Yoshtaa !

Salut la compagnie ! fiioouu ! Ça faisait un bail ! *s'excuse platement*

Course poursuite entre Sasuke et les ninjas déserteurs ! Qui arrivera le premier ? SUSPENS ! *rire sadique*

Bien, sur ce, je vous laisse avec ce nouveau chapitre,

Bonne lecture !

Chapitre 21 : Un lieu sacré

P.O.V Shikamaru :

J'avais beau lire et relire cette lettre, une pointe semblait s'enfoncer dans mon coeur. C'était ces dernières volontés, même si c'était cet abrutit de Naruto qui les avait écrites, c'était bel et bien la façon de parler de Témarie. Ce qu'elle me demandait de faire me paraissait impossible et totalement suicidaire, mais...

Je m'élançais sur une autre branche.

Il fallait que je le fasse, pour Témarie, pour Suna. Bon sang ! Elle me surestime ! Et me voilà en train de parler comme Naruto, tu te fais vieux Shika... Mentalement, je suis déjà plus très fiable, mais au moins il me reste mes bonnes vieilles techniques. La persuasion devrait facilement l'emporter avec ces Ninjas. Ils sont remplis de haine, comme moi.

Mes pas me conduisaient vers Suna. Dans ce village rongé par l'idée de vengeance. Je dois les aider, par n'importe quel moyen, à calmer cette haine. Au pire j'y laisserais ma vie, mais je dois ça à Témarie. Après tout, c'est elle qui me l'a demandé : c'est le village où elle est née.

J'arrive sur une vaste étendue de sable, le pays du vent s'étend devant moi, aussi désolée que la ville de Suna. Je me souviens du jour où nous avons reçus cet appel de Sakura. J'étais dans le bureau du Hikage pour lui faire mon rapport lorsque j'ai entendue Haruno pleurer « Ils sont tous morts ». Nous avons mis du temps avant de réagir. Dans les cinq minutes qui suivaient, nous étions déjà partis. Et aujourd'hui, je reprends ce même chemin qui m'a amené à ce massacre.

Témarie... Ma Témarie... Méconnaissable, décomposée, à moitié bouffé par ces fichus charognards ! Je serre les poings en courant vers ce village. Je n'y étais allé qu'une fois, en début d'année, pour rencontrer les parents de Témarie, une coutume pour que les parents sachent si leur fille à choisit le bon mari... Ses pauvres parents doivent être déchirés à l'heure qu'il est... Suna, à l'heure qu'il est, n'est plus qu'une vaste nécropole. Je m'arête en chemin, j'aperçois les murs qui protègent la ville. J'inspire pour me donner du courage et avance. Alors que j'arrive au niveau du village, un garde m'arrête brutalement.

- Que viens-tu faire ici, Ninja de Konoha ?

Je prends une profonde inspiration, je sais déjà quoi dire.

- Je suis Shikamaru Nara, et je viens aider la résistance ! Entonnais-je avec le plus d'entrain que je puisse faire. C'est moi qui vous ais apporté les informations concernant les Biju, pour preuve, un cerf était dessiné bas de la lettre. C'est mon emblème, finis-je en montrant l'intérieur de ma veste, où j'y avais coud le même dessin.

Témarie aimait les cerfs, alors ce sera l'emblème de la rébellion de Suna. Il baisse immédiatement son arme et me lance un sourire amical. Il me fait signe d'entrer.

- Nous vous attendions, Shikamaru-Sama.

Bureau de l'Hokage :

- Ils sont partis ?! s'écria Tsunade en se redressant derrière son bureau.

Shizune tenait fermement le rapport des Anbu, qui étaient censés surveiller les activités de Sasuke, et hocha lentement la tête.

- Oui. L'équipe d'Anbu à perdu la trace d'Uchiwa vers onze heures hier soir. Ils ont ratissé toute la ville mais ne l'ont pas trouvé. Et tout à l'heure, les parents de Sakura ont signalé sa disparition. Shikamaru semble aussi avoir disparut, finit-elle avec une pointe d'inquiétude.

Connaissant les circonstances du départ précipité de Naruto, il n'était pas étonnant que ses amis soient partis. Mais c'était plus Shikamaru qui l'inquiétait. La blonde se leva de sa chaise d'un air contrarié et alla se poster devant la baie vitrée avec un soupir.

