Chapitre 9


Depuis le décès du professeur Dumbledore, Poudlard avait bien changé. Il ne faisait pas bon y être s'il on était pas un serpentard et plus précisément un sorcier de la haute société. Les Carrow passaient leur temps à humilier de la pire façon possible les élèves dont le sang n'était pas aussi pur qu'il l'aurait fallut. Durant les cours, ils n'hésitaient pas à les violenter en leur lançant des sorts impardonnables ou de magie très noire pour des raisons totalement futiles. Le professeur Amycus Carrow qui enseignait cette année l'art de la magie noir, toute nouvelle matière, demandait à ce que les sortilèges appris soient mis en pratique sur des élèves en retenu. Ainsi aujourd'hui, Astoria devait s'entraîner à jeter un sort d'ardentes faces sur la personne de Neville Londubat. Il s'agissait d'un sort particulièrement douloureux qui donnait la sensation d'être brûler de l'intérieur. Neville qui se tenait face à elle était désarmé. Malgré la situation, il gardait la tête haute et le regard dur, tandis que le professeur Carrow attendait impatiemment qu'Astoria lui inflige l'horrible sévices.

- Qu'est-ce que tu attends Astoria?! S'énerva-t-il.

Il lui était impossible de se résoudre à jeter un tel sort sur Londubat. Elle n'avait aucune envie de faire du mal à quelqu'un qui ne lui avait rien fait et surtout il était vraiment déloyal et lâche d'attaquer quelqu'un sans défense. Isadora qui se tenait à côté d'elle, avait un air renfrogné. Manifestement, ce cours lui déplaisait tout autant. De plus, le professeur Amycus avait un comportement relativement déplacé envers cette-dernière. Il fallait dire qu'Isadora était vraiment une jolie fille et il n'était pas insensible à son charme. Le fait qu'elle ait quinze ans ne semblait pas l'ennuyer plus que ça. Il se retenait de faire preuve d'une trop grande indécence uniquement parce qu'il ne voulait aucun problème avec Monsieur Nowinski. Quoi qu'il en soit, le professeur Carrow leur faisait froid dans le dos à toute les deux et ce cours leur était bien désagréable.

- Je suis ton professeur et je t'ordonne de lui jeter immédiatement le sort! S'exclama-t-il d'une voix étonnamment aiguë.

Astoria n'avait pas grand chose à craindre de lui en soit, bien qu'en réalité il l'effrayait plus que de raison. Après tout, être la fille de Willem Greengrass, mais surtout la nièce d'Isaac lui assurait une certaine sécurité. Quoi qu'elle fasse, il n'avait pas intérêt à toucher ne serait-ce qu'à une seule mèche de ses cheveux ou il s'attirai de sacrés ennuis. C'est pourquoi il lui était tout à fait possible de refuser à peu près sereinement de lancer un tel sort sur un élève. Voyant qu'elle ne réagissait toujours pas, il s'approcha d'elle et lui murmura à l'oreille:

- De toute façon que ce soit toi ou non, il recevra ce fichu sort.

Astoria n'osa même pas affronter le regard de son professeur. Cet homme si cruel, froid et dépourvu de compassion la terrifiait à un point inimaginable! Il lui fallu réunir énormément de courage pour oser très brièvement lever les yeux vers lui. A cet instant, il lui adressa un sourire diabolique avant de jeter lui-même le sort. Tandis que Neville londubat se tordait de douleur, elle baissa le regard ne pouvant supporter de voir un tel spectacle. Les cris qu'il poussait, lui retournaient le coeur et elle aurait aimé trouver la force de s'interposer, de faire quelque chose pour arrêter cette torture. Mais rien.. La lâcheté et la peur l'empêchait d'agir tous comme la plupart de ses camarades. Amycus Carrow, lui, continuait d'arborer un immense sourire.

- Tu viendras me voir à la fin de l'heure!

