Hello tout le monde ! Je vous présente une nouvelle histoire~ ^o^
Résumé : Âgé seulement de cinq ans, le petit Tsu-kun n'a pas une vie bien compliquée. Mais un événement imprévu va bouleverser son monde, et par extension, le monde de certains mafieux Italiens.
Couple : Aucun.
Genre : Humour, Aventure.
Classement : Tout public, sauf ceux qui n'ont pas l'âge d'apprendre d'autres jurons.
Crédit : Katekyoshi Hitman Reborn, ses personnages et son univers appartiennent à la mangaka Akira Amano. Je m'en sert juste pour mes histoires.
Voilà, pour le moment, rien de plus à dire !
Bonne lecture !
Chapitre 01 : Une Mère
Tsuna avait à peine cinq ans quand sa vie a changé du tout au tout. Pourtant cette journée avait commencé normalement. Il se promenait chaudement couvert, tenant fermement la main ganté de sa mère. Lui-même portait des chaudes moufles, une écharpe, un bonnet et un anorak bien chaud. Aussi même alors qu'il faisait un froid glacial, ce n'était pas inconfortable.
Nana avait un doux sourire sur son visage, que la buée qu'elle produisait n'arrivait pas à cacher. On était au milieu Novembre et elle était fermement décidée à braver le froid pour faire les courses pour elle et son cher fils. N'ayant pas envi de le laisser seul à la maison, où son adorable maladresse naturelle pouvait être dangereuse pour lui, elle l'avait emmenée avec elle. Après tout qui mieux qu'elle pourrait le protéger du danger ?
Elle fut surprise en sentant Tsuna s'arrêter derrière elle et se retourna légèrement. Il avait les yeux fixé dans un magasin, où une énorme peluche en forme de lion trônait royalement. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était arrêté. Elle observa avec attention le visage de son Tsuna, décryptant avec facilité les signes d'admirations et d'envies de son fils. Avec un grand sourire, elle s'accroupit près de lui.
- Tsu-kun ?
Il se tourna vers elle, presque malgré lui.
- Tu aime la girafe qui est dans le coin ? Le taquina-t-elle. Tu as vu son looooooong cou ?
Tsuna se renfrogna et secoua la tête, ses yeux dévorant le fier lion.
- Oh. Peut-être préfères-tu le grand gorille tout velu en haut.
Tsuna secoua la tête plus fort, se cachant derrière le bras de sa mère. Ce gorille tout noir avait des yeux méchant, il lui faisait peur. Il était sûr que s'il descendait de son arbre pour l'embêter, le lion ne ferait qu'une bouchée de lui. Rassuré à cette pensée, il reposa son regard sur le lion. Lui était beau, tout marron presque doré, et avec une crinière toute touffue. Elle devait être si douce, il rêvait de promener ses doigts dedans. Mais le lion était dans la vitrine et lui dehors… Au moins, il ne devait pas avoir froid.
- Non ? Hmmm… Peut-être alors que… Tu préfères ce beau lion qui règne sur tous les animaux ?
Il ne dit rien, mais son visage s'éclaira quand il hocha timidement la tête. Il la regarda, une supplique muette dans ses yeux, et elle retint de le prendre dans ses bras pour l'étouffer de câlin. Son fils était trop mignon pour son propre bien. Elle nota mentalement le magasin, pour aller réserver cette peluche en particulier pour Noël (Tsu-kun ne se laisserait pas tromper par une autre, elle le savait, elle avait déjà essayé). Se serait un merveilleux cadeau.
- Aller Tsu-kun, finit-elle par dire. Tu vas finir par attraper froid ici, et Lion-kun ne pourras pas venir te rendre visite si tu es malade, d'accord ?
Tsuna avait visiblement l'air déçu, mais il hocha la tête, et après un dernier regard plein d'envie à la majestueuse peluche, il suivit docilement sa mère. Nana sourit du comportement de son fils. Un sourire un peu triste. Son fils était timide, presque anormalement renfermé sur lui. Il ne quémandait jamais, et faisait de son mieux pour lui faire plaisir. Il était toujours d'accord avec elle, et respectait presque toujours ses instructions. D'autres parents auraient dit que c'était le fils rêvé. Nana elle savait que c'était un comportement dû à la peur.
