Bien le bonjour !

La vache, je n'ai posté qu'un seul chapitre le mois dernier ! Ça me surprend ! Enfin bon, me revala avec un grand chapitre fort en émotions ! C'est cadeau !

J'en profite pour re-souhaiter un bon anniversaire à ma disciple ! (avec qui j'écris une autre fiction) Et voici un beau cadeau, un super chapitre je dis *grand sourire* Comment ça mes chevilles gonfles ?

A la prochaine tout le monde !

Chapitre 22 : Retrouvailles

Bureau de Tsunade :

Les équipes 8 et 9 étaient présentent, tout aussi estomaquées que Saï et Kakashi, ils fixaient la Hokage. Hinata fit quelques pas en avant.

- Ki... Kidnappé ?! bredouilla-t-elle.

Tsunade hocha la tête, les mains croisées sur son bureau.

- C'est la meilleure solution si nous voulons que Naruto ait une chance de revenir vivant à Konoha, il y va de même pour Bee. Je ferais l'annonce cet après-midi pendant que vous partirez à Iwa pour chercher des informations. Vous pourriez peut être aussi retrouver Sakura et Sasuke en chemin, ils se dirigeaient vers les montagnes.

Impatient, Lee fit de brusques mouvements avec ses mains pour faire brûler la flamme de sa jeunesse, faisant soupirer Neiji au passage. Il s'écria haut et fort pour impressionner son Sensei et avec des larmes aux yeux :

- Tsunade-Sama, la jeunesse coule encore en vous ! Vous avez réussis à retrouver mon cerisier malgré tous les obstacles !

La concerné et Kakashi se regardèrent un instants.

- Heu... Non, en fait, c'est... « Grâce » à Saï si nous savons où ils se trouvaient... fit-elle en fusillant le brun, qui souriait faussement, du regard.

Et c'est après un long discours de Gaï sur la jeunesse que Saï « réagit » enfin à la question existentielle du mec à la coupe au bol : « comment il a fait pour retrouver ma Sakura ? » et butta un instant sur le « ma » employé. Avec un sourire, il se plaça devant Lee et lui balança le plus naturellement du monde :

- J'ai placé un émetteur dans son soutient gorge.

Choquée, l'assemblée ne réagit pas tout de suite et Tsunade se leva de son siège, par mesure de sécurité. Lee fixa son nouveau rival avec de grands yeux.

- Soutient gorge... ? Tu as osés pourfendre son bien le plus précieux ?!

- Ah, on dit pourfendre ? Dans ce cas, y'a pas que ça que j'ai...

Mais la fin de sa phrase fut étouffée par la main de Kakashi qui se retenait de pouffer de rire. Les deux équipes restèrent muettes de stupeur et Hinata avait plaqué ses mains sur sa bouche en comprenant le sous-entendu. Fallait pas croire, la Hyûga était beaucoup moins innocente que ce qu'il paraissait, c'est juste qu'elle est beaucoup trop timide pour dire ce genre de choses.

- Ma, ma, c'est sans importances !

- Comment-ça « sans importances » ?! s'écria Lee.

Puis, Saï se souvint d'une fois où il avait vu Sasuke fixer Hinata d'un air mauvais, parce qu'elle était trop près de Naruto. Il se dégagea de l'emprise de son Sensei en réfléchissant. Son regard disait quelque chose comme...

- Pas touche, Sakura est à moi, fit-il avec un large sourire qui avait tendance à faire plus peur qu'autre chose.

Kakashi sursauta avant de réellement pouffer de rire. L'assemblée resta sous le choc, encore une fois, et le pauvre Lee ne savait pas comment réagir. Entre débiter un long truc sur l'amour qui serait plus forte que l'amitié et la jeunesse, pleurer, et lui démâter la troche à coup de tornade de Konoha.

- ça suffit !

Tous se calmèrent et fixèrent la Hokage. Celle-ci toussa pour mettre fin à la discussion.

- Vous partirez dans deux heures par la porte Ouest, et je ne veux pas de disputes pendant votre voyage, c'est bien clair, Saï ? (Il hocha la tête) Bien, la séance est close, je dois prévenir le village de ce qu'on va faire. N'oubliez pas : pas un mot sur le fait que Naruto soit partit de son plein gré. Mon message dira qu'il s'est fait enlevé par les Bijus, parce qu'ils avaient peur pour Kyubi. Rien à ajouter ?

- Non, Tsunade-Sama, firent-ils en cœurs.

- Très bien, vous pouvez y aller. Faites attentions à vous et ne mettez pas le bandeau de Konoha, vous devez être le plus discret possible.

- Oui ! Entonnèrent-ils avant de disparaître en un éclair.

La Hokage soupira en se rasseyant. Entre Saï et Lee, il allait y avoir un énorme conflit, surtout vu le manque d'émotions et de respect de l'ancien membre de la racine. Et vu la situation du monde ninja en ce moment, elle allait avoir plein de boulot pour remettre tout en ordre en vue du retour de Naruto.

- Mais comment voulez-vous que je prenne ma retraite ?! Se plaignait-elle.

Alors qu'elle se tenait la tête entre les mains, on frappa à la porte.

- Quoi ? fit-elle désagréablement.

Ino et Choji entrèrent, visiblement inquiets. Tsunade les regarda un instant avant de soupirer.

- Shikamaru, vous venez pour lui, n'est-ce pas ?

- Hokage-sama... fit tristement la jeune ninja. Il semblait nerveux hier, il marmonnait des choses étranges à propos de Témari.

Tsunade remarqua qu'Ino se tordait nerveusement les mains. Elle lui fit signe de continuer.

- On pense... Qu'il est partit rejoindre la rébellion de Suna...

- Je vois... Je m'en doutais.

- Hokage-sama ! s'indigna la blonde.

- Nous ne pouvons rien y faire. Partez à sa recherche si vous le désirez, il n'est pas difficile de retrouver un village. Surtout celui où se trouve la rébellion. Mais mettez-vous un peu à sa place, Shikamaru s'est fait rejeter par Naruto alors qu'il n'avait rien contre lui. C'est comme s'il avait perdu un ami à cause du démon qu'il hait le plus. Et puis, Naruto sera le futur Hokage, alors... Shikamaru doit se sentir totalement frustré de ne pas pouvoir lui venir en aide.

-Mais... ! Intervint Choji.

- « Je ne veux plus te revoir, le coupa-t-elle. Pas avant que tu ais changé d'avis ». Que croyez vous qu'il se passera ? Shikamaru est têtu mais je n'ai pas de craintes particulières à son sujet, il reviendra.

