garder les yeux grands ouverts et on en reparle. Ainsi, c'est à moitié en grommelant que je décrochais lorsque mon téléphone se mit subitement à vibrer, alors que nous venions juste de trouver un hôtel suffisamment abordable pour le temps que nous allions y passer.

« Hm ?

- Jacob ? C'est Billy !

- Papa ? »

L'idée d'une conspiration s'imposa vite à mon esprit. Ils avaient tous décidé de m'appeler en plein milieu de la nuit pour je ne sais quelle raison ma parole ! Je décidais de répondre le plus normalement possible, Seth ayant profité de l'appel pour se glisser dans un des canapés de l'accueil -me demandez pas pourquoi mais à mon avis, c'est pas que pour s'asseoir-.

« Oui ?

- Ecoute Jacob. Ce que j'ai à te dire n'est pas facile... »

Tout de suite, un flot de suggestions me parcourut. Seth s'était retourné, finalement intrigué par la conversation alors que j'étais déjà en train de réfléchir à ce qu'il pouvait vouloir me dire. Allait-il aller en centre de désintoxication parce qu'on lui avait découvert une dépendance à la drogue ? Peut-être allait-il m'annoncer ses fiançailles d'avec une femme rencontrée il y a des mois sans qu'il ne m'en ait parlé ! Pire encore, il avait peut-être commis un meurtre… [NB: Oui, Jacob est vraiment TRES fatigué]

« Je veux juste que tu me laisses terminer avant de me raccrocher au nez. »

Et là je peux vous dire que bizarrement, je me sentais beaucoup plus paniqué que s'il m'avait privé d'argent de poche et de portable, même si cela m'aurait probablement fait tomber en dépression.

« Charlie m'a appelé il y a peu de temps. Il était bouleversé. Bella a été agressé par Mike Newton. Maintenant elle est à l'hôpital et... »

Je raccrochais brusquement. J'en avais assez entendu. Tant pis si je passais pour l'adolescent le plus prévisible qu'il fut donné de voir à quelqu'un. Bella m'avait parlé de la première fois où elle s'était fait frapper par Mike. C'est moi qui avait été là pour elle et qui l'avait incité à se séparer de lui malgré la souffrance que cela lui occasionnerait. Malgré la peur qu'elle avait de le faire. La peur de sa réaction. Et elle l'avait fait. Bon d'accord, par message et elle était partie à Juneau juste après mais bon... Et puis le voilà qui débarquait à nouveau dans sa vie ? Je n'aurais pas hésité à le réduire pour toujours au silence s'il avait été devant moi. Je l'aurais écrasé, brulé, assassiné, égorgé, brûlé et pour finir, j'aurais éparpillé ses cendres pour finalement le forcer à tout ramasser.

Et alors que je me disais ça, Seth et moi étions déjà dans un taxi pour Juneau. Je lui avais raconté le peu que je savais. Lui aussi était très attaché à Bella. La nouvelle de son agression l'avait presque autant énervé que moi et c'est frustré que nous nous rendions à l'hôpital, non sans demander au conducteur de ne pas trop faire attention aux limitations de vitesse. Nous aurions pu nous transformer mais de un, il n'y avait pas de forêt pour le moment et de deux, nous ne savions pas où était situé l'hôpital régional de Bartlett machin. Heureusement le chauffeur fut réceptif à notre empressement et accéléra, sa seule condition étant que nous devions le prévenir de la présence d'éventuels radars ou gendarmes susceptibles de poser problème, ce qui, soit dit en passant, n'était pas trop compliqué pour nous.

La route me parut interminablement longue. Une fois arrivés, je donnais au chauffeur plus que nécessaire pour le remercier de sa sollicitude et refermais la porte sans même lui laisser le temps de réagir, Seth sur les talons. Lorsque les Cullen nous virent débarquer, c'est sans surprise qu'ils parurent étonnés. Le seul restant de marbre fut Edward, ce qui, encore une fois, n'était pas surprenant. Il avait dû entendre nos pensées de loin. Il me fit d'ailleurs un signe de tête positif pour confirmer ma réflexion. Alice étant la seule absente, j'en déduisis aussitôt qu'elle se trouvait avec Bella; Carlisle, absent lui aussi, devant probablement travailler. Je ne m'attardais cependant pas longtemps sur eux car il y avait un spectacle beaucoup plus intéressant juste à l'entrée de cette même salle d'attente. En effet, voir Charlie hurler sur Mike méritait toute mon attention et plus encore. Et bien que lui mettre un coup droit dans la mâchoire m'aurait fait le plus grand bien, je laissais d'abord le père de Bella se défouler. J'aurais bien le temps de le faire plus tard. Edward lui, semblait tout à fait d'accord avec ma vision des choses, ce qui me fit sourire malgré la situation. Malgré la situation… Aussitôt, la raison principale de ma présence ici me revint en mémoire et je vis le télépathe se tendre d'un seulcoup. Je pris la peine de lui répondre dans ma tête sachant pertinemment que ce n'était ni le moment, ni l'endroit pour discuter de ce genre de choses.

