~ Une vie pas comme les autres ~
Chapitre 9
La fuite
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Du côté de Bella
« POURQUOI ? POURQUOI TU NE M'AS PAS APPELLEE ? »
Une demi-heure que cela durait. Une demi-heure que je lâchais mes nerfs contre ma belle-mère. Impossible, il était tout bonnement impossible qu'une telle situation ait pu se produire.
« On ne voulait pas t'inquiéter, osa-t-elle me répondre sur un ton qu'elle voulait de culpabilité.
- NE PAS M'INQUIETER ? MON PERE EST A L'HOPITAL !
- Bella…
- Il n'y a pas de Bella qui tienne papa !
- Bella...
- La même pour toi Alice ! »
Carlisle prit le document d'admission de mon père. Celui-ci était arrivé en compagnie d'Alice seulement quelques minutes après que j'ai appris que mon père avait été admis à l'hôpital. Et j'avais complètement oublié sa présence. A vrai dire, j'avais totalement oublié qu'il y avait d'autres personnes que moi, l'autre gourde et mon père.
Carlisle resta silencieux pendant toute la lecture du document, ce qui me crispa incroyablement. J'étais un volcan sur le point d'entrer en fusion. Entre la peur et la colère qui menaçaient de me submerger, je ne savais plus quelle attitude il était la plus raisonnable d'adopter.
« Vous avez signé le DNR...
- C'est quoi ce truc ? Demandais-je, incapable de me contenir davantage.
- C'est le droit à la non-réanimation. »
Je me retournais brusquement, instinctivement. Cette voix, je ne la connaissais que trop bien. Oui, elle appartenait à celui qui m'avait évité autant que possible ces six derniers jours. J'avais tout sauf envie de le voir. Pas maintenant. Pas alors que je venais d'apprendre que mon père avait eu un accident vasculaire cérébral.
« Edward... »
J'avais employé un ton à la limite du dédaigneux. Alors expliquez-moi pourquoi des frissons me parcouraient le corps ! Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il me fasse un effet pareil ?!
« Observatrice, répondit Edward sur le ton le plus sublime qu'il m'ait été donné d'entendre. »
Je me retournais, me sentais rougir à vue d'œil. Bordel…
Et puis soudain…
« Attendez… Comment ça ''le droit à la non-réanimation'' ? »
J'avançais d'un pas, me rapprochant de mon père. D'un père baissant les yeux. D'un père n'osant pas affronter le regard de sa fille. De sa seule et unique fille.
« Pourquoi ? »
Je sentais les larmes me monter aux yeux. Mon père ne m'avait rien dit. Rien du tout. Et elle… Je jetais un regard dédaigneux à Céleste. Elle avait su. Avant moi. Sans moi. Comment les choses avaient-elles pu tourner ainsi ? Comment une cruche pareille avait pu prendre ma place ?
« POURQUOI ?
- Bella… Je ne voulais vraiment pas t'inquiéter, c'est la pure vérité.
- NE PAS M'INQUIETER ? C'EST TOUT CE QUE VOUS TROUVEZ A ME DIRE ? ON PARLE DE TA SANTE LA ! CELESTE, TU AURAIS PU ME LE DIRE ! AS-TU IDEE DE CE QUE JE PEUX RESSENTIR LA, MAINTENANT ? A QUEL POINT JE PEUX ME SENTIR MAL ?! »
J'avais fini. Que cette garce aille au diable ! Car c'était contre elle que j'étais le plus en colère. Et puis mon père… Avec son cœur… Pourquoi fallait-il que tout soit aussi compliqué ?! Et il avait signé le droit à la non-réanimation... Comment pouvait-il me faire un coup pareil ?! Il fallait que je sorte. Tout était trop embrouillé.
« Alice, tes clés ! »
Oui, il fallait que je sorte, vite. J'avais besoin de respirer. J'avais besoin de m'en aller loin d'ici, loin de tout ça. Seule. Il fallait que je me calme sinon j'allais vraiment faire une crise de nerf.
