Chapitre 4
Quand Pansy Parkison apprit que Drago avait récolté une semaine de retenue et ce avec Astoria parce qu'ils auraient manifestement traîné ensemble après le couvre feu, elle enragea. Elle décida qu'il était temps d'aller régler ces comptes avec la jeune fille et de lui faire savoir sa manière de pensée. Depuis des années Pansy courrait après Drago, elle avait toujours été là pour lui dans les bons comme dans les mauvais moments, ce n'était pas gagner d'avance mais tous ces efforts avaient fini par les rapprocher et il était hors de question qu'elle se le fasse finalement piquer par Astoria. Pour le garçon de ses rêves Pansy était prête s'il le fallait à se battre bec et ongles. Dans l'après midi, elle trouva enfin Astoria.
- Bonjour Pansy! s'enjoua-t-elle sans savoir ce qu'il l'attendait.
- Alors comme ça Théodore ne te suffit plus? Il te faut aussi Drago maintenant? Demanda Pansy ironiquement.
Astoria fut surprise de voir la jeune fille d'habitude si amicale avec elle, lui parler avec autant de froideur. Tout cela n'était qu'un malentendu et Pansy le comprendrait très probablement pensa-t-elle.
- Je vois à quoi tu fais référence et c'est un pur concours de circonstances, nous nous sommes croisés pas donnés rendez-vous.
- Ben voyons toujours des excuses n'est-ce pas? Non mais tu me prends pour une bourrique! T'es vraiment qu'une salope Astoria!Tu sais que ta soeur aime bien Théodore et tu ne peux pas t'empêcher de passer tes journées à rire avec, discuter, le toucher pfff! Et maintenant Drago?! Ne crois pas que je vais te laisser faire, menaça-t-elle.
Trop c'était trop, les insultes étaient vraiment trop violentes pour qu'Astoria ne les ignorent. Pour qui se prenait-elle pour ainsi lui parler? D'un autre côté elle n'avait aucune envie de se battre pour un garçon et encore moins pour Drago! Tout ça était tout bonnement ridicule. Astoria essaya du mieux qu'elle pût de garder son sang froid et de ne pas jeter d'huile sur le feu.
- Je vais faire comme si tu ne m'avais rien dit et je vais m'en aller. Il est hors de question que je me dispute pour Malefoy. Que les choses claires il ne m'intéresse pas du tout et je ne l'intéresse pas non plus, alors tu te calmes immédiatement, déclara-t-elle avec un ton ferme.
- Tu me fais bien rire tu sais! Franchement.. même ta soeur le pense que tu n'es qu'une catin! Quatorze ans et déjà entrain d'allumer les garçons, c'est pathétique!
- Tu retires ce que tu viens dire! s'énerva Astoria en serrant les poings.
- Tu es énervée? Tu trouves que je fais preuve d'irrespect peut-être? Parce que toi bien sûr tu es respectueuse quand tu te trémousses aux bras de Théodore sous les ses yeux?!
Astoria sorti sa baguette rageusement et la pointa vers Pansy en lui intimant de se taire. Cette dernière ria, ne craignant point un instant les menace d'une petite quatrième année. Astoria se demanda si Daphné pensait vraiment ces ignobles choses d'elle, parce que cela serait d'autant plus blessant du fait qu'elle fut sa soeur. Pansy s'approcha d'Astoria et du bout des doigts elle lui fit baisser sa baguette.
- Tu perdrais de toute façon, murmura Pansy.
Après ces paroles, elle tourna le dos à Astoria pour s'en aller contente de lui avoir dit quel était le fond de sa pensée. Astoria furieuse ne pu s'empêcher de balancer le livre de botanique qu'elle avait dans les mains droit dans le dos de Pansy avec force. Cette dernière se retourna furtivement, le regard noir. Elle revint auprès d'Astoria furibonde, tandis que celle-ci lui adressait son plus joli sourire de peste.
- Tu n'aurais jamais dû! S'écria Pansy.
Elle prit sa baguette et lança à toute vitesse un maléfice de conjonctivite qu'Astoria parvint à esquiver de justesse, elle se défendit en envoyant le sortilège de Furunculus que Pansy évita à l'aide d'une formule de protection. Elles ne purent continuer déranger par l'arrivé de Daphné elle-même. Astoria fut bienheureuse que sa soeur soit là, elle prendrait certainement sa défense contre cette harpie de Parkinson.