La peur qu'elle l'abandonne.
Jamais elle n'avait sentit une telle colère, une telle rage et une telle tristesse que le jour où elle était arrivé en retard pour aller chercher son fils. C'était de sa faute, elle n'avait pas surveillé l'heure, prise par le magazine de cuisine qu'elle lisait. Mais un moment, elle releva la tête pour remarquer que son fils était déjà sortit de l'école depuis quelques minutes. Elle aime à pensé que c'était son instinct maternel qui l'avait guidé. Parce que, quand elle arriva au portail de l'école, elle ne trouva pas de Tsu-kun. D'abord intriguée, elle se dit qu'il était peut-être retourné dans la zone de jeu en l'attendant. Elle s'avança donc dans l'école et se dirigea vers le bac à sable.
Elle entendit avant qu'elle ne vit des enfants jouer dans la cours, et alors qu'ils entraient dans son champ de vision, elle fut ravie de voir que son Tsu-kun était parmi eux. Il s'intégrait très bien, malgré toutes ses plaintes et tous ces pleurs. Elle s'avança avec le sourire, impatiente de rencontrer les amis de son fils.
- Dame-Tsuna~ Baka-Tsuna~ Dame-Tsuna~…
Ce chant entonné de manière redondante la figea net, balayant le sourire de son visage. Et son ébahissement ne fit que s'accentuer en entendant les prochaines remarques :
- T'es un bon à rien, Dame-Tsuna, t'es trop inutile, même ton To-chan veux plus te voir, c'est pour ça qu'il n'est jamais là !
- Ouais, et maintenant, c'est même ta Kaa-chan qui n'est pas là, elle veut plus de toi elle non plus, c'est pour ça qu'elle n'est pas venu te chercher !
- Non ! C'est pas vrai ! Pleurait Tsuna, tremblant, tout seul au milieu de cette meute d'enfant. Kaa-chan aime Tsu-kun ! Kaa-chan aime beaucoup Tsu-kun !
- Mais non, c'est juste de la pitié, car tu sers à rien, tu es juste Dame-Tsuna après tout !
- Dame-Tsuna~ Baka-Tsuna~ Dame-Tsuna~… Reprenait en cœur les autres enfants.
Elle ne pensait pas que se soit possible, elle ne pensait vraiment pas que l'expression "voir rouge" pouvait exister littéralement. Pourtant le bord de sa vision se teinta d'écarlate alors qu'une rage sans nom et sans précédent montait en elle. Jamais elle n'avait été aussi furibonde qu'à cet instant là, criant plus fort qu'elle ne se le pensait capable :
- TSU-KUN !
Les enfants s'arrêtèrent net, et reculèrent face à cette adulte furieuse qui venait vers eux. Ils s'enfuirent en criant et en courant, Tsuna restant seul derrière. La première expression de soulagement disparu vite et il baissa les yeux, n'osant pas regarder sa mère en face.
En trois pas, elle était à ses côtés, regrettant de ne pas savoir le nom des gamins pour en toucher deux mots à leurs parents. Elle savait que les enfants pouvaient être cruels entre eux, mais pas à ce point là. Qu'est-ce qu'on leur apprenait à la maison ? Toutes les plaintes, les suppliques de son fils sur cette école, comme quoi il ne voulait pas y retourner, qu'il préférait rester avec elle parce qu'on se moquait de lui prenait une autre dimension. Ce n'était pas une simple chamaillerie d'enfant, mais de la torture à l'état pure.
- Tsu-kun, fit-elle doucement en s'accroupissant. Tsu-kun, tu viens ? Okaa-chan va te faire un bon chocolat chaud, d'accord ?
Il hocha la tête timidement, et tressaillit quand elle prit sa main. Ils firent le chemin du retour en silence, juste entrecoupé par les reniflements de Tsuna qui s'efforçait du mieux qu'il pouvait de ne pas pleurer. Quand ils furent rentrés chez eux, elle ferma la porte à clé, chose que normalement elle ne faisait que juste avant d'aller se coucher, mais maintenant plus que jamais, elle voulait que cette maison soit un havre de paix, bien différencié de l'extérieur pour son Tsuna.