« TES CLES ! »
Heureusement que les Cullen ne disaient rien. J' étais tellement en colère et blessée que j'aurais pu leur dire de la fermer.
Alice d'ailleurs dû le comprendre car elle ne rechigna pas et me les passa en vitesse. J'avais besoin de m'éloigner le plus possible de ces personnes. J'avais besoin de réfléchir. J'avais besoin de tout sauf de supporter une minute de plus cette odeur infecte d'hôpital, de supporter une minute de plus la vue de mon père dans ce lit d'hôpital.
Rien qu'une journée, j'aurais voulu que tout disparaisse. Qu'il n'y est plus que moi et le néant. Plus de douleur, plus d'inquiétude, plus de peur, plus de rancœur.
Et plus d'Edward.
Et par-dessus le marché j'étais honteuse. Honteuse d'avoir parlé comme ça à mon père d'abord. Je comprenais maintenant le régime, le sport, toutes ces petites choses qui auraient dû sonner pour moi comme une sonnette d'alarme et que j'avais pris à la légère. Honteuse de m'être lâchée comme ça devant les Cullen ensuite. Devant Edward.
Je pleurais toujours en entrant à toute vitesse dans la voiture d'Alice. Il me sembla entendre quelqu'un m'appeler. Une voix lointaine, imprécise. Mais à vrai dire, j'étais tellement chamboulée par les évènements de ces derniers jours que je me rappelle avoir prêté cette voix à mon imagination. Tout ressurgissait d'un seul coup. Qui aurait eu envie de me suivre dans l'état où j'étais de toute façon ?
J'allumais en grande pompe la Porsche, appuyant sur le champignon. J'avais besoin de m'isoler. Loin de tout, loin du monde. Je pris l'une des routes que je savais pratiquement jamais fréquentée, roulant à plus de 150 km/h, les larmes inondant mon visage. Je ne savais plus où j'étais quand je descendis de la voiture en plein milieu d'un sentier impraticable sauf à pied. Je ne m'étais toujours pas arrêtée de pleurer. Le vent me brulait les yeux et séchait mes larmes. Les branches qui claquaient sur ma peau me laissait quelques marques pitoyables. Mais je m'en moquais toujours.
Quand je m'arrêtais enfin de marcher, des heures plus tard me sembla-t-il, j'étais dans une clairière. Une magnifique clairière éclairée par le soleil en plein milieu de la forêt. Je n'avais plus aucune force et plus le moindre souffle. Je m'allongeais en boule dans l'herbe. Je voulais disparaître. Pourquoi me l'avaient-ils caché ? Pourquoi ? Et qui était les Cullen pour se permettre d'entrer dans ma vie comme ça, de la chambouler mais de ne pas me laisser entrer dans la leur ?
Complètement déboussolée, épuisée par ma journée, je n'entendis d'abord pas les bruits significatifs d'une personne s'approchant. C'est instinctivement que je levais la tête quelques secondes plus tard, ayant la désagréable impression de me sentir observée.
Je me plaignais de ma vie d'avant. D'à quel point je souffrais d'être à l'écart.
Ca n'était rien comparé à ce qui m'attendait maintenant.
Du côté d'Edward
Je n'avais pas osé intervenir durant la "discussion" entre Bella, Céleste et son père. Il faut dire que je n'avais pas ma place dans la conversation. Mais maintenant… Bella dans une voiture... Enervée... Avec son adresse habituelle... Oh mon dieu !
Maintenant, j'attendais comme un imbécile dans cette chambre, sans même pouvoir en vouloir à Alice d'avoir prêté sa voiture à Bella au vu de l'état dans lequel celle-ci était au moment où elle le lui avait demandé. Ce qui était… Enervant.