Ino inspira un grand coup avant de s'avancer.

- Tsunade-sama, nous voulons partir le rejoindre !

La concernée releva la tête, incrédule.

- Pardon ?

- Nous allons rejoindre Shikamaru, répéta Choji. Nous le surveillerons, ainsi que la rébellion.

- Nous vous ferons un rapport journalier, comme ça, vous pourrez savoir tout ce qui se passe là-bas. On pourra contrer d'éventuelles attaques et savoir où se trouve Naruto avant tout le monde. Et vous pourrez mettre en place le plan de sauvetage avant qu'il ne soit trop tard.

La Hokage avisa les deux Ninja en réfléchissant.

- Et quel est votre plan pour réussir à vous faire intégrer ? Vous ne tromperez pas Shikamaru comme ça.

- Je... Je le sais ! Mais... Nous sommes une équipe ! Quoi qu'il arrive, nous avons promis de toujours rester unis...

Tsunade les regarda un instant. A quoi bon les retenir ? Ils leur fausseraient compagnie en moins de deux.

- Vous pouvez toujours essayer, mais faites très attention à vous. Nous avons déjà eus assez de morts... murmura-t-elle pour elle-même.

Les deux derniers membres de l'équipe d'Asuma quittèrent la pièce. Après quelques minutes, la Hokage serra les poings et fit voler les papiers qui trainaient sur son bureau d'un geste rageur. S'effondrant à l'endroit où se trouvaient les dossiers, elle commença à sangloter.

- Vraiment... Je ne suis plus aussi stricte qu'avant... Je vous interdis de mourir, vous tous... Naruto... Rentrez vite à Konoha...

P.O.V Naruto :

Je regarde le ciel s'assombrir petit à petit.

Chômei est partit survoler les alentours. Au dessus des nuages il ne risque pas qu'on le voit, et en plus, on est dans un coin totalement paumé. Il y aurait apparemment deux ninjas inconnus au bataillon qui tentent désespérément d'escalader la falaise, celle qui est à moins abrupte bien évidemment. Ses montagnes nous protègent vraiment mieux qu'une forteresse ! Et ces deux là... sont des gros tarés. Je me demandais au début, si c'était Sasuke et Sakura qui grimpaient, vu que c'est les deux seules personnes les plus aptes à faire ce genre de truc suicidaire pour me retrouver. J'aurais fais la même chose, d'ailleurs. Mais d'après Chômei, ce n'est pas eux.

Je soupire. Ça fait deux jours que je suis ici, du moins dans un état convenable. Donc ça doit faire une petite semaine, en tout. J'ai été surpris lorsque Hachibi m'a apprit qu'on était dans la demeure de Rikudô. Mais la gravure en haut de la cheminée aurait dût me mettre la puce à l'oreille, elle représentait le Sage, sa femme, et ses deux fils. Je n'avais jamais entendu parler d'elle, mais apparemment elle serait décédée lors d'une des attaques de Juubi. Sa tombe, ainsi que celle de Naruto, de Sasuke, et de Rikudô, se trouve non loin du chalet. Il y a aussi d'autres pierres, mais je ne connais pas les noms qui y sont inscrits.

Chose encore plus surprenante que je n'avais pas vu au début : tous les Bijus sont représentés sur les murs de la montagne, tout autour du cratère. A leurs pieds se trouve une stèle où sont inscrits les noms de tous les réceptacles du Biju correspondant. Ainsi, au pied de la gravure de Kurama, est inscrit les noms de Rikudô, de Mito Uzumaki, de ma mère, et le mien. Lorsque j'ai demandé qui gravait ces noms, Gyûki m'a répondu que c'était un sortilège que leur avait lancé le Sage avant de se séparer d'eux. Comme ça, ils n'oublieraient pas leurs vieux amis étant donné que ce lieu sacré n'ait pas connu. Les réceptacles ont ainsi le droit à une place dans la demeure de Rikudô. Quand j'y repense, cette montagne est la plus haute de tout le monde Ninja ! D'ici, nous sommes à l'abri et nous voyons presque tout le pays.

Cet endroit est vraiment épatant ! Kurama m'a assuré que c'était encore plus agréable au printemps, je le crois volontiers ! De plus, nous avons suffisamment d'espace pour nous entraîner sans risque de détruire la maison ! Ce cratère fait 10 kilomètres de diamètre, ce n'est pas rien !

On a commencé les tests d'entraînement hier. Le premier consistait à savoir jusqu'où je pouvais voir en « mode loupe ». Donc, oui, le grain de poussière à l'autre bout de la vallée, je le repère vite. Ça me fait bizarre de penser que je peux voir à plus de 10 kilomètres, mais il y a un inconvénient : je pleure du sang si je tente de dépasser les douze kilomètres. C'est désagréable, chiant à nettoyer, et ça pique. Je compatis Sasuke ! Bref. Demain, on verra si je peux contrôler tous les éléments comme le faisait Rikudô-san, mais je sais déjà que je peux séparer les molécules. Je ne savais pas que c'était aussi petit ces trucs là !

Définitions des molécules : trucs tout petits qui se regroupent pour créer de la matière bizarroïde, et sont super compliqués à séparer quand on y pige rien. Inutile de préciser que c'est mon cas. Je me suis fais engueulé l'autre jour à cause de ça d'ailleurs. J'ai voulu savoir si je pouvais voir ce qu'il y avait dans un grain de poussière, j'ai vu plein de petites boules trop mignonnes, et j'ai voulu voir ce que ça faisait si je mettais les rouges et les bleues ensembles. Résultat : un début d'incendie dans le salon. Finalement, Kurama à décrété qu'on allait devoir entraîner ça « pour que je fasse plus de catastrophes ». Peuh ! Je ne suis pas aussi nul que ça !

...

Ok, j'ai rien dit. Avec un nouveau soupir, je me plonge entièrement dans l'eau bouillante. Avoir un Rotenburo dans son jardin, c'est le méga-luxe ! Je m'amuse à prendre de la neige pour la regarder fondre à cause de la vapeur. Le premier soir, avec Bee, on s'était jeté dans l'eau en caleçon avant de courir se rouler dans la neige. Même pas froid d'abord ! Et ce n'est pas vrai, je n'ai pas fais d'anges dans la neige, et on ne s'est pas jetés dans un mur de neige pour y laisser nos empreintes ! Vous avez déjà vu ça ? Un mur de neige, de trois mètres d'épaisseur ! C'était trop tentant, on s'emmerdait, et j'avais besoin de me détendre.

