Chapitre 5


Cette nuit là, Drago avait fait un bien drôle de rêve, quelque chose à la limite de l'indécence avec Astoria pour protagoniste principal. Il avait rêvé qu'une nuit où le sommeil le fuyait il était descendu et qu'Astoria était assise sur un petit fauteuil en cuir vêtue d'une robe de chambre en soie noire. Il s'était alors approché d'elle pour lui demander ce qu'elle faisait ici, elle se leva tira sur le nœud pour ouvrir son vêtement qui glissa délicatement sur le sol et elle se retrouva vêtue d'un corset rouge sang orné de dentelle noire. Un petit sourire licencieux se dessina sur son joli visage tandis qu'elle s'approchait un peu plus de lui. Elle attrapa du bout des doigts sa cravate pour définitivement l'attirer vers elle. Elle le repoussa ensuite un peu pour qu'il s'assoit sur le fauteuil derrière lui, et s'installa sur ses jambes dans le but de l'embrasser fougueusement presque avec violence. C'est tout émoustiller qu'il se réveilla au petit matin. Il resta quelques secondes abasourdi dans son lit puis se leva pour prendre une bonne douche et aller se préparer. Une fois prêt il parti prendre son petit déjeuner.

- Tu as bien dormi? Lui demanda Pansy une fois qu'il eut descendu.

- Hmmm, marmonna-t-il ne souhaitant pas particulièrement faire la conversation.

Ce rêve le troubla plus que de raison. Quand Astoria arriva pour elle aussi prendre son petit-déjeuner il ne pu s'empêcher de la regarder et d'y repenser encore et encore. Sûrement qu'il était en manque d'affection, bien qu'il avait déjà eu des flirts avec Pansy elle ne l'avait jamais attiré au point qu'il décide d'en faire sa petite-amie. Il y avait eu quelques autres filles, mais jamais de petites amies officielles. Elle était son amie et cette relation lui convenait, il ne voulait en aucun cas la gâcher. Après qu'il ait rêvé d'Astoria en particulier, devait venir du fait qu'en ce moment il avait été amené à beaucoup la voir et notamment deux fois dans ses petites tenues de nuit. Mêmes si elles étaient loin d'être vulgaire et cachaient tout de même plus que le nécessaire, s'en fut peut-être pire car cela laisser libre court à sa fertile imagination.

Astoria sentant le regard de Drago sur elle, tourna la tête vers lui. Il soutint son regard et elle finit par se détourner un peu gênée. Jamais il ne l'avait fixé ainsi, jamais personne ne l'avait regardé de cette manière et elle se demandait à quoi il pouvait bien penser. Pansy semblait aussi l'avoir remarqué. Astoria sentait d'ors et déjà les soucis arriver.

Plus tard dans la journée elle dû aller en salle des trophées afin d'effectuer sa punition avec Drago et là encore il s'agissait de nettoyage sous la surveillance de Rusard.

- Tu pourrais me passer le produit s'il te plaît? demanda aimablement Astoria.

Quand Drago lui tendit, leurs mains se frôlèrent l'instant de quelques secondes ce qui le fit légèrement frissonner. Il décida que cette situation était ridicule et qu'il devait se reprendre. Tout ça à cause d'un stupide rêve, c'était sur-réaliste. Le pire c'est que des filles plus jolies qu'Astoria il y en avait des tas, ne serait-ce qu'Isadora sa meilleure amie. Pourtant Astoria dégageait un petit quelque chose d'inexplicable.

- Zut! Tu veux bien me donner un chiffon le mien est sale.

- Mais prends-le toi même bon sang! T'es vraiment pénible! S'emporta-t-il.

