YOSHTA !

Enfin ! J'ai trouvé du temps pour écrire !

Ce chapitre est axé sur Naruto et ses sentiments. J'espère que vous aimerez !

À la prochaine !

Chapitre 23 : Disparais !

POV Naruto :

Je me réveille à la lueur du jour. Une pression sur le côté de mon corps me signale que Sasuke est bel et bien revenu. Je me penche un peu vers lui et écarte une de ses mèches de cheveux, pour mieux voir son visage. Je souris. Il a l'air si paisible lorsqu'il dort... Je me blottis un peu plus contre lui, il murmure quelque chose d'inaudible en m'agrippant.

- Sasuke... Tu dors ?

Pas de réponses. Je soupire en me remettant à jouer avec ses cheveux. Mon brun. Mon Sasuke. Je voudrais pouvoir rester avec toi, pour toujours. Mais dans quel sorte d'avenir nous sommes nous embarqués ?

« Naruto... »

Elle résonne dans mon crâne. Je sursaute. Cette voix dans mon esprit ! Comment a-t-elle... ?

« Naruto, tu ne me laisseras pas tomber, dis ? » Recommence la femme.

Je ne dis rien, je ne sais pas quoi penser. Mais si elle peut me parler directement, ça veut dire que Kurama a laissé sa haine s'exprimer.

- Promets-moi juste, que tu ne feras de mal à personne, lui répondis-je dans mon subconscient. Je ne veux pas que mes amis soient blessés...

« Si je le promet, tu resteras avec moi ? » Insiste-t-elle d'une voix mielleuse.

- Kurama... je suis trop fatigué pour suivre une conversation de ce genre... Attends un peu, d'accord ?

Elle grogne, mais me laisse tranquille. Au moins, on dirait qu'elle s'est calmée. Tant mieux... Je soupire en poussant délicatement le bras de Sasuke. Il me faut de l'air. Il remue un peu mais reste endormit. Je me lève, enfile un peignoir et attrape des affaires de rechanges. Il est tôt, mais je peux aller me laver sans déranger personne. Vive les sources chaudes ! J'en ais besoin, il faut que je me détende.

Je referme doucement la porte et avance sans faire de bruit. Hélas, ce fichus parquet grince ! Je laisse tomber une serviette et m'en sert comme chaussons, au moins, je ne fais plus de bruits. Arrivé en bas, j'enfile vite mes chaussures et me prépare à courir pour rester le moins longtemps possible sous le froid. Une bûche finit de se consumer dans la cheminée, j'en rajoute une autre pour quand je reviendrais. J'ouvre la porte et l'air glacial s'engouffre dans la maison. Je la referme vite fait et me met à courir. Le vent froid me pique la peau et me brûle comme du feu. Je déboule dans le petit vestiaire pour retirer mon peignoir et me jette à l'eau. La chaleur me fait un bien fou, je reste sans bouger pendant plusieurs minutes.

Sasuke est revenu...

J'essaye de m'imprégner cette idée dans la tête, mais je n'arrive toujours pas à y croire. C'est exactement la même chose que ce jour-là, à Konoha, lorsqu'il à dit qu'il resterait, mais en pire. J'y repense. J'ai toujours voulu qu'il revienne, je lui ais toujours couru après, je l'ai toujours aimé. Oui, c'est ça... ça ne peut être que ça... Je ferme les yeux. Naruto tu es un imbécile ! Toujours à craindre le pire, à penser que tout va mal ! Tu deviens comme le Sasuke d'avant... Je secoue la tête, mais cette nouvelle idée reste encrée dans mon crâne. A quel point ma haine va-t-elle m'affecter ? Et celle de Kurama ? J'ai peur... Je ne veux pas le perdre. Partir comme il l'a fait. Seulement, je l'ai bien laissé seul...

Je ne veux perdre personne. Et pourtant, cette femme imprégnée de haine à une telle force qu'elle pourrait anéantir tous ceux que j'aime sans que je puisse l'en empêcher. Mon vrai moi possédait aussi une haine puissante. Il m'a surprit. C'est vrai que j'aurais de bonnes raisons de haïr Konoha, mais pas de là à tuer tout le monde, si ? La réponse reste bloquée comme une affirmation muette. Je sonde immédiatement ma mémoire pour y trouver une réponse. Tous mes souvenirs y passent. Mon enfance, tout ce que j'ai fait pour qu'on me remarque, l'académie, l'équipe 7, l'examen Chûnin, le départ de Sasuke, mon entraînement avec Jiraya, mon retour, l'enlèvement de Gaara, la mort de mon Sensei, l'attaque de Pain, la guerre... Tout !

Mais j'ai une impression de vide... Il y a comme un creux dans mes souvenirs.

Il manque quelque chose !

Une partie infime de ma mémoire... Effacée !

