Bonjour ! Je vous souhaite à tous une bonne lecture :)
CHAPITRE 12
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POV Harry
Après Poudlard nous sommes tous revenu chez moi, ça me donne un peu l'impression que c'est notre base, notre point de ralliement. J'aime bien l'idée. On a parlé jusqu'au soir de Poudlard, du grimoire et du ministère. Des tonnes de questions nous venaient en tête, et très peu recevaient une réponse. Mcgonagall réussira-t-elle ? Le ministère pourrait aussi enfin se réveiller et agir. Et puis d'un coup, Ron a eu un coup de génie. Oui, ça lui arrive parfois. Enfin, rien ne prouve que se soit ça, mais après tout, pourquoi pas? Et si Ron a raison, ni Mcgo ni le ministère ne risquent d'y arriver.
Récapitulons. Le livre a été volé, impossible à ouvrir à cause d'un sortilège de protection en Fourchelang. Lorsque j'ai prononcé "descelles toi", le livre à certes pu être ouvert, mais surtout, c'est à ce moment là que la source a commencé à débloquer.
Quel est l'intérêt d'ouvrir le livre, si ça détruit Poudlard ? Seule une personne parlant Fourchelang pouvait faire ça. Dans quel but ce sortilège a-t-il été lancé ?
Et c'est là que la fameuse phrase de Ron entre en jeu. "Peut être qu'il faut aussi parler Fourchelang pour que ça remarche"
Si c'est vraiment ça, ça voudrait dire que seule une personne parlant Fourchelang pouvait avoir le grimoire et les secrets qui y sont marqués, ainsi que la possibilité de trouver cette source. Mais aussi qu'il n'y a qu'elle qui soit capable de réparer celle-ci.
Tout est basé sur une seule personne. Un descendant de Salazar. Ce même Salazar qui a quitté Poudlard à cause de sa différence de point de vues avec les trois autres fondateurs, celui qui à créé la chambre des secrets et le basilic, ayant pour but de tuer tout les nés de Moldus. On peut très bien imaginer qu'il ait préféré détruire le château plutôt que de laisser tout ces "sangs de bourbe" le fouler du pied.
Dans le pire des cas, y'a aucun moyen d'inverser le processus, mais avec de la chance, il a peut-être laissé à son descendant le pouvoir de le faire. Je ne suis pas le descendant de Salazar, mais Voldemort, lui, l'était. C'est grâce à lui que je peux parler Fourchelang. Jusqu'à présent je n'avais pas vraiment trouvé que c'était un point positif, mais si ça peut sauver Poudlard, j'en serais plus qu'heureux.
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Lendemain matin, Poudlard
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« Les enfants, je vous avais dit de rentrer chez vous. »
« On est rentrés, mais on est revenus. »
« … Et bien retournez-y. J'ai bien peur que se soit la fin de Poudlard. C'est de plus en plus dangereux, ne restez pas là. »
« En revoyant tous les points hier soir, on a eu une idée. »
Alors qu'elle s'en allait, elle se retourna et me regarda. Elle a l'air complètement abattu.
« Pour débloquer le livre il fallait parler Fourchelang, la source a été arrêtée à cause de ça. Pour que ça fonctionne à nouveau, sûrement que le Fourchelang a aussi à voir là-dedans. Emmenez-moi en bas. Au point où on en est, je veux essayer, c'est peut-être notre dernière chance. »
« … " Au point où on en est", vous avez bien résumé la situation. C'est d'accords, mais vous, Mr Potter, et uniquement vous. »
Je la suivis donc dans les entrailles de Poudlard, sous les regards inquiets de mes amis.
Le couloir que nous suivons est sombre, l'humidité suinte des murs, créant de fines gouttelettes ruisselant le long des pierres noirâtres. Nos baguettes éclairent laborieusement notre parcours, tenant plus du tunnel que d'un couloir de château. Puis vint la descente. Un escalier n'en finissant pas, descendant tellement profondément que lorsque nous arrivons enfin au bout, mes jambes s'en retrouvent toute flageolantes.
Après un regard sur Mcgonagall qui continuait sa route comme si de rien n'était, je me suis fais la réflexion qu'il fallait absolument que je me mette plus sérieusement au sport…
Nous arrivons dans une grande salle où se trouve le reste de l'équipe, ils furent tous surpris de me trouver à coté d'elle. Mais je ne m'attardai pas sur leurs visages, trop occupé à découvrir cette pièce.
Sombre, comme tout le reste, un plafond haut, maintenu par des arches se regroupant au centre de celui-ci. La seule source de lumière provenait d'une Rhune au sol, au milieu de la pièce.
