Chapitre 2
- Tu penses que je devrais laisser tomber avec Théo? demanda Daphné à sa soeur.
- J'ai discuté avec lui. Il dit qu'il laisse le temps faire les choses, qu'il est jeune et qu'il ne veut pas se prendre la tête et que si quelque chose doit arriver alors ça arrivera.
Daphné soupira ennuyée que leur relation n'évolue pas, elle se lassait un peu de cet amour à sens unique quel éprouvait pour Théodore et c'était pour le moins compréhensible. Astoria ne comprenait rien au comportement de Théodore et ne savait plus quoi faire face au désarroi de sa soeur. Peut-être que le mieux c'était de rester seule toute sa vie, après tout pourquoi faudrait-il nécessairement être deux pour être heureux? Astoria aimait tout comme Théodore les sciences, elle pourrait très bien en faire son métier et s'épanouir grâce à cela. Elle n'eut pas le temps d'y penser plus longtemps, elle avait un devoir de potion à terminer. Slughorn ne les avait pas épargner, elle avait quatre parchemins à rendre sur les antidotes. Le mieux était donc d'aller à la bibliothèque. Là bas elle n'était pas tentée de parler avec quiconque. Elle s'installa seule à une table et commença à réfléchir à l'aide de son livre de potion sur ce qu'elle pourrait bien raconter. Elle commença son devoir, puis manquant d'information alla trouver dans les livres de quoi remplir ses parchemins. Rien ne pouvait ébranler sa concentration, il fallait qu'elle travaille efficacement pour finir le plus rapidement possible et profiter de son après-midi. Quand elle eut terminé, elle décida d'aller ranger les livres qu'elle avait emprunté. En se retournant, elle vit Isadora arriver en trombe jusqu'à elle avec un drôle d'air.
- Zabini m'a embrassé! chuchota-t-elle avec une mine offusquée.
- Vous vous êtes embrassés, c'est incroyable!
- Non, NOUS ne nous sommes pas embrassés, c'est lui tout seul! Il m'a pris par surprise, je n'ai rien eu le temps d'esquiver.
- Tu regrettes ce baiser alors? demanda finalement Astoria en se dirigeant hors de la bibliothèque avec Isa.
- Je dis juste qu'il aurait pu me demander l'autorisation, je suis une fille bien, répondit-elle d'une voix assurée.
- Enfin tu imagines "Isadora Nowinski puis-je t'embrasser?" "Oui, je t'en prie." " Puis-je à présent passer mes mains autour de ta taille?" " Tu le peux" "Oh Merci beaucoup ma charmante" Tu le vois bien, c'est ridicule, ça brise la magie du moment.
- Comme toujours, tu exagères ma chère, rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel. En tout cas, j'admets que ça n'était pas désagréable. Ensuite, il m'a invité à la soirée chez Slughorn, je n'ai pas encore répondu.
- Et tu as une idée de la réponse à la question?
- La réponse est non, s'il me veut qu'il s'attende à ramer. On n'acquiert pas Isadora Nowinski aussi vite et facilement! Et puis ma tante Isis dit que les filles qui savent se faire désirer rendent fous les messieurs et en font ce qu'elles veulent.
Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres d'Isadora, et Astoria décida de retenir les petites techniques de son amie. La tante Isis prenait toujours soin d'Isadora, elle s'en occupait comme si elle était son enfant. Astoria aller parfois chez elle pour rendre visite à Isa et chaque fois elle s'étonnait de voir à quel point Isis était belle, mais pas forcément physiquement c'était plutôt dans l'attitude. Elle choisissait toujours les bons vêtements pour se mettre en valeur, elle fumait à l'aide d'un long porte cigarette en or, son rouge à lèvre était carmin et ses ongles au moins aussi rouges. Depuis que son mari était décédé, elle enchaînait les amants qui lui offraient chaque fois les plus beaux bijoux et elle en était très fière. La mère d'Astoria ne l'estimait guère, elle l'appelait la croqueuse d'homme et la soupçonnait d'avoir un sérieux problème d'alcool et une influence douteuse. Alors, souvent c'est Isadora qui venait au manoir Greengrass, pourtant Astoria aimait beaucoup la tante Isis. Elle lui donnait à elle et Isa, toujours de bons conseils sans tabous ni jugements. Un jour elle leur avait même expliqué que les femmes disposaient d'atouts non négligeables, mais elle n'avait pas développé plus que ça considérant les deux chéries -c'est ainsi qu'elle les appelait- trop jeunes. Et les deux filles n'avaient pas tout à fait saisi le sens de ses paroles.