La jeune fille parvint à retenir un soupir. Les chiffons se trouvant à la gauche de Drago, elle se pencha vers eux et donc devant lui pour les atteindre. Il recula d'un pas agacé. Il la trouvait vraiment envahissante! Astoria quant à elle ne comprenait pas le comportement du garçon, il astiquait nerveusement un trophée et semblait vraiment très irritable. Elle décida qu'il valait mieux éviter la confrontation et ne fit aucune remarque. Une fois l'heure terminée, il se dépêcha de partir. Il n'était pas amoureux d'elle, loin de là! Pour le moment il ressentait juste une espèce d'attirance physique sûrement encouragée par la proximité à laquelle ils avaient tous deux étaient confrontés ces-derniers temps. Et cette bécasse d'Astoria ne semblait même pas se rendre compte qu'être vue en chemise de nuit pouvait éveiller chez les garçons des pulsions. Le pire c'est que son innocence et sa candeur la rendait encore plus affriolante. Il se demanda finalement si d'autre l'avait déjà vu ainsi vêtue.

- Drago.

Il se retourna et aperçu Pansy.

- Quoi?

- Alors cette heure avec Greengrass? Demanda-t-elle.

- Une perte de temps comme toujours.

- Je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi elle m'agace je ne peux plus la voir la Astoria! Autant Daphné je l'adore, mais elle j'arrive plus, déclara Pansy d'un air ennuyée. J'apprécie pas ses manières d'agir comme je te l'ai déjà dit. En ce moment d'ailleurs, je la soupçonne d'avoir le béguin pour toi! Parce que pour moi quand vous vous croisez en pleine nuit c'est pas un hasard, elle manigance! Ouais elle réfléchie la petite, ça cogite dur là-haut! En plus elle ne t'apporte que des soucis.

- Pansy je viens passer une heure désagréable, alors arrête de me prendre la tête avec elle, déclara Drago d'un air las.

- D'accord, tu veux un massage pour te détendre un peu? Proposa-t-elle en souriant.

- Non, j'en ai pas envie.

- Je suis persuadée que tu lui aurais dit oui à elle... ronchonna-t-elle.

- N'importe quoi et puis je ne vois pas de quel droit tu te montres jalouse, rétorqua-t-il.

- Peu importe. Je te rappelle juste que tu as d'autres choses à faire que de t'amouracher d'un boulet comme elle, déclara-t-elle en le prenant par le bras pour sentir son contact.

- Je sais très bien ce que j'ai à faire! S'énerva-t-il finalement en se dégageant.

- C'est bon ne t'énerve pas. La chose avance?

- Plutôt oui, mais je ne t'en dirais pas plus.

Pansy était une des rares personnes au courant que Drago était un mangemort bien qu'elle ne sache pas la nature exacte de sa mission. Elle était pour lui un réel soutient puisqu'elle était capable de comprendre pourquoi il allait mal. Drago au début de l'année avait laisser entendre qu'il avait disons certaines responsabilités et qu'il ne serait plus là l'an prochain. Elle avait vite fait le rapprochement sans qu'il n'ait à en dire beaucoup plus. Ils marchèrent ensemble en critiquant Potter, Granger et Weasley jusqu'à leur salle commune.

Les jours passèrent et il décida de ne plus parler à Astoria, de l'effacer définitivement de son esprit. Il devait rester très concentré car il avait une mission qu'il devait à tout prix réussir pour protéger sa famille et lui-même. La déprime le gagnait petit à petit, comment lui sixième année était-il supposé éliminer Dumbledore quand le seigneur des ténèbres lui-même n'y parvenait pas... C'était une mission suicide pas un honneur, c'était une punition et il s'en apercevait maintenant plus que jamais. Il avait peur, très peur. Pourtant un soir, malgré sa résolution tandis qu'il broyait du noir seul dans son coin, Astoria vint le rejoindre avec une boîte de chocolat et il ne la repoussa pas. Elle lui tendit la boîte, mais l'envie n'était pas là.

- C'est bon pour le moral, insista-t-elle en souriant.

- Je n'en veux pas Astoria.

Elle posa la boîte à côté d'elle.

- Pourquoi tu es venue?

- Le baron sanglant m'a prévenu que tu venais de plus en plus souvent ici et que tu restais assez tard. Je me suis dit que tu pourrais vouloir un peu de compagnie, expliqua-t-elle sans le regarder.

- Je n'ai pas envie de discuter avec toi, répondit-il un peu froid.

- Pansy m'a dit pourquoi elle m'en voulait et Daphné aussi, mais toi non. Dis-moi ce que j'ai fait de mal et si tu me dis que c'est juste pour nos heures de retenues je ne te croirais pas.