Lorsque le cours fut terminé, comme convenu elle resta dans la classe toute angoissée. Elle savait bien qu'elle ne risquait pas grand chose, mais cet homme inspirait la peur c'était comme ça. Rien que physiquement il était un homme massif, au regard oblique et aux traits étrangement de travers*. Il fallait dire qu'en plus elle n'avait guère l'habitude de ce genre de personnage tant son père s'évertuer à les écarter Daphné et elle de ce monde. Il l'invita à s'asseoir face à son bureau et s'afféra à "ses dossiers" pendant au moins une bonnes dizaines de minutes. Astoria commença à se sentir agacée par la situation. Elle avait envie de lui signifier qu'elle avait autre chose à faire que d'être ici, seulement la convenance et surtout la crainte la retinrent d'agir. Cela étant, puisqu'il continuait de l'ignorer et que les minutes continuaient inexorablement de défiler, elle décida de lui notifier poliment qu'elle était toujours là et qu'elle attendait.

- Excusez-moi professeur, mais je suis déjà en retard pour mon cours de métamorphose, expliqua-t-elle respectueusement en contrôlant du mieux qu'elle put le tremblement de sa voix.

Il posa ses feuilles puis leva la tête vers elle.

- Je constate que mademoiselle continue d'être insolente. Qu'est-ce qui te fais croire qu'un tel comportement est tolérable? Si je te donne un ordre, tu l'exécutes un point c'est tout. Je ne veux pas de compassion pour ces sous-êtres dans mon cours! Ne les considère pas comme autre chose qu'un outil de travail. Au prochain cours, j'exigerai une plus grande implication de ta part.

Il s'exprimait d'une voix forte, ferme et autoritaire. Il lui était impossible de répondre, face à lui elle se sentait toute petite et incapable de dire quoi que ce soit. Elle sentait son coeur battre à toute vitesse et elle ressentait une sensation fort désagréable au creux de son estomac. Avant qu'elle ne puisse répondre quoi que ce soit, Elvis Yaxley pénétra dans la pièce sans même frapper. Elle éprouva un grand soulagement en le voyant arriver.

- Bonjour Amycus!

- Elvis, répondit-il en le saluant d'un geste de la tête. Comment se porte les affaires de ton père?

- Fort bien Amycus, fort bien. Excuse-moi de t'interrompre, mais il faut que je te parle.

- Bien bien.. Astoria laisse-nous.

La jeune fille ne se fit pas prier plus longtemps. Elvis lui s'installa face au professeur Carrow avec un sourire d'une étrange impertinence. Les Carrow étaient plutôt proche de la famille Yaxley, ce qui permettait au jeune homme une telle familiarité.

- Qu'est-ce que tu veux alors?

- C'est au sujet d'Astoria que je viens te voir. Que se passe-t-il pour que tu la convoques en fin de cours? Demanda-t-il curieusement.

Il avait été au courant de ce petit entretien grâce à Isadora. Alors qu'il cherchait la jolie brune et qu'il ne la trouvait pas, il demanda à sa meilleure amie croisée au détour d'un couloir si elle avait une idée d'où elle se trouvait. Isadora lui avait expliqué la situation avant de rejoindre son cours de métamorphose. La jolie blonde regretta de ne pas pouvoir attendre son amie, mais à Poudlard pour arriver en retard il fallait une sacrée bonne raison et attendre quelqu'un n'était pas suffisamment valable. Quoi qu'il en soit, Elvis Yaxley avait décidé de venir attendre sa camarade à la sortie de la classe, mais la petite discussion entre le professeur et Astoria s'éternisant légèrement, il décida d'entrer voir ce qui pouvait bien se passer. En entrant dans la salle, il constata rapidement que la jeune fille n'était pas à son aise et cela le chiffonna un peu.

- Elle refuse de mettre en pratique les sorts que je lui apprends. C'est à croire qu'elle compatit pour ses répugnants sans-de-bourbe et autres traîtres, cracha-t-il en grimaçant.

- Voyons Amycus elle les déteste autant que nous, mais tu sais bien que les femmes ont tendance à être trop émotionnelles, expliqua-t-il.

