Hello !
Hahahaha ! Fini le suspens du dernier chapitre ! Enfin, une petite partie… Donc notre pauvre Naruto va en avoir pour sa santé mentale (Nooon ? T'es sûûûûre ?) Ce chapitre, comme le septième, est un peu plus long que les premiers (yes ! je m'améliore encore !)
Normalement, je devrais pouvoir poster le chapitre neuf avant de partir en vacances… *croise les doigts* Sinon vous l'aurez au début du mois d'Aout (avec le chapitre onze en prime)
C'est partit pour un nouveau chapitre fort en suspens et en émotions !
(Non, je n'ai pas pris le goût de la torture ! enfin… je crois…)
Chapitre 8 : Une chanson si familière
P.O.V Naruto :
Où suis-je ?
Il fait sombre... J'ai du mal à voir ma propre main tellement l'air est épais et sombre. Je me serais donc fait avoir ? Je dois être mort alors... J'ai beau regarder autour de moi, je n'y vois absolument rien. Je tente d'appeler quelqu'un, mais je ne reçois même pas d'écho. L'endroit où je me trouve doit être terriblement grand ! Je fais quelques pas en avant. Le sol est étrange... J'ai l'impression de marcher sur une éponge imbibée de... de quoi au fait ? Vu la consistance, ce n'est pas de l'eau...
Je n'aime pas le bruit que ça fait lorsque je marche, alors je décide de rester planté là. Que pourrais-je faire d'autre ? Il n'y a rien autour de moi, c'est le néant total ! Non, attends... J'entends quelque chose ! Un murmure lointain... Mais alors je ne suis pas seul ? Je me mets à courir dans la direction du bruit en tentant d'ignorer le bruit de mes pas. Au fur et à mesure que j'approche, je commence à entendre de mieux en mieux. Je peux dire que c'est une chanson...
Une chanson... elle me parait si familière...
Je m'arrête en constatant qu'il y a un puits de lumière à quelques pas de moi. Je n'arrive pas bien à voir car je m'étais habitué à l'obscurité. Cette lumière m'aveugle presque ! Je plisse les yeux pour tenter de discerner quelque chose. La chanson vient de là... La personne qui chante à une voix vraiment très mélodieuse et douce... Mais tellement mélancolique qu'elle me tire des larmes sans effort. Je m'approche lentement. La voix s'arête.
- Naruto... Fit-elle doucement. Est-ce toi ?
- Oui... Comment connaissez-vous mon nom ?
C'est étrange, je ne connais pas cette personne, je ne la vois même pas à cause de la lumière trop forte, et pourtant, je me sens bien. Je n'ai pas peur.
- Oh, je te connais très bien Naruto... Murmure-t-elle. Approche, dis-moi ce pourquoi tu es là...
Je m'exécute et discerne enfin une forme féminine. Elle est un peu plus grande que moi, ses cheveux sont longs et dorés, son visage est très fin. Je ne vois pas très bien ses yeux et sa bouche car ma vision est trop floue, mais... Bon sang, ce qu'elle est belle !
- Asseyons-nous, ce sera plus confortable.
- Mais, le sol...
- Je sais, tout autour de ce rayon, dit-elle en faisait un large mouvement avec son bras pour désigner l'obscurité. Le sol n'est pas très palpable mais ici il est sans risques.
Je n'avais pas remarqué que le sol avait changé tellement la chanson m'intriguait.
- Mais... Je ne sais pas pourquoi je suis ici... me plaignais-je. Est-ce que je suis mort ?
- Bien sûr que non ! Rit-elle. Mais pour tout te dire, je n'ai aucune idée de ce que peut être cet endroit. Commençons par une question simple : comment m'as-tu trouvé dans ce néant ?
- Eh bien... J'ai entendu ta chanson... Ce n'est pas la première fois que je l'entends n'est-ce pas ?
- Non, c'est la seconde fois Naruto. Je comprends mieux, dans l'illusion de la solitude, tu t'es dirigé vers l'espoir de trouver quelqu'un... Comme moi avec cette lumière, j'étais perdu et je suis venue ici.
- On est dans la même situation, donc ?
- Je ne crois pas...
