Chapitre 3
En observant le match on pouvait aisément s'apercevoir que les serpentards n'étaient pas très fairplay. L'équipe des verts et argent faisait même preuve d'une certaine violence à l'égard de ses adversaires. Une fois qu'ils décrochèrent la victoire, l'euphorie gagna les gradins. C'est sûr ce soir il y aurait une fête dans la salle commune pour fêter l'événement. Astoria décida de s'éclipser pour aller retrouver Théodore depuis leur petite dispute d'hier ils ne s'étaient plus adressés la parole. L'objet de la discorde était que Théodore en avait assez qu'Astoria lui pose des questions au sujet des potentiels sentiments qu'il pourrait éprouver à l'égard de Daphné. Elle avait ensuite était expliquer à sa soeur ce qui venait de se passer et Daphné lui avait reproché de ne pas avoir été assez subtile dans ses questions. Cette histoire commençait à sérieusement ennuyer la jeune fille. Après une bonne demie-heure de recherche, elle trouva Théodore dehors assis au pied d'un arbre entrain de lire un roman. Elle s'approcha doucement et un peu hésitante, sentant une présence il redressa la tête, la regarda à peine une seconde puis retourna à son roman. Elle désespéra de voir qu'il préférait l'ignorer.
- Théodore s'il te plaît, tu ne vas pas m'en vouloir pour l'éternité, dit-elle de sa voix enfantine pour l'attendrir et avec une moue exagérément triste.
- Je vais être honnête Astoria, en ce moment tu m'agaces.
- Je le sais bien et je te présente mes excuses à ce propos. D'ailleurs je ne mêlerai plus de votre relation car à chaque fois ça me retombe dessus, alors pioufff! Non je t'assure je ne t'ennuierai plus avec ça, vous faîtes ce que vous voulez je m'en fiche, continua-t-elle avec le même ton de petite fille chagrinée.
Il demeura de marbre face au petit numéro de la jeune fille. Pour autant elle ne se découragea pas.
- Théodooooooore!
Elle s'assit à ses côtés puis lui attrapa le bras et commença à jouer avec en faisant semblant de dessiner dessus avec ses doigts, de le griffer doucement, de le frotter. Il soupira bruyamment, mais ne l'empêcha pas de continuer pour autant. Astoria continua donc plusieurs instants.
- Je n'aime pas ça qu'on se dispute, après je passe une mauvaise journée. Avec Daphné c'est différent quand on se dispute parce que c'est ma soeur, on est liée, toi c'est comme si je pouvais te perdre à chaque fois.
Bien qu'il continua de rester silencieux il retira le bras qu'Astoria lui avait emprisonné et le passa derrière ses épaules pour la prendre dans ses bras. Elle se cala confortablement ravie du geste qu'il faisait. Il referma son bouquin et le posa près de lui.
- Tu ne fais plus la tête n'est-ce pas?
- Sans toi mes journées seraient beaucoup plus reposantes, répondit-il pour la taquiner mais aussi parce que c'était un peu vrai.
Face à ces paroles, elle se dégagea de ses bras presque brutalement puis fouilla dans son petit sac. Après quelques secondes de recherches intensives, elle trouva enfin ce qu'elle cherchait. Elle sorti de son petit sac en cuir, un petit bout de tissu blanc qu'elle lui tendit avec un grand sourire. On put lire dans les yeux de Théodore qu'il était étonné. Il prit le bout de tissu et il remarqua qu'il s'agissait d'un mouchoir brodé sur lequel figurait ses initiales. Il trouva que c'était un beau geste de la part de son amie et il en fut touché pensant qu'Astoria était vraiment très adorable comme fille.
- Je te l'ai fait hier soir, ça te plaît?
- J'apprécie, merci Astoria.
Ils passèrent l'après-midi ensemble à papoter. Astoria lui raconta notamment ses mésaventures de la veille qu'il écouta très attentivement. Astoria aimait beaucoup Théodore car il était selon elle un garçon calme, posé et réfléchit. Il était très important pour elle et l'idée même de le perdre la rendait malade. De tout son coeur elle souhaitait qu'il se mette avec Daphné, ainsi il serait un membre de sa famille à part entière. Cependant, elle craignait que sa mise en couple ne l'éloigne d'elle. Ce qui serait tout à fait compréhensible, il lui manquerait beaucoup en tout cas.
