Me revoilà !

J'ai trouvé que la fin du dernier chapitre était très sadique. *sourire satisfait* Donc je ne traine pas trop à mettre le suivant. Logique ! À la base, je devais mettre la réplique de Tsunade, mais mon amie avec qui je délire (cf : Histoires de rires) m'a dit que ce serait plus rigolo sans.

Hahaha ! Je suis machiavélique !

Non, bien sûr ! Je ne veux pas votre mort ! Mais j'avais juste envie de voir vos réactions ! (se prépare à être haïe)

Allons-y pour ce chapitre révélateur !

Bonne lecture à tous !

Chapitre 6 : Prise de conscience

P.O.V Naruto :

Je croyais qu'elle allait annoncer quelque chose sur moi, qui parlerais d'un éventuel traumatisme crânien. Mais je m'étais trompé, les mots résonnent dans ma tête, encore plus durement que si elle avait parlé de moi :

- Le pays de l'eau vient d'être attaqué par la brume. Kiri a été dévasté.

Quel égoïste je suis ! Le pays de l'eau... Le village caché, Kiri... Dévastés. La brume est revenue... Tout se bouscule dans ma tête. Je vois les gens autour de moi se remettre à parler, ils sont choqués mais tentent de garder leur calme. Mais moi...

- Naruto !

Je tourne lentement la tête vers mon Sensei qui vient de m'attraper le poignet. Je vois mon sang couler et me rend compte que je serrais les poings trop fort. Je desserre mes mains pour examiner les blessures.

- Désolé... murmurais-je.

Sakura se rapproche et me soigne, mais Kurama avait déjà commencé et je n'ai quasiment plus de marques. Elle me bande tout de même les plaies. Je lui souris pour montrer que je vais bien. Elle me le rend plus tristement.

- C'est totalement illogique ! Suna et Kiri sont à l'opposé ! Cris Kiba.

- Et pourtant c'est ce qu'il s'est passé... Apparemment, la brume à prit de la force, il ne reste rien là où elle est passée à part du sable et de la roche...

Sakura m'aide à m'asseoir sur un des canapés pendant que Tsunade tente de calmer l'assemblée. Je ferme les yeux. Oui, c'est totalement illogique... La brume n'aurait pas put passer de Suna à Kiri sans se faire remarquer ! Surtout par son ampleur actuelle ! Par la mer elle aurait touché le pays du Thé, et par les continent elle nous aurait touché, soit nous, sois le pays de la Foudre. Alors comment ? Par les airs, on l'aurait aussi vu...

Suna... Kiri... Le sable et l'eau... Deux pays opposés... le sable absorbe l'eau ! Je sursaute et me redresse vivement. Tous remarquent mon changement de comportement et se tournent vers moi.

- C'est ça ! M'exclamais-je.

Je cours me placer près de Tsunade pour mieux voir la carte.

- Naruto ? Me fit-elle sans comprendre.

Je prends un crayon et m'excuse d'avance pour la carte, on la refera plus tard. J'entoure Suna et Kiri.

- Suna est dans le pays du Sable, commentais-je. Et Kiri est le pays de l'Eau. Tous les deux sont opposés à la fois sur la carte et sur leurs techniques.

Tous me regardent avec attention, à la fois surpris de mon changement de comportement mais aussi par ma logique soudaine.

- Le sable absorbe l'eau, dis-je en reliant les deux villes. Et l'eau anile...

- Le feu... Fini Tsunade.

Elle écarquille les yeux et me regarde comme si un génie venait de naître. Toute la salle est dans le même état à vrai dire... Seulement, quelque chose ne collait toujours pas... Je fronçais les sourcils en tournant en rond. Qu'est-ce qui cloche ? Il y a quelque chose, je le sais... Mais quoi ? Les autres me regardent stupéfaits. Normal quand on voit quelqu'un changer de comportement en si peu de temps. Je m'adosse à un mur pour réfléchir.

« Kurama... »

« J'ai tout entendu gamin. »

« Qu'en penses-tu ? »

« Je n'ai absolument rien ressentit ! Ça devient accablant, c'est la première fois que je me sens inutile ! Franchement, je déteste ce sentiment ! »

« Je peux comprendre ça vieux... Y'a un truc qui bloque. »

« J'te le fais pas dire ! »

« Hein ? Fis-je, surpris. »

« Gaara n'avait plus de Biju et il est mort bien après les autres. Je crois que c'était fais exprès, cette chose doit vouloir perturber ses victimes... »

« Victimes... »

Ses derniers mots me reviennent : « fuis ». Fuir... Il ne m'aurait jamais dit ça en temps normal... Aurait-il été contrôlé ? Dans ce cas, pourquoi me le dire à moi ?