- Décidément Astoria, tu es au coeur de toute les histoires, remarqua Daphné. Je pense que tu devrais te calmer car il devient difficile de supporter ma chère soeur et ton comportement avec les garçons est indécent et irrespectueux.
Clairement, Astoria ne s'attendait pas à ce que sa propre soeur prenne le parti de Pansy. Daphné semblait aussi très en colère contre Astoria, elle serrait la mâchoir si fort que ses dents menacées de se fissurer. C'était terrible à voir, mais moins que le fait d'être ainsi prise à partie et insultée comme une moins que rien. Les larmes menacées de coulées sur ses joues à tout instant, des larmes de colère et tristesse. Elle ne devait pourtant pas, il fallait garder un minimum de fierté et d'honneur face à une telle situation. Oui, même si elle était insultée de traînée, elle garderait la tête haute comme sa mère le lui avait appris. Elle se souvenait que sa mère disait que même si l'on était meurtri, il fallait sauver les apparences.
- Va au bout de ta pensée Daphné, dis-le je suis une... aller dis le! Regarde-moi et dis le!
- Je te prie d'avoir la convenance de ne pas te faire passer pour la victime Astoria! Aie au moins cette délicatesse là! Tu passes ton temps à tourner autour de Théodore devant moi, tu lui brodes un joli mouchoir parce que OUI je suis au courant! Et maintenant il te faut aussi Malefoy?! s'exclama Daphné avec aigreur. C'est insupportable... chuchota-t-elle pour elle-même.
- C'est petit ce que tu me dis là! J'étais amie avec lui avant que tu n'éprouves des sentiments et j'ai fait tout ce que j'ai pu pour que ça fonctionne avec toi! Et vos reproches vous me les faîtes à moi parce que c'est facile, mais aller les faire à eux!
- Ça te plairait bien qu'on se dispute avec eux, fit Pansy d'un air dédaigneux. Tu aurais la voie libre!
- La vérité c'est que vous êtes jalouses et pathétiques! Tu ne supportes pas Daphné que j'ai réussi à attirer la sympathie de Théodore tout naturellement sans aucun effort quand toi tu trimes chaque jour pour ne serait-ce qu'un misérable regard! Mais que veux tu que j'y fasse bon sang si tu aussi intéressante qu'un pot de fleur!? Tu es incapable d'aligner trois mots censés quand il est dans les parages, c'en est ridicule!
Blessée, Astoria avait décidé de devenir à son tour blessante et d'attaquer droit au coeur sa soeur. Se disputer pour des garçons qui ne l'intéressaient même pas d'un point de vue romantique. On ne pouvait pas faire pire! Daphné attrapa par le bras Pansy, adressa un dernier regard mêlé de rancoeur et de rancune à sa petite soeur et elle s'en alla accompagnée de son amie. Astoria avait envie de pleurer et une fois que les deux disparurent de son champs de vision elle craqua enfin jurant que jamais plus elle n'adresserait la parole à ces saletés. Elle s'empressa ensuite de tout aller raconter à Isadora histoire de retrouver un peu le morale auprès d'une oreille attentive et compréhensive. Astoria fut bien heureuse de trouver effectivement le réconfort quel chercher auprès de sa meilleure amie, de sa soeur de coeur à défaut de l'être de sang.
- Je comprends ce que tu me dis et tu sais que je serai toujours de ton côté n'est-ce pas? Fit Isadora tandis qu'Astoria acquiesça. Cependant, met toi aussi à la place de Daphné, si tu aimais un garçon et qu'il ne t'accordait pas une minute d'attention tu trouverais ça très blessant et si en plus il passait son temps avec ta sœur ça n'en serai que pire.
- Tu crois que je ne le sais pas? Dès que je suis avec lui, je sens le regard de Daphné sur nous et ça me pèse et ça me chagrine même! Mais, ici, j'ai que toi et lui comme amis, comme piliers. Les autres ce sont justes des copines, des connaissances, mais vous, vous êtes très importants et j'ai pas envie de faire une croix là-dessus. Qu'est-ce que je suis supposée faire?