- On devait s'y attendre après tout... Shizune, appelle les équipes 8 et 9 et envoie une équipe d'Anbu sur la trace de Nara.

- Oui ! S'exclama-t-elle en déposant le lourd rapport sur le bureau.

Lorsque la porte se referma, la Hokage resta quelques instants devant la fenêtre avant de se retourner en croisant les bras.

- Kakashi, Sai, je sais que vous êtes là...

Les deux concernés apparurent devant elle dans un nuage blanc, ils s'inclinèrent.

- Hokage-Sama.

- Je sais très bien ce que vous pensez tout les deux, les coupa-t-elle. Et je refuse que vous alliez chercher Naruto.

Le Sensei se gratta le derrière de la tête avec un demi-sourire et l'ancien membre de la racine resta de marbre.

- Ma, ma... Tsunade-Sama, il s'agit de mon équipe. Je ne peux pas rester ici à ne rien faire, dit-il en feignant l'impassibilité.

- Naruto m'a souvent sauvé la mise, je dois lui rendre la pareil. C'est comme ça qu'on agit lorsqu'on est ami, n'est-ce pas ?

La Hokage avisa le jeune ninja. Sakura et Naruto l'ont beaucoup aidé à retrouver toute sorte de sentiments que la Racine avait fait en sorte de lui supprimer. Elle sourit.

- Je compte affilier les équipes 8 et 9 pour la recherche de Naruto, mais Sasuke et Sakura ont déjà désertés Konoha pour le retrouver.

- Sakura est partie vers le Nord, intervint le brun, ils ont ensuite tourné vers Kusa avant qu'elle ne se rende compte que je lui avais placé un émetteur dans son soutient gorge. Elle l'a détruit, finit le jeune ninja avec une moue.

Kakashi regarda son élève en haussant un sourcil tandis que Tsunade avait ouvert la bouche pour parler, mais c'était ravisé de lui crier la question « Comment ça dans son soutient gorge ?! ».

- Je vois... finit-elle par articuler en toussotant. Exceptionnellement, j'accepte que vous partiez avec eux. Kakashi, tu dirigeras l'équipe avec Gaï. Kurenaï doit rester avec son enfant au village, alors tu la remplaceras. Quand à toi, Saï, évite de parler de cet émetteur en présence de Lee, il pourrait mal le prendre.

Le concerné haussa les sourcils en se rappelant que le ninja avec la coupe au bol était dingue de sa petite amie. Il sentit quelque chose d'étrange en lui et se demanda si c'était de la jalousie.

Quelque part, à Kusa :

La rosée fulminait en frappant rageusement un caillou avec son pied. Ils s'étaient arrêtés pour faire une pause et Sasuke avisait le petit émetteur cassé avec amusement.

- Je me demande qui aurait bien put le mettre là... ricana-t-il.

- Oh, la ferme ! Je te jure que quand je le reverrais il passera un mauvais quart d'heure ! Quelle espèce d'enfoiré ! Rah ! Mais pourquoi il faut toujours que je tombe amoureuse de ce genre d'enfoirés ?!

Sasuke toussa en se souvenant de la Sakura qui le collait où qu'il aille.

- Oui ben t'as essayé de me tuer ! répliqua-t-elle.

- Légitime défense.

La rosée grogna avant de s'éloigner vers un buisson. Le brun haussa les sourcils, regarda l'émetteur, puis Sakura, et soupira. Lorsqu'elle revint, un peu plus tard, elle semblait soulagée.

- Y'en a pas d'autres, se justifia-t-elle.

L'Uchiwa hocha la tête en pensant qu'elle aurait dût vérifier ses vêtements avant de partir de Konoha. Elle qui s'était plaint parce qu'un truc la gênait... Il désigna le chemin.

- Iwa n'est plus très loin.

Sakura soupira en levant les yeux vers le ciel.

- Espérons que le Tsuchikage ait vu Chômei aux abords du Pays, ça nous aiderait.

Sasuke posa les restes de l'émetteur sur un rocher, il grava la pierre avec un éclair avant de rejoindre sa coéquipière, qui lui lança un sourire. L'idéogramme « Baka » y était bien visible.

P.O.V Naruto :

Où suis-je ?

