Chapitre 24 :

Blair et Serena sursautèrent toutes les deux lorsque le portable de cette dernière sonna. Elles interrompirent soudainement leur conversation, et Serena fouilla fébrilement dans son sac. Sortant son téléphone, elle constata qu'elle avait reçu un message de Nate, qu'elle ouvrit tout de suite. « Chuck sait que Blair rentre à New York, je ne pouvais pas lui mentir. Mais je n'ai rien dit pour Audrey. A Blair de jouer maintenant. »

« Alors qui est-ce ? », la pressa Blair nerveusement.

« Juste le travail », répondit évasivement Serena.

Blair ne put masquer sa déception. Elle venait de voir sa vie changer radicalement de perspective. En moins d'une journée, tout avait changé. Tout s'était enchainé, les retrouvailles avec Serena, le test de paternité, la fuite de Monaco. Tout s'était enchainé à un rythme tel qu'elle avait à peine eut le temps de penser. Elle avait besoin de connaitre ses cartes pour décider de la prochaine étape, et elle gérait très mal son impuissance. Devoir attendre passivement ne lui convenait absolument pas. Elle priait pour que quelque chose se passe. N'importe quoi qui puisse les mener à l'étape suivante. Tout plutôt que cet immobilisme forcée.

Elle fut sortie de sa rêverie par Serena qui lui secoua le bras. « Blair … Blair ! Quelqu'un est à la porte tu n'entends pas ? ».

Blair se leva immédiatement, d'abord affolée. « Qui est-ce ? » demanda-t-elle d'une voix faussement assurée.

« C'est Papa ! », répondit Harold.

Reconnaissant instantanément son père, Blair se précipita vers la porte, qu'elle ouvrit à la volée, pour se retrouver face à ses quatre parents. Elle se figea. Elle réalisa que le moment était arrivé, elle allait savoir ce qui allait se passer après. Un frisson parcouru son dos et instinctivement, elle serra un peu plus contre elle son épais peignoir. Elle leva vers eux un regard interrogateur. « Alors ? »

Le temps était comme suspendu. Les secondes semblaient se dérouler à une lenteur infinie. Elle tentait de déchiffrer leur visage, n'osant en même temps en tirer la moindre conclusion. Eleonor prit l'initiative de briser le silence. « C'est terminé Chérie, Louis a signé une renonciation de paternité. Vous êtes libres. »

Blair sentit une vague de chaleur l'envahir alors que les mots de sa mère pénétraient son esprit. Elle ferma les yeux, toujours immobile dans l'embrasement de la porte de sa chambre. Un large sourire se forma lentement mais clairement sur son visage. « C'est terminé », murmura-t-elle, comme pour parvenir à se convaincre que c'était bien la réalité.

Elle sentit les bras de sa mère se nouer autour d'elle, et répondit à son étreinte. Ouvrant les yeux, elle échangea par-dessus son épaule un long regard avec Harold qui ne put que lui sourire sans rien dire. L'émotion était palpable au sein du petit groupe. Serena, encore en retrait à l'intérieur de la pièce, refoulait bravement ses larmes mais n'allait pas tarder à échouer. Et était-ce si grave ?

Au bout de quelques minutes, les parents de Blair finirent par tous pénétrer dans la chambre de leur fille et prirent place dans le petit salon, soudain surpeuplé. Tous savouraient dans le silence la bonne nouvelle qu'ils venaient d'apprendre à leur fille. Serena fut la première à briser le silence cette fois. « Et maintenant ? »

« Maintenant je dois parler à Audrey, et ensuite je rentre à Manhattan. »

Comme à chaque fois qu'elle passait la nuit chez Chuck, Rose fut réveillée par l'alarme programmée sur son IPhone. Coupant rapidement la sonnerie, elle constata sans surprise que son petit-ami s'était déjà levé, comme à son habitude. De façon assez singulière, c'était plutôt lui qui passait le plus de temps à se préparer le matin. Il se levait donc avant elle, se préparait, et ils se retrouvaient ensuite pour partager un petit déjeuner.