Elle le mit sur le canapé, et sortit son mouchoir pour lui essuyer son visage plein de larmes, murmurant des paroles réconfortantes. Tsuna ne bougea pas, contrairement aux autres fois où il s'était sali le visage, disant qu'il était assez grand pour se laver tout seul. Sa mère alors le prenait dans ses bras et le chatouillait jusqu'à ce qu'il explose de son rire cristallin, demandant grâce. Elle n'écoutait pas bien sûr, et le torturait jusqu'à ce qu'ils soient tous deux trop fatigués pour bouger.
Mais là, aucunes remarques, pas de résistance. Il laissait faire sa mère avec une docilité effrayante. Triste à en pleurer, elle embrassa son front, et faillit hurler quand il ne réagit pas non plus. Allant rapidement dans la cuisine, elle voulu préparer le chocolat chaud promis et reprendre le contrôle de ses émotions. Mais là, elle obtint une réaction.
- Okaa-chan… Okaa-chan…!
Elle se retourna aussitôt et sentit son cœur se tordre en voyant la terreur sur le visage de son fils. Ce dernier n'osait pas bouger de sa place sur le canapé, là où elle l'avait mit, se fit-elle brusquement la remarque, comme si bouger de cet endroit serait lui désobéir. Elle retourna immédiatement à ses côtés et se remit à sa hauteur, rendant sa voix aussi douce que possible.
- Oui Tsu-kun ? Que veux-tu ?
Il hésita. Il hésita quelques longues secondes qui parurent une éternité à Nana. Et puis, enfin, le visage de Tsuna se tordit et ses yeux se remplirent de larmes et il se précipita dans ses bras, pleurant et hoquetant avec désespoir.
- Tsu-kun va être sage ! Tsu-kun va obéir à tout ce que Okaa-chan voudras ! Okaa-san ne laisse pas Tsu-kun tout seul ! S'il te plait Okaa-chan ! Tsu-kun va être gentil et va ranger sa chambre et va manger ses légumes et sa viande et plus se salir et-et tout ce que Okaa-chan voudra ! Ne laisse pas Tsu-kun tout seul ! Okaa-chan ! Okaa-chan ! ! !
Nana sentait ses petits poings trembler sous la force qu'il utilisait pour s'agripper à elle. Elle ferma les yeux, retenant ses propres larmes causées par la douleur de son fils et ne fit que le serrer plus fort, lui assurant que jamais, jamais elle ne l'abandonnerait, qu'elle serait toujours là pour lui, qu'il pourrait toujours compter sur elle. Qu'elle l'aimait plus que tout au monde.
Elle ne sut pas combien de temps ils restèrent ainsi, blottit l'un contre l'autre, oubliant le monde extérieur et sa cruauté. Quand elle partit faire enfin ce chocolat chaud, pour eux deux car elle aussi avait bien besoin de quelque chose, elle avait Tsuna dans ses bras, qui continuait d'hoqueter doucement, vidé de ses forces d'avoir tant pleuré. Elle ne le lâcha pas de toute la manœuvre et elle réussi à apporter un plateau avec leur deux mugs fumants sur la table basse du salon. Elle s'assit en tailleur sur le canapé, replaçant son fils pour qu'il soit mieux installé, et pris le plus petit mug en plastique orange pour Tsuna, tandis qu'elle prenait celui bleu ciel en porcelaine pour elle.
Entre deux gorgées, elle murmurait toujours des mots apaisants, fredonnant parfois quelques chansons douces, osant à peine bouger la main pour caresser les cheveux de son fils. Lui s'endormait doucement, et elle lui retira sa tasse avant qu'il ne la renverse. Elle resta comme ça même quand elle fut sûr qu'il s'était endormit, son souffle chaud caressant régulièrement son cou.
Et elle se demanda ce qu'elle pouvait faire.