La semaine se passa et Astoria eut tellement de devoirs qu'elle passa la plupart de son temps à travailler avec Isadora. Durant le peu de temps libre qu'elles avaient eu, Isadora avait refusé comme prévu l'invitation de Blaise pour le faire mijoter, elle mettait en application le fameux adage "suis moi je te fuis, fuis moi je te suis" et elle jubilait de s'apercevoir à quel point il fut vrai. Astoria la prévint quand même de faire attention qu'il ne se lasse pas. La jeune brune quand à elle, avait définitivement laissé tomber ses petites interrogations sur Drago car elle n'avait aucune envie de se rapprocher et de savoir ce qui le rongeait tant, car cela reviendrait à devoir peut-être supporter avec lui quelque chose de lourd et Astoria Greengrass voulait passer une année sereine. Le vendredi soir, alors qu'elle se rendait aux toilettes des filles avec Isa, elle surprit Millicent Bulstrode en larme. Les deux filles s'approchèrent donc et s'accroupirent pour se mettre à sa hauteur.
- Millicent que se passe-t-il? demanda Isadora d'une voix douce.
Ses sanglots redoublèrent.
- Voyons Millicent, tu peux nous faire confiance, la rassura Astoria en essuyant avec un mouchoir en tissu les larmes qui coulaient de ses yeux.
- C'est Pre..preston Silverstorn un..un..un septième année de gryffondor, il m'a croi...sé d-dans un cou-couloir et a commencé à m-me dire des ch...oses très méchantes. Il m'a dit que... j'étais très laide et grosse et...et..et puis ce genre de choses,.
- Nous sommes des serpentards tout le monde nous déteste et se ligue contre nous, mais s'ils pensent être les plus méchants ils se trompent tous! Il faut qu'on lui rende la monnaie de sa pièce, qu'il sache bien qu'on attaque pas des serpentards impunément parce que sinon ils auront l'impression d'être tout permis, déclara très sombrement Astoria.
- J'apprécie ton enthousiasme mon petit chat, mais tu oublies qu'il a trois ans d'enseignements magiques de plus que nous, répondit Isadora.
- Mais enfin Isa, nous avons de bons rudiments de magie noire et crois-moi il ne s'y attendra pas.
Millicent qui écoutait attentivement la conversation, essuya ses larme et parvint à se calmer dans les bras d'Isadora tandis que debout Astoria plus sombre que jamais était bien décidée à faire payer à ce stupide gryffondore ce qu'il avait dit . Oui, elle était en quatrième année, mais comme elle l'avait si bien dit la magie noire elle connaissait et dans un duel c'était un avantage incontestable. Son oncle, mangemort, lui avait pris disons quelques jolis tours bien utiles et c'était le moment rêvé de mettre en application son enseignement.
- Astoria il est hors de question qu'on se fasse virer à cause de Silverstorn, tu sais bien que la magie noire est interdite ici! C'est une magie très dangereuse qui peut avoir des conséquences fatales! Tu te feras virer, ton père t'étriperas et tu finiras à Azkaban! La réprimanda son amie. Et je dis bien TU parce que je ne te suivrais pas là-dedans.
- Père dit toujours que l'on doit rendre au centuple, je ne peux pas croire que tu te défiles si facilement Isa!
- Il n'y a aucune honte à se défiler quand on sait qu'on ne peut en tirer que du négatif.
Les deux amies s'affrontèrent du regard. Millicent se leva pour tenter de calmer leurs ardeurs en vain.
- Ecoutez je vous remercie, mais je crois que je vais passer à autre chose et j'aurai ma revanche à un autre moment j'imagine.
Astoria la regarda ahurie et pensa qu'elle n'avait donc aucune dignité. Se faire insulter par un gryffondor qui plus est sang-mêlés et ne pas vouloir se défendre, c'était impensable. Sûrement quelque chose digne des poufsouffles ou des serdaigles, mais certainement pas des serpentards. Millicent s'en alla, laissant Astoria et Isadora toujours debout l'une face à l'autre le regard bouillonnant.
- Il en va de l'honneur de notre maison.