- Je pense que tu n'as pas une très grande marge de manœuvre, c'est compliqué, soupira Isadora. Le véritable problème ce n'est pas toi, c'est lui et elle et le truc c'est que comme il s'agit de ta soeur et de ton ami tu te retrouves au milieu coincée. Tu ne peux pas y faire grand chose j'ai l'impression, si ce n'est éviter de lui faire des petits cadeaux aussi personnel, sourit-elle en faisant allusion au mouchoir.
- Mon comportement, mes gestes.. sont-ils indécents à son égard? Je ne m'en rends pas vraiment compte.
- Rien n'est choquant, mais ça peut-être ambigu. Disons que moi je sais bien que tu ne le considère pas comme un potentiel petit-ami et vice-versa, mais pour les autres qui n'ont pas cette certitude ils peuvent percevoir ça d'une autre manière. Je n'aime pas ta sœur du tout, mais j'arrive à comprendre.
La conversation continua encore un petit moment. Astoria ne se sentit pas vraiment mieux, peut-être même pire. Quant à Daphné, elle n'en revenait toujours pas et il lui faudrait du temps, même si Isadora disait qu'il fallait la comprendre, pour avaler la pilule. En fin d'après midi elle se rendit avec Drago en salle de potion ou ils étaient supposés nettoyer chaudron et ustensiles sous la surveillance de Rusard. Astoria décida de s'attaquer au Chaudron à l'autre bout de la salle afin d'être le plus éloignée possible du garçon. Mouiller, astiquer, essuyer et recommencer ce petit manège pendant une heure. C'était très lassant et il y avait une tonne de chaudron encore sale. Quand Drago eut terminé de son côté, il fut contraint de la rejoindre. Il ne pouvait pas croire qu'au lieu de mettre en oeuvre son plan, il frotter des chaudrons avec Astoria.
- Pour hier... commença-t-elle.
- Ne dis rien, ordonna-t-il.
- Si, je peux comprendre ta réaction ce que j'ai dis était inapproprié, s'excusa-t-elle. Je pense que tu devrais discuter avec Pansy pour la rassurer, elle n'a pas trop apprécié qu'on ait été trouvé ensemble et elle imagine de drôles de choses.
- Comme si j'avais du temps à perdre avec vos conneries. J'ai des trucs beaucoup plus importants qui requiert toute mon énergie et toute mon attention.
Astoria se demanda ce que pouvait bien lui trouver Pansy. Physiquement il était plus que correct avec ses yeux gris-bleu et ses cheveux d'un blond presque blanc, mais quel caractère de cochon! Finalement elle se dit qu'ils formeraient un beau couple, deux enquiquineurs ensemble c'était parfait. Elle repensa subitement à la dispute qu'elle avait eu ce matin avec Daphné et Pansy et fureur et tristesse la regagnèrent. Drago sembla le remarquer, mais il ne dit pas un mot. L'heure de retenue fini, ils regagnèrent leur salle commune ensemble n'échangeant toujours aucune parole. Drago était définitivement vexé de ce qui s'était passé la veille, en plus il avait eu le droit à un sermon supplémentaire de la part de Rogue qui lui reprochait de ne pas prendre les choses suffisamment au sérieux, d'être inconscient et perdre bêtement du temps. Il s'était lui aussi imaginé que le jeune homme avait organisé cette petite escapade pour passer du temps avec sa "petite copine". Il trouvait Astoria très jolie, mais de là à ce quel est l'honneur d'être sa petite amie il y avait un monde! Et puis il y en avait des tas de filles qu'il trouvait jolie, pour autant il ne sortait pas avec. Et puis de toute façon, ce n'était pas une période propice à l'amour pour lui. Il avait suffisamment de problèmes, il n'était pas assez fou pour s'en rajouter.
- Drago?
- Quoi encore?!
- Non rien... dit-elle en baissant la tête avec une petite moue.
- Tu sais très bien que je ne supporte pas quand tu commences des phrases sans les finir! s'énerva-t-il.
- Mais regarde, tu es toujours désagréable avec moi aussi! J'ai toujours peur de mettre les pieds dans le plat! Ce n'est pas facile de te parler!
- Et bien ne m'adresse pas la parole alors, je ne te demande rien!
- Avant tu n'étais pas aussi rude avec moi... remarqua-t-elle.
- Je ne comprends pas si je suis tellement pénible, pourquoi est-ce que tu t'évertues à venir me voir? demanda-t-il un brin condescendant.
- N'exagère pas, je ne m'évertue à rien du tout. Quand on se voit ce n'est jamais vraiment voulu je te signale, rétorqua-t-elle sur le même ton.
