Chapitre 35 :
« A quoi dois-je le plaisir de ton appel Nathaniel ? », énonça doucement Chuck.
« Et bien ma femme m'a abandonné pour la soirée, donc tu es mon plan B », expliqua Nate avec le plus de sérieux possible.
« Flatteur. Continue. »
Nate réprima un sourire, et poursuivi : « Chez moi, mon meilleur scotch, et FIFA 2014 ? »
Cette fois ce fut Chuck qui fronça le nez d'un air dégouté … « Tssss Nathaniel. Le Palace, mon meilleur scotch, ma dernière offre …. »
« Sans surprise Chuck. Je t'y retrouve dans une heure ? »
« Parfait, » répondit celui-ci en posant son verre déjà vide sur la table basse de son vaste et vide appartement. Il se leva, et se dirigea vers la chambre principale, en commençant à sortir sa chemise de son pantalon en prévision de la douche qui l'attendait. Pris par leurs vies devenues soudainement très domestiques, ils avaient rarement l'occasion de passer des soirées entre hommes comme ils avaient l'habitude de le faire si souvent. Cette fois il n'y aurait sans doute pas de substances illicites consommées mais … quoi que ! Ils étaient encore jeunes, se dit Chuck le sourire aux lèvres en entrant dans la vaste douche italienne.
Une heure plus tard, Nate pénétrait dans le bar principal du Palace, vaguement conscient, mais sans y porter attention, des regards féminins qui ne manquaient jamais de lui suivre. Après un certain nombre d'années, et en dépit d'un mariage heureux, connu de toutes, et de plus avec une femme sublime auprès de laquelle peu pouvaient tenir la comparaison, la gente féminine semblait toujours le voir comme le célibataire le plus en vue de l'Upper East Side.
Il avisa son ami, assis en solitaire à l'extrémité du bar, en train de se faire verser un nouveau verre par un jeune serveur clairement intimidé.
« Alors, tu n'a pas terminé de faire peur à tes plus jeunes collaborateurs ? », lui lança t il le sourire au lèvre, en prenant place sur le tabouret à côté du sien.
« Que veux-tu ? Ma …. réputation me précède en générale, non pas que je fasse quoi que ce soit pour la rectifier, elle a des conséquences intéressantes … », répondit Chuck tout en faisant signe au jeune garçon, qui trébucha maladroitement sur un carton en se précipitant vers les deux amis.
Nate se détourna pour que le serveur ne le voit pas réprimer un fou rire, et parvint à reprendre son sérieux à temps pour le remercier du verre déposé devant lui à son attention.
« Alors, comment va tu ? Comment va Rose ? », demanda Nate d'un ton qu'il voulait léger, et qui, étant donné son degré de subtilité, l'était à peu près autant que les choix vestimentaires de Chuck étaient neutres.
Chuck leva à peine un sourcil et toisa son ami : « Pourquoi me demandes-tu des nouvelles de Rose ? Tu ne me demande jamais des nouvelles de Rose. »
« Et bien vue ton apparente paranoïa, cela semble pourtant une question de circonstance …. Je m'inquiète juste pour toi Chuck. Nous n'avons jamais eu le temps de parler de vous deux depuis votre emménagement, je voulais juste m'assurer que tout se passait bien.
- Donc ta question porte davantage sur l'état de notre couple que sur son bien-être à elle ? Sois précis Nathaniel ….
-Hey ne t'emballe pas !lui répondit Nate en levant les mains devant lui en signe de défense, je venais juste aux nouvelles ! S'il n'y a que cela, on clôt le sujet ! »
Chuck se détourna pour faire face au bar, et leva à sa bouche son troisième verre de scotch de la soirée, fixant son reflet sur le miroir qui lui faisait face. « Rose va très bien ».
Dans les heures qui suivirent, les deux amis entamèrent comme prévu la réserve personnelle de scotch de Chuck, puis s'absentèrent du Palace le temps d'aller diner dans le meilleur steack house de Manhattan, ou Nate avec quasiment une table de réservée en permanence, étant donné sa fidélité à l'endroit.