Sereinement, elle enfila donc le peignoir qui l'attendait sur un fauteuil situé tout près du lit, et passa dans la salle de bain. Elle se brossa rapidement les cheveux, pour ensuite les nouer dans en chignon rapide. Elle se brossa les dents et se passa un peu d'eau sur le visage. Elle rechignait à faire tout cela dès le réveil, mais elle avait fini par se sentir vraiment trop en décalage lors de leurs premiers petits déjeuners, face à un Chuck parfaitement habillé, coiffé et parfumé. Il avait maintenu qu'il s'en fichait, qu'il adorait sa coiffure naturelle au saut du lit mais raisonnablement, cela n'était pas possible. Elle avait donc adopté de nouvelles habitudes.

Elle sortit de la salle de bain au bout de seulement quelques minutes, et passa dans le salon, pour rejoindre la vaste cuisine. Elle s'attendait à trouver Chuck attablé au bar à son habitude, en train de lire le journal, mais elle eut la surprise de constater qu'il n'était pas là, et qu'il n'avait même pas fait servir le petit déjeuner. Interloquée, elle rebroussa chemin pour visiter une à une les pièces de l'appartement, uniquement pour les trouver vides.

Cette fois inquiète, elle chercha sans succès un message de Chuck. Rien dans l'appartement, ni sur son portable. Elle retourna rapidement dans le salon, pour trouver sur la table basse un verre ainsi qu'une bouteille de scotch vide.

Son sang se glaça. Sa rencontre avec Chuck était encore relativement récente, surtout comparée à tout ce qu'il avait pu partager avec Nate et Serena par le passé. Elle avait entendu des histoires sur les excès dont il était coutumier à l'époque. L'alcool, les filles, les drogues, sa tendance à disparaitre parfois. Elle savait qu'il avait un côté sombre, dont elle ne connaissait qu'une petite partie. Mais elle ne l'avait jamais vu perdre le contrôle, jamais. Le Chuck qu'elle connaissait aujourd'hui ne vidait pas seul une bouteille de scotch avant de disparaitre au milieu de la nuit. Car c'était bien le cas. Il avait disparu.

Se forçant à ne pas paniquer, à rester calme, elle prit son portable et entreprit de l'appeler. Un pressentiment sombre lui serrait la gorge, et elle ne fondait pas de réels espoirs dans cet appel. Sans surprise, elle fut directement mise en relation avec son répondeur. Perdue, elle regarda autour d'elle, ne sachant quoi faire dans cet appartement qui n'était pas le sien. Quelque chose n'allait pas.

Elle ressentit le besoin croissant de partir. De quitter cet appartement et de faire quelque chose. Elle prit donc une douche rapide, enfila les vêtements qu'elle avait amenés pour la journée, et partit tout de suite pour le premier endroit qui lui passa par la tête, l'appartement voisin de Nate et Serena.

Nate venait tout juste de se lever après une nuit trop courte lorsqu'il fut prévenu par le portier de son immeuble de l'arrivée de Rose. Il fut tout de suite inquiet. Que Rose soit là signifiait forcement que Chuck n'avait pas bien réagit à l'annonce du retour de Blair.

Il s'habilla rapidement et alla directement à la porte de son appartement pour accueillir une Rose affolée.

« Est-ce qu'il est là ? »

« Qui ça … Chuck ? »

« Bien sûr Chuck ! Je me suis réveillée dans un appartement vide ce matin ! Avec pour seule compagnie une bouteille de scotch vide abandonnée sur la table du salon ! »

Rose sentit que la panique la gagnait. Et le fait de constater que Nate ne semblait pas au courent de l'endroit où se trouvait Chuck ne l'engageait pas davantage à se calmer.