Je voulais la suivre, la prendre dans mes bras, la consoler et même… Lui révéler mon secret. Mais n'aurait-ce pas été purement égoïste de la mettre face à ça alors même que son père était à l'hôpital et que son ex petit-ami l'y avait envoyé il y a moins d'une semaine ? Bien sûr que si.
« Charlie ! Se plaignit finalement Céleste. »
Celle-ci n'avait pas ouvert la bouche depuis le départ de Bella. Ou plutôt, elle avait, depuis le départ de Bella, la bouche grande ouverte en ayant rien réussi à dire. Céleste… Même alors que Charlie se trouvait à l'hôpital, je ne pouvais m'empêcher d'être amusé. Celle-ci avait les cheveux relevés en un chignon certes élégant mais qui n'avait plus rien d'élégant lorsque l'on regardait la tenue qu'elle avait enfilé. Une robe rose qui lui faisait prendre vingt kilos et des talons aiguilles roses avec lesquelles malheureusement… Elle ne savait pas marcher. Alice d'ailleurs réprimait son envie de rire depuis qu'elle était entrée dans cette salle. Elle savait que Bella ne s'en offusquerait pas mais elle le faisait par respect pour Charlie.
Charlie… Je remarquais alors seulement le regard perçant de celui-ci en ma direction. Fronçant un peu les sourcils, je me décidais soudainement à ignorer Céleste, me concentrant sur Charlie… Et sa tête.
"Va la chercher idiot !"
Je me mis presque à rire, ne pouvant empêcher un immense sourire d'apparaître sur mon visage. Il ne me connaissait même pas. Alice oui. Carlisle évidemment vu que c'était son médecin. Mais moi… Connaissait-il seulement mon prénom ? Dire que j'avais osé me présenter dans cette chambre en connaissance de cause ! Je m'approchais, résolu à en finir avec les présentations.
« Monsieur Swan, je me présente officiellement, je suis Edward Cullen.
- Ne t'en fais pas pour ça va, je le sais déjà ! »
Alors elle avait parlé de moi. A son père. Moi, un démon tueur et assassin, espionnant la fille que j'aime tous les soirs depuis trois semaines maintenant, me battant contre l'envie de boire sous sang à chaque instant où je me retrouve dans la même pièce qu'elle. Moi, un vampire amoureux d'elle.
Et visiblement Céleste semblait surprise. Comble du comble, elle semblait… Jalouse de Bella ?!
Adressant un dernier sourire à Charlie, je partis aussitôt, ne m'attardant pas plus longtemps. De la fenêtre, je vis que Bella arrivait déjà à la voiture d'Alice. Criant son nom à la fenêtre, celle-ci ne répondit pas, ne se retourna même pas. Elle semblait complètement ailleurs.
Je me précipitais donc à ma voiture, partant à la recherche de la première femme que j'ai jamais aimé durant ma vie d'immortel.
Je sortis de l'hôpital le plus rapidement possible, ayant bien eu le temps de me rendre compte qu'elle avait effectivement pris la voiture d'Alice. Une voiture de sport -Alice n'étant pas indispensable-. Comme si j'espérais qu'elle allait finalement partir à pied.
Confiant, je pensais la retrouver rapidement.
Vraiment.
Mais son odeur d'abord intacte fut camouflée d'un seul coup. Je compris immédiatement que quelque chose se tramait. Décidant de passer outre les limitations de vitesse que je m'étais imposées, j'accélérais encore, suivant le trajet de Bella aux traces de pneus sur la route. Heureusement que j'avais eu 100 ans pour reconnaître le pneu d'une Porsche de celui d'une Peugeot.
Plusieurs marques d'accélération et coup de frein brusque donnés plus tard, une route déserte se profila. Une route que je connaissais bien, pour y être passé des dizaines de fois. La route de ma clairière. Je freinais brusquement juste après être à moitié rentré dans le chemin qu'avait pris Bella. Je ne sentais toujours pas son odeur mais les herbes écrasées me permettaient de la situer. Et le chemin qu'elle avait semblé prendre en aurait découragé plus d'un.