- Va dire ça à ma soeur ou Bellatrix! Rétorqua-t-il.

- Bien sûr ces femmes là ont une force d'esprit incroyable, mais la plupart des autres sont juste trop sensibles et faibles pour que tu exiges autant de leur part. Amycus, je voudrais te demander de ne pas brusquer Astoria.

- Alors dis-moi cette gamine t'intéresse?

- Oui, elle m'intéresse Amycus. C'est pourquoi au nom de l'amitié qu'il existe entre ma famille et la tienne, je te demande d'être souple avec celle qui pourrait devenir mienne.

- Ça va je la laisserai tranquille si tu y tiens. Je ne savais pas qu'elle te plaisait tant que ça.

- Je n'ai pas encore fais de choix définitif, mais dans le doute je voudrais que tu la respectes en tant que telle.

Puis sur ces mots, Elvis s'en alla. Il ne trouva pas Astoria dans le couloir qui avait certainement rejoint son cours de métamorphose. Elle n'aurait qu'à le remercier plus tard, ce n'était pas bien grave. Concernant son choix pas encore définitif, il hésitait toujours effectivement entre Pansy et Astoria. Il avait bien compris qu'entre Théodore et Daphné ça n'était plus qu'une question de temps. Cela ne le dérangeait pas plus que ça, à vrai dire il préférait les deux autres. Ce qu'il aimait chez Pansy c'était premièrement qu'elle était très séduisante, élégante et sûre d'elle. Elle était le genre de fille très fière et très sérieuse. Grande et imposant une certaine prestance, il songeait qu'ensemble ils pourraient être fort harmonieux. De plus sur le plan intellectuel, ils s'entendaient merveilleusement bien et partageaient même une passion commune pour le violon et plus particulièrement le compositeur italien Di Valerio. Chez Astoria c'était pour le moins différent. Cette dernière tendait plus à être mignonne et attachante. Elle était de nature souriante et attirait la sympathie des autres et notamment des garçons. Il fallait dire qu'elle était petite, chétive et plus jeune que lui de surcroît, mais surtout et c'est là qu'elle avait tout compris, elle savait dévoiler ses faiblesses utilement ce qui procurait aux garçons un sentiment de devoir envers elle. Un devoir de protection qui les faisait se sentir puissants et viriles et ainsi qui les valorisait grandement. Son choix n'étant pas encore déterminer, il décida de continuer de se rapprocher des deux qui lui plaisaient tout autant.

Drago Malefoy de son côté, enrageait de plus en plus du comportement qu'avait Elvis à l'égard des deux jeunes filles. Il ne supportait plus de le voir s'approcher de l'une ou de l'autre et par-dessus tout, il ne supportait plus de constater que les deux brunes semblaient apprécier la compagnie de ce-dernier. Cet espèce de coureur de jupon qui pensait pouvoir s'approprier comme il l'entendait celle qu'il voudrait. Drago songea qu'il était dorénavant temps pour lui d'entrer également dans la course. Il fallait dire qu'il n'avait pas fait beaucoup d'efforts ces-derniers temps pour être agréable avec l'une et l'autre. Le souci et qu'il avait comme qui dirait le moral dans les chaussettes. Il pensait la plupart du temps à sa pauvre mère dont la demeure était assaillit par les mangemorts et le seigneur des Ténèbres en personne. Malgré cela, cette dernière savait rester digne et depuis quelques temps c'est elle qui porter la famille Malefoy à bout de bras. Il aurait bien aimé rester auprès d'elle et de son père, mais ces-derniers avaient insisté pour qu'il ré-intègre Poudlard sous le motif que passer ses ASPICS était important! Tu parles... peu importe l'issu de cette guerre, les ASPICS n'auraient aucune utilité. Il avait tout de même finit par céder à contre-cœur et pas un instant il ne s'en voulait d'être ici, tandis qu'ils affrontaient chaque jour Voldemort et l'humiliation. Ses parents avaient d'ailleurs aussi insisté pour qu'il passe les vacances à Poudlard, mais cela il ne pouvait décemment pas s'y résoudre.