Je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire, ou la magie vibrerait dans l'air, ou l'on aurait du mal à respirer, comprimé par la pression et la force de celle-ci. Mcgonagall m'expliqua que la source ne se trouvait pas ici même, mais dans le sol à plusieurs mettre encore en-dessous.
« C'est dans cette pièce que se trouve le réceptacle de la magie provenant de la source, de manière à la rendre contrôlable et utilisable. Nous pensions que le problème viendrait de la Rhune au sol, qui pourrait s'être effacée, ou bien des stèles, qu'une se soit brisée, voir même dans le pire des cas du cœur, mais tout est impeccable, le cœur lévite bien, rien n'est effacé, ni cassé… Pourtant la magie ne parvient plus jusqu'à cette pièce. Je… je suis navré de le dire, Mr Potter, mais je ne pense pas que nous ayons le niveau pour trouver d'où vient le problème, et surtout, trop peu de temps pour tenter de s'informer sur ces pratiques de magie oubliées depuis des siècles à présent… »
Les autres personnes du groupe sont entrain de lire les stèles, prendre des notes, d'analyser et de tenter de trouver d'où viens ce fichu problème, Mcgonagall s'est aussi retirée et examine les murs de la pièce où des symboles m'étant inconnus sont visibles.
Mon regard se pose sur le "cœur" de Poudlard. Un mystérieux globe surplombant la Rhune, lévitant à environ 1m50 du sol, de la taille d'un ballon de foot. Cette installation est entourée de sept stèles. Dire que c'est lui la mémoire du château. Comment peut-on fabriquer une chose pareille ? Je m'approche, dans l'intention d'aller l'examiner, comme si la notice pouvait être marquée dessus.
Noir et brillant comme de l'encre de chine, on s'attendrait presque à ce que cette sphère retourne à son état liquide. Des volutes de fumée couleur or nagent à la surface, avant de plonger et de réapparaitre dans cette planète noire en suspension.
Est-ce chaud ? Est-ce froid ? Dur ou liquide ? Je me sens happé, et avant que le cri de Mcgonagall ne m'atteigne, ma main entre en contact avec cet objet envoutant, créant une multitude d'ondes à sa surface.
C'est comme si mon cerveau se faisait tracter hors de ma boite crânienne, un énorme flash blanc m'aveugle, je ne vois plus rien, n'entends plus rien, n'ai plus conscience de mon corps, je ne sens plus que cet étau m'enserrant la tête.
Et puis d'un coup, c'est le déluge. Après le flash, des tonnes de visions et de bruits m'assaillent de toute part, comme si des centaines de pensines m'envoyaient leurs souvenirs en même temps. Je prends conscience au fil des bouts de visions s'offrant à moi, que tout ce déroule dans Poudlard. Serait-ce les souvenirs du château ? Mais il est tellement difficile de se concentrer, tant au niveau de la douleur dans mon crâne, qu'au niveau du flux de souvenirs et du bruit, que mon cerveau n'arrive pas à gérer. Toutefois un pressentiment m'envahit, si je dois réussir à trouver quelque chose, ce quelque chose se trouve forcément dans ce cœur. Ce cœur ayant enregistré chaque chose s'étant passé entre ces murs.
Au prix d'un incroyable effort, j'essaie d'orienter ces souvenirs vers ce qui m'intéresse, la source. Les souvenir se font moins nombreux, moins agressifs, j'arrive enfin à distinguer certaines choses parmi les visions.
Je vois ce qui me semble être les fondateurs dans un salon. Merci Ron, ils sont plutôt ressemblants aux portraits que l'on trouve dans les choco-grenouille. Il fait jour, et l'on peut distinguer la neige tomber par la grande fenêtre au fond de la pièce. Une dispute. J'essaie de me concentrer pour entendre ce qu'ils disent, mais ça reste flou, comme brouillé. Apparemment le gros de l'affrontement est entre Salazar et Godric.
Une exclamation de Godric me saute aux oreilles, criant sur Salazar que Poudlard sera une école pour tous sorciers confondus.
« Si c'est réellement ta vision des choses Godric, on n'a plus rien à se dire ! »
« On n'a jamais rien eu à se dire de toutes façons Salazar ! »
Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle sont un peu à l'écart, rigolant discrètement entre elles, jusqu'à ce qu'une phrase dite un peu plus haute que les autres parvienne à mes oreilles.
« Laisses Helga, les disputes de couple ne nous regardent pas… », Suivi d'un gloussement de rire venant de la dite Helga.
… Heu WTF ?
Les deux concernés qui se disputaient jusqu'à présent, se retournent d'un bloc, vraisemblablement aussi abasourdis que moi par une telle phrase.