"On en rediscute plus tard."

Je reportais à nouveau mon regard sur Charlie. Le pauvre, s'abstenir de frapper parce que l'on est shérif, dur ! Se contentant de lui lire ses droits, il le plaqua assez violemment contre le mur ce qui me fit sourire. Vraiment bien sourire. Dans le but de venger sa fille au maximum, celui-ci lui passa les menottes en les serrant suffisamment fort pour que Mike en vienne à grimacer. Intérieurement, l'idée de lui demander le plus sérieusement du monde la possibilité de pouvoir refaire la forme du visage ovale de Mike en un carré parfait n'avait jamais été aussi forte. Qui sait, vu sa façon de faire, j'y aurais peut-être droit à ma vengeance finalement -et là, imaginez un sourire de sadique qui colle bien avec les pensées hein-.

« Je veux bien participer ! »

Tellement étonnant, rétorquais-je aussitôt pour moi-même. Edward, qui était celui qui venait de prendre la parole, se retourna vers Emmett et Jasper qui semblaient intrigués et intéressés par la nature de notre non-conversation. Message télépathique en cours... Veuillez patientez... Merci d'avoir choisi la compagnie Ed-Jasp-Met !

« Moi aussi ! s'écria Emmett, ce qui provoqua l'incompréhension de Blondie. Et je vous préviens, j'ai plus d'impact du côté droit.

- Et moi également ! Renchérit Jasper.

- Participer à quoi ? Leur demanda Esmé. »

Je regardais la salle d'attente, ne m'inquiétant seulement maintenant du monde qu'il pouvait hypothétiquement y avoir. C'est lorsque je vis qu'il n'y avait personne que j'enchaînais.

« Je pense que les ovales manquent un peu de carré. J'aime aussi les triangles équilatéraux et vous ? »

Toutes les personnes qui ne connaissaient pas le sujet de conversation jusqu'à maintenant le comprirent aussitôt. Rosalie éclata de rire. Esmé, fidèle à elle-même, ne répliqua pas et Seth nous promit qu'il monterait la garde pendant notre 'petit exercice de géométrie'. Je me retournais une dernière fois vers Mike qui était déjà en train de se faire emmener par Charlie. L'envie de lui sauter dessus me retourna les tripes.

« On est deux. »

La voix d'Edward me fit sursauter, me tirant de pensées beaucoup trop malsaines pour être publiquement tolérées.

« Purée, t'as que ça à faire, lire dans la tête des gens Edward ?

- Edward t'a fait peur ? Pauvre petit chien... »

Cette voix par contre, m'irritait beaucoup plus qu'autre chose.

« Blondie ! J'avais oublié que tu avais une langue. Pour une fois que tu ne parlais pas, c'était les vacances !

- Oh… Donc tu confirmes que les chiens n'ont aucun cerveau ? C'est bien, tu deviendrais presque raisonnable !

- Tu n'es pas la mieux placée pour juger ce qui est raisonnable ma belle.

- Trop drôle le ch…

- Rose ! Tu peux aller voir Bella !

- Alice, t'aurais pu attendre la fin de ma réplique !

- Pour ce à quoi elle aurait servi, c'était pas utile, conclus-je non sans me montrer sarcastique. »

Rosalie leva les yeux au ciel avant de partir avec Emmett rendre visite à Bella. Sincèrement… Pauvre Emmett… Comment faisait-il pour la supporter ?