- Tu t'acharnes à vouloir me parler, suis-je si important que ça pour toi ou est-ce seulement de la curiosité mal-placée? demanda-t-il pour éviter de répondre.

Elle le regarda enfin. Cette question elle ne l'avait pas envisagé et ne savait comment y répondre. C'était un peu de curiosité, de pitié, de compassion et peut-être d'attachement. Mais ça, ça n'était pas une réponse convenable. Elle décida qu'il valait donc mieux se taire. Il l'avait ignoré durant une bonne quinzaines de jours, il valait mieux qu'elle le laisse tranquille car elle n'était pas la personne la plus adéquate pour lui parler.

- Je vais te laisser, c'est mieux.

Et alors qu'elle se leva pour partir considérant qu'elle avait fait une erreur en venant ici, il lui attrapa le bras pour la retenir.

- Reste, dit-il simplement.

Étonnée, elle ne broncha pas et se réinstalla en silence ne savant trop quoi dire ou faire. Drago ressentait le besoin d'un peu de réconfort, mais il ne le trouverait pas auprès d'Astoria qu'il connaissait trop peu. A la place, elle le défoulerait un peu, elle lui permettrait tout simplement de se changer les idées. Il s'agissait d'Astoria comme il aurait pu s'agir ce soir là de n'importe qui d'autre. Il avait juste besoin de quelqu'un et la seule personne qui s'était présentée à lui, c'était elle. Le silence rendait la situation d'autant plus gênante. Très vite, la fatigue gagna la jeune fille qui de toute ses forces tentait de la combattre à cette heure si tardive. Finalement, elle prit la boîte de chocolat et commença à en manger un peu nerveusement, au bout d'un moment Drago lui retira la boîte des mains.

- Tu en as mangé suffisamment sauf si ton but est de devenir aussi belle que Fortuna Major, dit-il sarcastiquement en la regardant tandis qu'elle, elle regardait toujours droit devant.

Face à cette remarque pas très fine et délicate, elle ne put s'empêcher de soupirer.

- Ne soupire pas Astoria!

- Si tu me demandes de rester pour me faire sans arrêt des reproches, je m'en vais! Déclara-t-elle irritée en croisant les bras.

- Je vois... Mademoiselle Greengrass exige des compliments sinon elle se fâche, répondit-il avec un sourire narquois.

- Mais qu'est-ce..

- Au fait, ça t'arrive fréquemment d'apporter des chocolats aux garçons en pleine nuit ou c'est seulement pour moi?

Il avait employé un ton très suffisant, c'était plus fort que lui il ne pouvait pas s'empêcher d'être antipathique. Astoria tourna pour la seconde fois la tête. A nouveau leurs yeux gris et brun se croisèrent, elle le trouvait impressionnant et soutenir son regard n'était pas chose facile. La jeune fille pensa à regret que Pansy avait dû colporter d'abominables choses à son égard et qu'a priori elle paraissait être convaincante. Astoria passait pour quelqu'un de frivole elle qui jamais n'avait eu de petit-ami et jamais n'avait embrassé quiconque. C'était très vexant et blessant, puis de surcroît assez injuste. Dans la haute société sorcière la réputation comptait plus que tout, les apparences devaient être soignées car tout le monde ne jugeait que par elles. Autant dire que là, ce n'était pas très bien parti. Jamais aucun homme ne voudrait d'elle comme femme avec une telle réputation, à jamais le mieux qu'elle pourrait espérer serait d'être l'amante. Elle avait un côté très théâtrale et se sentait soudainement comme l'héroïne d'une tragédie grecque. Malgré la prestance de Drago, elle décida de ne pas se laisser faire. Il fallait elle aussi qu'elle s'impose et puis de toute façon qu'avait-elle à y perdre?

- J'en ai assez! Je suis venue ici ce soir alors que je suis fatiguée parce que j'ai bêtement pensé que ça n'allait pas très fort et que tu pourrais avoir besoin de quelqu'un. Tu m'évites depuis des jours et le peu que tu me vois c'est pour me dire des choses aussi basses mais cette fois ça suffit, ma patience à des limites! A présent c'est moi qui ne souhaite plus t'adresser la parole, expliqua-t-elle à bout de nerfs.