Astoria à la fin de la journée s'installa sur le divan de la salle commune en soupirant. Décidément quelle journée! Elvis ne tarda pas à venir la retrouver et à s'installer à ses côtés.

- Amycus Carrow ne t'ennuiera plus, déclara-t-il. J'en ai fait une affaire personnelle.

- Une affaire personnelle? Pourquoi?

- Contente-toi de me dire merci, répondit-il.

- Oui merci! Sourit-elle. Dis, tu trouves que je ne suis pas à la hauteur? Que je suis faible? Demanda-t-elle ensuite d'une voix douce.

- Tu te trompes totalement, j'ai une très belle image de toi Astoria. Je te trouve jolie, intelligente et très gracieuse.

Il avait une voix calme et charmeuse. Astoria ne pu s'empêcher de sourire, c'était la première fois qu'on lui disait de telles choses. Elle tourna la tête vers lui et son visage se retrouva étonnamment près de celui d'Elvis.

- Personne ne m'a jamais dit et n'a fait pour moi de si gentilles choses, murmura-t-elle.

- Je ne peux pas croire que l'on ne t'ai jamais dit ce genre de chose. La beauté fait mal Astoria, très mal.

Ils ne se quittaient plus des yeux à présent. Elvis Yaxley avait les mots, il savait comment parler aux demoiselles, comment les envoûter et faire tomber leurs barrières. Elle se sentait valorisée et c'était plaisant. Rien n'était plus agréable que de se sentir belle dans le regard d'un autre. C'est à cet instant que Drago arriva dans la salle commune à son tour accompagné de Crabbe et Goyle. La colère l'envahit devant ce spectacle qu'il trouvait répugnant! Il les voyait plus proches que jamais entrain de... de quoi déjà? Flirter? Il alla s'asseoir dans un coin de la salle de très mauvaise humeur. Chaque fois que l'un de ses deux compagnons ouvrait la bouche, il leur adressé un commentaire des plus aigres. Il finit par décider qu'il n'avait pas à en supporter davantage et il s'en alla contrarié. Plus tard dans la soirée Astoria le rencontra dans un couloir au deuxième étage. Elle le rejoignit alors qu'il lisait sur un banc un bouquin. Il soupira d'exaspération.

- Ma présence t'ennuie? Tu veux lire tranquillement?

- Tout à fait alors va-t-en! S'exclama-t-il agressivement.

Elle ne s'attendait absolument pas à ce qu'il emploie un ton aussi rude à son égard. Astoria ne comprenait pas ce qui pouvait bien le mettre dans un tel état.

- Quel est le problème au juste?

Il ne répondit rien, mais ferma violemment son livre et le rangea en ronchonnant qu'il ne pouvait décidément jamais être en paix. La jeune serpentard quand à elle, était un peu déconcertée face à son camarade.

- Drago... chuchota-t-elle calmement.

- Quoi ?!

- Ne me parle pas comme ça s'il te plaît.

- Je te parle comme je veux Astoria, c'est bien clair?!

Il était si furieux contre elle, il ne pouvait s'empêcher de lui parler agressivement. C'était plus fort que lui, il ressentait beaucoup trop d'amertume envers elle.

- Non certainement pas Drago! Qu'est-ce qui te fais croire au juste que tu peux t'adresser à moi de cette façon?! Tu es incapable d'être aimable et courtois, il faut toujours que tu sois si désagréable! Tu me fais toujours me sentir petite et insignifiante, j'en ai assez! Tu sais quoi j'ai des tonnes de qualités et c'est dommage que tu ne parviennes pas à les discerner! S'emporta-t-elle vivement. Tu ne me dis jamais de jolies choses toi... finit-elle sur un ton beaucoup plus mélancolique.

- De jolies choses? Alors quoi il faudrait que je passe mes journées à te complimenter pour te satisfaire?! Yaxley ne te suffit pas?! Il te faut une cours d'admirateurs qui t'adulent du matin au soir?

