~ Une vie pas comme les autres ~

Chapitre 8

Haute surveillance


Musique du chapitre : Shontelle, "Impossible".


Du côté de Bella

Cela faisait trois jours que j'étais rentrée chez moi. Cela faisait trois jours qu'Alice me suivait comme mon ombre. En fait non, rectification, elle était pire que mon ombre ! J'avais essayé tous les types d'excuses possibles pour qu'elle arrête de s'occuper de moi comme elle le faisait. Passant du « mais est-ce que j'ai l'air d'être mal en point ? » au « et en plus, tu rates les cours à cause de ton envie stupide de t'occuper de moi ! » mais rien n'y faisait, elle ne voulait rien entendre. Pire, elle était sans cesse en train de répéter qu'elle se moquait des cours, que mon état était plus important que toutes ces heures inutiles à rester assise sur une chaise inconfortable… Et je peux vous dire qu'au-delà du fait que j'étais totalement d'accord sur ce point avec elle, le fait qu'une personne du niveau d'Alice puisse me dire ce genre de phrase me clouait sur place.

Dire qu'elle avait les capacités pour faire tous les métiers qu'elle souhaitait !

Je voyais déjà les futurs gros titres des journaux : "Alice Cullen, la nouvelle présidente des Etats-Unis d'Amérique ! Retenez bien ce nom, car à partir d'aujourd'hui, cette femme sera à la tête de la fédération la plus puissante au monde !".

Cela ne m'étonnerait même pas qu'elle y parvienne !

Le soir, lorsqu'Edward, accompagné de Rose, nous apportait les cours, je leur répétais toujours la même chose. J'étais chez moi. Je ne risquais rien. Que de toute façon, jusqu'ici, je n'avais pas vraiment bougé, sauf pour passer du canapé à la table de la cuisine et inversement, avec parfois des détours par les toilettes et ma chambre. Mais à chaque fois, même réaction de leur part, c'en était désespérant. Depuis quand m'étais-je fait des ami( e )s garde du corps ?! Et il y avait pire. Edward n'avait pas fait un pas vers moi depuis ce qu'il s'était passé dans la chambre d'hôpital. Excepté les « bonjour » et « au revoir » rudimentaires à vrai dire, il n'y avait rien, à croire qu'il regrettait son baiser. Cette interrogation n'arrêtait d'ailleurs pas de me torturer. Je voulais savoir. Mais à chaque fois que je tentais une approche, Edward rigolait et m'écartait gentiment. A chaque fois que je voulais engager la conversation, il trouvait le moyen de la détourner en se servant de n'importe quel prétexte. Résultat, ma frustration augmentait chaque jour un peu plus. D'autant plus qu'Alice était tout le temps près de moi et que personne ne voulait faire confiance au fait que je puisse m'occuper de moi toute seule !

« Vu ta maladresse, je préfère qu'il y ait quelqu'un avec toi ! Ne cessait de répéter Edward. »

Mais pourquoi lui n'était-il jamais avec moi ?! Pourquoi n'échangeait-il pas sa place avec Alice hein ?

« Tu ne peux rien dire Bella. Depuis le début de la semaine, tu t'es prise cinq fois le canapé, tu as failli glisser trois fois de ta chaise, tu as réussi une seule fois à passer la porte des toilettes sans encombre et surtout, tu as cru que le lit était plus près que prévu ! »

Alice... Je l'avais regardé avec un regard noir. Cette… Traîtresse ! Je la détestais. Encore plus parce qu'elle rendait un sourire éblouissant à mon regard noir. Oui, un sourire éblouissant. Alice quoi...

« Crois-moi Bella, c'est mieux pour toi ! Avait dit Rosalie en rigolant des confessions d'Alice. »

Je vous jure… J'allais la frapper une fois Edward et Rose partis… A les écouter, on aurait dit qu'il s'étaient tous concertés pour ne me laisser aucune chance de pouvoir les contrer. Non mais je vous jure, ils n'avaient qu'à couvrir les meubles, les murs et le sol de papier bulle aussi ! La maison tant qu'à faire !