Je suis debout au milieu d'une immense plaine, les herbes hautes me montent jusqu'aux genoux... Seule une fleure violette se détache de l'immensité de la pelouse. Il fait nuit, mais la lune m'éclaire presque comme en plein jour. Etrangement, je n'ai pas froid. Je ne sens pas la moindre température, et même le vent semble superficiel. Je rêve. Oui, je suis en plein rêve...

Un mouvement dans mon dos me fait retourner. Une silhouette se dégage de la pénombre, mon brun s'avance lentement vers moi. J'écarquille les yeux, cette démarche ne me plait pas, mais alors pas du tout !

- Sasuke... ? Bredouillais-je.

Il s'arrête et lève la tête vers moi. Ses yeux... je reste bloqué sur ses yeux. Ils reflètent cette même haine qu'il y a trois ans ! Inconsciemment, je fais un pas en arrière. C'est un rêve Naruto ! Réveilles-toi !

- C'est de ta faute.

Son murmure me fige sur place. Je commence à trembler.

- Qu...Qu'est-ce que tu racontes...? Balbutiais-je.

Son regard devint méprisant, encore plus haineux qu'autrefois. Il dégaine sa Kusanagi et recommence à avancer dans ma direction.

- Arrêtes ! Criais-je.

La panique dans ma voix me surprend moi-même. Je commence à reculer. Sasuke fait des pas plus rapides, la colère se lit facilement sur son visage et la faible lumière le rend encore plus terrifiant. Je veux courir, partir le plus loin possible, mais mes jambes ne répondent pas.

- C'est de ta faute ! Hurla-t-il en se jetant sur moi.

J'émets un cri de surprise et esquive difficilement son attaque. Mais réveilles-toi bordel !

- Qu'est-ce qui est de ma faute ?! Lui criais-je de plus en plus paniqué.

Un coup de poing en plein estomac étouffa la fin de ma phrase. Il m'envoie valser dans l'herbe. Je n'arrive pas à me relever, je ne peux plus bouger ! Il arrive au dessus de moi, lentement. Terrifié, j'essaye de reculer, en vain. Je suis totalement paralysé ! D'un coup de pied, il me maintient au sol et lève sa Kusanagi au dessus de sa tête.

- Sas... !

- C'est parce que tu es né que ma famille a été anéantie ! Me coupa-t-il en hurlant.

Je reste incrédule. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je veux protester, mais mes mots me restent en travers de la gorge, bloqués à cause de ma terreur. D'un mouvement sec, Sasuke fait pivoter sa lame dans ma direction. Il veut m'empaler ! Il faut que je me réveille !

J'ai à peine le temps de le voir abattre son arme sur moi que je me mets à hurler.

- ARRÊTES !

Des larmes coulent le long de mes joues, une douleur fulgurante m'arrache un cri de douleur. Pourquoi est-ce que je ne me réveille pas ? Sasuke est agenouillé au dessus de moi, une de ses main tient fermement la poignée de sa Kusanagi, l'autre est posée sur le pommeau. Une douleur atroce empêche mon coeur de battre, le métal l'a touché de plein fouet. Je sens Sasuke trembler à travers de la lame qui me transperce la poitrine.

Ma vue s'embrume. Mais je distingue les traits figés de mon ami, tremblant, il relâche son épée. Mon sang a laissé des traces rouges sur son visage et sur ses mains. Son Sharingan commence à pulser. Des larmes rouges commencent à couler sur ses joues. Son sang se mélangeant au miens. Mes paupières deviennent lourdes, je n'arrive pas à les retenir. Je n'arrive pas à bouger.

- Naru...to... ? Bredouille-t-il.

Je ne réponds rien alors que je sens que ses mains m'entourent le visage. Elles sont si chaudes... Je sens que des gouttes tombent sur mes joues. Son front se pose sur le mien.

- Je... Je ne... je ne voulais pas... ! Hoquète-t-il.

Un ricanement lointain me parvint. Une femme rit. Une femme... Ce rire... Elle ?! La partie la plus sombre de Kurama ! Que vient-elle faire dans ce cauchemar... ? L'évidence même de ma question me laisse perplexe. C'est un cauchemar, Kurama est sûrement en train de péter un plomb... Voilà, c'est ça... Son humeur influence mes rêves, ce n'est pas nouveau... Mes paupières sont trop lourdes, je n'arrive pas à les retenir tandis que je commence à avoir de plus en plus froid.