Je fronce les sourcils. Que sait-elle sur moi exactement ? Elle semble le remarquer et reprend la parole :
- Ici, c'est un lieu particulier. Tu vois, ça va bientôt faire 17 ans que je suis enfermée ici... J'ai eue l'occasion de beaucoup réfléchir, mais je me sens terriblement seule. Mon passé me hante beaucoup. J'ai fais une erreur, et maintenant je suis bloquée dans ce monde incertain.
- Une erreur ?
- Au lieu de fuir, j'ai tué deux personnes qui n'étaient pas vraiment mes ennemis. J'étais furieuse ! Mais si je n'avais pas fais ça, je serais encore dans le vrai monde... Et dans mon vrai corps...
Mon cerveau tourne à une vitesse surprenante. Une erreur, deux personnes tuées, son vrai corps... Est-ce que ça pourrait être elle ?
- Tu sais, dans le vrai monde, Dis-je. Il y a une brume qui parcoure les pays à la recherche des réceptacles, serais-ce toi ? Je veux dire... Tu n'as plus de corps, et cette chose semble en vouloir un en particulier : le miens à vrai dire... De plus, tu sembles en savoir beaucoup sur moi, alors que je ne te connais pas.
- Une brume... ? Je chercherais ton corps donc ? Le corps de Naruto Uzumaki... ?
Je recule un peu en constatant que son ton venait de changer. Il était devenu plus désireux et étrange... Si je pouvais la voir, je dirais à coup sûr qu'elle me dévore des yeux ! Bon sang, je n'aime pas ça ! Je me relève et sort de la lumière à reculons.
- Voyons Naruto, tu n'as pas à me craindre... Je ne te ferais aucun mal !
- Je... Ne vous approchez pas... !
Elle avance vers moi avec un grand sourire. Lorsqu'elle est suffisamment sortie du rayon lumineux, je distingue enfin son visage. Il est déformé par l'envie et la haine. De grandes dents aiguisées dépassent de ses lèvres, mais ce qui me choque le plus sont ses joues. Elles sont striées de trois grandes marques noires, comme les miennes. J'écarquille les yeux tandis qu'elle se rapproche.
- Allons... Ne fais pas l'enfant ! Tu vois ? Nous sommes pareils ! Rejetés et haïs à cause de ce que nous sommes... Rejoins-moi Naruto, et ensemble, nous nous vengerons... !
- Non... Je ne...
- N'hésite pas. Tu ne vois donc pas qu'ils se servent de toi comme d'une arme ? Ils veulent juste se protéger en te bourrant le crâne de futilités.
- Non ! Jamais ils ne feraient ça ! Ils m'aiment ! Et je me suis battu pour ça ! Je me suis battu pour être accepté car on me rejetait ! Mais la plupart, ceux de mon âge, ne savaient même pas ce pourquoi leurs parents leur disaient de ne pas me fréquenter ! Mais au final, j'ai prouvé que j'étais plus fort... J'ai prouvé que je méritais de vivre !
Elle s'arrête et me dévisage. La femme éclata d'un grand rire sombre avant de reprendre :
- Vivre ? Ne me fais pas rire ! Seuls les idiots se croient vivants ! Car en réalité, nous ne sommes que de la poussière, faits pour exister seulement quelques années ! Nous ne sommes faits que pour survivre mon petit ange... C'est la loi du plus fort qui est en vigueur, et même le plus fort mourra un jour !
- Ce n'est pas un problème ! Nous allons mourir, c'est vrai, mais je veux me battre pour protéger ceux que j'aime !
- Aimer... ?
Elle semble réfléchir quelques instants. Enfin, elle secoue la tête et soupire avant d'écarter les bras.
- Aime si ça te chante, mais ça fait de toi mon ennemi.
- Quoi ? Mais si tu es comme moi, tu pourrais être aimé aussi !
- SILENCE ! VOIS QUELLES SOUFRANCES DONNENT L'AMOUR !
Un souffle puissant me projette en arrière alors que je me protège autant que je le peux. J'atterris sur le sol spongieux avec fracas. Sous ma main, je sens le liquide étrange couler entre mes doits. La lumière s'est diffusée tout autour de nous et je vois enfin sur quoi je suis assis : du sang. Du sang poisseux, à la fois liquide et gélatineux. Je me souviens brutalement de ce que cette femme venait de me dire, et je regarde autour de moi comme un fou. Ce sang devait bien venir de quelque part, mais d'où ?