- Astoria, non. Il s'agit uniquement de Bulstrode et on ne se fera pas virer pour elle ou pour ce garçon, tu entends!
Isadora avait raison, elle s'était peut-être un peu emportée. Il fallait avouer qu'aujourd'hui elle s'était levée du pied gauche et étais très irritable. Déjà au petit matin elle s'était disputée avec Théodore, puis avec Daphné. Il n'y avait aucune raison particulière pour justifier une telle humeur, tout simplement il y avait des jours avec et des jours sans.
- Tu as raison, excuse-moi je suis un peu à cran en ce moment, admit-elle finalement.
-Pourquoi?
- Je suis un peu fatiguée, on a eu une lourde charge de travail cette semaine et je me sens un peu vide. Enfin peu importe, ça va passer! Heureusement que tu es toujours là pour me remettre les idées en place Isa.
Astoria finit bel et bien par obtempérer songeant que se faire virer à cause d'un stupide gryffondor était vraiment du gâchis et qu'effectivement son père serait furieux de l'apprendre. Leur seule chance de gagner étant la magie noire du fait de leur très jeune âge, elle accepta le fait qu'elle était en l'occurrence impuissante. En plus, Millicent elle-même s'était défilée alors qu'elle était la première concernée. Isadora et Astoria se dirigèrent donc en direction de leur salle commune. En chemin elles croisèrent le jeune homme en question qui se tenait près d'une fenêtre l'air arrogant, Astoria ne pu s'empêcher de le fusiller du regard et cela attira l'attention de Silverstorn. Il s'avança donc vers elle et Isadora.
- Dis-donc minus, je peux savoir pourquoi tu me regardes comme ça? la questionna-t-il moqueur.
Il était beaucoup plus grand qu'elle, mais il semblait frêle et chétif. Isadora intima très séchement au garçon de ne pas leur adresser la parole, puis elle tira Astoria par le bras en direction de l'extérieur histoire de prendre un peu l'air et de se calmer. Preston Silverstorn décida de les suivre et il s'installa face à elle sur un petit muret.
- C'est dommage que vous soyez à serpentards mes mignonnes, sûrement filles de mangemorts prônant la pureté du sang et insultant la populace, dit-il avec un sourire arrogant. Et que vous soyez un peu jeune aussi.
- Ne te fais pas d'illusions, nous aurions pu être à poufsouffle que tu n'aurais eu aucune chance, rétorqua Isadora séchement et avec condescendance, tandis qu'Astoria restait silencieuse.
- Mais c'est qu'elle griffe en plus la jolie blonde, et toi tu as perdu ta langue, fit-il en fixant Astoria.
- Disons que ton manque de respect m'impose de ne pas te répondre si tu veux tout savoir.
- C'est toi qui m'a regardé méchamment ma jolie, tu m'en veux de quelque chose peut-être? Pourtant je ne me souviens pas t'avoir déjà fait quoi que ce soit. Remarquez, les petites garces de serpentards prennent tout le monde de haut c'est bien connu, déclara-t-il avec un rictus.
Astoria se leva pour s'en aller, elle le trouvait vraiment fatiguant ce crétin. Isadora décida de la suivre bien évidemment, qui voudrait rester avec ce sale type? A nouveau il les suivit. Astoria se retourna.
- Tu arrêtes de nous suivre ou je vais vraiment m'énerver, le menaça Astoria.
- Ecoute-moi bien ce ne sont pas deux quatrièmes années qui vont me faire peur, je fais ce que je veux.
- Crois-moi tu n'as pas envie de voir à quel point nous sommes des garces, tu arrêtes immédiatement et c'est mon dernier avertissement.
Son sourire suffisant et le pas de plus qu'il fit vers elle en signe de provocation agaça fortement Isa qui était pourtant demeurée calme jusqu'ici contrairement à Astoria qui avait perdu patience depuis déjà l'épisode des toilettes. Astoria sortie sa baguette d'un geste rapide et la pointa vers lui, elle n'eut pas le temps d'entreprendre quoi que ce soit qu'il la désarma avec une facilité déconcertante. Il jeta sa baguette dans l'herbe au loin et pointa la sienne vers elle.
- Et maintenant ma mignonne? On fait moins les malignes c'est sûr. J'avoue que je m'attendais à un petit peu mieux quand même.