« Jaaaaacob... »

Je me tendis dès l'entente de cette voix malicieuse que je ne connaissais malheureusement que trop bien. Il fallait croire que ma période de répit était terminé et que la discussion allait tomber maintenant. Je n'étais même pas étonné du fait qu'Alice soit au courant. Avec Edward de toute façon, rien ne restait secret bien longtemps. Mais entre lui et elle -l'une voulant également de mes nouvelles et l'autre voulant assurément me poser des questions sur Bella-, je n'étais vraiment, mais alors vraiment pas sortie de l'auberge. Je me mis à soupirer bruyamment, faisant ricaner Jasper. Edward et Alice ? Ils semblaient tellement jubiler que j'avais envie de sauter par la fenêtre. Sérieusement en plus… Je lançais un regarder autant désespéré qu'envieux à Seth. Quelle chance ! Il allait juste être témoin de la scène qui allait se produire et non en être la victime.

« Victime ! Tout de suite les grands mots ! S'exclama Edward.

- C'est vrai ça, pourquoi victime ? Demanda Alice sur le même ton amusé qu'Edward. Nous voulons seulement te poser quelques questions ! »

Je levai les yeux au ciel, ce qui entraîna un rire général. Les questions portèrent d'abord sur la raison de ma venue ici et bien que la menace ne fût pas imminente, les Cullen -du moins ceux qui étaient présents- en prirent note. Vinrent ensuite celles que je redoutais le plus et qui portèrent principalement sur ma vie avec Bella et Bella avant qu'elle n'emménage à Juneau. Autant vous dire qu'un interrogatoire avec les Cullen vous prend plus d'énergie qu'un marathon. Bizarrement, lorsque j'en vins à parler de moi et du fait que je ne m'étais pas imprégné de Bella, la tension d'Edward s'apaisa d'un seul coup ! S'il n'avait pas été télépathe et si je n'attendais pas de pouvoir aller voir ma meilleure amie dans sa chambre d'hôpital, croyez-moi que j'aurais pu m'amuser en lui faisant croire le contraire…

« Et tu peux être sûr que je me serais beaucoup amusé à te remercier comme il se doit pour cette petite blague… »

Des frissons me parcoururent… Allez savoir pourquoi tiens…

« Les clébards, vous pouvez aller voir Bella ! »

C'est les yeux écarquillés que je me retournais vers la nouvelle venue.

« Mais Blondie…

- Quoi encore ? Et arrête de m'appeler par ce surnom stupide.

- Tu peux parler sans aucune arrière pensée ? C'est… Incroyable ! »

En effet, le ton n'avait été ni sarcastique, ni froid comme la glace, ni tranchant comme la lame d'une épée mais presque… Gentil… J'avais même du mal à ne pas rester bouche béante face à ce retournement de situation. Mais qu'avait Bella pour changer les gens comme ça ? Seth s'esclaffa littéralement de la scène alors que je sortais rapidement de la pièce, préférant voir ma meilleure amie à commencer une nouvelle joute verbale avec Rosalie. Je craindrais pour ma vie à la sortie de cet hôpital. Pour le moment, j'avais tout mon temps. La vue de Bella me noua l'estomac. Son sourire était franc, mais la voir le crâne bandé, une perfusion reliée à son avant bras ne m'enchantait pas le moins du monde. Au moins tenait-elle la forme ! Seth et moi eûmes droit à un autre interrogatoire presque aussi scrupuleux que celui des vampires !

« Je suis rassuré, le pois chiche qui te sert de cerveau n'a pas l'air trop amoché ! Finis-je par répliquer non sans sourire.

- T'es vraiment con Jacob… Répliqua la principale intéressée en riant à demi.

- Laisse tomber Bella, c'est sa façon étrange et stupide de montrer qu'il s'est inquiété pour toi.

- Seth… Je me disais bien que tu étais trop gentil depuis notre arrivée à Juneau…

- Normal, on n'a pas encore pu dormir. Attend que j'ai passé une bonne nuit et tu verras à quel point je suis gentil… »

Et c'est dans la bonne humeur que la conversation se termina. Je quittais Bella non sans la prendre dans mes bras et nous repartions pour la salle d'attente quand mon téléphone sonna. Je décrochais aussitôt car cette sonnerie n'appartenait qu'à une seule personne.

« Sam, qu'est-ce qu'il y a ? »

Seth me regarda d'un seul coup. L'inquiétude soudaine qu'il reflétait ne devait pas être tant différente de la mienne. Nous savions tous les deux qu'un appel de Sam était rare et donc que la nouvelle était importante. Cela ne me réjouissait pas du tout. Alors qu'il aurait fallu que les choses se tassent par ici…

« Seth est-il à côté de toi ?

- Oui, on t'écoute Sam, répliqua aussitôt le principal intéressé.