Je ne vois rien à l'horizon car la lumière ne s'arrête qu'a une centaine de mètres de moi. Je me retourne vers elle mais elle à disparue. Je me relève difficilement. Mon cœur bat à cent à l'heure et me fait un mal de chien. Mon regard fait le tour de la salle. Il n'y a rien à part les litres de sangs qui tapissent le sol. Et soudain, je reçois une goutte sur la joue. Je lève une main tremblante et touche le liquide pour pouvoir le voir. Je constate avec horreur que c'est du sang. Mon cœur manque un battement. Je lève les yeux vers le plafond, hésitant. Le spectacle qui s'offre à moi me fait hurler de terreur. Mes amis, ma famille, tous ceux que je connais de près où de loin. Ils sont tous attachés au dessus de moi par des fers barbelés, les yeux ouverts, ruisselants de sang et couverts de blessures. Ils sont tous morts !
Je ferme les yeux et hurle une nouvelle fois, c'était comme si mon cœur venait de se déchirer sans anesthésie. Je sens soudainement que je suis allongé. Des personnes me retiennent fermement et tentent de ma calmer alors que je me débats comme un dément en criant des injures en tout genre à l'intention de cette femme. Des larmes de rages coulent le long de mes joues. Je n'entends pas ce qu'on me dit. Et puis je reconnais une voix parmi les autres, une voix qui était près de ma tête, sur le côté, et qui tentait aussi de me calmer. Sasuke... Il serait en vie ? Serais-ce juste une autre forme de torture de cette femme ? Serais-je revenu ? Bordel ! Je ne sais plus où j'en suis ! Je repousse ceux qui me maintiennent cloués au sol et me recule en position assise, la tête baissée et les yeux clos. Je tremble, mais personne ne moufte, personne ne parle. Une bonne minute passe ainsi, je me calme tout seul en me jurant de le faire payer à la blonde que je venais de rencontrer.
- Naruto ?
La voix de Sasuke, encore. Je tressaille en bloquant mes genoux contre mon torse. Je baisse la tête et colle mon front sur mes genoux. Je respire difficilement. Où suis-je maintenant ?
- Naruto, est-ce que ça va ?
Sakura... Oui, c'est bel et bien sa voix. Je secoue la tête pour répondre à sa question, j'ai trop peur de parler. Ma voix montrerait trop que je suis complètement perdu, apeuré, désespéré...
- Nous sommes dans l'hôpital de Konoha, reprend-t-elle doucement. Tu es en sécurité ici...
Mes épaules descendent un peu. Je me souviens d'avoir survécus à la brume. Je m'étais évanoui... Je me décrispe lentement.
- Ko... no... ha ? Murmurais-je faiblement.
- Oui, me répond Sasuke.
- D'accord...
Je n'ose pas encore ouvrir les yeux. Je ne sais pas si c'est encore une sorte d'illusion. Je me tords les doigts dans tous les sens. Aucun signe de sang. J'entrouvre les paupières. Je ne vois que mes jambes et un bout de lit en dessous de moi. Je suis dans un pyjama d'hôpital, ça me rassure un peu. Ils ont dû m'emmener ici après m'avoir retrouvé... Je regarde mes mains. Rien, comme je m'en doutais. Je prends une profonde inspiration et relève la tête. Sakura et Sasuke sont à mes côtés, chacun à un bout du lit. Il y a des infirmiers assez costauds un peu plus loin devant moi, Kakashi-Sensei est présent aussi, ainsi que Sai.
Je suis enfin de retour ! Je me mets à trembler et à sangloter de joie. Je m'excuse comme un idiot en essuyant mes larmes. Bon sang ! J'avais eu si peur de rester enfermé là-bas ! Je ris nerveusement alors que Sakura me prend dans ses bras, à ma grande surprise, Sasuke fait de même. Sai nous rejoint à peine quelques secondes plus tard tandis que Kakashi-Sensei semble très heureux de me revoir réveiller. Les infirmiers sortent en disant à Sakura de s'occuper de moi.
Je suis de retour...
Je me calme enfin. Sakura me frappe la tête en m'insultant de triple idiot. Sasuke me traite de crétin. Sai sourit en me disant que j'ai été inconscient de partir seul.
- Inconscient ? S'écrie la rosée. C'était carrément suicidaire !
- Sa... Sakura-chan... Calme-toi... ! Bredouillais-je.