A moi, il me fit encore plus peur, si cela était encore possible.
Il arrivait que le soleil arrive à transparaitre à l'intérieur de la forêt pendant quelques mètres, faisant ainsi briller ma peau de mille feu mais je n'en avais rien à faire. Il se passait quelque chose. C'était viscéral. Je le sentais. Et aussi forte était mon envie d'intervenir, aussi impuissant je me sentais. Car je ne la trouvais nulle part. Et toujours pas d'odeur.
Elle était ma force. Elle était mon point faible. Et je ne la trouvais pas.
Bella.
Je continuais de suivre ses traces, dérivant sur quelques chemins annexes au cas où. Toujours rien. Aucune odeur. Aucun bruit.
C'était juste incroyable.
N'importe quoi aurait pu se passer autour de moi que je ne m'en serais pas rendu compte tant j'étais obnubilé par elle. Sentir son odeur, sentir sa présence.
Je devais rêver pour ne pas la retrouver. Ou cauchemarder. Oui, cauchemarder.
Je pris la décision de me rendre directement à la clairière. Il fallait que je réfléchisse. Il fallait que je me calme. Mais avant tout, il ne fallait pas que je perde mon temps.
A ce moment-là, si j'avais su pourquoi il ne fallait vraiment pas que je le perde, alors j'aurais pu faire encore plus vite. J'avais raison lorsque je disais cauchemarder.
Ce fut comme si je sortais d'un long rêve, un éclair me traversant de toute part, brûlant des points de mon corps que je ne connaissais pas jusqu'alors. Comme si tout ce que j'avais fait jusque là n'avait servi à rien. J'étais effectivement dans une clairière. Mais quelque chose n'allait pas, je le sentais. Et la seule chose que je voyais n'était pas Bella mais ma famille au grand complet accourant.
« Edward, que se passe-t-il ? Cela fait plus d'une demi-heure que tu ères dans cette forêt ! Me demanda Carlisle.
- Une demi-heure ?! »
Je regardais ma famille, complètement ahuri. Une demi-heure… J'avais l'impression que cela ne faisait que cinq minutes !
Une angoisse que je n'avais jamais ressentie monta d'un seul coup. Une demi-heure était passée.
Et Bella était toujours introuvable.
« Vous la sentez où pas ?
- Non Edward, on pensait que toi peut-être… Répondit immédiatement Carlisle.
- J'aime pas ça... Enchaîna Rosalie.
- Et moi qu'est-ce que je devrais dire ?! »
Comment était-il possible que je ne puisse pas localiser la personne qui comptait le plus pour moi ?! C'était affreux. Ne pas savoir où elle se trouvait...
« Prenez le chemin de droite et courrez le plus vite que vous pouvez. »
Je me retournais subitement. Alice venait d'avoir une vision.
« Partez, tout de suite ! »
Et au ton alarmant qu'elle employa, son contenu ne devait pas être réjouissant. Elle faisait tout pour que je n'y ai pas accès.
Peut-être à ce moment-là aurais-je dû m'inquiéter de voir Alice à la fois inquiète et résolue. Mais il y avait Bella dans ma tête. Et il n'y avait de place pour rien d'autre.
Ainsi, à peine quelques secondes après ce qui ressemblait à un ordre venant d'Alice, plusieurs choses se passèrent en l'espace d'un instant. D'abord, Alice partit à une allure folle, à la totale opposé de la direction qu'elle nous avait indiqué. J'aurai pu demander à quelqu'un de partir à sa suite à ce moment-là. Dire à Jasper, visiblement inquiet par l'état de sa femme, de la suivre, que quelque chose n'allait pas. Mais je n'avais rien dit, ne m'étais même rendu compte de rien. Et puis au même moment, j'avais eu comme une illumination, un flash. J'aurais pu comprendre que cela avait quelque chose à voir avec son départ précipité. Mais non. Car enfin un hurlement me parvint. Un hurlement de douleur. Un hurlement qui me fit tout oublier. Car je connaissais très bien la personne qui en était à l'origine. Mon univers, ma famille, ma soif, tout disparu. Je ne pensais plus qu'à une seule chose. Il n'y avait plus qu'elle.