- Manifestement tu n'es pas non plus la délicatesse incarnée, dit-il dans un sourire sarcastique.
- Comment?! Je suis délicate moi! s'exclama-t-elle très -trop- vite ce qui lui valut un regard très appuyé de Drago. Habituellement je le suis... C'est toi qui doit me déteindre dessus c'est la seule explication plausible parce que tu as raison en ce moment on est amené à passer un peu trop de temps ensemble.
- Et en plus elle est de mauvaise foi, je me demande quand-même si tu as des qualités...
- Mais qu'est-ce que tu dis... J'en ai des tas évidemment! se défendit-elle.
- Et lesquelles? Pardonne-moi mais j'éprouves quelques difficultés à les percevoir, continua-t-il railleur.
- Tu... tu.. ne mérites pas de les connaître Drago Malefoy, déclara-t-elle en fronçant les sourcils et avec une voix boudeuse.
Et c'est tête haute et bras croisés qu'elle accéléra le pas pour ne plus marcher à sa hauteur. Drago esquissa un sourire face à la réaction d'Astoria, c'était trop facile et elle en était presque adorable songea-t-il. Pas très mature cela étant, mais il ne fallait pas oublier qu'elle n'avait que quatorze ans ça viendrait. Il s'était toujours demandé ce que Nott pouvait bien lui trouvait d'intéressant et finalement il est vrai qu'elle avait un côté attachant. Drago n'y pensa pas davantage, il retourna à la salle commune attrappa Crabbe et Goyle et continua de travailler sur sa mission.
Astoria sur le chemin décida dans sa tête d'essayer d'énumérer ce qu'elle considérer être ses qualités. Ce n'était pas si facile de s'auto-juger en plus elle était éreintée et elle avait mal au bras à cause du nettoyage de chaudron. Pour la peine c'est Isadora qui les lui dirait! Elle n'était pas fatiguée de toute façon elle, elle avait passé la journée à flâner. En arrivant dans la salle commune elle croisa Pansy et Daphné assises, ces dernières lui adressèrent un regard mauvais. Astoria releva un peu plus la tête de manière hautaine et décida qu'il valait mieux ignorer. Oui, l'ignorance était le meilleur des mépris, bien plus que l'attaque directe.
- Astoria!
Elle reconnut immédiatement la voix de Théodore, puis se retourna pour lui faire face.
- Oui? demanda-t-elle tout sourire.
- Une partie d'échec?
- Avec grand plaisir! Jubila-t-elle.
Oui finalement, l'attaque directe ça pouvait être aussi amusant. Elle donc alla s'installer sous les yeux de sa sœur sur une petite table pour débuter la partie. Souffrir, elle voulait la faire un peu souffrir car elle le méritait après avoir été aussi méchante. Astoria pouvait comprendre que Daphné souffrait de sa relation avec Théodore, mais de là à insinuer qu'elle était une catin? C'était inacceptable et elle devait être blessée autant qu'Astoria l'était. Le fait de voir Daphné la regardait ainsi avait déclenchée en elle à nouveau de la colère et impulsivement elle décida de la torturer un peu...
- Tu joues admirablement bien, c'est incroyable! s'extasia exagérément Astoria d'une voix forte quand il lui détruit un vulgaire pion.
- Mais qu'est-ce qui te prends?
- Rien je suis juste de bonne humeur tu sais, sourit-elle aimablement. Continuons tu veux bien?
Elle continua son petit manège sous les yeux rageur de sa soeur. Daphné observait la scène l'estomac noué serrant les poings de plus en plus forts en pensant que sa soeur n'était rien d'autre qu'une sale petite peste. C'était de la provocation tout simplement, le but était de blesser. Daphné regrettait un peu sa réaction de plus tôt dans la journée, elle s'était emportée et elle avait songé à aller s'excuser, mais là! Il en était hors de question! Il fallait fallait pourtant qu'elle se contienne, elle ne pouvait pas faire un scandale devant tout le monde, spécialement devant Théodore. Quand la partie se termina et que Théodore s'en alla. Daphné alla rejoindre sa soeur.
- Tu arrêtes tout de suite! Ça suffit!
- Ça suffit quand je décide que ça suffit, tu entends? déclara Astoria avec un sourire suffisant.