Et pourtant, je me souviens d'avant, je crois, et d'après, ça c'est sûr. Mais pas de pendant ! Réfléchis, Naruto, quel âge avais-tu ? Cinq ans ? Non, six... J'avais six ans... Il faisait nuit... Une lumière rouge menaçante venait de la ville... Quelqu'un me tirait par le bras, ses longs cheveux rouges flottaient derrière-lui. Sa faible respiration m'indiquait qu'il était épuisé. Craintif, il se retournait souvent, mais je ne me souviens pas de son visage. Il s'effondre soudainement, m'entraînant avec lui sur le sol couvert de feuilles mortes. L'atterrissage n'était pas trop dur. Je me relevais avant de constater qu'un kunaï, non, plusieurs Kunaïs étaient profondément plantés dans son dos. Son visage déformé par la douleur se crispe. Je l'entends me hurler :

« Cours ! »

Je reviens à moi brutalement. Je suffoque. Qu'est-ce que c'était ?! Mon coeur bat à cent à l'heure. Cette voix... ! Ce souvenir... Ce souvenir, je ne l'avais pas avant ! Je tremble en me recroquevillant sur moi-même. Cet homme aux cheveux rouge, il devait avoir dans les 15 ans... Mais je n'ai aucuns autres souvenirs de lui. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Une sensation étrange me parcourt, une forte envie de pleurer me prend. Une haine dont je n'avais même pas connaissance jusqu'à maintenant resurgit du plus profond de mon être. J'enfouis mon visage dans mes mains et me mets à sangloter. Alors que je me calme, je m'accoude au rebord du bassin et croise les bras en regardant la neige d'un air triste.

Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Qui est cet adolescent qui semblait me protéger ? J'ai beau refouiller dans ma mémoire, rien ne me revient. Au fond de moi, l'image d'Iruka me protégeant de Mizuki me fait un choc. Personne ne m'avait jamais protégé. On me considérait comme un monstre parce que j'abritais Kurama en moi, depuis ma naissance. Mais s'il y avait autre chose ? Autre chose qui fasse que cette haine envers un garçon soit aussi forte. La peur peut produire bien des choses... Et s'ils avaient tenté de m'assassiner ? Et que ce jeune Homme, choquée de cette attitude, avait décidé de me sauver la vie ? C'est peut probable, Papy Hokage n'aurait jamais laissé faire ça. Si ?

- Naruto ?

Je relève les yeux vers la voix qui vient de me couper dans mes réflexions. Gobi s'allonge près du bassin. Ses lourds sabots semblent s'enfoncer profondément dans la neige. Je soupire en me redressant.

- Tu n'as pas l'air dans ton assiette, me lance-t-il gentiment.

Je secoue la tête avant de lever les yeux vers le soleil levant.

- Kokuô, est-ce que c'est possible de perdre une partie de sa mémoire ?

Il semble hausser les sourcils.

- Je n'en ais jamais fais l'expérience, mais certains Ninjas pouvaient le faire le siècle dernier. Pourquoi me demandes-tu ça ?

Je me mets à regarder les vapeurs d'eau.

- J'ai l'impression que mon enfance est un vrai gruyère... J'en ai des souvenirs, mais à chaque fois, je suis seul. Je ne me rappelle plus de ma maison de l'époque, ni les moments où j'étais censé être avec l'Hokage. Et pourtant, c'était lui qui avait ma charge.

Il se redresse un peu et pose sa tête sur ses pattes avant.

- Tu penses que quelqu'un aurait effacé tes souvenirs ? Techniquement, il est impossible de réduire des parcelles de mémoires à néant. Il serait plus probable que tous, et vraiment « tous » tes souvenirs d'enfance aient été supprimés, mais ce n'est pas le cas. A moins que...

Il ferme les yeux, comme pour réfléchir.

- Que quoi ? Tu sais quelque chose ? Insistais-je.

Il hoche la tête.

- Dans cette situation, je dirais que tu as volontairement effacé ta mémoire.

- Qu... ? Pourquoi aurais-je fais une chose pareille ?! M'exclamais-je. C'est absurde !

Son regard devint doux, presque rassurant.

- On dit qu'inconsciemment, la mémoire peut s'effacer parce que ce simple souvenir pourraient affecter l'esprit à un tel point, que ce serait trop douloureux. Psychologiquement parlant. La mémoire nous protège.

Un, ou plusieurs souvenirs horribles, entres autres...

- Mais Sasuke, se souvient de la mort de ses parents !

- C'est différent parce qu'il avait quelqu'un à haïr. C'était cette haine, je suppose, qui le permettais de surmonter cette épreuve.