Il explosa de rire, puis il se mit à jouer avec sa baguette qu'il faisait tourner dans tous les sens. Astoria profita de ce moment d'inattention et fonça sur le garçon comme une furie en serrant le point qu'une fois à sa hauteur elle envoya de toutes ses forces dans son nez. Ne s'attendant nullement à ça, Preston n'eut pas le temps de réagir et d'éviter le coup. Son nez vira au rouge puis au bleu, se mit à saigner abondamment puis à être si douloureux qu'il ne put s'empêcher de retenir ses larmes. Suite à ça elle alla récupérer sa baguette et s'en alla sans un mot le laissant là ensanglanté.
Isadora parut surprise du geste de son amie et resta quelque seconde immobile. Avant de partir elle l'entendu lui dire qu'elles allaient le regretter. Cela ne l'inquiéta pas, bien au contraire elle était plutôt confiante sur ce coup là, en effet tout garçon un minimum fier -et bon sang que celui là semblait être orgueilleux- n'irait jamais se plaindre auprès de quiconque de s'être fait persécuter par des filles de trois ans de moins. Elle rattrapa Astoria et elles retournèrent comme prévu dans leur salle commune.
- C'est quoi cette tâche rouge sur ta chemise Astoria? demanda Daphné.
Astoria baissa les yeux et constata effectivement qu'il y avait une petite tâche de sang, elle grimaça de dégoût. Millicent qui avait entendu la remarque se dirigea à toute vitesse vers Isadora et Astoria les yeux écarquillés. Elle prit du bout des doigts le morceau de tissu et le lâcha presque aussitôt avec un air paniqué.
- Mais vous êtes folles! Qu'est-ce que vous...! Mais vous n'auriez pas dû, pas pour moi! Vous risquez...
- Rien de bien grave et ça rien avoir avec toi alors arrête un peu tes simagrées, dit Isadora ennuyée et agressivement pour couper court à la conversation.
Astoria ne prit pas la peine d'en écouter davantage, elle monta à son dortoir afin de pouvoir se changer et décida de nettoyer cette chemise. Elle ne descendit pas avant le banquet du soir. Quand elle arriva, elle remarqua que Preston semblait aller mieux, Pomfresh faisait des merveilles! Elle se sentit quand même un peu coupable finalement. Elle avait agit sous l'impulsion du moment et s'était battue! Quelle horreur, une fille de bonne famille n'est pas supposée se battre. Isadora avait bien plus de sang froid, elle c'était une vraie Lady capable de se contrôler, finalement elle se sentait presque honteuse. Depuis ce matin elle n'était pas dans son assiette, mais ce n'était pas une raison suffisante. La nuit tombée, ne trouvant pas le sommeil elle alla s'installer sur le rebord de la fenêtre de la salle commune pour regarder les étoiles et réfléchir un peu.
- Qu'est-ce que tu fiches là Greengrass?!
Elle n'eut pas besoin de tourner la tête, elle reconnu la voix de Drago. Il s'installa sur le fauteuil près de la fenêtre et donc d'elle. Elle ne chercha même pas à savoir pourquoi il n'était pas couché et d'où il venait.
- Je ne suis pas de très bonne compagnie aujourd'hui, dit-elle simplement.
Il ne bougea pas pour autant.
- Moi non plus, répondit-t-il désagréablement.
- La courtoisie voudrait que ne m'impose pas ta présence dans ce cas, répondit-elle dans un soupir toujours en regardant par la fenêtre.
- Arrête un peu de jouer les malheureuses tu veux! Alors quoi tu as passé une mauvaise journée parce que tu as mal dormi ou tu t'es un peu disputée avec Isadora ou je ne sais quelle autre broutille?! Oui c'est sûr ta vie est vraiment affreuse Princesse Astoria, déclara-t-il un peu agressif.
- Bien que tu ais de sûrement de meilleures raisons en ce moment, tu n'as pas le monopole de la mauvaise humeur, ronchonna-t-elle.
Il y eut un bref silence. Elle regretta un peu la manière dont elle lui avait parlé à l'instant. Bien qu'elle ignorait la nature de ses soucis, il était clair qu'ils devaient être plus graves que les siens. Astoria se tourna vers lui et le regarda un instant, elle ne savait pas qu'il souffrait d'insomnie ou peut-être comme elle était-ce exceptionnel qu'il soit là à cette heure-ci? Non, sûrement qu'il dormait mal depuis un petit moment, il suffisait de voir la mine fatiguée qu'il arborait depuis longtemps. Drago avait bien changé depuis les vacances. Se sentant épié il tourna la tête vers elle et accrocha son regard brun et après quelques seconde elle se détourna. Il l'observa à son tour.