Après leur diner tardif, Nate insistait aussi lourdement que l'alcool ingéré jusque-là pouvait le laisser imaginer, pour qu'ils aillent continuer la soirée dans un club ouvert récemment. L'idée de partager un espace vital beaucoup trop limité avec d'autres fêtards alcoolisé et peu distingués n'emballait que peu Chuck, qui préférait retourner terminer la soirée au bar du Palace.
Ils étaient déjà dans la limousine de Chuck et le débat était toujours en cours lorsque Nate leva une main devant lui pour faire taire la complainte de Chuck quant à la qualité discutable des physio des clubs de Manhattan :
« Je sais où nous allons, et même toi n'aura rien à dire …
-Nathaniel je n'irai dans aucun endroit où l'on sert des shots de Tequila, je te préviens.
-Ne t'inquiète pas, aucun risque … Arthur, nous continuons la soirée à Victrola ! » lança Nate sans appel possible à l'attention du chauffeur.
Chuck, sous l'effet de la surprise, ne put que se tourner sans un mot vers Nate, ce que celui-ci prit pour un oui, alors qu'il se trompait lourdement.
Il savait être le seul au courant. Un an après le départ de Blair pour Monaco, il était revenu aux oreilles de Chuck que Victrola, son bien aimé club, son premier projet, et surtout un lieu chargé de souvenirs et de symboles, allait être mis sur le marché. Il en avait parlé un soir à Nate. Il se demandait s'il fallait y voir un signe, et si son ami trouvait masochiste, enfantin, ou même malsain de penser à racheter cet endroit.
Nate n'avait d'abord pas su quoi répondre. Il connaissait, ou tout du moins se doutait de l'état d'esprit de Chuck à ce moment-là, et pourtant. Pourtant il ne pouvait imaginer comment être de nouveau propriétaire de ce club pouvait être une bonne chose pour Chuck. La symbolique du lieu pour le couple qu'il formait avec Blair n'était un secret pour personne. Il avait donc été lui-même, avait fait le choix de la sincérité, et lui avait dit que c'était une énorme bêtise, que cela allait l'empêcher d'aller de l'avant, de tourner la page.
Et bien entendu Chuck avait tout de même racheté le club. Désormais il n'avait plus de comptes à rendre à personne. Il menait sa vie comme il le pouvait certes, subissant certaines choses certes, mais cela il pouvait le faire, et n'allait pas s'en priver.
Il était donc – discrètement – devenu le nouveau propriétaire de l'endroit. Il avait embauché un manager, remis le lieu en l'état, et ne s'en était plus occupé. Il n'y était au final jamais retourné. Savoir qu'il existait, qu'il était préservé, protégé, et qu'il restait à sa disposition lui avait suffi jusque-là, et bien sur Nate savait tout ça. Et bien sur Nate ne lui tendait ni plus ni moins qu'une embuscade.
Depuis plusieurs mois, celui-ci était témoin, par l'intermédiaire de Serena, de la reprise en main par Blair de sa vie. Il voyait celle-ci revenir jour après jour la princesse de l'Upper Est Side qu'il avait connu toute sa vie. Il la voyait tendre vers ce qu'elle avait toujours été avant sa rencontre avec Louis, avant que tout ne change.
Et en parallèle il voyait Chuck s'enfoncer dans une vie qui ne lui ressemblait en rien. Non pas qu'il n'avait imaginé Chuck en couple, installé, et pourquoi pas avec une famille. Mais comme tant d'autre, après avoir vu Chuck en couple avec Blair, il était difficile de l'imaginer mieux assorti avec une autre personne. Bien évidemment, dans le contexte d'une absence définitive, la question ne se posait pas vraiment. Et le retour de Blair s'étant ajouté à un chamboulement encore plus massif, la paternité de Chuck, il avait semblé raisonnable à Nate de garder ses pensées et ses doutes pour lui.