Fuir...

Kurama ne ressent pas la présence de la brume, mais je peux la voir... Je ne suis pas plus en danger que les autres, mais... Kurama ? Elle en aurait après les Biju ? Mais il n'y en avait pas au Pays de l'Eau... Ni au Pays du Sable !

...

Mais il se peut qu'elle ne le sache pas... Dans ce cas-là elle viserait autre chose en même temps... En premier Gaara et ensuite... Un autre réceptacle... ?

- Karin ! M'exclamais-je en faisant sursauter l'assemblée.

Apparemment, ils étaient en train de débattre sur mon idée, mais je les ais coupés dans leurs interrogations.

- Quoi ? Fit Sasuke, incrédule.

- Karin était bien partie au Pays de l'Eau, non ? Fis-je en m'avançant de nouveau.

- Oui, mais quel est le rapport ? Me demanda Tsunade.

- Gaara était un ancien réceptacle, Karin est de ma famille, donc un réceptacle potentiel, comme ma mère avait Kurama avant.

- Tu veux dire que... !

- La brume s'attaque à tous les réceptacles, en l'occurrence, moi et Bee sommes les derniers sur sa liste.

Sakura se rapproche de moi, elle semblait très contrariée. Je me demande si elle va me frapper et recule un peu.

- Naruto ! Comment peux-tu penser ça avec aussi peu d'informations ? S'écrie-t-elle.

- Calme-toi Sakura-chan ! Souvenez-vous, Kurama ne pouvait pas ressentir la brume. C'est plutôt étrange pour un Biju, non ?

Tsunade hocha la tête.

- Bien, écoutez-moi tous ! Nous seront probablement attaqués dans peu de temps ! J'envoie un message au Raikage pour qu'ils puissent se préparer. Neji, Hinata, prévenez votre famille, je veux que les alentours de la ville soient surveillés 24 heures sur 24 si possible ! Ce sont apparemment seulement les villages cachés qui sont attaqués.

- Oui !

- Sasuke, Kakashi, vous les aiderez avec vos Sharingans.

- Entendu !

- Que tous les autres préviennent la population, on évacue la ville en dispersant tout le monde dans les villages aux alentours. Que tous les ninjas restent le temps de planifier notre défense !

- Bien !

- Naruto, reprit-elle.

Je me tourne vers la vieille, une lueur est présente dans son regard. J'aurais cru y voir de la fierté, mais je ne suis pas sûr.

- Tu restes avec moi, on va creuser ton idée. Elle est un peu trop floue pour le moment.

- D'accord.

Tous quittent la salle en hâte. Je vois que mon équipe part en dernier, ils me lancent un sourire et s'éclipsent. Tsunade-baba se lève et vient vers moi. Je me souviens alors de la discussion que j'avais eue avec Sasuke.

- Ba-chan ?

Elle soupire à l'entente de son surnom mais ne me dit rien.

- Est-ce que Sakura vous a informé de mon état ?

- Non, lorsqu'elle est venue me voir, je venais juste de recevoir l'information et lisait les rapports. Elle t'a ausculté ?

- Oui... J'ai souvent mal de tête en ce moment... murmurais-je.

- Bien, on va regarder ça.

Elle s'approche de moi et m'assoie de force sur le canapé. Sa douceur habituelle ne me manquera pas vraiment... Elle m'examine le crâne pendant quelques minutes avant de se reculer et de soupirer.

- Tu n'as rien de physiquement touché, c'est positif.

- Et le négatif ? m'inquiétais-je.

- Tu réfléchis trop.

- hein ?

Trop réfléchir provoque des maux de tête ? Comment fait Shikamaru pour rester en vie alors ? Franchement, je ne m'y attenais pas ! D'ailleurs... j'ai réfléchis plus vite que lui ou bien ? Houlà ! Va falloir que je fasse un test de QI, battre quelqu'un qui en a un de 200... J'suis trop fort !

- Tu te poses trop de questions dont tu n'as pas la réponse, Reprit-elle en me coupant dans mes pensées. De plus tu es encore en état de choc. Les deux mélangés ne font pas bon ménages.

- Traumatisme ou pas ?

Elle se crispe et me regarde avec de grands yeux. A croire qu'ils me prennent tous pour un abrutit !

- Sasuke m'a dit que c'était votre hypothèse, la rassurais-je.

- J'aurais dû me douter que quelqu'un te le dise... murmure-t-elle.

- Alors ?

- Oui, en effet, c'en est une sorte.

- Génial... murmurais-je.

- Mais elle devrait partir quand tu te sentiras mieux.

- Et ça peut durer longtemps ?