Salazar se reprenant en premier répondit à qui voulait bien l'entendre :
« Bien, puisque qu'apparemment tout le monde se fiche royalement de mon opinion – ne m'interromps pas, Godric, j'avais prévenu ! – personne ne sera gêné par le fait que je vous quitte plus tôt que prévu. Bien entendu, je ne vous souhaite pas bonne chance pour la suite de la construction. »
M'écartant de son passage, Salazar passa à coté de moi pour sortir de la pièce dans un bruissement de cape, furieux.
« Merci, les filles, vous venez de le vexer pour un bout de temps là. », fit la voix toute aussi énervée de Godric Gryffondor.
« T'as toujours su te faire pardonner jusque-là Godric… »
Un claquement de langue suivi d'un regard noir arrêta le rire de Rowena, alors que Godric sortait de la pièce, furieux lui aussi.
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Autre lieu, autre année, les fondateurs autours d'une table buvant un verre de vin, fêtant la fin de la construction du château. Pièce aux couleurs légères, un vent frais passe par la fenêtre ouverte dévoilant des arbres en fleur. Bonne humeur et éclats de rire, tout cela me donne l'impression que la dispute précédente n'a jamais existé. Même de petits sourires sont échangés entre Salazar et Godric, (qui à présent me semblent louches.)
Rowena tient le livre de Poudlard, et est heureuse d'annoncer à tout le monde qu'elle a enfin fini de l'écrire.
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Changement de temps et d'espace, dans la cours du château. Godric est debout près du lac, Helga à côté de lui.
« Godric, ne t'énerve pas comme ça, ce n'est qu'une dispute… »
« Oui, la dispute de trop. Helga… ça va mal finir. On l'a toujours su, dit-il d'une voix où pointe l'anxiété, une main sur le menton, semblant réfléchir. Il va finir par nous jouer un sale tour, je le sens. »
« Voyons, il faut lui faire confiance. Je vais aller lui parler. Ca s'arrangera, tu verras. »
« J'espère vraiment que tu aies raison Helga… »
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Nouveau changement, nous voici avec Salazar Serpentard dans un bureau, encombré de toutes sortes d'objets, tenant le livre de Poudlard. Il le regarde, le visage inexpressif, comme perdu dans ses pensées. Puis fronce les sourcils, le pose sur le bureau, pointe sa baguette dessus, et lance un sortilège à la lumière verte. Reposant le livre sur une étagère, il s'éclipse de la pièce.
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Je suis de nouveau dans la pièce sous le château, derrière les stèles entourant le cœur de Poudlard, mais avec Salazar à coté de moi. L'édifice est enveloppé d'une aura à la douce couleur pourpre. La Rhune au sol brille d'une lumière violette. La magie irradiant de celle-ci est absorbée par chacune des stèles, faisant briller l'écriture inconnue les recouvrant. De multiples éclairs violets s'échappent des sculptures, absorbés par le cœur obscur de Poudlard, lévitant tranquillement en leur centre.
Bien que je ne sois pas physiquement dans la pièce, je sens qu'il ne faut pas prendre à la légère la magie qui s'en dégage. Elle vibre, s'insinue dans mes poumons telle une douce effluve, mais contractant mon corps qui ressent la pression s'en dégageant, me faisant suer. Et dire que c'est une source qui pourtant est déjà domptée…
Puis Salazar pointe sa baguette vers la Rhune au sol, prononçant un sortilège en fourchelang. Bien qu'apparemment sans effet, un sourire malsain apparait sur son visage.
« Ma partie est finie, à toi de jouer, descendant. », dit-il avant de quitter la pièce.
Cette phrase me rappela le livre de Poudlard sur lequel il avait aussi jeté un sortilège, cette pensée me fit faire un bon de centaines d'années, où j'apparus dans le bureau du directeur de l'époque, Dippet Armando, sortant de son bureau. Cherchant depuis quelques minutes pourquoi je me retrouvais seule dans cette pièce, un garçon qui devait être en 7ème année se faufila à l'intérieur.
Il s'avança prêt d'un pupitre dans un coin de la pièce sur lequel était posé un livre. Au moment où il le souleva, je vis qu'il possédait les symboles des quatre maisons.
« Cygnus ! dépêche-toi ! », chuchota quelqu'un à l'entré du bureau.
« Oui, j'arrive »
Et le garçon le prit avec lui avant de s'enfuir de la pièce.