« Nate, j'ai un mauvais pressentiment. Je sais que tu connais des parties de lui que je n'ai jamais vues je … pourquoi partirai il comme ça au milieu de la nuit ? »

Nate était désemparé. Ils étaient toujours dans l'entrée de leur appartement. Rose n'avait même pas retiré son manteau ni posé son sac. Effectivement il connaissait Chuck. Il connaissait sa manière de réagir. Et il pouvait présumer sans risquer de se tromper que son ami avait fui, incapable de gérer la perspective du retour de Blair dans sa vie. Il aurait dû s'en douter. Il n'aurait pas dû le laisser seul la nuit précédente.

Il se retrouvait maintenant face à Rose qui voulait des explications, et qui y avait droit.

« T-a-t-il parlé depuis que je suis passé cette nuit ? »

« Tu es passé cette nuit ? A l'appartement ? Nate que se passe-t-il ? »

« Rose suit moi dans la cuisine d'accord ? Pose ton manteau, je vais te préparer du thé ».

Prenant la jeune fille par l'épaule, il la guida dans l'appartement. Arrivé dans la cuisine, il l'installa sur un tabouret, et fit chauffer la bouilloire.

Il s'adossa au plan de travail, lui faisant face.

« Je suis passé cette nuit pour parler à Chuck de quelque chose d'important. Quelque chose qu'il avait le droit de savoir rapidement selon moi. »

« Nate tu m'inquiète vraiment là. »

« Serena est à Paris avec Blair. Elle se sépare de Louis et rentre à Manhattan avec Audrey. C'est ce que j'ai annoncé à Chuck cette nuit, j'ai pensé qu'il avait le droit d'être prévenu dès que possible. »

Rose ne put dire un mot. Elle savait qui était Blair bien sûr. Pour Chuck elle était l'amour de sa vie, pour elle une sorte de mythe, un exemple inatteignable. Elle savait qu'elle manquait dans la vie de tous ses amis, et que Chuck avait mis plusieurs années à accepter son départ définitif. Elle leva les yeux sur Nate.

« Et c'est pour cela que Chuck est parti, sans un mot ? »

« C'est malheureusement probable. Objectivement, dans le passé c'était souvent sa première réaction lorsque quelque chose de grave se passait avec Blair. »

« Et qu'est ce qui le faisait revenir ? »

Nate attendit quelque seconde avant de répondre la seule chose possible.

« Blair. »

Rose acquiesça en silence.

Blair leva ses mains à son visage. « Mon dieu comment vais-je lui annoncer une chose pareil ».

Serena se rapprocha de son amie, et la prit par les épaules. « Tu vas lui dire la vérité tout simplement. Tu ne peux pas faire autrement. »

« Comment lui expliquer que jusqu'à aujourd'hui, toute sa vie est un mensonge. Le père qu'elle croyait être le sien, le pays dont elle croyait venir, la famille qu'elle pensait avoir. Toute sa vie va changer. »

« B, elle est la fille de Chuck Bass et de Blair Waldorf. Ce sera dur bien sûr, mais elle va s'en remettre. Et toi aussi, » ajouta-t-elle doucement. « Et n'oublie pas, elle va retrouver une famille, un pays, et un père. Elle va rencontrer son père. »

« Chuck, comment vais-je lui annoncer une chose pareil. Son cœur va être brisé. »

« Ce sera dur. Mais n'oublie pas que rien de cela n'est de ta faute. Tu as fait le seul choix possible à l'époque, et personne ne te le reproche. Et aujourd'hui tu as de nouveau pris la seule décision que tu pouvais prendre. Tu vas retrouver ta vie, et offrir à ta fille celle qu'elle mérite. »

Blair regarda son amie en silence, et serra ses mains dans les siennes. « Merci S. Merci pour tout ».

Sans un mot de plus, elle se leva et entra dans la chambre de sa fille, puis referma la porte derrière elle.