Drago fut surpris de la réaction de la jeune fille, il n'était pas courant pour lui de la voir s'énerver. Astoria fragile petite enfant, tantôt souriante et attentionnée, douce comme du miel et tantôt aussi violente qu'un torrent. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis des jours et pourtant ce soir elle était venue pour lui et en toute honnêteté il apprécia grandement ce geste. Mais il est vrai aussi que Pansy lui disait beaucoup de choses à propos de la jeune fille, il en prenait et en laissait, mais il y a bien un point sur lequel il était d'accord avec elle et c'était sur le fait que sa relation avec Théodore était malsaine et inconvenante.

- Pansy a une très mauvaise opinion de moi, c'est ton amie et je comprends que tu aies confiance en son jugement, mais comprends aussi que ça me vexe, repris-t-elle beaucoup plus calmement.

- Ça ne va pas te plaire mais c'est ainsi, dans cette histoire tu auras toujours le mauvais rôle car tu es la fille. Tu sais Daphné est la victime, Théodore le tombeur de ces dames et toi tu es l'affreuse garce et le fait que Daphné soit ta sœur ne joue pas en ta faveur crois-moi.

- J'imagine que tu ne te prives pas d'alimenter ces commérages stupides, continua-t-elle toujours avec un ton modéré.

Elle tentait au mieux de se maîtriser et rester calme, bien que l'envie de l'insulter très vulgairement lui traversa plus d'une fois l'esprit. Elle essayait d'être gentille et voilà comment il la remercier! Mais qu'avait-elle bien pu lui faire pour qu'il se braque autant? Peu importe la raison pour laquelle il était dans un état aussi pathétique, à coup sûr il le méritait. On récolte ce que l'on sème et il était si mauvais qu'il était normal que le destin s'acharne un peu sur lui aussi.

- Votre relation n'est pas normal, fais toi une raison, déclara-t-il comme s'il détenait la vérité absolu.

- Laisse-moi te dire une bonne chose Drago Malefoy, Théodore est mon ami ni plus ni moins et je lui suis non seulement loyale mais dévouée! Et par dévouée j'entends que je pourrais risquer ma vie pour lui sans aucune hésitation parce qu'il m'est précieux tout comme il le ferait pour moi, mais ça tu ne peux pas le comprendre parce que tu n'as aucun véritable ami! Tu ne peux pas comprendre ce que c'est car personne ne t'es autant fidèle et tu ne l'es pour personne non plus, tu n'aimes personne plus que toi, dit-elle rageusement oubliant sa résolutions consistant à se maîtriser.

Drago la faisait sortir de ses gonds et il aimait ça la plupart du temps, mais là il s'avéra qu'elle parvint à le blesser. En effet, il y avait une part de vérité dans ce qu'elle venait de dire, Potter avait Granger et Weasley toujours derrière lui quoi qu'il arrive, et lui il n'avait personne sur qui compter. Drago n'était prêt à risquer sa vie pour personne et inversement. Beaucoup de monde l'entourait, mais quand plus rien n'allait tout le monde disparaissait. Cette triste vérité était sur le point de le perdre. Finalement c'est Astoria qui s'était défoulée sur lui, bon il admettait qu'il l'avait peut-être bien cherché, mais quoi qu'il en soit il se sentait encore plus mal, c'en était pire que pire. Bien sûr il s'était attendu à une réaction de sa part, mais certainement pas quelque chose d'aussi vif. Quand Drago était blessé il devenait d'autant plus agressif, c'était un moyen de se protéger et de se défendre. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui parle de cette façon et ça l'agaça profondément.

- Ça tu n'en sais rien! Tu sais quoi l'ignorance est le meilleur des mépris Astoria, va donc te coucher il est tard, finit-il par dire d'un ton très neutre, malgré sa fureur. Et comme convenu ne nous adressons plus la parole tu m'épuises.

- Tu n'es qu'un satané crétin et je te souhaite beaucoup de souffrance! siffla-t-elle mauvaise.