Aaahh... l'eau chaude en fin d'après midi d'hivers... C'est le top du top ! Sauf que je vais devoir sortir : repos obligatoire et ramens en vue ! Si je me bouge trop je suis puni parce que je manque de m'évanouir. Je ne supporte vraiment pas l'altitude... Et mon bain de minuit alors ? J'ai toujours voulu en faire un ! Je soupire en voyant Son arriver.

- j'arrive, j'arrive... murmurais-je.

Il me lance un étrange sourire avant de faire demi-tour. Ais-je dis un truc étrange ?

- Hey, Kurama, il n'est pas bizarre aujourd'hui Son ?

« Je vois pas de quoi tu parles. »

- Son sourire était trop bizarre !

« Tu te fais des idées. »

- Là, tu me caches un truc !

« Pas du tout »

- Arrêtes de nier !

Il soupire.

« Est-ce qu'on te cacherait que Bee a acheté des Ramens toutes fraîches pendant que Chômei faisait sa ronde ? D'ailleurs, il y est retourné pour chopper les intrus, ces idiots ont eut la grande idée de se planquer dans une faille. Ils sont suicidaires, et ne pourront pas lui échapper. »

Pendant qu'il parlait, je finissais de m'habiller.

- Mouais.

« Mais ce qui est pour Son, je pense que c'est juste parce qu'il t'aime bien. Il fait souvent des trucs bizarres, faut pas lui en vouloir. »

- Quoi, comme trucs bizarres ?

Avant qu'il n'ait eut le temps de répondre, le Biju avait jailli de derrière un rocher en me criant un grand « BOUH ! » avec toutes ses dents dehors. Je hurle de surprise en enclenchant le plus puissant pouvoir de mon Rinnengan (pour l'instant) et lui envoi une déflagration en pleine face. Quand je me rends compte qu'il se roule dans la neige pour éteindre mes flammes, je crie :

- Mais espèce d'abrutit ! J'ai faillis avoir une crise cardiaque !

Kurama ricane.

- Ce genre de connerie.

- Merci, j'avais remarqué, grognais-je en partant vers le chalet.

En entendant un grand « plouf », je devine que mon ami Biju s'est jeté dans le rotenburo. Je regarde derrière moi et le voit en train de barboter joyeusement. Est-ce qu'un démon peut avoir une crise de la quarantaine ? Bien qu'ils soient bien plus âgés, ça me surprendrais même pas.

P.O.V Sasuke :

Adossé au mur de la fissure, je regarde Chômei se diriger vers le haut de la montagne. On dirait qu'il porte un truc sur le dos, mais je ne distingue pas ce que c'est car il est trop loin. Sakura se frotte les mains pour les réchauffer, il fait beaucoup plus froid ici qu'en bas.

- Naruto doit se trouver en haut, me chuchote-t-elle. On est plus très loin.

- Ouais...

Nous faisons une pause. Le froid devient trop persistant et nos muscles sont endoloris par l'escalade. Les fortes bourrasques de vents m'ont empêché de voler plus haut dans la matinée, et elles ne sont pas calmées. Je regarde le ciel devenir de plus en plus sombre en fronçant les sourcils.

- On ne va pas pouvoir continuer aujourd'hui, ça serait trop dangereux.

Ma collègue hoche la tête.

- Au moins, on sait par où aller.

La première fois qu'on a vu le Biju, on avait eut du mal à repérer la montagne où il retournait. Nous l'avions traqué pendant plusieurs jours avant de trouver les parois escarpées qu'il nous fallait grimper. Et grimper le long d'une falaise, c'est pas évident. Heureusement que je peux voler grâce à la marque maudite qu'Orochimaru m'a gentiment remit pendant la guerre. Mais au final, vu que je suis plus fort que lui, j'arrive à le garder prisonnier en attendant de trouver le moyen d'annuler cette fichue marque. J'en ai vraiment marre qu'il tente de me mordre pour « renforcer » mon pouvoir à chaque fois qu'il me croise. Mais comme j'ai une dette envers lui, je ne peux pas le tuer pour l'instant. C'est limite s'il me court pas après en débitant des « je veux ton corps, Sas'ke-kun ! » avec un air plus que malsain. Ça me dégoute rien que d'y repenser.

Mais je pourrais toujours l'assassiner sauvagement s'il tente de me toucher, légitime défense. Ouais, voilà, je vais le trucider, avant de me retirer cette marque, et de le tuer une troisième fois parce qu'il sera sortit de mon corps... Oh merde. J'avais oublié qu'il était là !

- Sasuke ?

Je me tourne vers Sakura, qui me regarde bizarrement.

- Quoi ?

- Tu fais une tête vraiment étrange. On dirait que t'as une envie de meurtre, ce n'est pas Naruto, dis ?

Je souris en me massant l'épaule où s'entortille la marque maudite. Elle remarque mon geste et esquisse un sourire.

- Pas du tout, grognais-je.

- Je vois.

Ma coéquipière se frotte une nouvelle fois les mains et souffle dessus, mais faire un feu ici nous vaudrait de nous faire repérer. Je décide de jeter un coup d'œil dehors pour repérer une nouvelle cachette plus confortable que cette fissure étroite. Soudainement, quelque chose s'abat sur la paroi, juste devant moi, nous plongeant dans le noir. Je recule vivement en poussant Sakura.

- Attention !

Un tentacule s'engouffra alors dans la fissure et me saisit le poignet. J'entends Sakura crier de surprise alors que je déclenche un Raikiri pour que cette chose me lâche. L'espace étroit nous empêche de riposter et l'énorme corps nous bloque la sortie tout en nous mettant dans le noir le plus complet. L'éclair me permet de voir ce qui me tenait pendant un instant, avant qu'il ne disparaisse avec un sifflement désapprobateur. Un tentacule vert... Etrangement, ça me dit quelque chose.

- Recule... soufflais-je à ma collègue.

Elle s'exécute malgré l'étroitesse de l'endroit, si bien qu'elle se retrouve collée dans mon dos.

- Qu'est-ce que c'était ? Me murmure-t-elle, visiblement pas très rassurée.

- Aucune idée, mais il nous en veut.