Mais les mois passait, et il observait, perplexe, ses deux amis se tourner le dos, et refaire leur vie chacun de leur côté, avec pour seul lien, et quel lien, leur petite fille. Il les observait gérer avec une précaution extrême toutes les interactions dont ils ne pouvaient s'affranchir, marcher sur des œufs, se dire bonjour poliment, de loin, prendre soin de ne pas se retrouver seul. Peut-être ne s'en rendaient-ils même pas vraiment compte. Sans doute était-ce une manière de se protéger. Ils savaient parfaitement que le pire comme le meilleur pouvait se produire lorsqu'ils se laissaient aller à être eux-mêmes, et pouvaient-ils encore s'offrir le luxe de prendre ce risque, maintenant qu'il y avait un enfant, leur enfant, en jeux ?
Nate était conscient de ce qui avait pu se dérouler par le passé lorsque Chuck et Blair était en guerre. Le pire n'était pas un vain mot avec eux. Mais ils savaient aussi faire le bonheur de l'autre, d'une manière sans doute inaccessible pour aucune autre personne.
Chuck observait un silence buté alors que la limousine filait dans les rue de Manhattan. Il ne prêtait pas attention à l'itinéraire, il le connaissait par cœur. Il ne parlait pas à Nate, car sans pouvoir l'expliquer, il lui en voulait sans doute de le forcer à se confronter avec l'endroit. Certes, il aurait pu dire non, mais il aurait alors fallu qu'il explique la raison pour laquelle il refusait de se rendre à Victrola. Et tout sauf ca …
Il prenait donc sur lui, et sans dire que c'était une approche qui lui convenait, pour l'instant, il tenait le choc. En apparence du moins ….
En réalité, son cerveau bouillonnait, et il sentait sa gorge serrée, au point de ne plus parvenir à déglutir normalement. Cela allait poser un problème, ne serait-ce que par rapport au scotch.
Il n'avait toujours pas prononcé un mot lorsque le véhicule s'arrêta devant l'entrée du club. Arthur sortit rapidement pour ouvrir la porte, laissant Nate sortir. Celui-ci attendit Chuck sur le trottoir, comme si il attendait une fille avant de rentrer au restaurant. Chuck serra la mâchoire, irrité de se sentir fliqué, surveillé, testé.
Il sortit à son tour, et fit face à son ami, qui le fixait avec attention. Il se demanda s'il devait lire dans son regard de l'inquiétude, de la curiosité. Non, Nate ne pouvait pas être en train de sourire en ce moment même. Que cherche-t-il à prouver ?
« Et bien Nathaniel, tu crains que l'on ne te laisse pas rentrer si tu n'es pas avec moi ? », finit par marmonner Chuck en passant devant son ami. Oui, il avait décidé que le sarcasme allait lui permettre de rester digne devant l'adversité, et il passa sans un mot le cordon de sécurité que le videur ouvrit devant lui, sans même vérifier que Nate était bien derrière lui. Il était grand après tout.
A peine eut-il passé les lourdes portes que le bruit assourdissant de la musique envahit tout son corps. Les basses étaient puissantes, plus que dans son souvenir, et rendaient la chanson presque hypnotisant, comme si elle résonnait à l'intérieur de lui. Devant Chuck se déroulait le couloir sombre qui menait à la salle, desservant sur sa droite un petit vestiaire tenue par une des femmes de la troupe. Son regard accrocha rapidement son visage trop maquillé lorsqu'observé d'aussi près, son luxueux corset en soie et en dentelle noire, la ligne de sa poitrine galbée par la lingerie. Puis il fut de nouveau happé par la musique. Son regard glissa de nouveau dans le couloir sombre et encombré de silhouettes vibrantes au rythme des basses. Il avança en silence, alors qu'un fond se détachait les lumières vives de la scène du cabaret.