- On ne peut pas dire que tu es une belle image de moi, se désola-t-elle.

Il croisa les bras et resta silencieux. Yaxley était un homme de paroles, Drago de gestes. Il n'aimait pas exprimer par les mots ce qu'il ressentait, c'était difficile. Drago aurait bien aimé manier l'éloquence avec autant de brio que Yaxley, mais malheureusement il y avait un blocage. Une peur du ridicule peut-être? Il n'en savait trop rien. Quoi qu'il en soit, si Astoria s'attendait à un florilège de flatteries et mots doux ce n'est pas de sa part qu'elle obtiendrait cela.

- C'est vrai qu'Elvis me dit des choses vraiment charmantes et ça me fait me sentir spéciale. Où est le mal?

- Tu es d'une naïveté affligeante Astoria. Comment peux-tu ne pas te rendre compte que ce que te dis Yaxley, il le dit à une dizaines d'autres! Il n'est rien d'autre qu'un beau parleur!

Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi dur et blessant? Une fois de plus il la faisait se sentir comme une toute petite chose ridicule. Alors quoi c'était si difficile d'imaginer que quelqu'un puisse s'intéresser à elle? La personne était forcément un beau parleur qui proférait quantité de mots sans valeurs? Les larmes menaçaient de s'échapper de ses yeux. Il valait mieux mettre un terme à cette conversation qui tournait au fiasco.

- Bien, se força-t-elle à sourire. Je ne voulais pas t'ennuyer autant, excuse-moi. Je ferais mieux d'y aller.

- Oui va donc pleurnicher dans les bras d'Elvis, il est si attentif à ton malheur, ironisa-t-il.

Elle ne répondit même pas à son attaque, lassée de se disputer. Il voulait le dernier mot, elle le lui laissait bien volontiers. Sur ce, elle alla comme il le lui avait conseillé, rejoindre celui qui la faisait se sentir mieux. Drago était peut-être trop néfaste pour elle, après tout. Yaxley était dans la commune avec quelques autres garçons de son année. Elle s'approcha et lui demanda poliment s'il avait du temps à lui accorder. Il accepta sans hésitation, bien content de voir qu'elle le cherchait. Ils allèrent s'isoler.

- Alors comme ça, tu ne peux plus te passer de moi? Ria-t-il.

- Oh! Ce que tu peux être vantard toi alors, sourit-elle.

- Tu ne réponds pas à ma question!

- Je suis certaine que tu as une petite idée de la réponse.

- Mais je veux l'entendre de ta bouche, chuchota-t-il.

- Ta compagnie me plaît beaucoup Elvis, vraiment beaucoup.

Astoria était dans son filet, c'était gagné. Pansy et elle étaient totalement sous son charme et il n'avait plus qu'à choisir tout bonnement celle qu'il voulait. Il se sentait tout puissant. Les filles étaient tellement faciles à avoir. Il suffisait de leur dire ô combien elles étaient spéciales pour faire battre le cœur la chamade. Ça avait presque était trop facile. Son père serait absolument fier de lui. Il s'approcha d'Astoria satisfait de sa réponse et la regarda quelques secondes silencieusement. Pansy ou elle? Elle ou Pansy? Difficile...

- Astoria, je n'ai pas eu le droit à un merci digne de ce nom pour ce matin.

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Ça va te paraître osé... Tu es prête à l'entendre?

Il devait tenter le tout pour le tout. Voir de quoi elle était capable. Elle acquiesça un peu hésitante.

- Je pense mériter un baiser, tu ne crois pas?

Et sur ces mots, il diminua au maximum la distance qui les séparait et il colla ses lèvres sur les siennes. Au début elle eut envie de se débattre et de le repousser, mais très vite elle trouva cela très agréable. La chaleur commença à envahir son corps, c'était exactement comme Isadora le lui avait expliqué. Alors doucement elle passa ses bras autour de sa taille pour l'inciter à continuer. Ce n'était certainement pas un comportement très digne de sa part. Les filles biens sortaient avec un garçon avant de se faire embrasser! Mais à cet instant au diable les convenances! Yaxley descendit vers son cou tendrement et la couvrit de baisers. Qu'il était doué. Puis après un court instant, il arrêta et laissa sa tête enfouie dans le cou d'Astoria. Son premier baiser avait tout simplement était phénoménal! Un vrai feu d'artifice dans son ventre!