Dehors, la chose s'énerve sur la paroi. Défonçant l'ouverture à coup de griffes, j'entends le bruit des éboulis qu'elle provoque. Nous ne pouvons plus reculer et la fissure diminue à vue d'œil. Dans quelques coups, nous seront à découverts. Je serre les poings. Dès que je la verrais je lui lancerais un Amaterasu, ça devrais bien la calmer.

Un fracas me fait sursauter. En même temps, nous levons la tête. Nous nous rendons compte trop tard que ce qui creusait devant nous, n'était que des pattes arrières. En une fraction de secondes, des immenses serres s'abattent sur nous, broyant la roche comme si c'était du beurre. Alors qu'elles nous saisissent, Sakura hurle de terreur mais l'explosion de roche couvre sa voix. Je ne peux pas utiliser Suzanoo dans un espace aussi étroit, et un Amaterasu nous brûlerait en même temps que notre attaquant. Je jure tout en me débattant. Avec Sakura dans une patte, et moi dans l'autre, il nous sort de notre cachette avec brutalité. Ses puissantes griffes m'empêchent de bouger.

Alors que je planifie de lui cramer la tronche avant d'activer ma marque pour voler et chopper Sakura au passage, une voix forte me fait sursauter.

- Eh bien ! Vous m'aurez donné du fil à retordre vous deux ! Des intrus, franchement, vous êtes suicidaires les gars.

Reconnaissant la voix, nous levons la tête vers le Biju. Nous sommes au dessus du vide, ce n'est pas bon. Alors que ma collègue veut l'appeler, il la coupe :

- Mais je connais une solution pas trop fatigante pour me débarrasser des gêneurs. Je vais vous lâcher là, et retourner manger. Une chute, c'est bête et ça arrive souvent dans ces montagnes.

Fixant le vide incalculable en dessous de nous, Sakura émet un nouveau cri de terreur en écarquillant les yeux, avant de lui hurler :

- Bordel Chômei ! On n'est pas des ennemis !

Le concerné penche alors la tête vers nous et sursaute en plein vol, nous faisant balancer violemment au dessus du vide.

- Vous deux ?! s'écrie-t-il. Mais vous êtes complètement malade de nous faire peur comme ça !

A qui le dis-tu, crétin...

- On croyait que vous faisiez partis des « Demon's killer » ! Pas besoin d'expliquer leur but, je suppose. Ils crèchent à Suna. Bref ! Vous auriez très bien pus vous percher sur un rocher en me faisant des grands signes. De toute façon, on vous aurait rien fait, et vous n'auriez pas eus à grimper cette montagne en risquant vos vies comme deux gros abrutis!

Chômei changea de direction et commença à voler vers la montagne où ils avaient trouvés refuge. Sakura semble se calmer.

- C'était la traduction, reprit-il. Naruto est à la fois content et en colère. Mais du coup, je ne sais pas trop ce qu'il veut me dire...

- Naruto ? répéta-t-elle.

- On peut communiquer facilement et plus vite qu'en temps normal. Le subconscient est un outil merveilleux. Nan mais vous imaginez un peu ?! reprit-il. S'ils nous avaient retrouvés ?! La galère, franchement ! Naruto n'est pas près du tout pour affronter ça... Et l'étendu du pouvoir de Rikudô est bien trop vaste pour que son entrainement soit finit à temps. De toute façon, maintenant que vous êtes là, ça change tout ! Vraiment, j'aurais bien voulu vous emmener, mais on avait tellement peur pour notre petit frère adoré, qu'on a fait passer son sauvetage en priorité.

Petit...frère ? Ils considèrent tous Naruto comme leur petit frère ? En y repensant, ce n'est pas vraiment étonnant qu'ils aient voulu sauver Naruto et Bee. Ils sont tous menacés de morts... Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est que Naruto ne soit « pas près du tout ». Tel que je le connais, il devait être en dépression, mort d'inquiétude et de regrets. Comme à chaque fois...

Mais ne t'inquiètes plus Naruto, J'arrive.

POV Naruto :

Je reposais mon bol de Ramen avec un sourire. On avait beau avoir des stocks de nourriture pour au moins deux mois, ça faisait toujours plaisir d'engloutir un bon bol de Ramen au Miso. En face de moi, Bee semblait fixer l'horizon à travers la vitre d'un air songeur.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Chômei est en train d'attraper les intrus, je les plains, mais ça serait pas mal de les interroger.

Je hoche la tête tout en me dirigeant vers la cuisine, et pose mon bol dans l'évier. Je m'étire en me posant toujours les mêmes questions. Qui sont-ils ? Pourquoi viennent-ils ? Amis ou ennemis ? Et si s'étaient des ennemis ? Et qu'on était repérés ? Je secoue la tête pour chasser ces idées négatives. Chômei sait très bien ce qu'il faut faire. Un ami, il le ramène. L'ennemi, il l'élimine.

Une image s'incruste soudainement en force dans mon esprit. Des pierres volent dans tous les sens. Je distingue les pattes du Biju, il tient deux formes humaines. Ils ont tout deux des capes de camouflage que je connais très bien, l'un d'entre eux relève la tête. Ses yeux rouges fixent durement Chômei. Ses cheveux noirs flottent au vent. J'émets un cri de surprise. Sasuke. J'ai un brusque mouvement de recul et me retint à une chaise. La vision continue. La deuxième forme remue, et crie de panique. Des cheveux roses me donnent une nette identité du ninja. Sakura. Je vois que les deux semblent soudainement se détendre, Chômei à dut leur parler. Mon brun désactive ses Sharingans et reste impassible. La vision s'arrête brusquement.

Mon cœur se met à battre brutalement, le souffle court, j'entends à peine Bee me rejoindre. Il m'aide à m'assoir.

- Ne nous lâche pas, Naruto !

Je n'arrive même pas à lui parler. Mes mots se bloquent, s'entrechoquent. Je ne sais pas quoi faire. Je suis heureux de savoir qu'ils seront bientôt ici, mais je tremble quand même de colère.

- Q... Quelle bande d'idiots ! Criais-je enfin. Ils sont suicidaires ! Tarés ! Ils auraient pus mourir en venant ici ! Pourquoi est-ce qu'ils se sont planqués quand ils ont vus Chômei ?! Ils croyaient qu'on allait les tuer ou quoi ?! Bon sang !

Je tremble et commence à pleurer. J'en ai assez... Je suis fatigué... Mais je veux les revoir. Ils me manquent... ! Ils me manquent trop ! Je commence à me relever, Bee me tient à l'œil tandis que j'essuie mes larmes d'un revers de la manche. Je me rends compte que je suis en pyjama, ça ne le fait pas. En colère, je fonce dans ma chambre et attrape une tenue descente.