- Pourquoi as-tu fais ça ? Tu aurais pus mourir ! Crie-t-elle indignée.
- Mais...
- Dobe, on aurait très bien put s'en tirer vu que cette chose s'est volatilisée !
- Mais...
- Naruto, je ne sais pas ce pourquoi tu as agis comme ça, mais je pense que c'était pour protéger tes compagnons, n'est-ce pas ?
Je regarde mon Sensei avec un demi-sourire et hoche la tête. Sakura se calme et me serre fortement contre elle en refoulant une larme.
- Espèce de... Si tu meurs je t'en colle une !
J'entends Sasuke rire aux éclats. C'est tellement rare que je sursaute à moitié. Mon amie me lâche et je m'installe à peu près confortablement en me servant de l'oreiller pour me caler le dos. Je soupire de soulagement en me laissant un peu glisser le long de la tête de lit.
- ça fait longtemps que je dors ? Vous étiez censés escorter les villageois, ça devait mettre du temps, non ?
Sakura fait une grimace et Sai tourne la tête dans une autre direction. Je me tourne vers Sasuke d'un air interrogateur.
- Tu viens de sortir de ton coma, ça faisait une semaine que tu dormais.
DE QUOI ? Un coma… moi ?
- Une semaine... répétais-je incrédule. Autant que ça... ?
- Ouais...
- La vache... Murmurais-je. Tu m'étonnes que je crève la dalle...
Ils émirent un profond soupir en même temps. Sai me fixa d'un air très bizarre, il devait surement chercher une signification quelconque à mes paroles. Sakura m'expliqua :
- On te donnait tout ce qu'il te fallait à l'aide d'un tuyau. Mais on a dût le retirer il y a deux heures car tu bougeais beaucoup. C'était le signe de pré-réveil. J'avoue que tu viens de nous faire très peur, Naruto...
- Désolé...
- Que c'est-il passé ?
Bonne question ! Etais-ce un cauchemar, ou bien réel ? Merde... Je n'en sais vraiment rien... !
- Je ne sais pas... C'était sûrement un cauchemar... Mais ça m'avait l'air beaucoup trop réel pour en être un... Enfin, vous pouvez deviner que ce n'était pas terrible... Fis-je avec une grimace.
C'était beaucoup trop récent pour que je puisse en parler sans ressentir une envie de meurtre ou une tristesse profonde. Apparemment, ils le devinèrent et ne me posèrent pas de questions. A la place, je leur racontai la manière dont j'avais miraculeusement survécus à l'attaque. J'appris que la brume n'était pas revenue depuis ce jour, qu'une bonne partie de la ville était en reconstruction, mais que les habitants étaient toujours hors de Konoha.
- Et Tsunade ?
L'air triste de Sakura m'en dit beaucoup. La vieille... Pourquoi avait-elle fait ça ?
- Elle est en vie...
Je sursaute et écarquille les yeux.
- Quoi ? C'est vrai ?
- Mais elle est dans le coma. Elle n'a aucune blessure apparente...
- Je veux la voir !
- C'est impossible...
- Pourquoi… ?
- Les anciens pensent qu'une partie de la brume s'est réfugiée en elle. Tsunade-Sama est en surveillance constante pour le moment. Personne ne peut l'approcher, sauf les médecins... De plus, elle à trop usé de son pouvoir... Même si la brume n'est pas en elle, il y a peu de chances qu'elle se réveille un jour...
Je ferme tristement les yeux. Ses dernières paroles me traversent l'esprit : « Je te reconnais bien là... Naruto, pardonne-moi... ». Merde ! Pourquoi suis-je aussi impuissant ? Je serre les poings. Cette femme... Elle est sûrement l'esprit de cette brume... Elle recherche son corps... Mais pas celui de la vieille ! Non, elle veut le mien...
Quelques jours plus tard :
Sakura m'a fait faire toutes sortes d'examens après mon réveil mouvementé. J'ai eu le droit à un bon bol de Ramens... Bon sang, ce que ça fait du bien ! Mon pauvre estomac n'en pouvait plus de la bouillie de l'Hôpital ! J'ai pus rentrer chez moi seulement deux jours plus tard parce qu'ils voulaient me garder en examens. J'vous jure...