« Bella ! Soufflais-je à la fois paniqué et horrifié. »
Je me précipitais à l'endroit du cri, la peur déformant mes traits. Mais c'est la rage qui l'emporta lorsque je revis enfin Bella. Car oui elle était là.
La tête contre une pierre.
Le visage rouge de sang.
La jambe brisée.
A deux doigts de s'évanouir.
« Vous… »
Les Volturi.
« VOUS ! »
Mes yeux devinrent noirs. Occultant l'odeur du sang de Bella, ma battant pour ne pas la regarder un instant de plus, ma force sembla décupler. Ma rage atteint un seuil critique. Alec, Jane, Félix, Démétri, dix nouveau-nés et... Renata. Mon attention se fixa sur elle tout particulièrement. Car avant d'aller vers Bella, il fallait que je la venge. J'allais la tuer.
Car si elle n'avait pas été là, alors Bella n'aurait pas été dans cet état.
Tout était de sa faute.
« Renata, prépare-toi à mourir ! »
Je lui bondis dessus immédiatement, à la manière d'un animal, l'envoyant valser contre un arbre qui sous la violence du choc, se brisa d'un coup sec. Ne perdant pas de temps, je me précipitais immédiatement vers elle, visiblement sonnée et qui ne s'attendait pas à une attaque aussi rapide. C'est pourquoi je ne vis le nouveau-né arriver sur le côté qu'au moment où il m'agrippa par le bras, tentant de m'arracher celui-ci.
D'un hurlement bestial, je lui fis lâcher prise, mes yeux se tournant vers celui qui avait osé rallonger la durée de vie de la personne que j'avais le plus envie de tuer ici. Le bras gauche dans un sale état, il ne me fallut cependant pas plus de cinq secondes pour venir à bout de ce nouveau-né.
Je ne remarquais seulement qu'après Jacob et Seth, Jacob venant d'être projeté contre un arbre par Renata. Ne sachant même pas depuis combien de temps ils étaient là, tant j'avais été obnubilé par l'idée de protéger et venger Bella, je compris immédiatement que Renata avait voulu profiter de mon attaque contre le nouveau-né pour en finir avec moi et que Jacob s'était interposé.
J'allais la tuer.
Jacob semblait épuisé. Quant à Seth, il protégeait Bella des nouveau-nés essayant de l'atteindre alors qu'Esmé semblait lui délivrer les premiers soins, Carlisle s'occupant en priorité des nouveau-nés.
Son odeur de sang m'arriva d'un seul coup. Subtile, délicieuse, appétissante.
Bella.
La fureur ressurgit. Brûlante, incandescente. Il fallait que je trouve la force de ne pas y faire attention, que je parvienne à tout éclipser par ma rage.
Car même si je parvenais à résister à l'appel du sang de Bella, quel était l'intérêt si déconcentré par celui-ci, j'en perdais mon combat contre Renata ?
Ainsi, alors qu'Emmett continuait de combattre Félix. Alors que Jasper était tiraillé entre combattre Démétri et aller chercher Alice. Alors que Rosalie s'occupait des nouveau-nés. Alors que Jane et Alec regardait ce combat de manière suffisamment hautaine pour m'irriter, je me dirigeais une énième fois vers Renata.