- Les vampires ne sont plus à Forks. D'après les traces qu'ils ont laissées, ils se dirigent tout droit vers vous…

- Comment ça vers nous ? Rétorquais-je aussitôt.

- Nous n'en savons pas plus. Mais c'est forcément pour vous ou les Cullen qu'ils arrivent. Pourquoi aller en Alaska autrement ?

- Très bien, j'en parle immédiatement au Cullen, je te laisse Sam.

- On se tient au courant.

- Ouai. »

J'allai raccrocher quand Seth me demanda le téléphone. Il voulait plus d'informations. Je lui passai tout en sachant qu'il me raconterait tout après. Les Cullen n'ayant pas pu entendre la conversation -ils ne savaient même pas qu'il y avait quelque chose à écouter-, c'était à moi de transmettre les nouvelles… Sale boulot... Je rentrais donc dans la salle d'attente pour la seconde fois, où je pus y trouver l'entièreté des Cullen à l'exception de Carlisle. Etant donné que c'était de sa famille qu'il s'agissait, j'aurais préféré qu'il soit présent mais bon, on ne peut pas tout avoir… Au moment même de mon entrée dans la pièce, je vis Edward se diriger vers moi. Bizarrement, une seconde plus tard, tout était silencieux. Finalement, ça pouvait être pratique d'avoir un télépathe à porter de bras. Il pouvait faire le sale boulot à votre place… Annoncer qu'une bande de vampire en veut à une personne se trouvant dans cette pièce par exemple… N'est-ce pas Edward ? Je vis celui-ci se tendre d'un seul coup. Et à peine une seconde plus tard, le reste de la famille suivait alors que je venais de penser à une autre possibilité. Et Bella ? Se pourrait-il qu'ils viennent pour Bella ? Avec la chance innée dont elle faisait preuve depuis sa naissance, cette possibilité paraissait vraiment loin d'être absurde… Les poils de mes avant-bras se hérissèrent. Je n'avais pas non plus besoin d'exposer mes hypothèses, tout le monde les connaissait au moment où elles se formaient dans ma tête. De toute façon, il suffisait de voir les têtes d'Edward et Alice pour comprendre.

Bizarrement pourtant, tous se calmèrent rapidement et alors que je m'apprêtais à faire face à une troisième guerre mondiale, la plupart et surtout Emmett et Jasper semblaient extrêmement… Excités ? Alice était d'ailleurs déjà en train d'essayer d'avoir une vision sur cette nouvelle menace. Moi qui les connaissais depuis quelque temps, il m'était presque facile de deviner leurs pensées à ce moment. Du genre "et comment on va faire pour Bella hein ?" pour Edward; "qu'ils se dépêchent d'arriver tiens, je les attends !" pour Emmett; "aura-t-on besoin de tout le monde pour les combattre ? Pas pour moi évidemment mais pour Alice ou Esmé..." pour Jasper; "j'espère que vous n'avez pas l'intention d'aller les battre, je ne veux pas vous voir risquer votre vie !" pour Esmé; "mais qu'est-ce que je vais me mettre ?" pour Rosalie et "il faut absolument que j'anticipe leurs mouvements ! Y a pas mieux que l'effet de surprise !" pour Alice. Je voyais même clairement la position que défendrait Carlisle quand il apprendrait la nouvelle. "Essayons de discuter avec eux avant de les combattre."

Trop prévisible ces vampires…

« Si prévisibles que tu devais donc déjà avoir prévu que nous allions mettre en place une garde rapprochée pour Bella, déclara Edward tout sourire. »

Je levais les yeux au ciel. Bon d'accord, vous n'êtes prévisibles qu'au début…

« Je m'occuperais de Bella ! Déclara Alice, le sourire jusqu'aux oreilles en tapant dans ses mains et sautant partout.

- Hors de question Alice. »

Le ton avait été dur et ne laissait pas de place à la discussion. Alice le regarda, incrédule. Elle comprit cependant bien vite la raison de cette réponse. Pour Edward, il était forcément 'hors de question' que quelqu'un d'autre que lui ne surveille Bella. Surtout maintenant que l'on pouvait dire que leur relation venait de commencer -vous ne pensiez pas qu'elle ne me l'avait pas dit quand même-. Pas prévisible un vampire hein…

« Je ne la lâcherais pas d'une semelle ! Je… Je serais son ombre, je te le promets Edynou ! Laisse-moi m'occuper d'elle, je t'en suppliiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ! »

Edynou ? Je m'écroulais de rire. Edynou ? Même le regard meurtrier d'Edward n'y faisait rien, je n'arrivais pas à me calmer. Alice quant à elle avait posé un genou à terre, continuant sa supplique désespérée à l'intention d'un Edward tout aussi désespéré, cherchant un soutien qu'il ne trouvait pas. Il finit par accepter. De toute façon, qui était à même de pouvoir refuser quelque chose qu'Alice voulait vraiment ?