J'enfile mon pantalon noir et mon pull et agrippe la première veste que je vois. Blanche, longue, et avec les six virgules de Rikudô. Et puis zut ! De toute façon, je n'ai que ça ! Je cours ensuite au rez-de-chaussée. Je croise mon ami qui est adossé à la porte et qui me fixe en train de chercher mes chaussures. Lorsque je les trouve, mes mains tremblent tellement que je dois m'y reprendre à deux fois avant de réussir à les mettre. Assis dans l'entrée, ma tension baisse soudainement. J'entends le bruit caractéristique de Chômei qui atterrit et me redresse d'un bond.

Soudainement j'hésite. C'est idiot, je le sais. Mais j'hésite, la main posée sur la poignée. Je tremble encore. Bee pose une main réconfortante sur mon épaule. Je tourne la tête vers lui, il me sourit.

- Tout ira bien.

Je lui rends son sourire. Avec une profonde inspiration, j'ouvre la lourde porte en bois. Je distingue mal les formes qui sont dehors à cause du vent froid qui me pique les yeux. Je les fermes quelques secondes avant de les rouvrir. Il fait nuit, mais la demi-lune éclaire bien le cratère. Chômei est devant la maison, il s'étire de son voyage. Les autres Bijus sont autour de nous. Je vois Sakura qui époussette son manteau et relever les yeux vers moi avec un large sourire. Sasuke tourne lentement la tête dans ma direction. Il fait alors une chose dont je ne m'attendais pas de sa part. Il sourit, simplement, mais chaleureusement.

Je savais que c'était eux, mais les voir en vrai, près de moi, me fait un second choc. Je serre et desserre mes mains. Ne sachant pas comment réagir et sentant de nouvelles larmes me monter aux yeux, je bredouille.

- Sasuke... ? Sakura... ?

Ma coéquipière sourit de plus belle.

- C'est quoi cet accueil, Naruto ? Fit-elle, taquine.

Mon brun fait quelques pas vers moi, je fais de même, inconsciemment. J'ai l'impression que ça dure une éternité alors que je n'ais fais à peine que deux ou trois pas. Mes jambes s'élancent d'elles mêmes. Je cours les larmes aux yeux. Sasuke sourit et se met à courir lui aussi. Il ralentit alors que je ne suis qu'à deux mètres de lui, mais pas moi. Je me jette dans ses bras en pleurant. Le choc me fait tomber en avant. Atterrissant dans la neige, mon brun resserre son étreinte. Je me blottis contre son torse en tremblant.

- Pardon... Pardon... ! Sanglotais-je.

Je respire son odeur qui m'avait tellement manqué tout en enfouissant mon visage dans le creux de son épaule. Me passant une main dans les cheveux tout en me réconfortant, je l'entends murmurer.

- Tout va bien... Je suis là...

Je le sens trembler. Me serrer un peu plus contre lui. On se retrouve assis, sans vraiment que je sache pourquoi. Mais comme ça, je peux le garder contre moi. Combien de temps tout cela dure, je n'en sais rien. Mais je ne bouge pas. Je suis bien comme ça.

J'entends des gens parler mais je suis trop fatigué pour écouter ou comprendre quoi que ce soit. Je ferme les yeux, lentement. Je crois m'endormir car plus aucun son ne me parvient. Tout est calme, silencieux. Je rouvre les yeux, inquiet de ce silence persistant. Je suis debout, seul, il fait noir complet autour de moi. Soudainement, j'entends le bruit d'une goutte d'eau qui tombe. « Ploc ». Je me tourne vers le bruit. Le sol spongieux fait un bruit horrible sous mes pas.

Un sol spongieux ? Mais où suis-je ? Je commence à courir pour trouver une sortie. Chaque pas m'arrache un souvenir douloureux. Kurama qui prend le contrôle de mon corps. Non. Ce même endroit, remplit de sang. Non. Mes amis, morts, déchiquetés au plafond. Non ! Je trébuche soudainement et m'étale sur un sol dur. Paniqué, je me relève immédiatement. Le trou de lumière m'éclaire, mon bas de pantalon est imbibé de sang. Je crie d'effrois et regarde tout autour de moi.

- Sors de ton trou, enfoiré !

Un rire sadique de femme me parvint de tous les côté en même temps.

- Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi aussi facilement, Uzumaki ?

- Qu'est-ce que tu me veux ? Bon sang ! Criais-je.

Son rire reprend de plus belle.

- Ce que je veux ? Oh, Naruto ! Mais c'est toi, que je veux ! fit-elle, mielleuse.

Un frisson me parcoure tandis que je sens une présence dans mon dos. Des bras féminins m'enlacent. Je tente de la repousser, mais elle m'agrippe de plus belle.

- Lâche-moi !

Une décharge me cloue sur place, je m'effondre sur mes genoux tandis qu'elle me tient fermement. J'avais déjà ressentis cette sensation le jour où Sasuke avait tenté de me tuer. L'engourdissement, la paralysie... De l'électricité...

- Allons, allons, me chuchote-t-elle. Tu ne voudrais pas que je m'en prenne à ce cher Sasuke, n'est-ce pas ?

- Enfoirée... !

Sa voix devint alors plus triste.

- Naruto... S'il te plait, reste avec moi... Tu es le seul qui puisse me comprendre.

- Te comprendre ? Répétais-je incrédule.

- Oui, murmure-t-elle dans le creux de l'oreille. Nous sommes pareils, toi et moi. Rejetés, on veut notre mort, au final, même nos amis se retournent contre nous.

L'image de Shikamaru me revint en mémoire. Je le chasse rapidement.

- Je ne peux pas rester avec toi, fis-je lentement.

- Pourquoi ? s'indigne-t-elle.

- Je dois vous sauver, toi et tes frères, et je ne peux pas le faire en restant ici. Quand vous serez sauvés, nous seront séparés. Il n'y a pas d'autres moyens.

- Non ! crie-t-elle. Viens avec nous !

- Je... je ne peux pas ! Protestais-je.

Elle me relâche et se relève. Lentement, elle vint devant moi, de dos. Elle n'a pas changé, partie la plus sombre du cœur de Kurama, elle veut que je reste avec elle car c'est ce que désire mon ami renard. Mais il sait que c'est impossible, et elle le refuse. Mais lequel des deux est le plus puissant ?

- Tu veux rester avec Sasuke, n'est-ce pas ? murmure-t-elle.