- Ce n'est pas très appropriée ta tenue tu ne penses pas? remarqua-t-il.
Elle était vêtue d'une robe nuit plutôt chaste en soie blanche et d'une robe de chambre en cachemire rose ouverte qui laissait entrevoir ses jambes et un petit peu son décolleté. Astoria ferma rapidement son peignoir mal à l'aise d'être ainsi vêtue en présence de Drago. Aucun garçon ne l'avait encore jamais vu dans une tenue de nuit qui plus est quelque peu révélatrice de ses formes de jeune fille.
- Je pensais être seule, autrement je n'aurai pas...
- J'espère bien, la coupa-t-il. A l'avenir sois plus prudente.
Un silence se réinstalla.
- Je devrais monter me coucher, il est tard et ce ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps, dit-elle doucement. Tu comptes rester encore ici?
- Oui, j'ai besoin de réfléchir à certaines choses.
- Ne te méprends pas, mais je pense que tu devrais aussi aller dormir. La nuit porte conseil, mais pour cela il faut dormir. Ce n'est pas bon de rester éveillé trop longtemps.
- Depuis quand te préoccupes-tu de mon état? demanda-t-il ironiquement tandis qu'elle haussa les épaules.
- Si tu me connaissais un peu mieux, tu saurais que je suis pas une si mauvaise fille, affirma Astoria.
- Ah oui? Parce que Bulstrode te soupçonnes d'avoir agressé un gryffondor aujourd'hui!
Astoria leva les yeux au ciel. Décidément Millicent était bien incapable de tenir sa langue, c'était incroyable. Quelle image allait-elle renvoyée! Celle d'une fille violente, incapable de contrôler ses pulsions et de se comporter convenablement en société. En même temps ce on ne pouvait pas vraiment blâmer Millicent, ou en tout cas pas juste elle. Astoria devait aussi assumer ses actes et les conséquences qui en découlaient. Tant pis, elle serait perçue comme en étant une sorte de Crabbe et Goyle au féminin, chose peu flatteuse.
- J'ignorai que Millicent détenait la vérité absolue.
- La plupart des serpentards finissent par mal tourner, ce ne serait pas surprenant que tu ne déroges pas non plus à cette règle là, sourit-il lui rappelant sa remarque sur la taille de sa poitrine d'il y a une semaine.
Elle ne répondit pas.
- Je vais te faire une confidence, les garçons ne trouvent pas ça sexy les filles qui se battent.
- Je vais t'en faire une aussi, les garçons ne présentent aucun intérêt pour moi, déclara-t-elle en croisant les bras.
- Ça viendra Greengrass, plus tôt que tu ne le penses, répondit-il avec un sourire narquois.
- Bonne nuit Drago, chuchota-t-elle avec des petits yeux fatigués.
- Merci, dors bien.
Avant de partir rejoindre son petit lit, elle se retourna une dernière fois vers lui.
- Les matchs de Quidditch sans toi sont insipides, tu ajoutais un certain piment quand tu bataillais contre Potter, ajouta-t-elle avant de monter à son dortoir.
Demain serpentard affronterait serdaigle, pendant ce temps Drago chercherait un nouveau moyen de réussir sa mission. Lui, sixième année de poudlard devait exterminer Albus Dumbledore, grand sorcier qui donnait du file à retordre au mage noir lui-même, autrement dit il s'agissait d'une mission suicide et il avait bien compris que cela était dans le but de punir sa famille des agissements de son père. Astoria avait passé une mauvaise journée, elle avait été de mauvaise humeur? Et bien il aurait voulu que pour lui ça ne dure aussi qu'un jour.
Il monta se coucher une heure plus tard et éprouva beaucoup de difficultés à trouver le sommeil. Il angoissait tellement, il aurait voulu que tout ça ne soit qu'un simple cauchemar et qu'il puisse se réveiller au plus vite. Drago ce soir là eu même une brève pensée pour Potter, lui aussi devait passer des mauvaises nuits pensa-t-il.