Audrey était en train de se réveiller doucement, et Blair s'approcha de son lit.

« Tu a bien dormi chérie ? »

« Oui Maman. Est-ce qu'on va aller chez Grand-mère Eleonor maintenant ? »

« Pas tout de suite. D'abord Maman doit te parler de quelque chose de très important d'accord ? »

La petite fille acquiesça sérieusement et s'assit dans son lit. « D'accord »

Blair prit une grande inspiration, ne sachant par où commencer.

« Tu sais que lorsque j'étais plus jeune, avant de rencontrer ton papa, je vivais dans un autre pays, dans un endroit appelé Manhattan. Là-bas, j'avais des amis, de très bons amis, que je connaissais depuis que j'étais toute petite. Et un jour, je suis tombée très amoureuse de l'un d'eux. Il s'appelle Charles Bass. Nous nous sommes aimés très fort, pendant longtemps. Mais la vie est parfois compliqué tu sais, et tout n'était pas facile, ni simple. Et un jour j'ai rencontré Louis. Et nous nous sommes aimés fort aussi. »

Blair regardait attentivement Audrey, guettant une réaction de la part de la petite fille. Celle-ci se contentait de la fixer avec de grands yeux, ne comprenant pas ou elle voulait en venir.

« Un jour j'ai appris que tu étais dans mon ventre. Et tu es devenue la chose la plus importante dans ma vie. Je voulais que tu ais une famille, que tu grandisses avec ton papa et ta maman à tes cotés. Alors je suis allée vivre à Monaco, et je me suis mariée. »

« Tu t'es mariée avec Papa. »

Blair retint son souffle. Elle prit les mains de sa fille dans les siennes.

« Audrey, il a quelques jours, j'ai appris que Louis n'était pas ton papa. Ton papa s'appelle en fait Charles Bass. C'est pour cela que nous sommes parties toutes les deux de Monaco. Parce que je veux toujours que tu ais ta famille avec toi, tout près, pour prendre soin de toi. C'est pour cela que nous allons rentrer à Manhattan toutes les deux. »

« Mon papa n'est pas mon vrai papa ? »

« Chérie je suis désolée, je sais que tout cela doit être difficile à comprendre. Je suis vraiment désolée je voudrais tellement que tout soit plus simple pour toi. »

« Mais est ce que mon papa de Manhattan nous attends ? Est-ce que tu viens avec moi ? »

« Bien sur chérie ! Audrey, écoute-moi bien attentivement. Je ne bouge pas. Je suis juste là avec toi et ça ne changera jamais. Jamais d'accord ? »

Audrey laissa en silence sa mère la prendre dans ses bras, ne sachant pas quoi dire d'autre. Elle pensait avoir compris, et n'était pas certaine de la manière dont elle devait réagir.

Avant qu'elle ne puisse trouver une réponse à cette question, Blair lui annonça doucement. « J'ai une surprise pour toi. Tous tes grands-parents sont dans la pièce d'à côté, et veulent te dire bonjour. Ils ont hâte de te voir tu sais. Et il y a aussi une personne que je voudrai te présenter. C'est ta tante Serena »

Toujours en silence, Audrey descendit de son lit et laissa Blair la prendre par la main. Elle la guida jusqu'au salon ou ses parents ainsi que Serena attendaient impatiemment leur retour.

Dès qu'Audrey eut été embrassée par tous ses grands-parents, Blair s'agenouilla auprès d'elle et lui désigna sa meilleure amie. « Et voici ta tante Serena. Quand nous nous sommes connues nous étions petites comme toi tu sais. Tu peux aller lui dire bonjour, vas-y », l'encouragea-t-elle.

Audrey s'approcha de la jeune femme et lui tendit la main. « Bonjour Serena. Je m'appelle Audrey. »

Serena ne pu s'empêcher de sourire au formalisme de cette présentation. Elle lança un regard à Blair au-dessus de la tête d'Audrey. « Vraiment ? » sembla-t-elle dire à son amie en levant un sourcil.