Je ne réponds rien. Partir loin de ce monde serait un très bon moyen pour rester en vie. Mais quelque chose me bloque. Sasuke... oui. Mais aussi tous ceux que je connais, et Konoha.

- N'est-ce pas ?! répète-t-elle plus fort.

- Il n'y a pas que lui... fis faiblement.

Des spasmes électriques me parcourent encore tout le corps. Si je tente de me relever, je m'effondre direct.

- Tu penses encore aux autres, alors qu'eux... Combien de fois t'ont-ils fait souffrir ? Combien de fois s'est-on servit de toi ? De nous ? Dis-moi Naruto ! Comment peux-tu leur pardonner ?! Comment pourras-tu leur pardonner le fait qu'ils aient voulus ta mort ?!

- Ils ne veulent pas tous ma mort ! Protestais-je. Laisse mes amis en dehors de ça !

Elle se retourne. Ses joues marquées comme les miennes attirent mon attention pendant quelques secondes. Son regard haineux me fait frissonner.

- Tes amis ?! Et moi alors ? Tu compte me rejeter ?! Hurle-t-elle.

- N... Non... Murmurais-je.

- Menteur !

Elle tombe à genoux et sanglote.

- Menteur... Menteur !

Elle prend sa tête entre ses mains et se balance quelques instants. Puis, son sanglot change, il devint rieur. Elle part dans un rire dément. Je me crispe, ce n'est pas bon ! J'arrive à me mettre à genoux. L'image de Sasuke me tuant revint en force dans mon esprit. Je sursaute et me met en garde, toujours a genoux.

- Tu me fais rire... murmure-t-elle une fois calme. Tu me fais trop rire ! Hurla-t-elle soudainement en se jetant sur moi.

Me plaquant au sol, elle me mord brutalement l'épaule. Je cris tout en tentant de me défaire de cette morsure. Elle me relâche en se léchant la lèvre tintée de mon sang. Je déglutis.

- Je ne peux pas... murmure-t-elle. Je ne peux pas les laisser te faire du mal ! C'est pourquoi j'ai décidé de tous les tuer.

J'écarquille les yeux tandis qu'elle me susurre :

- Et plus rien ne nous arrivera...

- Non... fis-je avec un nœud dans la gorge.

- Quoi ?

- Non ! Criais-je en la repoussant.

Elle atterrit sur les fesses, incrédule. Je tente de reprendre ma respiration.

- Je ne peux pas te laisser leur faire du mal ! Ils sont ma famille !

Ses yeux reflètent soudainement une trahison meurtrière. Choquée, elle ne bouge plus. Sa tristesse se lit facilement sur son visage. Je respire bruyamment en me redressant tant bien que mal.

- Tu... Me rejette... finalement...

J'écarquille les yeux. Merde !

- Non, je ne... !

Elle me coupe en me plaquant une nouvelle fois au sol, brutalement. Plongeant ses yeux dans les miens, elle serre mon visage dans ses mains.

- Si tu n'es pas avec moi... Alors tu ne seras avec personne ! Hurle-t-elle.

Je n'ai pas le temps de réagir, mes yeux se mettent à pulser violement. Je crie de douleur en plaquant mes mains sur mes paupières. Lorsque la douleur se calme, je me retrouve à genoux dans la neige. Haletant, je sens du sang couler le long de mes joues. Je suis revenu... Alors que je compte serer Sasuke contre moi, je remarque qu'il n'est pas là. Paniqué, je relève les yeux, ma vue est brouillée, mais je le distingue plus loin, debout. Il a l'air surpris, il ne sait pas comment réagir. A côté de lui, Sakura à une main de plaquée sur sa bouche.

Je remarque que mes mains sont crispées, les griffes de Kurama sont à la place de mes ongles. Je commence à trembler et tente de me relever. Quelque chose me retint fermement. Gyûki. Alors que je reprends difficilement ma respiration, je bredouille.

- Qu'est-ce qu'il... s'est passé ?

- Tu as perdu le contrôle, et il n'y a pas que toi. Kurama aussi on dirait... Me répond Chômei.

Je vois qu'il est blessé et déglutis.

- Je... Désolé...

Mes yeux me font moins mal. J'aurais réussis à la repousser ? Comment ?

- Naruto. Que c'est-il passé ?

Je relève la tête vers Sasuke qui s'est avancé, talonné de près par Sakura. Je secoue la tête.

- j'n'en sais rien... Je me souviens que j'étais avec toi et j'ai crus m'endormir. Après...

Je raconte ma rencontre avec la partie maléfique de Kurama, sans entrer dans les détails car ça pourrait énerver Sasuke. Pendant que je parle, je me surprends à me masser l'épaule. J'ai un tic de douleur. Surpris, je constate que j'ai une profonde trace de morsure. Comme personne ne semble savoir d'où elle vient et que mon brun me fixe étrangement, je suis obligé de dire qu'elle m'a mordu. Un signe d'appartenance selon Bee. Super ! Sasuke se renfrogne tandis que je fais la moue. Je tente un contact avec Kurama, il semble exténué.

« Gamin ? Murmure-t-il. »

- Kurama, tu m'avais dis que tu ne me ferais rien.

Un ton de reproche dans ma voix me surprit moi-même.

« Je ne sais pas... ce qu'il s'est passé. »

- Tu en es sûr ? Kurama, je peux t'aider !

« Menteur... Il n'y a que moi pour l'arrêter. »

- Alors... Tu le savais... Et tu ne m'as rien dit !

Il secoue mollement la tête.

« Je viens... de l'apprendre. »

- Kurama, ne mens pas ! Chômei a été blessé ! Et Gyûki aussi !

« Je ne mens pas ! Gronde-t-il.»

Dans mon subconscient, je baisse la tête.

- Comment va-t-on faire, maintenant ? On ne peut pas sortir d'ici, et le coup de la cascade de la vérité ne marchera pas sur toi...

« Il en existe une... ici... »

Je relève la tête.

- C'est vrai ?!

« Rikudô l'a créé spécialement pour nous autres... Nous ne l'avons jamais testé, mais ça peut marcher... »

Je hoche la tête. Dans le monde normal, Sakura s'occupe de soigner le bras blessé de Bee. Mes paupières se ferment d'elles même. Je résiste, j'ai peur de retourner dans le subconscient de Kurama. Je me surprends de rencontrer une épaule. Sasuke m'empêche de tomber à la renverse. Je lève les yeux vers lui.