- NARUTO !

Ce hurlement déchiré me fait sursauter. Je reviens à la réalité en hoquetant. J'ai du mal à respirer. Je suis mort dans ce rêve, mais ce n'est que lorsque mon esprit s'est éteint que je me suis réveillé, pourquoi ? Tremblant, je saisis maladroitement le verre d'eau sur la table de chevet et l'engloutit comme pour faire passer le gout amer du sang. Je constate que je me suis violement mordu la langue pendant mon sommeil. Je repose le verre vide et passe une main sur mon front brûlant. La voix de Sasuke résonne toujours dans mon crâne, je gémis en m'asseyant convenablement. C'est étrange, normalement, lors d'un rêve ou d'un cauchemar, on se réveille toujours avant d'être frappé à mort. Alors pourquoi suis-je resté endormis ? Une douleur me plie en deux, mes nausées reprennent.

Saleté d'altitude !

Je m'effondre sur mon lit avec un soupir. Sasuke qui voudrait me tuer, ça c'est un vrai cauchemar, mais dans ce cas, pourquoi aurait-il soudainement changé d'intention après m'avoir éliminé ? Aurait-il été contrôlé par sa partie sombre de Kurama ? C'est après m'avoir posé plusieurs questions de ce genre que la porte s'est enfin daignée à s'ouvrir. Killer Bee entra avec deux bols fumants. L'odeur des Ramens sembla me réveiller d'un bond.

- Toujours malade ? Il va falloir que tu te refasses !

- B'jour Bee... murmurais-je d'une voix pâteuse.

Il me tend mon énorme bol remplit de ma nourriture préférée, mais allez savoir pourquoi, j'ai envie de manger des légumes.

Lorsque je suis arrivé, le changement de pression atmosphérique (Kurama l'appelle comme ça, perso' je ne sais pas ce que c'est et il n'a pas voulu m'expliquer parce que j'étais trop fatigué) m'a fait tombé dans les pommes. J'suis resté endormis pendant 17 heures le temps que mon corps se fasse à ce foutu climat montagnard. Le pire, c'est que je ne suis toujours pas sortit de ce chalet parce que je suis malade, donc je ne sais pas où je suis. Pratique, nan ?

- Tu t'y feras, en plus il ne fait pas si froid !

J'avais oublié que mon ami réceptacle parlait toujours en faisant des rîmes, je dois vraiment être fatigué...

- T'avais pas dit qu'on était à plus de huit mille mètres d'altitude ?! On doit se les geler mec !

- T'en fais pas, les nuages ne nous atteignent même pas, chantonne-t-il.

- C'n'est pas une question de nuage, mais de vents, répliquais-je.

- Les rafales se brisent comme de la glace contre les montagnes.

Montagne... Rien que ce mot me fait tourner la tête. J'engloutis mon bol en essayant de deviner ce que mon ami métis aux cheveux blancs voulait réellement me dire. Je me sens déjà mieux, tentons de nous lever.

Ok, vertige, je me suis mis debout trop vite. Positivons, t'es capable de marcher sans avoir besoin de courir aux toilettes. Je m'adosse au mur le temps que je retrouve mes sens et mon équilibre. Bee m'observe du coin de l'oeil, il doit sûrement se préparer à me rattraper si jamais je tombe comme une loque. Je soupire et fais les cent pas dans la chambre pour faire passer mon envie de me recoucher.

- Y'a quoi dehors ?

Il relève la tête et croise les bras en s'appuyant sur la commode.

- Hey mec, dehors y'a que d'la neige ! Si tu ne veux pas glisser, va falloir t'agripper ! Chantonne-t-il sur un air de Rap. Mais on peut positiver, personne ne pourra nous retrouver !

Je lui souris. Dans un sens, ça me rassure. Nous ne craignons apparemment pas les ninjas désireux de nous tuer, mais... Si jamais Ba-chan à envoyé une troupe pour nous soutenir, ça risque d'être compromettant. Et puis, je connais suffisamment bien Sakura pour savoir qu'elle me cherchera avant les autres. Elle a beau jouer la dure, elle reste beaucoup trop sensible pour me laisser seul avec du danger. La preuve : elle m'engueule dès que je me blesse. Pour Sasuke, ça s'annonce déjà plus compliqué. Je suis moi-même trop confus pour pouvoir dire avec certitude s'il me retrouvera ou non, et si ce sera pour m'incendier ou me faire un gros câlin... Non, je le vois mal se jeter sur moi avec des intentions passives...