Et c'est alors que je me disais que nous étions en infériorité numérique, que nous n'avions aucune chance de l'emporter si jamais Jane et Alec se décidaient à rentrer dans le combat, que quelque chose qui ne se produisait normalement jamais dans la réalité se produisit. La meute au grand complet arriva. Et je sus immédiatement, aux pensées de Jane et Alec, qu'ils regrettaient maintenant de ne pas nous avoir attaqué plus tôt.
Mais c'était trop tard.
Jane fut projeté contre un arbre par Sam alors que Quil et Jared empêchaient Alec de la rejoindre. Leah elle, renforçait la garde de Bella. A croire que Jacob leur avait fait un topo de la situation avant de nous rejoindre.
Ils allaient tous mourir.
Réussissant à totalement l'oublier pour un temps, la rage de vaincre complètement présente dans mon corps et mon esprit, j'attaquais une nouvelle fois Renata qui fut projeté au sol, sa tête heurtant violemment celui-ci.
Et alors que je m'apprêtais à lui mettre un coup qui, je l'espérais, lui serait fatal, un autre cri de douleur résonna soudainement dans la forêt. Un instant totalement paralysé, obnubilé par elle, j'en oubliais instantanément Renata qui en profita pour me projeter sur un autre arbre de sorte à se libérer.
Il me sembla que c'est Jacob qui prit ma place face à elle. J'apprendrais d'ailleurs plus tard, à mon grand étonnement, que si Jacob et Sam se permettaient de s'attaquer seuls à Jane et Alec, c'était parce que leur pouvoir n'avait aucun effet sur eux. Mais je n'y prêtais pas attention.
Elle avait crié.
Débarrassé de la tâche de battre les nouveau-nés pendant que ses fils s'occupaient des vampires avec l'aide des loups-garous, je pus voir en me rendant auprès d'elle que Carlisle, essayait, sans aucun matériel médical, de donner les premiers soins à Bella. Il ramassa ainsi deux morceaux de bois et des feuilles qu'il noua pour maintenir sa jambe droite et essaya de stopper l'hémorragie avec une partie de son pull.
A vrai dire, je ne voyais pas vraiment ses actions et je ne savais pas non plus comment il faisait pour maintenir un contrôle de lui aussi important.
Car elle perdait énormément de sang.
Je ne savais plus quoi faire dans cet enfer qu'était la vie. J'avais beau parler à Bella, elle ne répondait pas. On ne voyait même quasiment plus ses pupilles, ses yeux étant presque fermés. Et son sang… Je devinais que mes yeux ne devaient jamais avoir atteint une teinte aussi sombre.
« Continue de t'occuper d'elle, je vais leur parler. »
Je regardais mon père adoptif, paniqué, mon côté vampire bataillant dur pour l'emporter sur ma raison.
« Tu vas y arriver Edward, fais-toi confiance. »
Me faire confiance ? Elle était bonne.
Carlisle se leva subitement sous le regard inquiet de sa femme et se dirigea vers les Volturi. A la façon décontractée qu'il avait de se diriger vers eux, on aurait dit qu'il se dirigeait vers de vieilles connaissances. Amicales les connaissances bien entendu. Et si je me permettais de le regarder tout en appuyant autant que possible sans blesser Bella plus qu'elle ne l'était, sur le garrot, c'est parce que cela me calmait.
J'avais besoin de me calmer.
Alors qu'il me semblait que le combat faisait toujours rage, mon père prit la parole. Et s'il n'y avait pas eu Bella dans un tel état, j'aurais pu le trouver incroyable, vraiment. Incroyable pour sa tolérance. Mais là, c'était impossible car pour ma part, j'avais juste envie de les tuer. Tous.
« Mes amis, j'estime que vous avez fait assez de dégâts en venant ici sans aucune raison. Repartez maintenant avec que l'irréparable ne soit commis.
- Sans aucune raison ?! Et cette humaine côtoyant des vampires n'est peut-être pas une raison suffisante ?! Répliqua Jane, acerbe, alors qu'elle évitait une nouvelle attaque de Sam.