Il n'empêche que j'ai été plus que surpris en voyant mon appart rangé et propre comme s'il était neuf ! En fait, celui de Sasuke avait été détruit par la brume, et il avait décidé de venir squatter chez moi en attendant de trouver un autre appartement... Le pire c'est qu'il a dormit dans MON lit ! Certes, j'étais dans le coma, mais quand même ! Au moins, il va dans le canapé maintenant...
J'ai eu peur les premières nuits de retourner dans ce monde étrange avec cette femme qui a les même marques que moi. Mais non, rien ne s'est produit. C'est étrange, elle pourrait être un réceptacle, mais Kurama m'a affirmé qu'il n'y avait pas eut d'autres personnes que Miko, ma mère et moi, à avoir été des réceptacles pour l'enfermer. Je suis un peu perdu maintenant... Que devrais-je faire ?
Appartement de Naruto, un peu plus tard :
- Sasukkee ! Où as-tu mis le lait ? Cria le blond depuis la cuisine.
- Poubelle, Répondit simplement le concerné.
- Quoi ?
Naruto apparut dans l'encadré de la porte, visiblement très contrarié. Le brun était allongé tranquillement sur son lit d'appoint et regardait son ami avec une tronche de désespéré.
- Il était périmé depuis plus d'une semaine.
- Mais... ! Je vais boire quoi moi, maintenant ?
- De l'eau, du jus de fruits... Tu veux un coca ? Fit-il en ricanant.
- Je veux du lait ! Je ne peux pas dormir sans lait !
Le brun soupira.
- Mais quel bébé... Dobe, il est onze heures du soir... Je veux dormir... T'en auras demain.
- Mais j'en veux maintenant !
- Si tu veux, je peux t'assommer… comme ça tu dormiras comme une masse.
Naruto grogna et fit demi-tour en trainant des pieds.
- Si c'est comme ça je vais dormir tout seul ! Rigola-t-il.
- Ouais...ouais... Comme d'habitude…
- Comme un grand !
- Pfff...
- Et t'auras pas de cookies demain !
Sasuke adorait les cookies, allez savoir pourquoi ! Il ne pouvait pas vraiment s'en passer et ronchonnait plus que d'habitude lorsqu'il n'en avait pas.
- Quoi ? Mais c'est du chantage ! s'écria l'Uchiwa.
- Parfaitement !
- Comment veux-tu que je trouve du lait à une heure pareille ?
- Chais pas.
Sasuke soupira une autre fois. Tant pis pour les cookies. Il se retourna sur le canapé et s'enroula dans la couverture. Il entendit Naruto aller se coucher en grognant et il éteignit la lumière. Le brun savait pertinemment que le réceptacle s'endormait très vite, la plupart du temps il se mettait à roupiller au bout d'une demi-heure.
Le brun somnolait depuis deux heures maintenant, il entendait Naruto bouger et grogner dans son lit. Le blond murmurait des mots incompréhensibles et semblait très agité. Sasuke se leva en fronçant les sourcils et se dirigea à pas feutrés vers la chambre du réceptacle. Il colla son oreille à la porte, il l'entendit bien plus qu'agité et entra doucement. Le blond était crispé et griffait inconsciemment son oreiller. Sasuke se rapprocha, à ce moment là, Naruto commença à crier de terreur dans son sommeil. Le brun se précipita et l'enlaça.
- Naruto ! Naruto, réveilles-toi !
Le concerné sursauta et se mit à suffoquer en s'accrochant au T-shirt de son ami.
- Calme-toi, c'est moi... Naruto.
- Sa...Sas'ke... ? Merde... Encore !
- Ouais...
Naruto ne cessait de faire des cauchemars depuis la fin de son coma. Toujours les mêmes scènes où ses proches étaient suspendus par les fils barbelés, morts. Le blond referma les yeux en respirant plus calmement. Il se rendormait toujours aussi sec, il était épuisé à vrai dire. Mais il ne voulait jamais vraiment dormir, par peur de retourner dans ce monde improbable.
Sasuke le redéposa dans son lit et lui remit sa couverture. Vivre avec Naruto n'était pas une partie facile. Mais au moins le blond n'était pas seul. Sakura avait en réalité demandé au brun de rester avec le réceptacle le temps qu'il se sente mieux. De plus, Ino avait dut vérifier ses souvenirs à la demande des vieux conseillés, mais elle ne trouva rien de spécial. Naruto en fut un peu surprit étant donné qu'il avait vu cette jeune femme, apparemment elle n'était qu'un songe ou un rêve. Mais le réceptacle n'était pas tout à fait convaincu.