Mais même s'il arrive ici dans le but de savoir le pourquoi du comment, je ne devrais dans aucun cas le voir en face. Il faut que je sois sûr que mon rêve n'était qu'un cauchemar qui ne risque pas de se réaliser. En jetant un rapide coup d'oeil dans mon subconscient, je constate que Kurama, comme à son habitude, s'amuse à jouer avec une de ses queues pour passer le temps. Genre ! Vas-y, fais semblant de pas me voir !

« Enfin remis d'aplomb gamin ? »

- On peut dire ça... murmurais-je en m'approchant un peu.

« Tu m'as plutôt l'air d'avoir passé une sale nuit. »

- Sans dec' ? Ça ce voit tant que ça ? Fis-je, ironique.

Il cesse de fixer son jouet et pose son regard sur moi d'un air interrogateur.

« Quel genre ? » me demande-t-il.

Je décide de ne pas tourner autour du pot, parce que sinon je vais m'énerver. C'est obligé, je n'ai pas remarqué que je m'étais levé du pied gauche. Super ! Quoi de mieux pour débuter la journée ?

- Kurama, lançais-je plus sèchement que je ne l'aurais voulu. Es-tu vraiment redevenu comme avant ? La haine qui est revenue en toi, est-ce qu'elle t'influence en ce moment ?

« Tu as peur que je te fasse du mal ? C'est absurde... » Soupire-t-il.

- Réponds-moi ! Lui criais-je, inquiet de cette réponse qui laissait entendre que j'avais raison.

« Je n'en ai pas l'impression, me répondit-il. Naruto, de quoi as-tu rêvé ? »

Je marche machinalement de droite à gauche.

- Je n'en suis pas sûr à cent pour cent, mais tu te souviens de ton côté maléfique ? Elle avait prit la forme d'une femme et son rire était très malsain.

Il semble réfléchir avant de hocher la tête.

- J'ai rêvé que Sasuke voulait me tuer. Mais juste après, il semblait redevenir lui-même et ne croyait pas qu'il m'avait abattu de sang froid. Il semblait totalement différent, et à ce moment là, j'ai entendu ce rire.

Kurama resta les yeux fermés, silencieux. Je me détournais de lui le temps qu'il s'imagine la scène.

« Tu veux dire... que je pourrais prendre possession de ton corps et utiliser tes Rinnengans pour contrôler Sasuke ? Et ensuite te tuer ?»

L'entendre dire ce que je pensais me fit frissonner. Mon renard le remarqua.

« C'est absurde. »

- Mais si tu redevenais méchant, tu pourrais très bien le faire ! Protestais-je.

Soudainement, il abattit sa patte avant sur le sol. Le bruit de l'impact me fit sursauter. Son regard dur me fit l'impression d'être un gamin qui venait de dire une énorme connerie.

« Crois-tu vraiment que je te tuerais ?! Me gronda-t-il. Même si mon esprit et mon coeur devenait à sombrer dans la folie, jamais je ne te tuerais ! Tu sais pourquoi ? Parce que tu es mon petit frère, abrutit ! Et si je venais à l'oublier, tu resterais en vie. Car si tu venais à mourir, alors je partirais à mon tour... » Finit-il presque inaudiblement, car je le savais très bien.

Je restais muet de stupeur. D'abord parce qu'il me considérait bien plus qu'un simple ami, mais aussi parce que ce n'étais pas de ma mort que j'avais le plus peur. Il me lança un sourire chaleureux tandis que je retenais mes larmes tant bien que mal.

- Un frère... murmurais-je d'une voix tremblante.

« Je t'ai vu grandir et c'est grâce à moi si tu es toujours vivant, donc... Oui, tu es comme mon petit frère. Et puis, tu es né avec ces cicatrices de renard.»

Il posa sa tête à côté de moi. Immédiatement, je me réfugiais contre sa joue en enfouissant mon visage dans sa fourrure chaude. Je ne suis pas seul. Il a toujours été là, caché au plus profond de mon être. Même s'il voulait ma mort, aujourd'hui... Il me protège... Je commence à sangloter.