Plus tard dans la journée, Astoria se prépara avec Isadora pour la petite fête du soir. Comme à chaque victoire Isadora était de sacrée bonne humeur et comme toujours elle racontait à son amie tous les détails du match comme si cette dernière n'y avait pas assisté. Elles déscendirent ensuite dans la salle commune où Zabini attendait avec Impatience sa co-équipière et l'espérait-il sa future petite-amie. Drago, lui, n'assista pas à la petite fête trop occupé à mettre en oeuvre sa nouvelle stratégie pour tuer Albus Dumbledore.
Le lendemain, Astoria qui se promenait dans un couloir fut surprise de voir Drago Malefoy faire les cents pas devant un mur. Elle l'observa discrètement et fut stupéfiée de voir apparaître une gigantesque porte sur le mur. Drago entra et l'instant d'après la porte disparu, elle trouva cela fascinant. Elle voulu elle aussi faire apparaître cette étrange porte afin de voir ce qui se trouvait derrière. Elle attendit quelques minutes devant le mur, rien ne se passa à son plus grand regret. Après réflexion elle décida d'imiter ce que venait de faire Drago, et elle se mit donc à faire des allers-retours devant le mur et rien... rien n'apparu. Quelle déception. Elle choisit de rester devant la salle, sauf qu'après une trentaines de minutes elle en eut assez et partit. Quand elle croisa de nouveau Drago en fin de journée, elle sauta sur l'occasion.
- Drago!
- Pas maintenant Greengrass.
Il la repoussa pour partir vaquer à ses occupations plus importantes. Lui et elle ne se parlèrent plus jusqu'après les vacances de noël. Un mardi soir tandis qu'Astoria s'ennuyait effroyablement et n'avait aucune envie de dormir elle décida d'aller de traîner dans le château. Braver l'interdit lui procurait une agréable sensation du fait de la montée d'adrénaline. Depuis le début de l'année elle avait dépassé le couvre feu cinq fois et c'était fait attraper une. Cette nuit là,elle réussit à aller jusqu'à la tour d'astronomie sans pour autant se faire attraper par Rusard ou un préfet quelconque. La tour était l'un de ses endroits favoris du fait de la vue somptueuse. Astoria se dirigea vers la rambarde et regarda le ciel un peu rêveuse sans s'apercevoir que dans la pénombre était assis Drago. Ce dernier manifestement dérangé par la présence de la jeune fille se racla la gorge afin de l'informer qu'elle n'était pas seule.
- J'étais là avant et je voudrais être tranquille, dit-il froidement.
Ne souhaitant pas insister et se disputer, elle se dirigea docilement en direction de la porte. Après tout, elle ne voulait s'attirer aucun problème avec lui et comme il venait de le dire, il était là avant. A peine l'ouvrit-elle qu'elle entendit des bruit de bas qui arrivaient en leur direction. Elle se dépêcha de refermer la porte, mais c'était trop tard le grincement de celle-ci avait suffit à indiquer à Rusard leur présence.
- Rusard!
Astoria regarda autour d'elle un endroit pour se cacher ne souhaitant pas avoir de retenue. Drago aussi voulait éviter d'être en colle, il n'avait pas vraiment de temps à perdre! Il se leva rapidement et rejoignit Astoria devant la porte qu'il entrouvrit légèrement pour écouter. Effectivement, les bruits indiquaient que Rusard se rapprochait à grand pas. Quelle angoisse.
- Si les gens apprennent qu'on a été trouvé ensemble en pleine nuit ici, je n'imagine pas ce qu'ils vont s'imaginer! Mais quelle horreur! S'indigna Astoria.
- N'exagère pas non plus, soupira-t-il.
Astoria se mit à réfléchir à toute vitesse, il ne fallait surtout pas qu'on la trouve ici en pleine nuit en présence d'un garçon. Si son père en était informé il la tuerait c'était certain. Son honneur serait à coup sûr entaché par cette histoire. Il fallait réfléchir et vite. Ici il n'y avait pas d'endroit où se cacher et il n'y avait pas non plus d'issues. C'était fichu, c'était certain. Tans pis, après tout il s'agissait des risques encourus quand on se baladait à pas d'heure. Il fallait se faire une raison et puis après tout des heures de colles et les remontrances de son père, ça n'était pas si affreux. Pénible, mais vraiment pas affreux. Elle scruta à nouveau les alentours et soudain, elle eut une idée.