Cet événement s'était déroulé il y avait quelques mois maintenant. Les premières semaines, il n'était pas retourné à l'école, elle-même refusant qu'il parte alors qu'il était toujours secoué. Il avait perdu toute sa joie de vivre, craignant à chaque instant de faire quelque chose qui lui déplairait et qui la ferait l'abandonner, éclatant en sanglots terrorisés dès qu'il faisait une maladresse. Petit à petit, elle avait à nouveau pu le laisser seul, alors qu'elle partait faire ses courses, mais il se précipitait toujours sur elle quand elle rentrait, tellement soulagé de la revoir.
La Golden week, qui était en début Mai avait été une véritable bouffé d'air frais. Ils étaient partit tous les deux en vacances dans une ville près de la mer. Et même si Tsuna ne savait pas très bien nager, il s'était beaucoup amusé à faire des châteaux de sable. Il avait même sympathisé avec quelques enfants de son âge, qui ne le connaissaient pas sous le nom de Dame-Tsuna, et avait joué au ballon avec eux. Cette amitié, nouvelle pour Tsuna lui avait fait un bien fou. Il recommençait à sourire et à babiller sur ses journées. Elle écoutait tout ça avec amusement et patience, simplement heureuse.
Mais il fallait bien retourner à Namimori. Tsuna retrouva rapidement ses habitudes silencieuse et son inquiétude morbide d'être laissé seul. En plus, Nana avait décidé de le renvoyer à l'école. Elle avait bien vu la peur dans ses yeux, mais il n'avait rien dit, hochant juste la tête, refusant de s'exprimer, de peur qu'elle n'aime pas ce qu'il avait à dire.
Elle était là une demi-heure à l'avance cette journée là, quand elle était allé le rechercher. Plus jamais elle ne serait en retard pour son fils. En la voyant, son visage s'éclaira avec émerveillement, comme s'il n'arrivait pas à réellement réaliser qu'elle était vraiment là, revenue pour le chercher. Après quelques secondes où il hésita, se demandant s'il voyait bien ce qu'il voyait, il se précipita avec un petit cri de joie, bousculant légèrement quelques camarades qui le regardait avec amusement pour certains, dédains pour d'autres.
Tsuna lui sauta dessus, frottant sa joue conter son chemisier avec soulagement. Nana rayonnait de joie en le voyant et l'emmena rapidement manger une glace pour le récompenser de son courage. Tsuna ne se fit pas prier, et sa main fermement fermé sur celle de sa mère, il la suivit jusqu'au parc.
Le temps passa ainsi. Tsuna retrouva un peu de son entrain, mais restait extrêmement prudent avec sa mère, l'obéissant toujours sans protester, ce qui l'incitait à croire qu'il continuait à être maltraité dans son école. Elle passa un coup de fil au directeur, qui lui répondit bien entendu qu'ils avaient trop d'élèves pour faire du favoritisme et surveiller un élève en particulier. Elle se mordit la lèvre pour ne pas lui dire ses quatre vérités, et raccrocha, attendant à peine qu'il ait terminé de lui dire au revoir. Aussitôt, elle reprit le téléphone, et passa un autre coup de fil.
Tsuna fut éberlué en voyant son père au côté de sa mère quelques soirs plus tard. Il ne se demanda pas pourquoi il avait emmené sa pioche, ni pourquoi il était toujours en habit de travail, marcel et salopette. Tout ce qu'il voyait, c'était que son père était revenu à la maison, et était même venu le chercher à la sortie de l'école. Sa mère rayonnait, plus heureuse que jamais à ses côtés, et dès qu'elle le vit, elle leva la main pour lui faire un signe. Le cœur bondissant de joie, Tsuna s'était précipité vers ses parents, sa famille enfin réunie.
Iemitsu avait fait tout en drame en voyant combien son fils avait poussé ces derniers six mois qu'il était partit en Inde, délivrer un dragon qui avait été fait prisonnier par l'écroulement d'un de leur tunnel. Un mensonge plus gros que lui, mais que Tsuna avait bien entendu avalé avec joie, alors que son père le serrait contre lui, pleurant toute les larmes de son corps, et s'attirant les regards surpris des autres parents. Il croisa le regard d'un des enfants qui l'avait maltraité et Tsuna, en sécurité dans les bras de son père et avec la présence réconfortante de sa mère fit quelque chose qu'il n'aurait jamais osé faire autrement.