Il passa les doubles portes et pénétra enfin dans la salle. Enfin un peu plus d'air. Un peu plus de lumière. Sans qu'il ne le vit, le manager, depuis le bar, remarqua sa présence et envoya immédiatement un serveur dégager la table principale qui faisait face a la scène. Chuck continuait d'avancer dans la salle, toujours hypnotisé par les basses, les lumières, les mouvements lents et mesurés des danseuses sur la scène.
Ce lieu était unique en tout point. La décadence, les femmes, l'alcool. L'ambiance était si particulière et intense que Chuck en eu le souffle coupé. Il s'assit avec une précaution empruntée dans le sofa en velours, et remarqua à peine Nate qui le suivait et qui s'installa à côté de lui. Celui-ci prit l'initiative de choisir le champagne, que Chuck entendit vaguement être le cuvée préférée de Blair. Il choisit de l'ignorer.
Pendant les heures qui suivirent, les deux amis n'échangèrent quasiment pas un mot. Ils restèrent côte à côte sur le sofa, les bouteilles de champagnes continuant leur défilé sur la table basse devant eux.
Nate savait pourquoi Chuck ne parlait pas, et il le connaissait assez pour ne pas insister. Son ami avait perdu pied avec la réalité. L'alcool aidant, il s'était totalement laissé porter par l'ambiance, et par des souvenirs qu'il avait pourtant pris l'habitude d'occulter.
Ce soir il avait 17 ans de nouveau. Il n'avait pas les mêmes responsabilités qu'aujourd'hui, son cœur était à prendre et il ne le savait pas encore. Et il voyait devant lui se produire la révélation de sa vie. Il voyait une jeune femme qu'il pensait connaitre sortir radicalement de l'image qu'elle entretenait soigneusement depuis qu'il la connaissait. Il voyait Blair sur la scène, en déshabillé de soie, lancer par-dessus son épaule le simple regard qui l'avait rendue à ses yeux la femme la plus désirable qu'il lui avait été donné de contempler.
Ce soir-là Chuck ne put faire autrement que de se laisser porter par ses souvenirs. De nombreuses années le séparaient de ces moments et pourtant les images qui passaient devant ses yeux étaient d'une netteté incroyable. Mais Chuck ne pensait pas à cela. Il ne pensait plus.
Au bout de plusieurs heures, le spectacle finit par prendre fin à Victrola. A ce moment-là, Chuck et Nate étaient tous les deux largement alcoolisés. Comme quand ils étaient plus jeunes, ils réagissaient assez différemment. Chuck restait relativement égal à lui-même vu de l'extérieur, tandis que Nate était davantage comme Serena. Il devenait enthousiaste, se faisait rapidement une multitude de nouveaux amis, se trouvait extrêmement motivé pour à peu près n'importe quoi.
Ce fut donc sans surprise Nate qui entraina son ami dans une tournée effrénée des clubs cette nuit-là. Chuck suivait le mouvement, et malgré son air revêche profitait au final largement de cette soirée imprévue. Plus les heures passaient plus il se laissait aller. Contrairement à Nate il restait néanmoins plus ou moins accroché aux bars des clubs dans lesquels ils passèrent, et se consacrait principalement à repousser les jeunes femmes qui tentaient leur chance avec lui. Le mot courrait rapidement que le légendaire Chuck Bass était là. Après des années d'absence, le fait que le plus grand séducteur de Manhattan soit de sortie était un évènement en soit. Toutes les socialites en manque de célébrité ne pouvaient pas risquer de passer à côté de leur chance. Donc elles la tentaient.
Pour le plus grand bonheur de Nate qui se moquait ouvertement de son ami depuis les pistes de dance, trouvant dans la façon peu subtile que Chuck avait de rejeter les jeunes femmes une source infinie d'amusement, au grand dam de celui-ci.
Lassé d'alimenter les commentaires narquois de Nate, Chuck finit par enfin se détacher du bar, et regagner la relative discrétion de la piste de danse. La quantité d'alcool ingérée à ce stade l'aida à supporter la promiscuité physique avec les autres danseurs. Il sentait près de lui les corps qui vibraient au rythme de la musique. Les basses résonnaient en lui, il était envahi par la chaleur qui émanait de la foule, il évoluait dans le noir presque complet, son environnement ne devenant visible qu'au rythme des projecteurs qui balayaient périodiquement la piste.