- Mais bien sûr! Drago fait en sorte qu'il n'entre pas, bloque la porte le plus longtemps possible!
- Pardon?!
- Allez fais ce que je te dis! J'ai une idée.
Il hésita un instant, puis obtempéra en jurant qu'elle avait intérêt à avoir un sacré bon plan! Il jeta un sort à la porte tout en sachant que Rusard étant un cracmol ne pourrait en aucun cas l'ouvrir sans l'aide d'un professeur ou d'un préfet. Quelques instants plus tard Rusard essaya d'entrer, ne réussissant pas il essaya plusieurs clefs de son trousseau puis s'énerva sur la poignée de porte.
- Élèves hors du dortoir! Je sais que vous êtes là! Je vais aller chercher un professeur vous ne m'échapperez pas! s'écria-t-il.
- Ne me dis pas que ton super plan c'est de s'enfuir pendant qu'il va chercher un professeur? Parce qu'il y a des chances pour qu'il fasse semblant de partir en espérant qu'on sorte ou encore si on y arrive qu'on se fasse prendre par des préfets ou les professeurs alarmés.
Si tel était le cas la punition serait encore plus sévère pour eux. Premièrement, ils étaient ici après les heures réglementaires, ensuite ils avaient utilisé de lala magie pour bloquer Rusard et enfin elle espérait qu'ils s'enfuissent? Très mauvaise idée et il regrettait déjà de l'avoir écouté. Astoria ignora complètement ce qu'il disait. De toute façon, ce n'était pas ça son plan! Il était presque vexant qu'il la pense aussi stupide. Elle alla près de la rambarde mis ses doigts dans sa bouche pour siffler, elle le fit à trois reprises. Drago se retourna vers elle, avec un air ahuri ne comprenant pas pourquoi elle agissait aussi bêtement!
- Mais qu'est-ce que tu fais?! T'as qu'à crier qu'on est là tant que tu y es, je ne suis pas sûr que tu aies réveillé tout le château encore! s'énerva-t-il.
- Je vous entends! cria Rusard à travers la porte. Ouvrez! J'ai tout mon temps et vous serez bien obligés de sortir de toute façon!
Drago se retourna vers Astoria regrettant d'avoir bloqué cette stupide porte.
- J'aurai jamais dû t'écouter!
- Tout est sous contrôle, il faut juste patienter encore un peu.
- Patienter pour quoi?!
La réponse à sa question arriva sous ses yeux tandis que Rusard continuait de les menacer en s'énervant contre la porte.
- C'est le balais d'Isadora, on l'a ensorcelé l'été dernier et on lui a attribué une mémoire auditive, expliqua-t-elle à Drago.
- Très bien, c'est moi qui conduis, déclara-t-il autoritairement.
Il monta à l'avant du balais et tendit son bras à Astoria pour l'aider. Elle se plaça derrière lui et timidement passa ses bras autour de la taille de Drago. Pour lui comme pour elle, ce fut quelque peu embarrassant. Il décolla et pensa qu'il valait mieux aller attendre une heure ou deux dehors afin d'éviter de croiser un professeur que Rusard pourrait avoir alarmé. Parce que oui, le château pouvait être agité en ce moment. Des élèves hors des dortoirs après le couvre feu qui en plus bloquaient la porte à Rusard risquaient gros. Il alla se poser près du lac et il s'installa sur le sol derrière un buisson pensant que ce qui venait de se passer était le genre de choses qui habituellement ne pouvait arriver qu'aux stupides gryffondors! Il observa un instant Astoria qui elle était rester debout et tournait en rond.
- Astoria assieds-toi, tu me files le tournis.
Elle s'installa à ses côtés et pendant quelques minutes ils ne se dirent pas le moindre mot. Une fois de plus, étant vêtue d'une robe de nuit et d'une robe de chambre fermée, elle ressentit très vite la fraîcheur et commença à trembler. Drago ne sembla pas s'en soucier et ne daigna pas lui proposer sa veste. Après encore quelques minutes où elle pensa qu'il était un vrai mufle, elle décida de lui forcer la main.
- J'ai froid, murmura-t-elle à son égard.
- C'est vrai que tu aurais pu mieux te couvrir, constata-t-il.
- Tu pourrais quand même me proposer ta veste!