- Idiot... Je... J'ai toujours voulu avoir un frère... !

« Je sais... Je sais ce qu'on ressent quand on est seul. »

Je me crispe. Ces paroles... Je les avais moi-même prononcées !

- La solitude... murmurais-je entre deux sanglots. La solitude... ça me connait... ! Finis-je en pleurant à chaudes larmes.

Je reste contre lui un bon moment. Je ne pense à rien et finis même par m'endormir. A mon réveil, j'ai la surprise de me retrouver dans mon lit, toujours en pyjama. Je me frotte les yeux et constate que le soleil est haut dans le ciel. Un mouvement sur ma droite attire mon attention.

- Bee ?

- S'endormir debout n'est pas sans risques.

Ce n'était pas mon ami qui avait parlé, mais son Biju à travers lui.

-Gyûki... murmurais-je. Je suis tombé ?

Il secoua la tête.

- Heureusement, on t'a rattrapé avant... Tu devais être très fatigué, ajouta-t-il. Bee est en train de dormir, il s'est entraîné pendant que tu pionçais.

Je souris. Les pansements qui lui parcouraient les bras en étaient une belle preuve. Je me levais et m'étirais.

- Tu te sens d'attaque pour aller voir notre base secrète ? me demanda-t-il.

- Base ? Fis-je, incrédule.

Il me lança un large sourire en voyant mes yeux pétiller. Je me demande vraiment à quoi pouvais bien ressembler une cachète secrète pouvant dissimuler neuf Bijus faisant chacun la taille d'un village. J'enfilais un blouson en vitesse, ce n'était de toute façon pas question que je reste trop longtemps dehors, sinon j'allais me sentir mal. C'est ce que m'avais dis Kurama hier. En repensant à mon renard, ce fut comme si on m'avait rechargé à bloc ! J'ai l'impression que je pouvais affronter le monde entier juste pour m'échauffer.

Bee, ou plutôt Hachibi, me suivait d'un ?il méfiant. Tombera ? Ne tombera pas ? Je suis sûr que c'est ce qu'il se demande. Je pose ma main sur la poignée et ouvre la lourde porte de bois. Un courant d'air me glace sur place, je frisonne en fermant les yeux. Lorsque je les rouvres, je ne vois qu'une immense plaine enneigée. Mais petit à petit, je distingue une vaste forêt au loin. Bon sang ! Cet endroit est immense ! Je tourne sur place et découvre un lac fumant, des sources chaudes ?! Je n'ai pas le temps de me poser la question car quelque chose attire mon regard, sur le côté de la maison, une vingtaine de pierres tombales semblent figées sous la neige. Et puis je m'en rends compte brusquement, de gigantesques montagnes s'élèvent tout autour de nous.

Nous sommes dans un ancien cratère ! Je reste stupéfait, debout au milieu de la neige. Gyûki se rapproche avec un sourire et m'annonce fièrement :

- Bienvenue dans la demeure de Rikudô.

Iwa, bureau du Tsuchikage :

- Entrez.

Une jeune femme aux cheveux noirs leur lance un sourire chaleureux et leur tenait la porte ouverte, elle la referma dès qu'ils furent entrés. Assis derrière son bureau, Ônoki regarda les Ninja de Konoha avec un haussement de sourcils. Il dévisagea Sasuke quelques instants en se souvenant de son attaque contre le conseil des Kages, une année plus tôt, avant de soupirer.

- Que me vaut cette visite ?

Sakura fit quelques pas en avant après s'être inclinée.

- Nous sommes à la recherche de Naruto. Chômei l'a emmené avec lui...

- Je vois... Murmura-t-il pour lui-même.

Il leur fit signe de s'approcher et déplia silencieusement une carte.

- Je me doutais bien que vous viendriez, Tsunade m'a prévenue ce matin avec un aigle d'encre. Malheureusement, nous n'avons vus aucun Bijus dans la région. Nous sommes trop occupés à calmer le peuple en colère.

Sans faire le moindre bruit, il dessina plusieurs cercles emmêlés sur le papier, au niveau des montagnes. Il inscrivit une spirale, le signe favori de Naruto, qu'il relia aux cercles par une flèche. Sasuke fronça les sourcils.

- De plus, il y a des fuites d'informations ici aussi, donc, même si je savais quelque chose, je ne pourrais pas vous le dire, pour protéger Naruto.