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Lorsque j'ai touché le cœur de Poudlard, je me suis senti tracté dedans. L'effet fut inverse. Quelqu'un avait vraisemblablement décidé d'attraper mon cerveau pour le faire sortir du cœur, mais aussi de ma boite crânienne ! C'était franchement pas agréable, j'vous assure. Aussi, je fus relativement heureux quand la traction s'arrêta, me retrouvant là où tout avait commencé, la salle sous Poudlard, au présent.
« Mr Potter êtes-vous totalement inconscient !Y'a pas idée d'all… »
Je sais enfin comment réparer la Rhune ! Me relevant sans écouter le sermon de Mcgonagall, je me mis face à la marque au sol et prononçai la formule magique que Salazar avait dite.
La Rhune se mit à briller, la magie crépiter, j'étais très fier de moi. Je me retourne en souriant à Mcgo mais son air affolé me coupe dans la tirade que je m'apprêtais à formuler. Et puis je compris. La magie sortit d'un coup des stèles se dirigeant vers le coeur, le problème, c'est que je me trouvais sur la trajectoire. La dernière chose que je vis, fut l'aura pourpre illuminant la salle entière.
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En me réveillant, je vis un plafond blanc qui me souriait.
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Rectification, un visage sous le plafond blanc, penché au dessus de moi, qui me souriait.
« Oh Harry ! Enfin t'es réveillé ! » Hein ke koi ? Keki s'pace ? Kike c'est ? Ai-je eu le temps de me dire avant que le visage me prenne dans ses bras. Je mis quelques seconde à remettre mes idées en place, comprendre que c'était Hermione, puis tous mes souvenirs me revinrent en mémoire.
« Mais quel con », pensais-je à voix haute.
« Je te le fais pas dire! »
Essayant d'échapper à l'étreinte étouffante d'Hermione, je dus me contorsionner pour voir le propriétaire de cette voix. Je ne pus m'empêcher de rougir de gène, oui, j'ai vraiment été très con. A placer parmi mes plus belles conneries.
« Le point positif, c'est que j'ai réussi ? nan ? »
Le propriétaire de la voix serra ses lèvres, courroucé, mais fut coupé par une floppée de rouquins envahissant en un instant mon espace vital, gesticulant et piaillant, me faisant me demander si je n'étais pas retourné dans le cœur de Poudlard.
« Harry mon chéri ! Mme Mcgonagall nous a tout expliqué, c'est vraiment pas bien ce que t'as fait, me dit Molly alors qu'elle m'étouffe dans un méga câlin, de l'insouciance pareille, franchement, ce n'est vraiment pas digne d'un garçon de ton âge ! »
« Oui… pardon, je ne le referai plus… »
Alors que j'essayais de me redresser pour me sentir un peu moins piteux, une fulgurante douleur à la poitrine me coupa le souffle, me clouant au matelas.
« Tu ne dois pas bouger Harry, me dit Arthur, tu ne te rends pas compte dans quel état ils t'ont ramené. »
« Oh mon dieu Arthur, ne nous le rappelle pas ! »
« C'-C'était si grave que ça ? », dis-je d'une petite voix, pour rester dans le même registre.
« Ca fait deux semaines que tu es dans le coma », me répondit Hermione, le ton grave.
Mon visage se décomposa. A présent, un silence affreusement gênant avait envahi la pièce, m'aidant à assimiler, mais me mettant franchement mal à l'aise par la même occasion.
« Qu'est-ce que j'avais, en fait, je me souviens pas bien ce qu'il s'est passé… »
« Un éclair de magie t'as transpercé de part en part. T'avais un trou de la taille d'une balle de tennis dans la poitrine », répondit Arthur.
« … »
« …. »
« A- à ouais… quand même…. »
Je tourne le regard vers Draco, il est assis sur un siège, accoudé au rebord de la fenêtre. La tête tournée à l'extérieur et se ronge l'ongle du pousse, il ne me regarde pas.
Me retournant vers les autres je leur dis avec toute la sincérité dont je suis capable de mettre dans ma voix et mes yeux :
« Je-je suis désolé, vraiment, je m'en veux beaucoup. C'est le truc le plus stupide que j'ai jamais fait, excusez-moi de vous causer tant de tracas… pardon »
« Oh Harry chéri…. »
Et c'est ainsi que je me suis retrouvé avec Molly, Hermione et Ginny m'étouffant dans leurs bras, ainsi que des mains amicales sur les épaule pour les membres masculins.
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Et voilà le mystère de Poudlard résolu :)
Harry Potter... sauvant toujours in-extremis les pires situations au péril de sa vie... :p Mais quel héros ! XD
Par contre, je viens de rattraper tout les chapitres que j'avais d'avance, du coup je ne peux pas garantir qu'il y ait un chapitre la semaine prochaine^^'
Bisous mes chères lecteurs et à bientôt :)