- Non. C'est moi qui risquerai d'avoir froid tout ça parce que tu n'as pas été suffisamment intelligente pour prendre la tienne!
Elle croisa les bras vexée par le comportement du garçon. Qu'il était égoïste de ne penser qu'à lui alors qu'elle venait de leur éviter une heure de colle ou plusieurs! Il aurait au moins pu dire merci. Astoria continuait de trembler en se disant que demain elle passerait sûrement la journée à l'infirmerie et aussi que jamais plus on ne la prendrait à sortir après le couvre feu. Drago n'étant pas un garçon dépourvu de coeur, il accepta finalement la voyant trembler, de lui donner sa veste. Il l'enleva et il la posa sur ses épaules et comme prévu il sentit davantage à quel point la nuit était fraîche. Astoria se blottit dans son vêtement en le remerciant. Elle ne pu s'empêcher de sursauter en entendant un bruit de loup venant de la forêt au loin. Dans l'impulsion du moment, elle lui agrippa le bras et le serra très fort. Le pire dans cet histoire c'est que Drago n'était lui aussi vraiment pas rassuré. Pour éviter une retenue et un sermon de Monsieur Greengrass, ils mourraient de froid ou seraient tués par une satanée bestiole, génial.
- Drago.. tu as froid? demanda-t-elle d'une voix penaude.
- Bien sûr que oui par ta faute, l'accusa-t-il.
Elle baissa la tête et entreprit d'enlever la veste. Après tout il n'avait pas tort, elle n'avait qu'à avoir été suffisamment intelligente pour prendre de quoi se couvrir.
- Non garde là, Je n'ai pas envie de t'entendre te plaindre pendant une heure, ronchonna-t-il.
- Je ne veux pas que attrapes froid par ma faute! se plaignit-elle.
- J'ai une bonne santé, ça ira.
- Ce n'est pas bien, je me sens mal vis à vis de toi, déclara-t-elle avec un air chagriné.
- Bon très bien, puisque tu insistes! Viens dans mes bras, la chaleur de ton corps me réchauffera, déclara-t-il très sérieusement tandis qu'elle écarquilla les yeux.
L'idée fit rougir la jeune brune et elle fut ravie qu'il fasse assez sombre pour ne pas qu'il le remarque. Elle n'était pas certaine de vouloir avoir cette proximité avec lui, ça n'était vraiment pas correct. D'un autre côté c'était une question de survie. Elle se plaça donc entre ses jambes, dos à lui. Un peu hésitant, il passa tout de même ses bras autour de la taille de la jeune fille et se surprit à penser que c'était agréable et qu'elle sentait bon. De son côté, Astoria était très mal à l'aise et l'idée de s'enfuir en courant lui traversa l'esprit une ou deux fois. Puis après quelques instant, tout comme lui, elle s'habitua au contact de leur corps profitant elle aussi de la chaleur qui s'en dégageait.
- Est-ce que... est-ce que c'est mieux pour toi? le questionna-t-elle d'une voix peu assurée.
- Ce n'est pas l'idéal, mais c'est ça ou crever de froid, répondit-il sèchement. Si tu veux te promener dehors pense au moins à te couvrir espèce d'idiote!
- Je ne comptais pas rester si longtemps dehors! se défendit-elle.
Un silence s'installa durant quelques minutes. Puis Astoria décida de profiter de ce tête à tête pour faire entendre raison à son camarade. Depuis le début de l'année son état se dégradait et personne ne semblait y faire attention, pas même ses supposés "amis". Sûrement trouverait-il ses remarques déplacées et se vexerait-il, mais quelqu'un devait au moins l'encourager une fois à se reprendre en main. La jeune brune imaginait que le garçon déprimait seulement à cause de l'emprisonnement de son père, elle ignorait bien que la vérité était encore plus sombre que ça et elle n'allait pas tarder à s'en mordre les doigts.
- Drago?l'appela-t-elle d'une voix douce.
- Hmm...
- Je voudrais te dire quelque chose, mais j'hésite...
- Soit tu le dis, soit non, mais ne me gonfle pas des heures avec ça.
- Je... enfin tu... disons que... non... En fait, il faut... rhoo!
- Tu te fiches de moi j'espère? fit-il las.
- Non mais c'est compliqué, je ne sais pas comment te le dire.