Le surlendemain, Alice était toujours aussi collante. Le seul endroit où elle ne me suivait pas étant les toilettes. Et encore ! Elle ne voulait pas que je ferme la porte à clé et au moindre bruit suspect, elle m'avait prévenu qu'elle ouvrirait précipitamment… Quant à Edward… Aucun changement de son côté. Il passait tous les soirs et tous les soirs, il se comportait comme si j'étais une simple amie, rien de plus. Etait-ce la réalité ? Peut-être... Mais cette idée m'insupportait. Pas après ce qu'il s'était passé dans la chambre d'hôpital. Pas si c'était pour ensuite s'éloigner à ce point de moi...

« Alice, je pourrais te poser une question ?

- Bien sûr ! Mais la question a intérêt de valoir le coup hein !

- Est-ce qu'il… Parle de moi ?

- Edward ? Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa h, je savais qu'il se passait quelque chose ! Racoooooooooooonte !

- Alice… C'est moi qui pose la question, pas toi, répondis-je d'un air blasé.

- Mais Beeell' ! Lui veut rien nous dire et ça fait des jours que j'attends que tu engages la conversation ! S'il te plaît !

- Donc il ne parle pas de moi. Merci Al', bonne nuit ! Marmonnais-je, déçue de la réponse. Qu'est-ce que j'espérais en même temps…

- Non Bella, je rigole, j'ai pleins de détails croustillants sur lui mais tu commences d'acc…

- Bonne nuit Alice ! Répondis-je, tout en montant à l'étage aussi vite que possible en faisant attention de ne pas tomber.

- Ne pense pas t'en sortir comme ça, je serais toujours chez toi demain matin !

- Merci de me le rappeler… »

Du côté d'Alice

Un sourire s'échappa de mes lèvres alors que je la regardais monter les escaliers. Bella, Bella, Bella… Depuis sa sortie d'hôpital, Edward passait son temps à l'éviter, de faire comme si rien ne s'était passé. Et nous, qui étions arrivés à la fin de la rencontre de Bella et son ex, ne savions même pas entièrement ce qu'il s'était passé, il refusait d'en parler. Mais par contre, si mon frère ne nous disait effectivement rien sur elle et sur eux en général, je savais qu'il serait bientôt là pour admirer sa dulcinée dans son sommeil et l'écouter parler. J'aurais pu en parler à Bella évidemment. Mais quitte à me faire tuer par Edward, je préférais attendre de voir ces deux-là ensemble !

Et de toute façon elle serait bientôt au courant. Je l'avais vu. Et pas que pour le fait qu'il venait la voir toutes les nuits dans sa chambre.

« Alice, arrête avec tes commentaires internes. »

Tiens, en parlant du vampire ! A croire qu'à chaque fois que je me permettais une réflexion bonne ou mauvaise sur sa personne, il se trouvait suffisamment proche pour l'entendre !

« De un, je pense ce que je veux ! Et de deux, tu devrais prendre des vacances, voleur de pensées à plein-temps, ça doit être pesant non ?!

- Voyons, si je n'étais pas là, tu serais incontrôlable Alice, enchaîna mon idiot de frère un sourire en coin.

- J'aurais une vie privée surtout ! »

Edward eut un rire bref, repensant à Bella qui dormait au-dessus. Il alla d'ailleurs la retrouver aussitôt. Dire que Bella n'était pas au courant qu'un vampire la fixait toutes les nuits depuis presque deux semaines… Quel gâchis !

Edward monté, je pouvais commencer à m'adonner à mes activités nocturnes, tranquille que j'étais jusqu'au lendemain matin. Comme pour les quatre dernières nuits, je sortis mon mp4 et me mis à danser au rythme de la musique qui arrivait dans mes oreilles. Turn up the love avait de quoi vous donner envie de tout, sauf de dormir ! Je n'entendis donc pas le grognement sinistre qui dû sortir de la gorge de mon frère avant de voir celui-ci arriver de l'étage, visiblement fortement contrarié. Je ne savais pas la raison exacte de sa contrariété mais je n'avais par contre aucun doute sur la source de cette contrariété.