Sasuke... à cette époque, il devait avoir dans les 7 ans. Ce serait donc arrivé avant qu'Itachi ne commette ses meurtres. Ah ! Je me souviens d'un jour où j'avais essayé d'attaquer le vieux dans son bureau. Un adolescent qui ressemblait beaucoup à Itachi était présent et me fixait d'un air amusé, alors que j'étais en train d'essayer d'assassiner le Hokage à coup de Kunaïs en papiers. Celui-ci me tenait tranquillement à bout de bras d'ailleurs. Finalement, des Anbu me récupérèrent en s'excusant parce que je leur avais faussé compagnie. « Fermez-là ! Je deviendrais Hokage par la force ou non ! » Avais-je crié.

Avais-je réellement dis ça ? « Par la force »... ?

Je soupire. Il faut que j'arrête de me torturer.

- Kokuô, je veux devenir plus fort.

Il esquisse un sourire devant mon entrain, et s'étire.

- Alors sors de ton bain, gamin. J'ai un entraînement à te proposer.

Je cligne des yeux, surpris. Puis je souris. Oui, un bon entraînement chassera sans doutes mes vieux souvenirs. Ce n'est pas le moment pour se rappeler de choses tristes. Je quitte la source chaude et me sèche rapidement. Le froid s'infiltre facilement à travers mes vêtements. Je bouge pour éviter de geler sur place. Je rejoins mon ami un peut plus loin sur la colline. Devant moi, le démon-cheval s'assoit dans la neige fraîche.

- Naruto, commence-t-il, mon ancien réceptacle à déjà eut affaire à ce genre de choses. Il avait perdu la mémoire et elle lui était brutalement revenue lorsqu'il a revus un membre de sa famille. Si c'est ce qui doit t'arriver, la reprise de ta mémoire risque de te mettre KO en moins d'une seconde. Même si cette histoire n'est qu'une supposition, il vaut mieux se préparer au cas où.

Je hoche la tête. Mon esprit est déjà assez embrumé, il ne supporterait pas un nouveau choc et Kurama pourrait se déchaîner.

- Je dois faire comment ?

- Émets toutes les possibilités. Rassemble le maximum de souvenirs. Où, quand, comment, et pourquoi aurais-tu perdu tes souvenirs. Pense-le. Si tu trouves une réponse, ne serais-ce qu'un infime détail, dis-le moi et on passera à la suite. Je te jure de ne rien dire à personne. Moi même j'ai perdu de nombreux souvenirs et personne n'en sait rien. Mais je pense qu'il n'y a que Kurama qui se souvient de toute son enfance car il est de loin le plus puissant d'entre-nous.

Un secret contre un secret. Un bon moyen de jurer. J'acquiesce.

- J'ai déjà un élément.

Il sourit tristement, m'incitant à continuer.

- Je fuyais, je devais avoir dans les six ans. Apparemment Konoha en avait après nous, ou moi, je ne sais plus. Mais cet adolescent aux cheveux rouges m'entraînait dans sa course avant d'être blessé par nos poursuivants. Il était trop fatiguer pour continuer et m'a hurlé de courir...

Il semble réfléchir alors que je m'assois à mon tour. Je ne sens plus beaucoup le froid maintenant. J'ai l'impression qu'un feu invisible est en train de brûler en moi. C'est un sentiment étrange.

- Une lutte pour la vie, donc ? Demande-t-il enfin.

Je baisse les yeux. Les Bijus comme moi, nous aurions lutés pour notre survie ?

- On dirais, murmurais-je.

- Je vois... Naruto, tu n'es pas obligé d'accepter ce que je vais te proposer.

Je relève la tête, intrigué, et surpris de son ton posé. Il semble vouloir me ménager, me réconforter. Je lui souris chaleureusement pour lui montrer que je suis bien décidé à continuer. Il hoche la tête pour lui même et poursuit :

- Cet entraînement consistera à te battre contre au moins cent de tes clones. Mais le point le plus délicat, c'est que tu devras imaginer ce que tu as pus ressentir ce jour-là. Ça ne va pas être facile, mais si tu retrouves ce sentiment, tu auras moins de mal à accepter tes souvenirs quand ils reviendront.

Je hoche la tête. Mais je ne vois pas comment je pourrais réussir à faire ça.

- Mais comment on fait pour retrouver un sentiment ?

- ça vient du c?ur. Va savoir quand, et si tu le retrouveras. Mais si ça ne marche pas, tu te seras quand même bien entraîné. Mon réceptacle a créé cette méthode pour un enfant qui avait tout perdu. Sa famille, son village, le goût de vivre...

- Un enfant ? Qu'est-il devenu ?

- Il a réussit à surmonter les crimes qu'il avait commis, non sans peines, mais il s'est retrouvé et est mort heureux...

Crimes ? Un enfant ? Il aurait perdu sa famille et son village ? Cette description me rappelle... je me redresse brutalement.

- Kukuô, qui était cet enfant ? Il venait de Konoha ?

Le démon hoche la tête. Mais alors ! C'est... Impossible !

- Itachi ?! M'écriais-je.