- Tu n'as rien ? Murmurais-je.

Il secoue la tête.

- On s'est tous écarté quand on a sentit un changement dans ton chakra.

Je lui lance un sourire navré.

- Désolé... Ce n'est pas le genre de retrouvailles qu'on peut souhaiter, hein ?

Il sourit faiblement tandis que mes yeux flanchent de nouveau.

- Sasuke, emmène-le dans sa chambre, lance Bee. Il ne se produira plus rien, son esprit et son corps sont trop fatigués. Et Kurama vient de s'endormir. Ce n'est pas rien de perdre le contrôle...

Je n'entends pas la réponse, mais je sens que Sasuke m'aide à me relever. Bras dessus, bras dessous, nous marchons vers le chalet. Mon brun fait un clone pour l'aider à ouvrir les portes. Alors que je commence à m'assoupir en plein milieu du couloir, la voix de Sasuke me réveille.

- C'est laquelle ?

- Hum... ? Marmonnais-je. Celle du fond...

Trop fatigué, j'entends à peine la porte s'ouvrir. Je m'effondre sur mon lit avec un soupir de soulagement. Mon brun soupire également.

- Et tes vêtements ?

Je grogne en faisant signe que ce n'était pas grave. Il s'approche et m'enlève mon manteau sans mon accord. Je me débats mollement alors qu'il me retire la dernière manche.

- Tu vas chopper la crève, idiot.

Je me redresse en me frottant les yeux. Ce n'est pas la peine de vouloir résister dans mon état. Il baisse la fermeture de mon pull et m'aide à l'enlever. Fatigué, je le laisse retirer mon T-shirt en levant les bras. Il le balance en travers de la pièce. Je me frotte une nouvelle fois les yeux avant d'entendre le « zip » caractéristique de ma braguette. Je sursaute en repoussant Sasuke.

- Je peux le faire !

Mais je m'affale directement sur le côté, incapable de rester assis. J'entends mon brun soupirer alors qu'il m'enlève mes chaussures, le temps que je me rassois. Puis, alors que je grogne à essayer de retirer mon pantalon, ses mains se posent sur les miennes. Je reste figé alors qu'il baisse le tissu. Alors qu'il jette mon pantalon plus loin, je m'allonge en rougissant un peu. J'aperçois Sasuke sourire. Je soupire alors qu'il s'assoit pour enlever ses fringues.

...

Ses fringues ? Je me redresse avec une tête plus que fatigué pour essayer de savoir ce qu'il comptait faire à poil dans ma chambre. Ok, il à gardé son caleçon. Donc il compte juste dormir. Tant mieux parce que je ne suis vraiment pas en forme.

Je m'allonge sous la couette froide et frisonne. C'est bien ma veine ça, en plus Sasuke est gelé à avoir passé plusieurs jours dehors. Il me rejoint quelques secondes plus tard et se blottit contre moi. Sa peau est étrangement tiède. Je le regarde quelques secondes.

- Vraiment... T'es un grand malade... murmurais-je.

Il relève la tête vers moi pour m'inciter à continuer.

- Gravir cette falaise de 5 kilomètres pour me retrouver...

- Baka. Tu aurais fais pareil pour moi.

Je souris.

- Non, remarque, tu as fais bien pire... murmure-t-il mystérieusement.

Je lui lance un regard interrogateur.

- Et... c'était quoi ? Demandais-je, fatigué.

- Tu m'as volé.

Surpris, je commence à émerger de ma léthargie.

- Je t'ais volé ? Fis-je surpris.

Il hoche la tête avec un demi-sourire et s'approche un peu comme pour me dire un secret. Il me susurre :

- Tu as volé mon cœur, idiot.

J'émets un hoquet de surprise en rougissant violement. J'hésite à lui répondre, avec mon cerveau embrumé, tout ce que j'arrive à lui répondre c'est :

- Mais ce n'est rien... Je peux recommencer quand je veux.

Il me fixe quelques instants en fronçant les sourcils, et éclate de rire.

- Vraiment ?

- J'te jure, assurais-je.

- Alors refais-le.

Il me lance un grand sourire joueur alors que je ne sais pas vraiment ce que je suis censé faire. Puis une idée me vint. Je m'approche un peu et l'embrasse timidement. Me collant un peu à lui, je colle mon front contre le sien. Sasuke hésite un instant, puis se rapproche pour m'embrasser langoureusement. Ses lèvres m'avaient tellement manquées... Je passe une main dans son cou pour le garder près de moi. Rompant notre baiser, mon brun sourit. Je lui lance, moqueur :

- Je te l'avais dis.

Il ricane en passant ses bras dans mon dos.

- Et moi je te parie que tu ne sais pas me résister.

Je frissonne en sentant son souffle dans mon cou, mais je murmure quand même :

- Chiche.

Fatigué comme je le suis, c'est un pari à gros risque, que je suis sûr de ne pas gagner. Lentement, je le sens suçoter ma peau et remonter lentement jusqu'à mon oreille. Je gémis en tentant de le repousser pour jouer le jeu.

- Pas envie... J'ai la migraine.

Sasuke sourit en me murmurant :

- Tu ne savais pas que ça soignait les maladies ?

- Fous-toi de ma gueule...

- Je t'assure que c'est vrai.

- Comment tu pourrais le savoir ?

Il mordille un peut mon cou avant de descendre vers ma clavicule. Il remonte ensuite en suivant la courbe de ma mâchoire avant de m'embrasser une nouvelle fois.

- Tu m'as bien soigné, toi, me lance-t-il en posant son front contre le mien.

Je rougis une nouvelle fois. Bon sang, si je continue à avoir des coups de chauds comme ça... Attends deux secondes... Je suis sûr qu'il le fait exprès.

- Pervers... murmurais-je.

Il sourit en me déposant un léger baiser.

- Oui, mais ça ne te déplait pas.

- PERVERS ! M'indignais-je.

Il part dans un long rire tandis que je me débats. En me retournant, je le plaque sous moi. Envoyant ainsi la couverture sur le plancher. Vainqueur, je m'exclame :

- Ha ! Alors c'est qui, qui résiste pas ?!

- Mouais, ça ne veut rien dire.

Un bruit de truc qui tombe dans le couloir nous fait retourner. Un léger rire nous parvint. Arg ! Sakura ! Je commence à rougir alors que je l'entends s'éloigner.

- C'est de ta faute ! Fis-je à Sasuke.

- J'n'ai pas crié, moi.