« Aliiiiiiiiiiiiiiiiiice ! Appela Edward d'une voix trahissant la colère. »

Je lui souriais, amusée malgré le fait que la vision qui venait de survenir me montre simplement un Edward venu m'égorger avant de repartir tout sourire vers Bella. Tout compte fait, ce n'était peut-être pas si amusant que ça. Pour moi.

« Tu as raison, monte immédiatement ! Continua-t-il, remontant déjà lui-même, ses envies de mettre toujours bien en tête. »

Je rentrais dans la chambre de Bella, voyant par la même occasion la raison du problème d'Edward. J'éclatais de rire le plus silencieusement possible, ne pouvant pas contenir l'hilarité qui me prenait face à la situation. Il me reprochait la tenue que portait Bella. Mais pourquoi aurais-je été responsable du fait que Bella ait enfilé une nuisette bleue et qu'elle ne se soit pas mis, en plus, en dessous des couvertures ?!

« C'est elle qui l'a choisie et payée. Moi je n'ai rien fait si ce n'est lui dire que ça lui allait bien. Ne viens pas me dire que cela représente quelque chose de punissable à tes yeux ! Je n'allais quand même pas lui dire : "il ne vaut mieux pas que tu l'achètes parce qu'Edward et toute notre famille sommes des vampires et qu'il te regarde dormir toutes les nuits depuis au moins cinq jours. Ah j'ai oublié ! Il est fou amoureux de toi mais ne te le montre pas parce que c'est un vampire et qu'il ne veut que ton bien. Mais sinon elle te va vraiment bien ! »

Edward ne répondit rien. Même sur le passage concernant les sentiments contradictoires que je lui avais prêté. Il remettait les couvertures de Bella en place, le plus doucement possible. Chose qui aurait été bien plus facile si Bella ne se révélait pas être quelqu'un bougeant énormément pendant son sommeil. Elle qui ne se prétendait pas sportive, je pouvais témoigner du contraire sans équivoque !

Je redescendis les escaliers en ruminant. Le pire était que finalement, j'étais certaine qu'il ne m'avait dérangé que parce qu'il estimait nécessaire de me déranger, juste histoire de. Ca l'arrangeait bien en fait cette situation ! Et puis ce n'est pas comme si elle lui avait fait un défilé tout en sensualité hein ! J'avais presque envie de lui donner un aperçu de ce qu'aurait pu être la situation dans ma tête.

Edward Anthony Masen Cullen, si tu continuais de te comporter comme ça, tu allais entendre parler du pays !

Quelques heures plus tard, monsieur le vampire partit sans même venir me voir. Mais qu'est-ce qu'il pouvait être énervant depuis qu'il connaissait l'amour ! Incroyable sachant qu'en plus je n'étais en rien responsable de ce qui était arrivé et que s'il lui avouait simplement que nous étions des vampires, tout serait plus simple pour lui comme pour nous tous. C'est vrai quoi, elle pourrait s'en remettre non ?! Que nous soyons des vampires ne seraient pas si… Insurmontable n'est-ce pas ?!

Tout était si compliqué !

Et le fait qu'il y ait des vampires dont nous ne savions encore rien semblant arriver vers nous n'aidait pas à arranger la situation ! N'ayant aucune vision d'eux, je savais qu'ils n'avaient pas encore arrêté de décision. Cela voulait-il dire que tout ceci n'était qu'une énorme coïncidence ? J'avais énormément de mal à le croire. Dans tous les cas, il ne me restait donc qu'à attendre que la marmotte se réveille, bien que l'envie ne me manque pas de le faire moi-même. Il était maintenant trois heures du matin, il me restait donc plusieurs heures à combler avant de pouvoir m'amuser à taquiner Bella sur notre dernière conversation. L'attente allait être longue…

« ALICE ! »

L'attente aurait dû être longue.