Les deux Ninjas se regardèrent en coin, quoi de mieux qu'un dessin lorsque de mauvaises oreilles sondent à travers les murs ? Ônoki fit partir une seconde flèche des spirales, elle se dirigeait vers le centre des montagnes, là où personne ne peut aller. Un bel endroit stratégique pour se planquer.

- Et avec le Cyclone qui traverse le Pays, nous sommes totalement débordés. Dès que nous aurons une information, vous en serez les premiers informés.

Sakura s'inclina profondément alors que Sasuke ne fit qu'un léger signe de tête.

- Merci, Tsuchikage-Sama. Tsunade-San est en train de préparer un plan de sauvetage, elle devrait vous recontacter sous peu.

Il hocha la tête en leur tendant le rouleau.

- Nous avons une lourde dette envers Naruto. Après tout, c'est grâce à lui si cette guerre s'est achevée. Désirez-vous passer la nuit ici ? Il ne fait pas bon de rester dehors par ce froid, de plus, des Ninjas déserteurs rôdent dans la région.

L'Uchiwa secoua la tête.

- Nous avons beaucoup à faire, nous devons aller à Taki pour surveiller un groupe de Ninja aux attitudes douteuses.

Le Tsuchikage sourit, bien évidement, il savait qu'ils allaient directement partir vers les montagnes.

- Dans ce cas, faites attention à vous.

Avec la même cérémonie d'entrée, ils sortirent du bureau après s'être inclinés. La petite fille d'Ônoki, Kurotsuchi, lui lança un regard remplit de reproche, pour jouer le jeu.

- Pourquoi ne pas leur avoir écrit les informations sur papier, vieux croûton ?

- C'était trop risqué, il ne faut pas que cela tombe entre de mauvaises mains, répondit-il avec un sourire complice.

La jeune fille soupira. Au moins, Naruto allait pouvoir avoir des renforts. Elle se dirigea vers la poubelle et y jeta une allumette pour faire disparaître les rapports de la journée.

Près du village d'Iwa :

- Un Cyclone ! Ils se sont caché dans un Cyclone ! s'écria Sakura.

- Vas-y, crie-le sur tout les toits...

Sasuke orientait la carte pour savoir dans quelle direction aller et soupira.

- Personnellement, ça ne m'étonne même pas, et c'est une bonne cachette.

La rosée, assise sur un rocher, fixait les montagnes avec un air découragée.

- Mais comment savoir où ils sont exactement ? Ce cyclone a quitté la région depuis hier soir !

L'Uchiwa lui fit signe d'approcher.

- Regardes, le trajet du Cyclone pouvait les protéger jusqu'aux Monts, ici, fit-il en pointant l'endroit le plus reculé des montagnes où la tempête s'était dirigée. Mais ensuite, elle s'est en allé vers une zone découverte.

- Tu veux dire qu'ils sont dans cette région-là ? Fit la rosée en désignant les montagnes les plus serrées.

Sasuke fit un hochement de tête avant de replier la carte. Il s'étira avant de lancer un Kunaï vers un rocher. Une forme humaine s'en dégagea pour éviter l'attaque. Sakura, surprise, se mit immédiatement en garde. C'était un ninja du pays du Son, un masque lui couvrait plus de la moitié du visage si bien que seuls ses yeux étaient visibles.

- Voyons... Seulement 10 ? Vous nous sous-estimez, lança Sasuke en dégainant tranquillement sa Kusanagi.

Le ninja pouffa alors que ses collègues sortaient de l'ombre. La rosée fronça les sourcils, ils n'avaient pas l'air forts, il y avait une arnaque ! C'était sûrement un piège, ou alors ils étaient suicidaires. En sondant des environs, elle conclut avec surprise qu'ils étaient bel et bien suicidaires.

- Donnez-nous cette carte, lança le premier Ninja.

- Vous croyez vraiment qu'on va vous obéir aussi facilement ? Lança Sakura.

- Certes, non. Mais j'ai un bon deal. Vous nous donnez cette carte, et on vous conduit vers votre collègue. Se perdre dans les montagnes est très facile lorsque l'on ne les connait pas, finit-il avec un sourire. A moins que vous ne sachiez voler.