- Cette humaine comme vous dites, s'appelle Bella. Et ce que vous insinuez est totalement faux. Elle nous côtoie certes mais ne connait pas notre secret. Ou plutôt elle ne connaissait pas notre secret. Mais avec ce qu'il s'est passé ici, elle va être forcée de l'apprendre ! Alors punissez-vous vous-même de la bêtise que vous venez d'accomplir et laissez-nous tranquille ! »
Je regardais mon père, incrédule.
Oui, tout pour me changer les idées. J'allais réussir ainsi, je le sentais.
« Dans ce cas, qu'elle ne connaisse pas notre secret ne change rien à la situation puisqu'elle va le connaître, s'essaya Jane, cinglante. »
Je les regardais. Je savais que cette réplique n'était que façade. Les pensées fusaient de leur tête à une vitesse inouïe, personne n'avait prévu que Bella ne soit pas encore au courant de notre nature. Oh la boulette ! Aro, Caïus et Marcus vont en prendre pour leur grade... Je faillis sourire après la remarque de Félix mais c'était impossible, pas alors que Bella était dans cet état, pas alors que depuis tout à l'heure je me battais pour ne pas la tuer.
Nous avions une chance de nous en sortir, il était hors de question que je ne la saisisse pas.
« Nous sommes en supériorité numérique, réfléchissez à cela avant de prendre votre décision. De plus, vous êtes en tort, nous n'avons donc aucune raison de ne pas vous tuer. »
Ma voix était glaciale, emprunte d'une menace clairement lisible. Les loups-garous grognèrent au moment où je terminais mes paroles, faisant faire un mouvement de recul à tous les Volturi à l'exception de Jane. Façade jusqu'au bout hein…
Ils ne se firent cependant pas prier. Conscient de leur situation délicate, les Volturi repartirent sans même un mot d'excuse, Jane visiblement passablement énervée. Renata avec.
Le feu violet des nouveau-nés s'étant dissipé, pas une seconde ne fut perdue. Je pris Bella dans mes bras, coupant ma respiration, évitant au maximum de la regarder.
Ne pas craquer.
Ne pas craquer.
Ne pas craquer.
Il fallait que je me batte. Pour elle.
Nous courûmes jusque la villa à une vitesse dépassant tout entendement. Elle respirait encore mais d'une respiration faible et son sang…
Mes yeux n'avaient jamais été aussi sombre alors que je resserrais ma prise sur son corps. Je n'arrivais toujours pas à admettre l'horreur de la situation. Que Renata m'ait fait croire que j'étais dans la réalité, que Démétri ait brisé la jambe de Bella -car je savais, à ses pensées, que c'était lui-, que Jane se soit amusée à la torturer…
Il ne valait mieux pas que j'y pense finalement, je risquais de faire demi-tour et de tous les exploser.
Propriété Stephenie Meyer (à l'exception de Céleste obviously !)
Délai respecté ! Et en plus le chapitre est plus long que d'habitude ! Attendez, je sors la bouteille de champagne ! XD.
Alors ? Que pensez-vous de ce chapitre ? J'ai fait volontairement en sorte que ça soit un peu brouillon. A une allure vampirique, il se passe toujours des tas de choses en très peu de temps, je ne pouvais pas tout retranscrire ^^''.
En tout cas, j'espère que ce nouveau chapitre vous a plu ! J'ai eu différentes propositions sur qui pouvait être ces vampires, j'espère que personne ne sera déçu du résultat . Galswinthe, merci pour tes encouragements ! LFM'Ines, Grazie, chattoncharmant, merci de m'avoir donné votre avis sur cette fiction ! A tous les autres, je ne vous oublie pas et espère que vous serez là pour ce nouveau chapitre !
Reviews ?
En vous souhaitant une bonne lecture et de joyeuses fêtes de Noël vu que je ne publierais rien de plus d'ici là,
C. Kotomi