Je me précipitais dans la chambre de Bella, oubliant par la même de faire attention à ma vitesse. Et si c'était…

« BELLA, QU'EST-CE QUI SE PASSE ? »

J'arrivais dans la chambre une demi-seconde plus tard, chose à laquelle Bella ne sembla pas faire attention. Au garde-à-vous, j'étais prête à me battre si cela était nécessaire.

« Mon père Alice, mon père ! Il n'est pas rentré et je ne m'en étais même pas rendu compte ! »

Il me fallut un moment pour comprendre qu'il n'y avait pas de danger imminent. Comme si insidieusement, j'avais été persuadé que mon don, pour cette fois-ci, m'avait laissé tomber. Au fond de moi, j'étais soulagée que la raison de son appel fut son père. J'avais été terrifiée que cela soit pour toute autre chose…

« Il est peut-être sur une intervention urgente. Il n'a pas pu rentrer et…

- Il m'aurait appelé Alice ! C'est pas normal et il ne répond pas à mes messages…

- Bella, calme-toi ! »

Le silence revint dans la pièce. Un silence pesant, lourd. Bella semblait avoir compris qu'il était inutile de s'énerver ainsi, que cela ne changerait rien à la situation. Il n'en était pas moins qu'elle affichait une petite mine et ne cessait de faire des aller-retour dans sa chambre. Elle m'en aurait presque donné le tournis.

« Il faut que tu passes à l'hôpital aujourd'hui.

- COMMENT CA ''il faut que je passe à l'hôpital aujourd'hui ?''. Tu as compris ce que je viens de te dire Alice ?! Répondit-elle furibonde. Mon père n'est pas rentré, c'est pas normal ! Et tu penses que je vais aller faire cette stupide visite de contrôle en sachant ça ?!

- Et maintenant ça va mieux ?

- Comment ça, ça va mieux ?! Mais tu le fais exprès ou qu… »

Bella ouvrit subitement grand les yeux, semblant avoir enfin compris ma manœuvre.

« Ah… Alice je suis désolée de m'être emportée. C'est juste que je suis fatiguée et que je te jure que ça n'est pas normal ! »

Je la regardai en soupirant. Au moins je l'avais calmée.

« Ecoute Bella, il n'est que trois heures du matin. Pour le moment on ne peut rien faire. Essaie de te rendormir, moi je vais rester en bas au cas où ton père rentre ou appel, je n'ai plus sommeil de toute façon.

- Mais moi non plus je n'ai plus sommeil ! Enchaîna immédiatement Bella, au moment même où elle vacilla quelque peu, contredisant immédiatement ses propos. »

Je la regardai, étrangement amusée.

« C'est évident que tu n'es pas fatiguée Bella mais essaies de te rendormir pour moi d'accord ?

- J'ai l'impression d'avoir une mère et non une amie en face de moi !

- Tu veux que je te borde ? Répliquai-je aussitôt, un grand sourire apparaissant sur mon visage.

- Va t'en Alice ! Rétorqua-t-elle non sans pouvoir s'empêcher de sourire.

- Oui chef ! »

Je partis donc de sa chambre, décidée à faire le moins de bruit possible pour lui permettre de se rendormir. Quoi qu'on puisse en dire et quelle que soit la situation, Bella restait capable d'illuminer la soirée de n'importe qui.

Du côté de Bella

Une heure passa durant laquelle j'essayais, vainement, de me rendormir. Je tournais, me retournais, l'angoisse me tenaillant. Alice avait raison, il n'y avait rien que nous puissions faire à cette heure-ci. Le seul espoir était mon téléphone et celui-ci n'émettait aucun son qui aurait pu être synonyme pour moi d'une délivrance.

« J'en ai assez ! »

Il fallait que je bouge et tant pis si Alice n'était pas de cet avis. Je pris une douche avant d'opter pour le premier jean qui me passa sous la main, accompagné d'un top beige tout simple. Faisant attention de ne pas glisser bêtement, je sortis de ma chambre dans l'intention de descendre.