Le regardant droit dans les yeux, il lui tira la langue.
Et puis cacha innocemment son visage dans le cou de son père quand le gamin s'insurgea et le dénonça à ses propres parents. La mère, les lèvres pincées fit une remarque désobligeante sur l'éducation de Tsuna, et Nana, que Iemitsu n'avait jamais vu en colère, rétorqua aussitôt que son fils était certainement mieux élevé que certain voyous qui prenaient un plaisir sadique à harceler les autres. Vexée, la mère de famille répondit sèchement, mais Nana ne se laissa pas faire. Enfin, toute la colère qu'elle possédait depuis ce jour là éclata, pétrifiant Iemitsu. Tsuna lui, était en admiration, ne loupant pas une miette du spectacle de là où il était.
Iemitsu sortit de sa transe en voyant le mari prendre la défense de sa femme, et aussitôt il intervint à son tour, un grand sourire avenant sur le visage qui promettait mille morts si jamais il osait faire une réflexion sur sa famille. Le ton monta entre les quatre personnes, Tsuna au milieu, ravi de l'attention. Enfin, il pouvait prouver au monde entier (qui se réduisait simplement à tous ses camarades de classes) que ses parents l'aimaient très fort et n'hésitaient pas à le défendre. Et il n'était pas le seul à regarder le spectacle. Nombre de parents et d'enfants regardaient cette scène amusés, stupéfait ou simplement curieux, se demandant comment ça allait se terminer.
À un moment, la mère du voyou, exaspérée, fit une remarque acide sur Tsuna et sur sa réputation de bon à rien venant certainement de son père qui n'était jamais là, sous-entendant en plus que Nana était certainement cocu, car les hommes restaient des hommes avec des besoins physiques…
Tsuna ne comprit rien à ce qu'elle dit, ni ce qui se passa à peine avait-elle finit de parler. D'abord, les adultes se disputaient, ce qui dans son esprit était une bonne chose, car ses parents prenaient sa défense contre ceux de la personne qui l'embêtait le plus dans l'école. Donc si ses parents gagnaient (et ils ne pouvaient que gagner), il le laisserait peut-être tranquille. Mais brusquement, il y eu un bruit de claquement sec et le silence complet. La femme en face avait la tête tournée sur le côté et la joue gauche toute rouge. Nana aussi était toute rouge, mais de colère. Tellement furieuse qu'elle en oubliait la douleur dans sa main.
Aussitôt, le mari de cette femme gronda et s'approcha dangereusement de Nana. Il n'avait pas fait un pas que Iemitsu avait passé Tsuna à sa femme et était devant elle les protégeant de toute sa hauteur. Tsuna et sa mère ne pouvait donc pas voir l'effrayant regard que Iemitsu possédait alors, et ils n'entendirent pas les sourdes menaces qu'il proféra. Ils virent seulement son grand sourire quand il se retourna, laissant juste entrapercevoir le visage blême de sa victime avant de reprendre Tsuna, le mettre sur ses épaules à la grande peur de ce dernier et partir en riant bruyamment.
Cette après-midi là était une des meilleurs dans les souvenirs de Tsuna. Il avait joué avec son père jusqu'au dîner, parfois à des jeux très dangereux et qui faisaient peurs, mais bon. C'était son Oto-chan. Il avait toujours été comme ça. Comme la dernière fois qu'il avait visité, et qu'il l'avait emmené dans une barque et qu'il était tombé dans l'eau glacée à cause de Iemitsu qui avait fait tanguer le bateau pour s'amuser. Okaa-chan avait été très mécontente et l'avait grondé très fort quand il était tombé malade. Et puis ils avaient fait la paix le soir. Ils faisaient toujours la paix parce qu'ils s'aimaient très très très fort.
Iemitsu était resté plus d'une semaine, ce qui était plutôt rare. Et puis, un jour il avait annoncé qu'un gisement avait été trouvé en Afrique, et qu'il devait aider les grands troupeaux de zèbres à traverser leur territoire en attendant qu'ils s'habituent à l'homme. Tsuna avait été triste qu'il parte. Et puis la vie avait continué. Ce n'était pas la première fois qu'il sortait de leur vie.