« Merci merci merci merci merci ! S'écria aussitôt Alice, frappant derechef dans ses mains.

- Alice… Bella sortira de l'hôpital demain, mais elle ne reprendra pas les cours avant lundi, déclara Esmé qui s'était absentée sans même que je ne m'en rende compte. »

Je vis Alice se stopper net dans son espèce de danse de la joie alors qu'un « Et alors ? » sortait de sa bouche d'une manière si naturelle que je ne pus m'empêcher de me remettre à rire. Et il est vrai que moi non plus, je ne voyais pas le problème que tentait de soulever Esmé.

« Cela te ferait rater plusieurs jours de cours ma chérie, répondit tendrement Esmé.

- C'est tout ? J'ai cru que toi non plus tu ne me faisais pas confiance ! On s'en moque des cours ! J'ai déjà fait au moins vingt premières !

- Seize Al', seize, s'exclama aussitôt Edward.

- Ouai bah vingt si on arrondit quoi !

- Non, si on arrondit à ta façon, ça fait quinze, enchaîna Emmett avec un rictus moqueur.

- Rah taisez-vous ! »

Tout le monde se mit à rire de cet interlude. J'avais beau dire, l'ambiance régnant ici m'avait manqué depuis leur départ.

« Quand bien même tu en aies déjà fait seize, Bella ne le sait pas, continua Esmé.

- Mais maman s'il teeeeeeeeeeeeeeeeee plaît ! »

On aurait dit une gamine qui essait de convaincre sa mère de lui acheter une poupée ou une glace à son parfum préféré !

« J'inventerais un mensonge ! Elle ne se doutera de rien, c'est promis ! »

Alice, larmoyante à souhait, se tenait face à sa mère adoptive, qui sous la pression psychologique intense que lui infligeait sa fille, réprima un sourire et finit par accepter non sans souligner qu'elle n'utilisait le qualificatif « maman » seulement quand cela l'arrangeait. Le lutin reprît ses bonds devant une assemblée de vraiment bonne humeur désormais. Mais à vrai dire, comment ne pas se détendre et rire de bon cœur face à ce spectacle ? Ainsi, malgré la menace, la journée passa rapidement, les plans se mettant en place doucement. Et le lendemain, à huit heures pétantes, Alice était avec Bella pour la surveiller alors qu'Edward, Jasper, Rosalie et Emmett partaient au lycée.


Propriété Stephenie Meyer -except Céleste qui existe encore (si si, je vous assure) et qui d'ailleurs ne devrait pas tarder à revenir sur le devant de la scène-

Sinon euh… Je me suis un peu lâchée pour ce chapitre x).

Et... Heureusement que je ne donne plus de dates hein… Pour tous ceux qui me suivent et continuent de me suivre, je vous en remercie sincèrement. J'ai parfaitement conscience que les délais que j'impose pourraient en désespérer plus d'un. Etant en vacances et ayant eu mon bac, je vais pouvoir me concentrer sur l'écriture et vous proposer une suite le plus rapidement possible -c'est promis, dans les deux semaines-. J'espère en tout cas vous voir toujours nombreux à me donner votre avis !

Enfin, je tiens tout de suite à souligner un point de ma fiction qui pourrait être flou pour certains d'entre vous -j'anticipe les questions là en fait :D-. Cullen et Quileutes se connaissent et se fréquentent depuis très longtemps mais Bella, avant qu'elle n'emménage à Juneau, ne connaissait pas les Cullen. De même que les Cullen ne savaient absolument pas Jacob ami avec elle -d'où une partie de l'interrogatoire auquel il a eu droit dans la salle d'attente-. En relisant le chapitre, je me suis rendue compte que je n'avais peut-être pas assez bien expliqué cet aspect mais je ne voyais pas comment l'introduire sans faire de cassure. J'ai donc décidé de le mettre ici !

En vous souhaitant une bonne lecture.

C. Kotomi