Du haut des escaliers, je pus voir que le salon était allumé. Je descendis tranquillement les escaliers, intriguée par le fait qu'elle ne soit toujours pas là, derrière moi, à surveiller le moindre de mes mouvements. Pas que je le regrette évidemment, avoir une Alice sur le dos avait le don de vous fatiguer plus que n'importe quoi d'autre ! Et puis d'un coup je sentis que je venais de mal m'engager sur une marche.

Mon pied avait glissé.

J'étais en train de tomber.

Trop absorbée que j'avais été dans des pensées que je trouvais maintenant bien stupides, j'en payais maintenant les conséquences. Pourquoi ce genre de choses n'arrivait-il qu'à moi ?!

« Bella ! »

Je sentis quelque chose me retenir violemment en arrière. J'attendis le choc mais rien. Rien du tout. Instinctivement, j'avais fermé les yeux, comme pour les protéger, ne pas voir ce qui m'attendait. Et lorsque je les rouvris, Alice me tenait fermement par le bras droit, derrière moi.

« Alice... »

Celle-ci me releva doucement alors que je semblais comme déconnectée.

« Comment… Comment es-tu… Comment as-tu pu arriver si... Vite ?! Tu étais dans le salon il n'y a pas deux secondes !

- Je venais à ta rencontre Bella, tu n'as pas dû le remarquer. J'ai juste accéléré en me rendant compte que tu allais tomber, répondit-elle d'une voix si sérieuse qu'elle m'en paru étrange. »

Je restais un moment bouche béante, essayant de me remémorer les événements.

Le salon allumé et la cage d'escalier vide de toute personne devant moi.

« Non… Non j'en suis sû…

- Alice ? Que se passe-t-il ? »

Je me retournais instinctivement pour voir qui venait de parler.

« Jasper ?!

- Salut Bella, j'espère que ça ne te dérange pas que je sois venu ici. Alice m'a appelé, il parait que ton père a disparu. Je suis venue voir si je pouvais faire quelque chose.

- Mon père ? Mon père ! »

Je savais qu'il y avait quelque chose. Elle avait bougé très vite. Trop vite. Et elle était derrière moi ! Et sa peau… Si froide… Ils me cachaient quelque chose. Même si maintenant je savais pourquoi Alice ne m'avait pas collé aux basques à peine le pied posé à terre. Mais pour le moment, il fallait que je pense à mon père.

« Et… Vous avez des nouvelles ? »

L'ambiance sembla se détendre d'un seul coup.

« Non mais j'ai une bonne nouvelle Bella, répondit Alice, Carlisle peut te prendre dès maintenant pour ta visite de contrôle. Et après on ira au commissariat de police pour avoir des nouvelles de ton père.

- Et on ne peut pas faire l'inverse ? Qui sait, le commissariat sera peut-être ouvert !

- Bella, tu penses que ton père aurait été content d'apprendre que tu aies préféré vagabonder à sa recherche plutôt que te reposer et te soigner ? »

Je levais les yeux au ciel, sachant qu'elle avait raison. Peut-être aurais-je dû insister un peu plus sur ce qu'il s'était passé juste avant histoire de ne pas lui donner envie de me contredire.

« T'es énervante Alice, tu le sais ça ?

- Parait que c'est une de mes qualités, rétorqua-t-elle en me faisant un clin d'œil. »

Je fis un sourire, puis passa par la cuisine pour prendre un verre d'eau que je bus d'une traite.

« Bon allez, on y va. »

~… ~

Les examens médicaux. Torture implicite due au fait que l'on vous faisait croire que cela était pour votre bien, alors que vous deviez passer des heures dans un hôpital à attendre un passage qui ne durerait que quelques minutes en supportant une odeur répugnante qui vous faisait à coup sûr regretter l'odeur des plats de votre self. Je soupirais à l'idée de ce que j'allais subir. Scanner, IRM, radios... Quelle idée avais-je eu de me lier d'amitié avec les enfants du médecin le plus apprécié et reconnu de la région !