- ça dépend, mais il se peut que tu ais encore mal de tête pendant plusieurs mois.

Youpi ! Ça, ça me rassure beaucoup ! Merci Ba-chan ! Au moins je sais d'où ça vient...

Je passe plusieurs heures avec la vieille. On améliore les hypothèses qui ne sont pas assez nettes (normal vu mon esprit embrouillé), on envois les messages aux autres pays. On leur demande s'il y a encore des personnes susceptibles d'être des réceptacles et on fait en sorte qu'ils évacuent Kumo et Iwa au cas où.

Je repense à Karin, ma cousine que je n'ai pas vraiment connu. Sasuke m'en avait parlé, mais je ne sais pas grand chose sur elle. Je me rends soudainement compte que je viens de perdre le dernier membre de la famille qui me restait. Je serre les dents en pensant que je suis seul, mais je me ravise. Il me reste encore tous mes amis, tout n'est pas perdu. Quand je sors enfin, il fait quasiment nuit.

Du côté de Sasuke :

Posté en haut de la tour du Hokage, l'Uchiwa examinait l'horizon depuis qu'il était sortit du bureau de Tsunade. Sakura sautait presque de joie, trop contente de retrouver Naruto dans un état à peu près normal. Il s'était donné tant de peine pour réfléchir qu'ils avaient eus l'impression de le voir en Hokage pendant quelques instants. Kakashi était très heureux de voir son élève prêter autant d'attention dans ce rôle sans s'en rendre compte. Ils se demandaient vraiment si le blond avait abandonné son rêve, mais qu'importe, il allait déjà mieux.

Sasuke ne voyait toujours rien et ça l'exaspérait. Les villageois étaient déjà tous partis pour la plupart, et ils n'avaient emportés avec eux que le strict nécessaire. Seuls quelques habitants attendaient le lendemain pour quitter le village. Tous les ninjas à l'exception des Hyûga, de Kakashi et de lui étaient partis avec les habitants pour assurer leurs sécurités tout le long des trajets. Le brun soupira en contemplant la ville déserte.

- Sasuke, je prends le relais. Va te reposer et reviens dans cinq heures.

Le concerné se retourna vers son Sensei et hocha la tête. Il désactiva ses Sharingans et souffla de soulagement.

- C'est épuisant, tu devras faire des pauses...

- je n'en doute pas, répondit-il avec un sourire derrière son masque.

Le brun sourit légèrement et descendit de la tour en quelques sauts. Il retrouva un Naruto épuisé au niveau des marches. En s'approchant, il remarqua que le blond était endormi.

« Celui-là, j'vous jure... pensa-t-il en soupirant »

Sasuke le prit sur ses épaules et se dirigea vers l'appartement de Naruto. Le réceptacle ne se réveilla pas de tout le trajet et grogna en disant qu'il ne voulait plus de légumes, ce qui fit rire l'Uchiwa. En arrivant devant la porte, il se souvint qu'elle était fermée à clef. Il secoua un peu le blond.

- Hey Dobe, sans les clefs on ne peut pas rentrer !

- Mmmmhhhh... Poche de droite... murmura le concerné entre deux sommeils.

Le brun soupira et fit un clone, qui fouilla ladite poche pour en sortir le petit trousseau de clefs. Une fois entré, Sasuke déposa naruto sur son lit. Celui-ci agrippa l'oreiller avec une mine si réjouie que le brun se demanda s'il avait fait semblant de dormir juste pour éviter de marcher.

- Tu comptes dormir habillé ? Gronda-t-il.

Un murmure fatigué fut sa seule réponse et l'Uchiwa ne prit pas la peine de le décoder. Il saisit la couverture et en recouvra le réceptacle endormit. Il l'examina quelques instants d'un air songeur avant de prendre la peluche en forme de renard et de la coller dans les bras du Naruto endormit. Celui-ci parut encore plus satisfait et se mit à ronfler en serrant son doudou contre lui. Une voix sombre intervint :

« Tu me payeras ça, Uchiwa ! »

- Il est mignon comme ça, c'est dommage que je n'ai pas d'appareil photo...

Kurama grogna de mécontentement. Apparemment, il n'aimait pas trop être affectif avec son réceptacle. Sasuke ricana devant ce spectacle et partit chez lui de bonne humeur.

Il s'endormit comme une masse après avoir programmé son réveil. Mais ce fut une autre alarme qui le réveilla en sursaut. Il était quatre heures du matin, l'Uchiwa aurait normalement dû se réveiller une bonne demi-heure plus tard. Il sauta hors de son lit et identifia la sonnerie avec horreur :

« Nous sommes attaqués ? »