Sasuke lui lança un large sourire. Une lueur dans ses yeux indiqua à la rosée de s'éloigner. Elle fit quelques pas en arrière.

- Et quelles garanties avons-nous que vous ne tenteriez pas de nous tuer pendant notre sommeil ?

La Ninja, surprise, dévisagea son ami. Elle qui croyait qu'il allait faire un massacre pour se détendre. A moins qu'il ne cherche à avoir des renseignements. Le ninja d'Otto sourit.

- Tout dépend de vous, pourquoi voulez-vous retrouver la trace de ses monstres ?

Le regard glacial que leur envoya Sasuke les figea sur place. Son sourire sadique sembla leur suffire, mais il ajouta pour s'amuser :

- Croyez-vous que nos intentions soient bienveillantes ?

Sakura soupira quand à l'attitude joueuse de l'Uchiwa en secouant la tête. Il lui faisait presque peur.

- Ils ont tués nos parents, répliqua-t-elle. On ne peut pas les laisser en vie.

Leur ennemi hocha la tête, ses collègues baissèrent leurs armes.

- Dans ce cas, nous sommes du même camp. Appelez-moi Otome. Nous avons toujours besoin d'alliés, grâce à vous, nous allons pouvoir les faire sortir de leur tanière.

Sasuke ricana, faisant immédiatement taire leur nouvel « ami ». Cette fois-ci, Sakura s'éloigna discrètement de lui en plaignant les Ninjas d'Otto de leur futur sort. L'Uchiwa releva la tête avec un large sourire malsain.

- On ne s'est pas bien compris. Croyez-vous que nous vous laisserions vous en prendre à eux ?

Otome se crispa et voulu se mettre en garde, mais le brun lui avait déjà envoyé un kunaï en plein milieu du front. Le chef tomba lourdement en arrière, laissant un moment de flottement chez ses amis. Un jeune cria soudainement de rage, emportant avec lui ses alliés, ils se jetèrent sur les ninjas de Konoha. Sakura remplit son poing avec du chakra tandis que Sasuke activa ses Sharingans.

Quelques secondes plus tard...

- Franchement, ils étaient suicidaires, fit-il tristement en retirant sa Kusanagi d'un cadavre tout frais.

- C'est toi qui les as attaqués ! On aurait put se servir d'eux pour avancer ! Gronda la rosée en pointant vers lui un doigt accusateur.

Autour d'eux, les dix ninjas étaient réduits à l'état de cadavres. Sasuke soupira.

- Tu n'as toujours pas compris... Comment des Ninjas d'Otto auraient-ils pus connaître ces montagnes ?

Sakura sursauta. Otto, le pays du son était bien plat comparé à ce pays. De plus, il y avait au moins deux cents kilomètres qui les séparaient. Elle baissa la tête en frappant un caillou du pied.

- Je suis vraiment nulle...

- Au moins, ils ont crus qu'on était idiots. Ce n'était pas plus mal, mais le final aurait été le même.

- Merci de confirmer, grogna-t-elle.

Le brun eut un sourire en coin qui laissa Sakura stupéfaite. C'était ce même sourire qu'il lui avait souvent envoyé pour dire : « t'es vraiment bête, mais je t'aime bien quand même », c'était une traduction d'Haruno, mais c'était à peu près ça. Elle sourit avant de bondir sur un grand rocher.

- Alors, on y va ?

Sasuke la regarda quelques instants sans aucune expression visible, puis baissa les yeux vers sa carte.

- C'est de l'autre côté... Naruto déteint sur toi.

La rosée se renfrogna avant de descendre en murmurant pour elle-même un « c'était pour avoir la classe ». L'Uchiwa la fixa quelques secondes avant de soupirer et lui donner un coup sur le crâne.

- Aïe ! Mais... Tu m'as frappé ! S'écria-t-elle en serrant les poings.

- Ah, revoilà, la vraie Sakura.

La concernée regarda le brun se détourner et partir d'un air stupéfait. Ne venait-il pas de dire qu'elle ressemblait à cet imbécile de blond ? Elle se renfrogna.

- Je ne ressemble PAS à Naruto !

Sasuke s'éloigna avec un large sourire. C'était dingue de savoir ce qu'il pouvait être sadique et emmerdant avec les gens. Manquerait plus qu'elle l'insulte d'associable, et il exploserait de rire.