Alors que le brun était repartit se coucher, Naruto ouvrit péniblement les yeux. Il avait échafaudé tout un plan pour pouvoir avoir cette brume sans manquer de mourir comme un idiot. Tout d'abord, il retournerait là où il l'avait vu pour la dernière fois. C'était vraiment étrange qu'elle se soit volatilisé comme ça alors qu'elle aurait put l'avoir ! Le blond avait pensé que c'était le soleil qui la repoussait, mais la première fois qu'il l'avait aperçut, sur la route de Suna, il faisait encore jour. Peut être avait-elle tout simplement hésité à le tuer et serait par la suite entrée en contact avec lui. Mais dans quel but ?
« Elle voulait que je la rejoigne… elle disait qu'on était pareil… Mais c'est faux… »
« Cesse de te torturer, Gamin. »
« Elle à peut être besoin d'aide… Mais jamais je ne pourrais lui pardonner ce qu'elle à fait ! »
« Et si cette brume qui est soi disant son corps agissait sans la volonté de son esprit ? Tu y as pensé ? »
« Elle est faite de haine, Kurama… Sinon elle ne m'aurait pas torturé. »
« Peut être… ça me parait étrange… Elle serait entrée en contact avec toi pendant ton coma, seulement, je ne pouvais pas communiquer avec toi, ni même te voir. »
« Je me demande ce qu'elle m'a fait… »
« Il n'y qu'un seul moyen de le savoir n'est-ce pas ? »
« Ouais… ! Kurama, nous partirons à trois heures du matin. »
« D'accord, je te réveillerais dans ce cas… Nous les démons, nous ne dormons pas vraiment dans le sens que vous l'entendez... »
Naruto se rendormit pendant un peu plus de trois heures. Une fois réveillé, il s'habilla sans faire de bruit et vérifia si Sasuke était bel et bien en train de dormir. Après quoi il sortit par sa fenêtre de chambre. Discrètement, il se dirigea vers le Nord-Est de Konoha. Les veilleurs scrutaient l'horizon avec vigueur, le blond allait avoir du mal à passer… Puis il eut une idée et se dirigea vers Sakura qui guettait le Nord. Elle fut surprise de le voir réveillé.
- Naruto ?
- Je n'arrive pas à dormir… Y'a du mouvement ?
Elle secoua lentement la tête.
- Rien… à croire que cette chose est repartie on ne sait où…
- Je vois… Tu sais, je ne pense pas qu'elle reviendra de sitôt.
- Hein ? Qu'est-ce qui te fais dire ça ?
- Elle ne m'a pas tué alors qu'elle aurait pu le faire. Elle à dû hésiter… Ou je ne sais pas quoi…
- Naruto… Est-ce que ça va ?
Sakura le regardait d'un air inquiet, il n'avait pas l'habitude d'employer un ton aussi morne.
- Oui, ne t'inquiète pas. Je vais bien.
- Vraiment ?
- Par contre, je ne serais pas contre un gros câlin… Aïe !
Naruto venait de se prendre une tape derrière la tête. La rosée tourna la tête dans une autre direction en émettant un « humf » de colère.
- Sombre crétin !
- Sakura-chan…
Le blond se rapprocha d'elle et l'enlaça dans le dos.
- Pardonne-moi… murmura-t-il. Mais je risque de ne pas revenir…
- Hein ?
Naruto frappa la nuque de son amie qui étouffa un cri de surprise avant de s'évanouir. Il la garda dans ses bras quelques instants, les autres gardes n'avaient rien remarqué. Le blond la déposa au sol et regarda Konoha quelques instants avant de partir en courant à travers les bois.
« Cette escapade ressemble beaucoup à la fois où Sasuke à déserté… »
« Je n'avais pas le choix, Kurama. Sakura est le seul garde que je connaisse assez pour pouvoir faire ça… Si je survie, elle aura le droit de m'en coller une. Et je pense que je m'en souviendrais de celle-là ! »
« Je n'en doute pas… »
Cette nuit-là, Konoha ne se doutait absolument pas de ce qui s'était passé. Naruto venait de quitter la ville, et ce, peut être pour toujours.