Alice m'emmena à l'hôpital avec la nouvelle Porsche jaune que lui avait offerte ses parents. Voulant y aller avec ma camionnette rouge, elle ne m'avait laissé aucune chance d'argumenter, prétextant que l'on y serait plus rapidement avec la sienne. Chose qui m'avait encore plus donné envie de prendre ma camionnette….

Elle roula à une vitesse hallucinante et en seulement quelques minutes, nous étions arrivés à destination. Je descendis doucement de la voiture. Personne n'avait pipé mot pendant le trajet.

J'entrai aussi rapidement que possible dans l'hôpital, pressée d'en finir avec tout ceci. Jasper ayant décidé de rester dehors, Alice me fit signe de la suivre dans des dédales de couloir qui me conduisirent au cabinet de Carlisle. Et alors que je pensais que nous allions attendre qu'il vienne nous dire qu'il pouvait nous prendre, Alice frappa deux petits coups et entra sans même attendre de réponse sous mes yeux ahuris. Je la suivis cependant sans faire d'esclandre. Ca m'arrangeait bien de passer aussitôt.

« Bonjour Bella. Comment allez-vous ?

- Bien merci et vous ? En tout cas grâce à Alice je vais bien...

- Alice ?

- Oui, ce matin j'ai cru que j'allais tomber dans les escaliers. Alice est arrivée d'un coup et m'a rattrapé avant que je ne glisse complètement ! C'était… Incroyable…

- Ah... Et bien vous avez de la chance qu'elle ait été là...

- Effectivement, soupirais-je. »

Il semblait évident que je n'obtiendrais rien de lui.

Je le vis consulter deux ou trois documents avant de se relever.

« Bien ! Allons passer ces examens ! Dit-il en souriant.

- Oui, répondis-je, soupirant à nouveau ce qui eut le mérite de lui soutirer un petit rire.

- Au fait Carlisle, le père de Bella n'est pas rentré hier soir. Après les examens, on va aller au commissariat. Tu ne saurais pas s'il s'est passé un évènement près d'ici qui aurait nécessité qu'il travaille toute la nuit ? »

Je la regardai, légèrement inquiète. Comment ça "un évènement" ?

« Et bien non je ne sais pas. J'ai terminé une grosse opération il y a une heure alors j'ai peut-être manqué quelque chose. »

Il venait de passer la moitié de sa nuit sur une opération et prenait tout de même le temps de s'occuper de moi. Je ne savais pas si je devais me sentir mal à l'aise d'abuser ainsi de lui et de son temps ou étonnée par le fait qu'il paraisse en pleine forme pour quelqu'un ne semblant pas avoir dormi depuis la nuit dernière. Je levais les yeux au ciel, secouant légèrement la tête. Voilà que je devenais paranoïaque maintenant.

Nous nous dirigeâmes vers l'une des salles permettant de prendre des radios, Carlisle ayant, à mon plus grand bonheur, décrété que cela suffirait. Une fois cela fait, je retournais au secrétariat accompagnée d'Alice, Carlisle ayant évidemment d'autres choses à faire.

Et lorsque je vis la seule personne que je ne pensais jamais apercevoir entre ces quatre murs, mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Oh non.

« Céleste ? Qu'est-ce… Qu'est-ce que tu fais ici ? »


Alors, qu'est-il arrivé à Charlie à votre avis ?

Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer -sauf mon amie Céleste évidemment-.

Et voilà enfin le chapitre 8 ! Chose promise, chose due, j'ai fait en sorte de le terminer aussi rapidement que possible !

Chattoncharmant, merci pour toutes tes reviews, c'est un peu grâce à elles aussi que je me suis efforcée de faire au plus vite ! Cassy-chou, j'espère que la fin du chapitre te conviendra !

Pour ceux qui auraient des questions, n'hésitez pas à les poser, je me ferais un plaisir d'y répondre par message ou lors du prochain chapitre !

En vous souhaitant une bonne lecture,

C. Kotomi