Il réalisait vaguement que Nate se trouvait encore dans son champ de vision, lui aussi noyé dans la foule des danseurs. Il ne se rendait pas vraiment compte du temps qui passait, il n'avait plus de repères. Il s'était totalement détaché, évadé. Il se laissa imprégner par l'ambiance, le bruit, la chaleur, le rythme.
Il ne réalisa pas réellement ce qui se passait quand il sentit un corps s'appuyer plus précisément contre lui. Les yeux mi-clos, il distingua vaguement la silhouette d'une jeune femme devant lui. Leurs corps commencèrent à suivre les mouvements de l'autre, suivant ensemble le rythme entêtant de la musique.
Chuck baissa la tête et observa ses propres mains remonter, accrocher la taille de la jeune femme. Il s'avança encore d'elle, maintenant son corps près du sien, ses hanches contre les siennes.
Son visage était à présent juste au-dessus de ses épaules. Il observa sans un mot sa partenaire. Une fine pellicule de sueur recouvrait sa nuque, ses épaules et ses bras. Ses mouvements étaient parfaitement élégants et contenus, mais dégageaient pourtant une forme de sensualité qu'il ne pouvait objectivement expliquer. Il senti ses mains agripper davantage la taille fine de la jeune femme, tandis que leurs mouvements à tous les deux se précisaient, s'accordaient de mieux en mieux.
Chuck senti un frisson parcourir son dos lorsque des mains douces et chaudes vinrent recouvrir les siennes, et l'encourager à explorer ses hanches, son buste. Il se pencha un peu plus en avant et apposa doucement ses lèvres sur son épaule droite, savourant le gout salé de sa peau, le parfum singulier qui en émanait, à la fois élégant et original. Il poursuivit sans un mot, enfouissant de plus en plus son visage dans le creux de son cou, ses mains osant explorer son corps avec de plus en plus d'audace. Il y avait quelque chose avec cette fille, parvenait-il à peine à se dire, qui déclenchait en lui des réactions qu'il avait même oublié qu'il pouvait avoir. Il ne savait pas depuis combien de temps il tenait contre lui cette parfaite inconnu, et la seule chose à laquelle il pouvait penser c'était qu'il n'avait aucune envie que cela s'arrête. Ses yeux étaient clos, il ne prêtait strictement aucune attention à ce qui l'entourait. Il continuait de se laisser guider par son instinct. De se laisser porter par la musique, et de s'oublier dans sa découverte.
Il sentait sous ses doigts le corps ferme, la peau douce et brulante. Ses sensations l'électrisaient tout entier, il se sentait lui-même à fleur de peau, même si la jeune femme semblait seulement vouloir profiter de ses caresses. Elle semblait vouloir profiter, vivre complètement le moment. Elle semblait avoir soif de sensations, se laisser totalement aller, ne pas porter non plus attention à quoique ce soit qui les entourait. Elle voulait ses mains sur sa peau, ses bras autour de son corps, et c'était tout. Et c'était parfait.
Sans penser, sans réfléchir, il continuait, avide, sa découverte. Il laisser errer ses mains sur son corps en s'imposant de moins en moins de limite, et il la sentait réagir, se pressant encore davantage contre lui, cambrant son dos. La situation commençait à le rendre fou. Son esprit, son corps, bouillonnait. Il en voulait davantage, et tout de suite. Ses mains revinrent rapidement sur les hanches de la jeune femme et il profita de sa prise pour la faire pivoter. Lorsqu'elle lui fit face, son regard remonta le long de son corps, appréciant l'élégance de sa robe, la ligne de ses jambes, la finesse de sa taille, les courbes de son décolleté. Il parvint enfin à son visage, et resta quelques secondes à la contempler sans comprendre avant de réagir enfin.
« Blair. »