- Est-ce que je suis le premier garçon qui t'embrasse? Lui demanda-t-il au creux de son oreille.

- Oui... répondit-elle faiblement, encore bouleversée.

Alors elle se souviendrait toujours de lui comme étant son premier baiser. Il était fier, il serait toujours le premier à l'avoir mis dans un tel état. Sa tête était toujours au creux de son cou. Il trouvait cela agréable, il pouvait sentir l'essence de jasmin qu'Astoria s'appliquait chaque matin dans les cheveux. C'était divin.

- Qu'en as-tu pensé?

- Fantastique, chuchota-t-elle tandis qu'un sourire se dessina sur les lèvres d'Elvis.

Pendant ce temps là Drago se maudissait seul dans son coin. De par son comportement il poussait lui même Astoria dans les bras d'Elvis. Blaise s'installa à ses côtés et lui tendit une bière. Oui cela peut paraître étrange, mais quand on était un serpentard, on pouvait faire à peu près ce qui nous plaisait sans être trop embêté y compris boire une bière le soir.

- Tu sais j'ai pas mal galéré avant d'avoir ma Isa.

- Je peux savoir pourquoi tu me racontes ça? Demanda Drago en arquant un sourcil.

- J'ai bien vu que ça te contrariait qu'Elvis tourne autour d'Astoria! Elle te plaît j'en suis sûr!

Drago bu une gorgée de sa bière sans répondre. Oui à la réflexion Astoria lui plaisait plutôt bien, mais à chaque fois il ne pouvait s'empêcher de tout foirer. Il finissait toujours d'une manière ou d'une autre par s'énerver contre elle.

- Où est passé le Drago qui lorsqu'il voulait quelque chose, le prenait sans remords aucuns?

- J'en sais rien Zabini, peut-être qu'elle ne me plaît pas tant que ça finalement. Elle a quand même pas mal de défauts énervants!

- Oui enfin elles en ont toutes je me permets de te rappeler bien aimablement. Les filles sont des enquiquineuses, c'est dans leurs gènes! Par exemple Isadora est complètement tordue en vrai. Elle s'attarde sur des détails complètement futiles et analyse tout ce que je dis, ça m'épuise tellement! Et tu sais quoi la dernière fois elle a voulu que je réponde à un test dans sorcière Hebdo pour vérifier qu'on était compatible! S'indigna-t-il.

- Ne me dis pas que tu as fait ce test!

Blaise bu à son tour une gorgée de bière sans répondre, tandis que Drago explosa de rire.

- Jamais aucune fille ne me forcera à faire un tel truc.

- Ah ouais? Et bien j'ai eu suffisamment de bonnes réponses pour être récompensé comme il se doit!

- Bon sang! Peut-être que je pourrais m'y résoudre finalement, sourit Drago.

- Crois-moi c'est dans ton intérêt, répondit Blaise en faisant tinter sa bière contre celle de son camarade.

Drago songea que Blaise était un sacré bon ami! Il lui avait fait retrouver le moral en deux temps trois mouvements. Drago n'était pas stupide, il savait bien que les filles étaient souvent pénibles -merci Pansy!-, mais entendre Blaise le lui certifier alors qu'il tendait à idolâtrer Isadora, le rassurait. Blaise lui avait redonné la gnaque! Il était temps pour lui aussi de se laisser aller davantage avec les filles, notamment avec Astoria. Il en avait envie, il la voulait et il l'aurait. Sur ce, ils passèrent la fin de soirée à discuter de Quidditch avant de regagner le dortoir pour aller se coucher.


J'espère que ce nouveau chapitre vous plaît!

Merci infiniment pour vos Reviews! ;)

Bisous!