- Va mourir... murmurais-je en tombant à ses côtés.

Pour prouver que je le boude, je lui tourne le dos. Dans quelques secondes, il va se coller à moi et vouloir un bisou. Ah ? Pourquoi il ne fait rien ? Je me retourne en m'appuyant sur mes coudes. Mon brun me fixe quelques instants avant de faire glisser une de ses mains le long de mon dos. Je frisonne en tentant de ne rien laisser paraître. Il semble m'examiner.

- Sas'ke ?

Il sourit en m'agrippant une fesse. Je sursaute en émettant un léger gémissement.

- Dans la famille pervers, je demande Sasuke... soupirais-je.

- Hn ?

J'hallucine, il me répond en plus !

- Tu es un gros pervers. On ne se voit pas pendant une semaine, et tu penses à malaxer mon postérieur. T'as pas d'autres idées par hasard ? Genre, me demander comment j'ai vécus cette séparation forcée ? Ou comment j'ai fait pour survivre sans toi ?

Il ne me laisse pas le temps de poursuivre et m'embrasse passionnément. Sa main remontant de ma fesse jusque dans le creux de mon dos, je me sens comme fondre. Je frisonne.

- Shtt... me murmure-t-il. Demain...

- Ou... Ouais...

*Lémon !*

Roulant sur le côté, je finis sur le dos. En remuant un peu, j'arrive à caller Sasuke entre mes jambes tandis qu'il nous relie par un nouveau baiser. Je soupire de bien être en le sentant contre moi. Sentant ses mains glisser le long de mes hanches, je constate que mon caleçon va vite devenir inutile. Je ris en le voyant voler en travers de la pièce et m'affaire à retirer celui de mon amour. Finissants assis parce que c'était plus pratique pour enlever le tissu, je me retrouve adossé à la tête de lit. Penché au dessus de moi, Sasuke quitte l'oreille qu'il avait capturée pour redescendre pile au milieu de mon ventre.

J'émets un gémissement alors qu'il descend plus bas. Tandis qu'il taquine mon entrejambe, je serre l'oreiller sous mes mains. Se décalant sur le côté, il suçote mon sexe tendu. Je me retiens de crier car on pourrait nous entendre. J'halète pendant qu'il fait des vas et viens sensuels. Je me tortille sur place avant d'agripper sa tête entre mes mains. Ses mouvements me firent glisser de la position assise à la position demi-allongée. Mes doigts se frayaient un passage dans sa tignasse sombre. Il donna brutalement un coup plus rapide, je ne parvins pas à retenir mon gémissement. Je sentais sa langue jouer contre mon sexe tandis que je respirais bruyamment.

- Ha... Haaan...! Sas...!

Mon brun fit des mouvements plus rapides. Je gémissais aussi faiblement que je le puisse, mais je ne retins pas mon profond gémissement lorsqu'il fit un mouvement circulaire avec sa langue. Je sentais sa main froide descendre de ma cuisse pour aller vers mes fesses. Je frissonnais en le sentant entrer en moi. Un doigt pour commencer. Me taquinant un peu, il inséra enfin le second en remuant sensuellement. Me caressant à la fois mon sexe et mon autre partie intime, je gémis un grand coup.

Haletant, je sentis une forte chaleur se propager dans mon bas ventre. Ecarquillant les yeux, ma respiration changea tandis que mon dos s'arquait sous le plaisir. Le remarquant, Sasuke accéléra le rythme. Quelques secondes plus tard, je gémissais de plaisir dans la bouche de mon brun. Suffocant, je le sentis me délivrer alors que quelques spasmes me parcouraient le dos. Je fermais les yeux en m'installant mieux, les lèvres de Sasuke virent se poser sur les miennes.

- Naruto ? Me chuchota-t-il.

J'agrippais son dos en écartant un peu plus les jambes.

- Viens... murmurais-je.

En m'embrassant dans le cou, je le sentis entrer en moi. J'émis un gémissement de plaisir en renforçant mon étreinte. Il commença à remuer un peu, doucement, il s'enfonça un peu plus loin avant de se reculer. Je savais pertinemment ce qu'il cherchait.

- Un peu plus... à gauche... murmurais-je entre deux respirations.

S'exécutant, je le sentis frôler ma source de plaisir. Je gémis fortement. Sasuke vint reposer ses lèvres sur les miennes pour me dire de faire moins de bruit. Je fermais les yeux pour répondre à son appel. Un nouveau coup de rein manqua de me faire crier. Je mordis son épaule pour lui signaler que c'était un vrai Batard. Il ria quelques secondes avant de me ré-embrasser. Puis, il bougea un peu, attrapant mes cuisses, il les plaça sur ses épaules. Je ne compris pas sa manœuvre avant qu'il se remette à bouger en moi. Une vague de plaisir m'envahit, je le sentais encore plus.

Je me retenais tant bien que mal de crier, je gémissais et haletais tandis que Sasuke accélérait le rythme. Le lit grinçait par moment. Donnant de puissants coups sur ma prostate, il me faisait gémir de plaisir tout en m'embrassant pour camoufler les sons que je produisais. Griffant son dos et rougissant légèrement, je vis mon brun commencer à haleter de plus en plus fortement.

- Na... Naruto... ! Aaahh... !

- Haa... haa... ! Vi.. vient !

Remuant avec lui, je sentais ses coups devenirs plus désireux. Positionnés ainsi, j'avais l'impression que mon plaisir devenait de plus en plus fort. Je devinais facilement que c'était aussi le cas pour Sasuke. Avec un énième mouvement de bassin, je sentis la montée de plaisir de mon bas ventre jusque dans ma colonne vertébrale. Je me retins de crier de plaisir, mais mon corps entier réagit. Mes orteils se serrèrent tandis que j'agrippais fermement la couverture et mon dos se courbait en tremblant. La tête un peu rejetée en arrière, ma bouche était grande ouverte. Je gémis tout de même alors que mon brun agrippait mes cuisses. Penché vers moi, se crispa et se mordit la lèvre pour ne pas crier.

Tremblants, nos corps redevinrent normaux. Mes jambes quittèrent les épaules de Sasuke, et il tomba vers moi pour me serrer contre lui. Je répondis à son appel en me blottissant dans son cou.

*Fin Lémon*

Haletant, je commençais à rire, mon brun m'interrogea du regard.

- Tu avais raison, je ne peux pas te résister... murmurais-je en sentant mes yeux retomber de fatigue.

Il ricana avant de m'embrasser le front.