- On ne sort pas indemne d'un tel acte. Tuer sa famille, faire en sorte que son frère survive car on l'aime plus que tout, mais lui montrer toute l'horreur d'une nuit pour qu'il le déteste et devienne un héros en le tuant pour venger ses parents... Itachi n'avait jamais vraiment réussit à s'en remettre, mais il avait été forcé. Tu savais qu'il avait faillit attaquer Konoha pour massacrer Danzo et les membres du conseil ?

Je secoue la tête, perturbé.

- Tobi l'a retenu en l'assommant et l'a remmené à l'Akasuki le jour même. Je ne l'ai pas revu depuis et je ne sais pas comment ce gars s'y est prit pour le raisonner. Pour lui, ce n'était pas le bon moment.

Quel ordure ! Les vieux ont été jugés, mais pour moi ils méritaient la mort.

- Je... Ah ! Je suis trop con !

Kukuô me fixe d'un air incrédule alors que je me relève précipitamment.

- S'il l'a réussit alors je n'ai aucune raisons pour échouer ! Kagebushin no jutsu ! Criais-je en me mettant en position.

Je ne fais pas apparaître cent clones, mais deux cents. Je n'ai pas de temps à perdre ! Le démon sourit.

- Tu es prêt ?

- Ouais !

Il baisse une patte entre moi et mes clones, puis la relève brutalement.

- C'est partit !

Je hurle en m'élançant vers mes ennemis, poussé par cette envie de réussir qui m'a toujours guidée. Mon manteau de chakra m'enveloppe d'un doré surnaturel, un Rasengan dans chaque main, je fonce tête baissée.

Les uns après les autres, mes clones disparaissent. Je n'ai aucun mal à les vaincre, c'en est presque décevant. Depuis quand suis-je devenu aussi puissant ? Lorsque le dernier s'en va, je ne suis même pas fatigué. Le soleil se lève lentement derrière les montagnes, j'ai mis moins de cinq minutes ! Je soupire. Gobi m'observe de loin, les autres sont venus voir ce que je faisais. Il hoche la tête, je décide de créer milles clones. Puis, je fais craquer mes phalanges. Le démon me redonne le signe du départ.

Je frappe de toutes mes forces, hurle et utilise tout le chakra que je peux prendre en moi. Combien de fois je refais cet exercice, je n'en sais rien. Mais lorsque je commence à ressentir quelque chose d'étrange en moi, le soleil éclaire enfin la colline. Une force, un pressentiment puissant. La haine, la tristesse, la peur. Cette vague fait un énorme choc dans mon crâne, mes clones ne s'arrêtent pas, je n'ai pas le temps d'esquiver. Une vision s'impose. Une bataille, des morts, une forêt sombre... Un choc me fait hurler, une puissance inconnue monte en moi.

« Disparaît ! »

Ce mot explose dans ma tête. Les vieux souvenirs de rejets reviennent. On me détestait, me haïssait, ils voulaient même que je disparaisse pour toujours ! Mais je me suis accroché, je me suis battu. Cette haine envers moi existe-t-elle depuis ce jour dont je n'ai qu'un vague souvenir embrumé ? Mes clones semblent tétanisés. Une colère enfouie remonte. Il faut que je les tues ! Il faut qu'ils payent pour ce qu'ils nous ont fait ! Je m'élance vers eux, fou de rage et de tristesse.

Mais soudainement, je me retrouve dans la neige, à moitié à genoux, mes doigts crispés et mes ongles longs m'indiquent la présence maléfique de Kurama. J'arrive à le repousser sans peines. Les images que m'envoient mes clones détruits me surprennent moi même. Mes cicatrices sont devenues larges, mes yeux rouges reflètent toute cette colère dont je me suis débarrassé. Je me fais peur. Cette image de moi me tétanise sur place. Un millième de seconde. C'est le temps qu'il m'a fallut pour tous les battre. Tel une tornade meurtrière.

Une tornade rouge... Le souvenir de ce surnom me laisse perplexe. Je me souviens. C'était cet adolescent qui était nommé ainsi. « La tornade rouge de Konoha ». Je me laisse tomber sur les genoux, haletant. Cette sensation était la même que ce jour-là. Ces sentiments mélangés m'ont-ils poussé à agir ? Avais-je perdu le contrôle de Kurama ce jour-là ? Et que nous est-il arrivé, à cet ados et à moi ? Je me passe une main sur le visage, je tremble. Kokuô me rejoint à pas lents.

- Tu l'as retrouvé on dirait. C'était violent.

- Je... J'en suis le premier... surpris... fis-je en reprenant mon souffle.

Il me sourit alors que les autres démons me lancent des félicitations. Ma puissance les a surpris. Mais on dirait qu'ils sont heureux, un sentiment de sécurité s'installe brutalement dans le cratère.

- Tu devrais aller te reposer, ça fait quatre heures de tu t'acharnes, me lance Chômei.