Blair ne pu réprimer totalement le fou rire qui la prit.

Serena s'accroupie devant Audrey et serra avec sérieux la main que lui tendait la petite fille. « Bonjour Audrey. Je suis très contente de faire ta connaissance tu sais, je suis sure que nous allons être très amie toutes les deux ».

Audrey l'adopta instantanément, conquise par le sourire chaleureux de la jeune femme.

« Est-ce que tu vis aussi à Manhattan toi aussi ? »

« Oui c'est ca »

« C'est là que nous allons vivre avec maman maintenant. Est-ce que tu connais mon papa de Manhattan ? »

Serena fut soufflée par l'aplomb de la petite fille. Ne sachant quoi répondre à une question aussi sensible, elle interrogea Bair du regard. Celle-ci se rapprocha tout de suite.

« Serena, moi et ton papa sommes tous très amis depuis que nous sommes tous petits. Le mari de Serena, Nate, est aussi son meilleur ami »

« Maman nous n'avons pas de maison à Manhattan. Ou allons-nous aller ? », demanda Audrey, soudain inquiète.

« Ne t'inquiète pas. Nous avons une maison là-bas. La maison dans laquelle j'ai grandi. C'est un peu plus … petit que le palais tu verras, mais c'est magnifique ».

Audrey leva les bras en direction de Blair. Tout de suite celle-ci souleva sa fille et la serra dans ses bras. « Ne t'inquiète pas Chérie, tout ira bien », lui promit-elle en caressant doucement ses cheveux.

Croisant le regard de sa mère, elle chercha en silence le même réconfort. Toute leur vie était en train de changer. Et la prochaine étape la pétrifiait plus que tout. Revoir Chuck, et lui annoncer qu'il était le père de sa fille.

Pour sa première soirée de liberté, et son dernier soir à Paris avant le départ, Blair dina avec ses parents ainsi que Serena chez Cyrus et Eleonor. Elle ne voulait pas sortir car ne souhaitait pas laisser Audrey à garder à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, elle avait eu une journée assez remplie comme cela.

Sa mère organisa donc une soirée comme elle en avait le secret. Un diner raffiné et élégant dans la salle à manger de leur magnifique hôtel particulier. Blair respirait de nouveau de pouvoir apprécier ces moments sans la pression d'un prochain retour à Monaco. Elle appréciait tellement de pouvoir montrer tout cela à Audrey. Sa culture, les traditions de sa famille, que la petite fille ne connaissait pas du tout.

Ils passèrent une soirée très agréable, dégustèrent les délicieux plats du chef français de sa mère, tout en buvant d'excellents vins de bourgogne. Pendant tout le diner, Audrey resta sur une méridienne à proximité. Elle y dormi plusieurs heures, refusant de s'éloigner de Blair dans cet environnement dont elle n'était pas encore familière. Et celle-ci trouvait aussi un certain réconfort au fait de pouvoir garder sa fille dans son champs de vision.

Le lendemain matin, après un au revoir chaleureux de ses parents, assorti d'une promesse de visite prochaine, Blair Serena et Audrey montèrent donc ensemble dans la voiture qui les conduisit à l'aéroport. Cette fois la tête haute, le cœur léger, Blair traversa les différents barrages de sécurité et s'installa avec son amie et sa fille dans le salon d'attente des premières classes.

Elle prit le temps de montrer à sa fille les avions qui décollaient devant la baie vitrée, ne daignant pas vérifier si quelqu'un la surveillait. Quand le moment arriva, elle se dirigea sereinement vers la porte d'embarquement. Elle s'engagea dans le couloir d'accès, tenant sa fille par la main. Elle regarda Serena qui se trouvait à côté d'elle, mais ne regarda pas derrière elle.

Sa vie l'attendait à Manhattan. Elle était de retour.