Déjà très énervé, les paroles de la jeune fille ne firent qu'aggraver son état. Très violemment se laissant emporter par le trop plein d'émotion qui l'habitait depuis longtemps, il la plaqua au mur sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit. Il serrer très fortement ses poignets afin qu'elle ne puisse pas bouger. Son regard était froid et il paraissait ne pas décolérer, Astoria se sentit anxieuse, impuissante voire faible. Elle n'avait pas suffisamment de force pour se dégager, elle était à sa merci.

- Quand je te dis de t'en aller tu t'en vas! Et ne t'avise plus de m'insulter, jamais plus!

- Lâche-moi immédiatement où je te promets les pires ennuis du monde, le menaça-t-elle.

- Tais-toi! Tais-toi bon sang! S'exclama-t-il furibond en serrant toujours plus fort son emprise.

Elle s'exécuta pour qu'il la lâche au plus vite. Une fois qu'il la libéra, il recula et alla à l'autre extrémité de la pièce près de la fenêtre tête baissée, poings serrés. Astoria remarqua bien qu'il n'était plus au bord du désespoir mais bien dedans, il n'était plus très loin de toucher le fond. Elle frotta ses poignets endoloris en l'observant du coin de l'œil et finalement décida sans trop y réfléchir et un peu sous l'impulsion du moment d'avancer d'un pas rapide vers lui et de lui mettre une gifle magistrale. Il releva la tête toujours plus furieux et avant qu'il n'est pu répliquer quoi que soit elle le serra de toute ses forces dans ses bras. Drago d'abord surprit, se laissa aller dans ses bras, décidant que pour ce soir il ne pouvait plus lutter de rien. L'étreinte le réconforta et peu à peu il se calma très lentement, puis les larmes coulèrent sur ses joues à l'abris des yeux de la jeune fille. Elle ne le vit pas, mais elle l'entendit et ses nerfs lâchèrent à son tour. La fatigue n'avait pas arrangé les choses et les avait rendu d'autant plus irritables. Après quelques minutes elle se retira.

- Tu m'as fait mal, chuchota-t-elle.

- Toi aussi.

Penaude, elle lui présenta ses poignets quelque peu rougis. Avec délicatesse il les prit dans ses mains pour les examiner, les sourcils froncés témoignant de sa concentration. Il regrettait d'avoir serré si fort, de s'être énervé autant contre elle. Astoria, attentionnée qui avait voulu l'aider, voilà ce qu'il lui avait fait à cette jolie petite poupée. Il remarqua qu'elle semblait tomber de sommeil, demain elle serait très fatiguée un peu par sa faute il s'en voulait et en même temps s'en était scandaleux mais il trouvait ça flatteur qu'elle ait sacrifié une partie de sa nuit rien que pour lui. Peut-être que d'une certaine façon elle lui était aussi un peu dévouée à moins que ce ne soit que de la pitié. Dans les bras d'Astoria il s'était senti bien comme soulagé l'espace d'un instant. Bien qu'il n'avait aucune envie de baisser sa garde devant elle, il était à présent disposé à être un peu plus courtois à son égard. Elle lui faisait un drôle d'effet la petite et il en était tout troublé.

- Il est temps d'aller dormir.

- Je suis d'accord, murmura-t-elle déjà endormie avant de montée à son dortoir discrètement pour rejoindre les bras de Morphée. La soirée avait été éprouvante. Ce fut très bizarre de voir Drago habituellement si fier, vulnérable. Elle était d'ailleurs bien disposée à le percer à jour, cette cause perdue dont elle gagnait chaque fois un peu plus de terrain n'en déplaise à Pansy. Après tout si cette-dernière n'était pas contente, elle n'avait qu'à être davantage présente pour son ami en manque de soutien et d'affection. Il avait besoin d'une épaule solide sur laquelle se reposer par moment, c'était humain et très compréhensible.

Cette nuit là, Drago ne rêva pas d'Astoria. Cependant, au petit matin sa première pensée alla à nouveau pour elle.


Voilà, merci d'avoir pris le temps de lire! J'espère que ça vous a plu. La suite arrive la semaine prochaine.

N'hésitez pas à laisser des avis.

Merci beaucoup! :)