- Sans dec' ?! M'écriais-je.

Je me suis battus pendant quatre heures ? Alors que j'ai pas mangé ? Et que je suis fatigué ? Je reste silencieux un long moment avant de me relever. Je frappe mon pantalon pour enlever la neige et m'étire. Mon estomac se fait soudainement entendre. Je rougis avant de rire.

- Je reprendrais après mangé ou on fera un entraînement Rinnengan ?

- Rinnengan, ce qu'on fait est un secret, me chuchote Gobi.

Je lui souris avant de courir vers le chalet, mine de rien.

- Merci Kokuô pour l'idée, je me sens beaucoup mieux.

Je dévale la pente, affamé, et ouvre la porte à peut près doucement. J'entre et retire mes chaussures pleines de neiges. Puis, je me dirige vers le salon en me soufflant sur les doigts. Faites que le feu ne se soit pas éteint. Des voix me signalent que tout le monde est réveillé. Je pose mon front contre la porte, Sasuke demande où je suis. Sakura et Bee ne savent pas. J'aurais dû rester auprès de lui, mais il fallait que je sorte pour prendre l'air. Au final, j'avais prévus de le retrouver après les sources chaudes, mais je me suis retrouvé à m'entraîner.

Ils ne faut pas qu'ils se doutent de quelque chose à propos de mes souvenirs. De toute façon, moi même je n'en sais pas beaucoup là dessus. Et si Sasuke l'apprenait ? Se mettrait-il en colère parce que je ne lui ais rien dis ? Non, ces souvenirs sont trop flous pour en tirer quoi que se soit, à part des suppositions. Mais je devrais lui en parler quand même, ça me ferait du bien, je pense... Pour l'instant, ils ne doivent pas savoir. J'inspire un grand coup avant d'entrer.

- Salut tout le monde ! Entonnais-je avec un large sourire.

Bee, Sakura et Sasuke se retournent et me fixent avec de gros yeux. J'hésite un instant.

- Quoi ? Demandais-je.

- Il est onze heures, Naruto, me lance ma coéquipière.

Quoi ? Déjà ?! Tu m'étonnes que j'ai la dalle !

- Ah ? … Et ?

- T'étais passé où abrutit ?! Me crie-t-elle en manquant de m'assommer. Je t'ai cherché toute la matinée !

Je suis tellement épuisé que je n'esquive même pas et tombe lamentablement à genoux en me massant la tête. Ils semblent tous surpris de ma faiblesse. Sasuke se lève d'un bond alors que la rosée s'excuse précipitamment.

- Naruto ? Me lance-t-il, inquiet.

Non ! Je n'ai rien, tu ne dois rien savoir pour le moment ! Trouves quelque chose à répondre, vite !

- Yo Sas'ke, bien dormis ? Fis-je avec un sourire.

Quel con ! Y'a que moi pour dire des conneries pareilles ! Ma réplique fais affreusement mouche, quoi de mieux pour se rendre compte qu'un truc cloche ? Mon brun a un rictus avant de poser sa main sur mon front, je la trouve étrangement froide. Il la recule précipitamment.

- Tu es brûlant ! S'écrie-t-il.

- Ah ?

Sakura se rapproche et m'examine pendant quelques secondes.

- T'as choppé la crève, Naruto... soupire-t-elle. Sortir dans cette tenue, j'vous jure... !

- Ah ? J'avais besoin d'air.

- Arrêtes de dire « Ah ? » baka ! Et ce n'est pas une raison ! Assieds-toi là ! Fait mon amie en me forçant à prendre place dans le fauteuil.

- Mais je vais bien ! Protestais-je en tentant de me relever.

- Pas bouger ! Me lance-t-elle, menaçante.

Je soupire. Un rien semble les exciter, ces deux là. Je lance un regard suppliant à Bee. Il hausse les épaules.

- Et d'ailleurs, Naruto, tu ne m'as pas répondu. T'étais où ?

- Hein ? Ah ! Je m'entraînais pourquoi ? Gobi à sûrement dû mettre un champs de force pour pas que je vous réveille, j'étais juste devant le chalet en fait... C'est pas en restant à ne rien faire que je vais devenir plus fort ! D'ailleurs, j'y retourne après manger... J'ai faim. Ah ! Et on doit aller à la cascade de la vérité, hein Bee ? M'exclamais-je en me tournant dans sa direction.

Le ninja sourit avant de lever les bras. Mode rap activé ! Yeah !

- Bien sûr gamin, on va pas te laisser dans le pétrin ! J'espère que t'es chaud mon beau, parce que ça va être refroidissant.

- Yeah ! J'suis bouillant ! Répliquais-je en levant un poing en l'air. Au sens propre comme au figuré !