- Ne joue pas à ce petit jeu avec moi Astoria, tu vas t'en mordre les doigts!
- Des mots, des mots et encore des mots.. intéressant.
- Tu veux des actes? Que dirais-tu d'une petite lettre à papa lui racontant toutes les fois où tu vas derrière son dos chez notre oncle Isaac, tu sais le mangemort?
Ah oui... Astoria n'avait pas pensé à cela. Son oncle Isaac était son parrain avec qui elle s'entendait plutôt bien depuis toujours. Son père et lui s'étaient brouillés à cause du fait que l'oncle Isaac était trop impliqué dans la guerre. En effet, ce dernier était mangemort et en plus de cela il se plaisait à pratiquer d'ignobles tortures sur les opposants. Willem le père des deux jeunes filles ne cautionnant pas ces agissements avait interdit à ses filles tout contact avec, de peur qu'il ait une influence néfaste sur elles. Astoria savait bien qu'il était mangemort, mais elle n'était pas au courant des tortures et préférait ignorer tout cela. A ses yeux il n'était pas un mangemort, il était son oncle adoré. Cette-dernière avait donc décidé d'aller à l'encontre des ordres de son père et en plus d'écrire fréquemment à son oncle, lui rendait parfois visite durant les vacances. Isaac bien que sanguinaire, éprouvait un réel attachement pour la jeune fille, lui qui n'avait ni femme ni enfant. Malgré sa folie et son sadisme, il avait quelques principes et notamment protéger Astoria de ce monde si sombre auquel il était confronté par choix et envie chaque jour, pour lui il n'était pas question qu'elle y soit mêlée de près ou de loin. Bien que souvent un peu froid avec elle, il existait une vraie tendresse entre eux deux. Daphné était bien entendu au courant, elle gardait le secret par solidarité et parfois même couvrait sa petite soeur, mais là il n'en était plus question.
- Tu fais moins la maligne on dirait bien, sourit Daphné avec condescendance.
- C'est toi aussi qui as été méchante ce matin! Tu as commencé, Je ne fais que me défendre, rétorqua vivement Astoria.
- Moi méchante? Qui a dit que j'étais aussi intéressante qu'un pot de fleur?... Bon... Ce matin j'admets avoir peut-être été un peu dure envers toi, mais ton comportement avec Théodore me fait du mal et tu le sais bien et pourtant tu ne fais aucun effort pour rendre ça moins désagréable.
- Ça n'est pas une raison suffisante pour suggérer que je suis une fille avec peu de vertu, trancha Astoria sèchement.
- Bon... très bien puisque personne n'arrive à faire la part des choses et à reconnaître ses torts je suppose que la guerre continue entre nous et donc je me dois d'agir en conséquence.
- Noooon! Ne fais pas ça, ne le dis pas à papa! fit Astoria de sa voix enfantine pour amadouer Daphné.
- C'est vrai qu'il serait très furieux.. furieux au point de te priver de sortie pour très très très longtemps, toute ta vie peut-être même? continua Daphné avec malice.
- Ma Daphné... continua Astoria toujours avec une petite voix.
- Tu sais bien que ça ne fonctionne pas avec moi ce petit air là.
- Très bien... je suis désolée, d'accord?! Se résigna Astoria.
- Ça ne semble pas très sincère...
- Tu exagères! Soupira Astoria, tandis que Daphné haussa les épaules et s'apprêta à partir. Non reste! Ecoute, je suis vraiment désolée. Désormais je ferais attention à mon comportement car je ne veux pas qu'il te blesse, déclara-t-elle d'une voix plus convaincante.
- Tu es toute excusée petite soeur, sourit à nouveau Daphné victorieuse avant de partir.
Astoria décida quant à elle de monter dans son dortoir. Elle passa la soirée à bouder, déçue d'avoir dû s'excuser alors qu'elle en voulait à Daphné et que cette dernière n'avait pas elle aussi présenté ses excuses. Elle trouva ça injuste. Elle finit la soirée à feuilleter des magasines en ruminant ce qui venait de se passer avant de coucher pour de bon excessivement tôt.
Merci pour vos Reviews, ça m'encourage à continuer! J'espère que ce chapitre vous plaira, je posterai le prochain dans la semaine très probablement.
Merci encore! :)
ps : Il est possible qu'il y ait des petites fautes par-ci par-là et je vous prie de m'en excuser!