- Tu essaie de me faire une déclaration Greengrass? Demanda-t-il mi-amusé mi-blasé.
- Ne soit pas bête enfin! S'offusqua-t-elle.
- Alors quoi?! Perdit-il patience.
- Je sais bien qu'on n'est pas ami, mais... Ecoute, il faut... voilà... il faut vraiment que tu te reprennes! Je veux dire je sais bien que ce qui arrive à ton père est terrible pour toi... oui vraiment terrible, mais il faut que tu arrêtes de te laisser aller comme ça! Tu as l'air d'un zombie et je ne te dis vraiment pas ça pour te blesser, finit-elle pas dire d'une traite.
- Mêle-toi de tes affaires! Je n'ai pas de conseils à recevoir de ta part! Déclara-t-il irrité en s'efforçant de garder son calme.
- Quand la vie te met des coups tu as deux options: soit tu décides de te renfermer sur toi même, d'être malheureux et de justifier tous tes échecs par ça; soit tu décides de les encaisser avec bravoure et honneur et tu décides de te battre et de rendre les coups toujours plus fort! Ce qui t'arrive c'est très très nul et tu ressens sûrement beaucoup de colère! Et bien sers toi ce cette colère comme moteur pour avancer! Continua-t-elle.
Drago considéra qu'Astoria venait de dépasser les limites. Elle ne savait rien de ce qu'il lui arrivait et elle se permettait de lui faire la morale?! Cette sale petite gamine agaçante! Il lâcha la jeune fille furieux et se releva. Elle en fit de même un peu confuse. Astoria regrettait d'ores et déjà ses paroles trop vites prononcées c'est vrai ça, de quoi se mêlait-elle?
- Tu parles de ce que tu ne connais pas! Tu ne sais rien, rien du tout! Alors ne te permets pas de me juger comme ça! C'est facile de parler à la place à laquelle tu es! Je t'interdis de me juger tu entends!? Je te l'interdis! rétorqua-t-il enragé.
Astoria venait de déclenchait chez lui un état de fureur et elle s'en voulait beaucoup. Qu'est-ce qui lui avait bien prit de sortir ça comme ça? Dire ça à Daphné, Isa ou Théodore qu'elle connaissait bien ça pouvait passer, mais Drago?! Non, il avait raison c'était inacceptable. Il s'éloigna d'elle avant de faire quelque chose qu'il pourrait regretter. Il alla loin d'elle afin d'essayer de décolérer. Un sentiment de culpabilité se mit à envahir Astoria tandis qu'elle le regarder un peu honteuse et gênée de là où elle était. Après un petit temps, elle prit son courage à deux mains pour s'avancer et aller lui présenter ses excuses. Bien que ça partait d'une bonne attention, ça ne la concernait pas.
- Je te prie de m'excuser, je suis vraiment désolée...
- Peu importe, on rentre au château j'en ai assez d'être ici! s'exclama-t-il avec agressivité.
Elle voulut lui dire qu'il était sûrement trop tôt et que Rusard et les professeurs devaient être encore entrain de les chercher, mais elle n'osa pas. Elle suivit donc tête baissée et ils retournèrent à leur dortoir. Comme le craignait Astoria, ils tombèrent sur le professeur McGonagall qui leur passa un sacré savon et décida de les coller pour toute une semaine et d'enlever 30 points à leur maison. Par chance, elle ne comptait pas envoyer de courrier à leurs parents ce qui soulagea la jeune fille. Ils retournèrent ensuite à leur dortoir accompagné d'un Rusard qui ne cessait de leur dire des méchancetés. Astoria sentait que Drago était vraiment en colère contre elle. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à ne plus s'occuper des affaires des autres! Après tout ça ne changeait rien pour elle si Drago décidait de sombrer dans la déprime. Rien de tout cela ne la concernait. Cette nuit là, c'est le coeur lourd que les deux jeunes élèves regagnèrent leur dortoir et allèrent se coucher le coeur lourd. Le pire songèrent-ils tous les deux, c'est qu'ils devraient passer une semaine ensemble en retenue! Il s'agirait pour Astoria probablement des pires colles de sa vie, et pour Drago cette perte de temps ne l'arrangeait guère dans ses projets. Il ne lui en aurait pas fallut beaucoup plus pour étriper cette saleté d'Astoria à qui à cet instant très précis il souhaitait tous les malheurs du monde.