Attendez deux secondes ! C'est MOI qui ais dis ça ?! Ils me fixent d'un air incrédule. Je vois que Sasuke hausse un sourcil, à quoi est-ce qu'il... ? Non ! Espèce de pervers ! Il me lance un sourire à sous entendus avant de s'éclipser. BATARD ! J'ai pas fais exprès !Sakura émet un grand soupir avant de me renfoncer dans le fauteuil.

- Tu ne bouges pas de là tant que t'es dans cet état !

- Méchante, répliquais-je.

Je lui tire la langue avant de me prendre une couverture sur la tronche. J'avise mon brun qui a un bras en l'air. Je rêve ou c'est un appel ? Mais j'suis crevé moi ! Et j'ai pas fais exprès pour le sous entendu !

- Méchant, lançais-je comme un gamin.

Il me lance un drôle de regard avant de froncer les sourcils. Je m'enroule dans la couverture pour réchauffer mes membres engourdis en grognant.

- C'est possible de tomber malade en quelques heures ? Dit-il a la rosée. Parce que là, il en tient une couche.

Je t'emmerde Bâtard ! C'est toi qu'a commencé d'abord !

- On dirait bien que oui... soupire-t-elle alors que je fais la moue.

- Faux ! M'exclamais-je. Je suis malade depuis que je suis arrivé ! Et ça m'a pas empêché de m'entraîner !

Ni de faire l'amour avec toi, crétin ! Ce n'étais peut être pas la bonne chose à dire, mais je m'en fiche. Foutu climat ! Bee ricane alors que mon brun se rapproche de moi. Je sens venir le savon ! Je lui souris en m'enfonçant plus profondément dans mon fauteuil, le forçant à se pencher. En fait c'était pas une bonne idée, il est au dessus de moi, maintenant... Arg !

- Bonjour, au fait, dis-je pour changer de conversation et éviter l'engueulade du siècle.

- Si tu crois pouvoir t'en tirer comme ça ... !

Il n'a pas le temps de réagir. Je passe ma main derrière sa nuque et l'embrasse passionnément. Vengeance ! t'avais qu'a pas prendre mes paroles pour des sous-entendus, enfoiré ! Il écarquille le yeux quelques secondes avant de me rendre mon baiser. Je pouffe en remarquant la tronche ébahie de mon ami réceptacle. Je suis tellement mort de rire que je me cache le visage dans l'épaule de Sasuke pour me calmer.

- Donc en fait, hier soir... commença-t-il. En fait non, je veux pas savoir.

- Vous n'étiez pas très discrets, lance Sakura avec un soupir.

Je me crispe. Arg ! Ils nous ont entendus ! Je ris nerveusement alors que l'Uchiwa reste impassible, genre « ben quoi ? C'est normal vu qu'on s'est pas vu pendant une semaine ». C'est vrai quoi, c'est logique ! Bâtard va ! C'est vrai que je n'avais pas dis à Bee qu'on était ensemble, bah ! Il le sait maintenant. Alors que m'amuse à jouer avec une mèche brune, mon ventre émet un bruit horrible. Je rougis.

- Tu n'as pas mangé depuis quand, crétin ? Me lance Sasuke.

- Heu... Hier soir ? Hasardais-je.

- Mais t'es malade ! S'écrie-t-il en même temps que la rosée. Et tu t'es entraîné comme ça ?!

Arg ! Aujourd'hui j'accumule boulettes sur boulettes on dirait. J'explose de rire en voyant leur tête.

- Ce n'est pas drôle, idiot ! Me crie Sakura.

J'essuie une larme naissante en me retenant de pouffer. Mais au final, je n'arrive pas à l'arrêter. Plusieurs autres arrivent. Mes rires se transforment soudainement en pleurs. Je trouve ça tellement idiot que je baisse la tête en me frottant les yeux.

- Naruto ? Me chuchote mon brun.

- Vous... Vous m'avez manqués... ! Sanglotais-je.

Ils sourient tristement alors que je fond en larme. Deux paires de bras m'enlacent. Je serre mes coéquipiers contre moi, n'essayant même plus de m'arrêter de pleurer.

Lorsque je me suis calmé, nous restons un moment dans le salon à plaisanter, puis on mange. C'est dingue de voir à quel point je pouvais avoir faim ! Je pourrais avaler une boite de riz à moi tout seul ! Bee et moi nous échangeons un regard complice, Sakura et Sasuke ne connaissent pas ce lieu, ils vont être surpris quand on sortira ! À mes côté, je sens une pression sur mes doigts. Mon brun fait jouer ses phalanges entre les miennes. Je lui lance un sourire.

- Naruto, me lance Bee. Quel genre d'entraînement tu as fais ce matin ?

- Hm ? Ah ! Heu... Je me suis juste battus contre quelques clones pour peaufiner mes techniques, pourquoi ?

- Chomei m'a dit que tu faisais peur.

Je sursaute en laissant tomber ma fourchette. C'était bien la seule chose que je ne voulais pas entendre ! Sakura et Sasuke me fixent, incrédules. Merde ! Rattrape-toi, vite !