Malheureusement, le voyou et sa bande remarquèrent rapidement que Tsuna n'avait à nouveau plus que sa mère qui venait le chercher, et que donc son père l'avait à nouveau abandonné, ce qu'ils ne manquèrent pas de le lui dire et de lui répéter. Tsuna ne répondait rien, car d'une part, répondre lui aurait attiré plus d'ennuis encore, et de l'autre, il savait que c'était faux.
Mais au cas où, il était resté très obéissant avec sa mère, se retenant parfois de demander quelque chose ou de refuser un de ses ordres. Nana avait vite compris la raison de cette prudence, et était très frustrée de ne pouvoir rien faire contre. Elle décida de lui montrer tout l'amour qu'une mère peut avoir pour son enfant. Encore aujourd'hui, alors que l'évènement avait eu lieu il y avait des mois, Tsuna avait conservé ce comportement, ne demandant verbalement rien, ni même pour son anniversaire, laissant à Nana le soin de deviner ses envies et d'essayer de les combler si elles étaient raisonnable.
Et voilà que Noël approchait. La liste se faisait petit à petit, au cours des ballades qu'ils faisaient tout les deux le week-end, et elle ferait son choix. Et puis il y avait tellement à penser avec cette fête, les décorations intérieures et extérieures, qui seront des moments d'amusements pour tout les deux, le sapin qu'il faudrait choisir et puis enfin décorer lui aussi, le menu… Elle se demanda si Iemitsu reviendrait pour ce Noël. Elle l'espérait bien, se serait tellement romantique !
Prises dans ses pensées, elle ne remarqua pas le tiraillement de sa manche. Tsuna pencha la tête sur le côté, perplexe. Pourquoi sa mère ne traversait-elle pas la route ? Le feu est vert pour les piétons pourtant, et la jolie petite musique allait bientôt s'arrêter… (NdA : Au Japon, pour ceux qui ne le savent pas, les passages piétons ont une musique, qui permet au piétons de savoir quand le feu repassera au rouge. Très pratique à mon avis, il faudrait le mettre en France !)Il tira plus fort, et Nana sortit enfin de ses pensées. Elle regarda son fils qui désigna le passage piéton des yeux, montrant toute les personnes qui le traversait. Nana lui fit un grand sourire et commença à traverser la route.
À ce moment là, il y eu un étrange bruit de fond, comme des pneus qui crissaient. Ce n'était pas totalement inhabituel, Namimori était une petite ville, mais avait aussi son lot de chauffard. Nana resserra la prise qu'elle avait sur Tsuna et accéléra légèrement. Elle ne s'attendait pas au rugissement soudain du moteur qui débarqua dans le carrefour.
La voiture zigzaguait sur la route, comme ivre. Elle percuta de plein fouet une autre voiture sur le côté. Ça aurait pu se terminer là, mais la voiture allait tellement vite qu'elle se retourna sur le flanc pour faire un tonneau, arrivant comme un ouragan sur le passage piéton.
Nana entendit à peine les cris de terreur des autres personnes présentes. Elle ne pensa qu'à prendre Tsuna dans ses bras et à le protéger du danger, comme toute mère digne de ce nom le ferait.
Et puis ce fut le noir total.
Quand Iemitsu fut réveillé au milieu de la nuit par son portable, il pensa aussitôt à un problème lié à la mafia. Et puis il écouta se rendit compte que c'était son portable personnel qui sonnait, celui dont seule Nana avait le numéro. Il prit l'appel, et aurait préféré, mille fois que le problème vienne d'une autre famille mafieuse qui leur aurait déclaré la guerre.
Q^Q Oh, merde… J'ai pleuré en écrivant ce chapitre moi…
Chose à savoir sur Lascka. Elle pleure en voyant un film triste, elle pleure en lisant des histoires tristes, elle pleure en écrivant des choses tristes. Et elle déteste pleurer en plus ! TT^TT
Mais là… là ! Q_Q C'est juste trop triste !