- Ah ! Oui ! C'est qu'en fait, Kurama s'est un peu énervé et... ! Fis-je précipitamment.

- Un peu énervé ?! Répète-t-il. C'est ce que t'appelle le fait de massacrer environs 20 000 clones ?

Quoi ?! Quand a-t-il su ?! Sasuke sursaute avant de me dévisager. Je sais ce que tu penses, et je vais avoir le droit à un joli sermon tout à l'heure. Mais ma haine est dissipée maintenant.

- Vas-y remue le couteau ! Criais-je d'une voix plus forte que je ne l'aurais cru. Tu veux te la mettre ?!

- Ouais ! Quand tu veux !

Je fronce les sourcils. Mais qu'est-ce qui lui prend soudainement ? Un tic au niveau de son ?il me fait tilter. Rassemblant les molécules d'air les plus proches, je les lui envois en pleine face. Coup de poing à distance ! Mon brun et la rosée n'ont rien vu venir, Bee tombe sur le sol avant de se masser la joue, incrédule. Je soupire en me rasseyant. Je ne me suis pas rendu compte que je m'étais levé.

- Aïe ! T'aurais pus faire moins fort !

- allô ? J'appelle Bee ! T'es encore avec nous ?

- Crève.

Il se relève en grognant. Sakura ne cesse de faire l'aller-retour entre nous en tentant de comprendre ce qui venait de se passer. Sasuke fronce les sourcils.

- Il allait « perdre le contrôle », fis-je en lançant une poche de glaçon au ninja. C'est facile de te calmer, mais c'est rare que ça t'arrive, Bee.

Il pose la poche glacée sur sa joue en haussant les épaules.

- Au moins, c'est pas aussi brutal que moi, toi c'est juste des sautes d'humeurs... grognais-je. Comment tu trouves mon coup de poing invisible ?

- Pas mal, mais ça te fais une expression flippante avec les rinnengans.

- TEMPS MORT ! Hurle Sakura.

On se tourne tous vers elle dans le même mouvement. Elle se masse les sinus.

- Je peux savoir ce qu'il s'est passé, exactement ?

- En fait, j'ai failli péter un plomb. Ça arrive de temps à autres parce que le sceau peut faiblir.

- Et je l'ai ramené à la réalité avec ma nouvelle technique. En fait, l'air est ma spécialité, tu vois ? Ben avec les Rinnengans, j'ai pas besoin de bouger pour contrôler le vent. En gros, j'ai pris l'air à côté de sa tronche, et lui ais balancé a grande vitesse pour faire un effet coup de poing. J'peux faire plein d'autres trucs avec mes yeux, mais la dernière fois j'ai faillis tout faire exploser, finis-je en me grattant la joue.

- En même temps, je t'avais dis que c'était pas une bonne idée. On ne met pas deux molécules ensembles quand on les connais pas, chantonne le réceptacle.

Je ris nerveusement alors que Bee s'excuse de sa perte de contrôle. En m'étirant, je sens le regard de mon brun posé sur moi. Promis Sasuke, je te dirais tout. Attends juste un peu.

- Bon, lance mon ami réceptacle. C'est l'heure !

- L'heure pour quoi ? Demande mon brun.

Le ninja noir lui lance un sourire.

- L'heure pour vous de découvrir cet endroit, chantonne-t-il.

Je saute de joie avant de courir vers l'entrée en tirant le bras de Sasuke.

- Faut que vous voyez ça ! C'est super quand il fait jour !

Je le tire alors qu'il soupire. Sakura et Bee me suivent vers la sortie. J'enfile rapidement mes chaussures en même temps qu'eux. Je meure d'envie de crier un grand « bienvenu ! » en ouvrant la porte, mais ils ne sont pas prêts. Finalement, Bee me fait signe, je leur lance un grand sourire avant d'ouvrir la grande porte en bois.

Le temps qu'ils se fassent à la lumière éblouissante à cause de tout ce blanc, je me suis avancé dehors. En me penchant, j'attrape de la neige. Leur molécule ne sont pas compliquées à repérer. J'en prend des millier que j'envoie dans tous les sens devant nous, créant un rideau de neige. Sakura et Sasuke viennent de remarquer que la neige bouge. Je lève un bras en l'air et le stoppe au dessus de ma tête, puis, avec un rapide mouvement, je bouge mon bras sur le côté, brisant le rideau qui retombe lentement en flocons.

La vallée se dévoile petit à petit. Les collines enneigées, la forêt de pin au loin, les imposantes montagnes qui nous entourent, le lac fumant, tout le paysage se réveille avec le soleil. Je suis fier de l'effet que j'ai créé. Sakura ne peut s'empêcher de siffler d'admiration. Je me retourne avec un large sourire.

- Bienvenu dans le sanctuaire de Rikudô !

Bee me rend mon sourire tandis que mes deux amis regardent tout autour d'eux, ébahis. J'observe un peu le paysage avec un petit rire.

- Surprenant, n'est-ce pas ? J'y croyais pas quand je suis arrivé !

- Tu... Tu m'étonnes... lance Sakura.

- Et encore, vous avez pas tout vu !

J'allais continuer, mais Kukuô arrive vers moi avec un air qui ne me plaît pas trop. Il se stoppe à quelques pas de nous et me fixe quelques instants avant de soupirer.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Intervint le réceptacle.

- Ichibi a testé la cascade de la vérité. Elle marche encore mais il était tellement bouleversé qu'il m'a mordu ! Dis, Sakura c'est ça ? Tu peux me soigner ?

Je cligne des yeux. Gobi demande qu'on le soigne ?!

- Et ta régénération ?

- Naruto, on approche du solstice je te rappelle. Nos pouvoirs commencent à diminuer et je préfère me ménager.

J'avais oublié. C'est vrai que je ne me régénérais beaucoup moins vite aux solstices. Mon pouvoir, ou plutôt celui de Kurama, devrait aussi être en train de diminuer. Dans ce cas, comment ais-je fais pour vaincre 20 000 clones tout à l'heure ? Ce n'est pas logique... Je soupire avant de remarquer l'énorme trace de morsure sur l'épaule du Biju. Sa chair est à vif ! Je frisonne avant de regarder loin derrière lui. Le démon à une queue est allongé et semble inquiet. Il doit s'en vouloir.

- Il me faut juste une source de chakra, même infime pour relancer le processus. Quelques secondes devraient suffire, fit Kokuô à mon amie.

Elle hoche la tête et s'avance vers lui.

- Naruto ? Tu sembles ailleurs.

Je tourne la tête vers Sasuke.

- Je me disais juste que c'était bizarre. Je ne me suis même pas rendu compte du changement de chakra de Kurama. C'est la première fois depuis 18 ans qu'il est complet pendant cette période, et sa puissance est vraiment plus grande, ça doit être pour ça que je n'ai rien vu.

Cette réponse semble le satisfaire. Je le vois esquisser un sourire avant de tourner la tête vers le Biju blessé.

- Je suis sûr qu'il y a autre chose, murmure-t-il assez bas pour que moi seul entende. Tu fais toujours ton intéressant quand tu te sens mal.

Je sursaute avant de le fixer. Lui, ne me regarde pas. Il n'en a pas besoin, il me connaît trop bien. Je baisse les yeux, pris sur le fait.

- Et toi, tu restes toujours silencieux.

Il se retourne vivement. Moi aussi je te connais, Sasuke. Tu es inquiet et tu ne sais pas quoi faire. Tu te sens même inutile, comme avant, où tu croyais que j'étais plus fort que toi. Tu ne l'avais pas supporté. Je te vois froncer les sourcils.

- On ne risque rien ici, ne t'en fais pas. Nous sommes assez forts pour nous défendre. Après tout, nous sommes des démons.

Cette dernière phrase est sortie toute seule. C'est étrange, mais j'ai vraiment l'impression d'être un démon. C'est peut-être parce que je suis avec les seules personnes qui aient déjà ressentis ma douleur. Mon brun me regarde avec insistance.

- Tu n'es pas un démon, Naruto.

- Heh, soufflais-je. Qui sait ? J'en suis peut-être vraiment un. Tu sais ce qu'est réellement un démon ?

Il s'avance vers moi tout en fronçant les sourcils. Je ferme les yeux.

- Sasuke, murmurais-je. Il faut que je te dise...

- Un démon, c'est un être qui peut penser et différentier le bien du mal, me coupe-t-il. Mais lui, se range du côté qu'il lui semble être le bon. Il est rongé par la colère, la haine, et l'envie meurtrière de la vengeance.

Je reste stupéfait par ses paroles.

- En clair, Naruto, j'étais un démon, mais pas toi.

Je veux répliquer, mais je ne sais pas quoi dire. Je baisse les yeux.

- C'est vrais... Murmurais-je. Mais je risque d'en devenir un sous peu si ça continu.

- Alors je t'aiderais à ne pas sombrer. A ne pas devenir comme moi. Tu ne sais pas à quel point j'ai souffert durant ces deux ans, je ne veux pas que tu subisses ça, toi aussi.

Je lui envois un léger sourire.

Le vent se lève, emportant quelques flocons que j'avais fais bougé quelques minutes plus tôt. Soufflant dans mes cheveux, il me fait fermer les yeux. Je tourne la tête vers le ciel et observe le tourbillon de neige s'envoler quelques secondes. Je souris. Mon brun est vraiment la seule personne qui puisse me capter aussi rapidement, et réciproquement, personne ne le connais mieux que moi.

- Merci, Sasuke.