Hello tout le monde !
Déjà, je suis vraiment navré de vous faire attendre aussi longtemps entre chaque chapitre alors que je vous avais habituer à un rythme plus soutenu. Hélas, ou heureusement, il faut bien qu'un jour l'on murisse et l'on se jette à corps perdu dans la vie active, ce qui laisse moins de temps aux loisirs…
Mais rassurez-vous, car je ne vous oublie pas et je continue à vous rédiger la suite.
Voici donc le chapitre 3 de ce Cycle, J'espère qu'il vous plaira, comme tous les autres, d'ailleurs.
Encore une fois, merci de me lire et de me commenter, cela me fait toujours énormément plaisir. C'est grâce à vous que je me motive à écrire ! Merci !
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Poursuivre sa route
Dix heures plus tôt :
Léonardo déposa le plateau de thé sur la table basse et s'installa sur le pouf, en face de son invitée confortablement installée dans le canapé. En versant le liquide chaud infusé à la perfection, le peintre toisa la jeune femme avec un sourire gêné, se risquant à demander :
-Alors Claudia, que me vaut le plaisir de ta visite é une heure pareille ?
Sa vis-à-vis prit avec élégance une gorgée de thé, reposa la tasse sur sa sous-coupe et répondit avec un large sourire, amusée :
-A ton avis, mon cher frère n'a rien trouvé de mieux que de m'appeler pour pleurnicher de votre rupture.
-Vraiment ? demanda Léonardo en haussant un sourcil, légèrement surpris. Et que t'a-t-il dit au juste ?
-Bof, comme d'habitude, il a pleurniché sur son sort en espérant qu'on le plaigne. Tu sais comment il est; il adore qu'on s'occupe de sa petite personne, ce n'est plus à toi que je vais l'apprendre.
-C'est vrai, admis l'autre, attendant de connaitre la suite de l'histoire.
-Il m'a tenu la grappe pendant au moins quarante minutes au téléphone la semaine dernière. Comme il me saoulait, je l'ai cuisiné un peu et j'ai appris ce qui c'était réellement passé.
-Ah, fit Léo en se pinçant les lèvres, détournant légèrement le regard.
-Entre nous, vu ce qu'il te fait subir depuis des années, je l'aurais mis à la porte bien plus vite si j'avais été toi.
Le blond soupira longuement, prit une gorgée de thé et répliqua :
-Tu sais, l'amour ne se contrôle pas…
-L'amour, l'amour, railla légèrement la jeune femme. Tout le monde n'a que ce mot là à la bouche... Ne le prend pas mal, Léo, mais je pense personnellement que ce n'est qu'un prétexte, une façon de se voiler la face et de ne pas faire front à ses problèmes.
-C'est plus compliqué que ça, en fait, s'offusqua quelque peu le peindre.
-C'est ce qu'ils disent tous, répliqua simplement Claudia en reprenant une gorgée de thé.
-Bien sûr, j'imagine que je ne peu pas te demander de comprendre, fit l'autre, acerbe. Rappelle-moi le temps maximum que tu as su tenir un homme ?
-Je ne relève même pas, rétorqua la jeune femme en haussant les épaules, prenant un biscuit sur le plateau. C'est un choix de vie personnel : Je n'ai aucune envie de trop m'attacher à quelqu'un, parce que statistiquement, 70% des couples finissent par se faire la gueule ou rompre avant dix ans de vie commune. Je ne fais que m'éviter des souffrances et une perte de temps inutile. Je préfère m'amuser un peu avec une personne, puis aller vers une autre. Ça m'évite l'ennui et la lassitude d'une vie monogame et je n'ai aucun problème d'infidélité, moi.
Léonardo tiqua à la dernière réplique. Claudia avait toujours été une véritable peste. Elle était la troisième née des Auditore. Etant la plus jeune, et la seule fille, ses parents et ses frères l'avaient toujours chouchoutée et protégée, beaucoup trop à l'unanimité de l'avis général. Et le fait qu'elle soit surdouée, en plus d'être une des familles fondatrices de la ville, lui avait donné la grosse tête et par conséquent, une arrogance à la hauteur de son talent pour la finance. Le blond n'avait jamais réellement su comment la prendre. Elle était presque sa belle-sœur, mais le courant n'avait jamais réellement bien passé entre eux deux. Aussi se demandait-il pourquoi elle avait décidé de venir soudainement s'enquérir de son moral alors qu'elle ne donnait d'habitude aucun signe de vie et déclinait les invitations à diner de son frère.
-D'ailleurs, entre nous, poursuivit-elle avec un sourire hautain, je pense que tu devrais t'accorder un peu de flânerie frivole. Avec Cesare par exemple.
-Pardon ! s'exclama le peintre en manquant de s'étouffer avec un biscuit.
-Allons, il craque pour toi depuis aussi longtemps que mon frère. Tu crois pourquoi qu'ils ne se parlaient presque plus en dehors des réunions du conseil de la ville alors qu'ils étaient comme cul et chemise du temps du lycée ?
Alors elle avait remarqué ? Et Ezio aussi ? Il était donc le seul à ne jamais avoir fait attention aux sentiments du Borgia à son égard ! D'un coup, il se sentait mal pour le noiraud. Ca avait du être difficile d'essayer de faire semblant d'être heureux de le voir épanoui avec Ezio.
-Au fait, le tira hors de ses pensée la jeune femme, mon frère m'a raconté pour la mort de ton comptable…
Bravo, très subtile ! songea Léo en arborant une moue de tristesse.
-Je suis vraiment désolé que tu ailles perdu un amis, en plus d'un employé important – Ezio n'a pas tari d'éloge sur lui. Mais ça signifie que tu as un poste à repourvoir, non ?
-Certes, et en quoi cela te concerne-t-il ? demanda le blond tout en devinant ce que sous-entendait son invitée.
-Bein… Je suis comptable aussi, non ?!
-Ça, je sais, fit froidement Léonardo. Mais tu travailles à Dallas, je crois, à dernière nouvelle.
-J'ai posé ma démission y a deux mois, ils me saoulaient tous gravement. Pas un qui sache se servir d'un tableau dynamique correctement, et ils osaient encore me reprocher de me montrer trop arrogante ! Je te jure, c'est le monde à l'envers ! Du coup, si tu as besoin de quelqu'un, je suis disponible de suite.
-Je vais y réfléchir, répondit calmement l'autre, septique, en se levant.
-Allez, dis oui Léo ! En plus, comme je suis la sœur de ton ex et du directeur adjoint de la DaVinci Incorporation, tes employés n'oseront pas dire non cette fois.
-Parce que je suppose que mon « ex », comme tu dis si bien, ne s'est pas privé de t'expliquer en long et en large tout les problèmes que je rencontre depuis la mort de mon ami, Shaun Hasting !
En disant cela, légèrement énervé, il s'était diriger vers la porte et l'avait ouverte, faisant signe à la jeune femme de partir. Celle-ci se leva calmement, s'approcha de lui, le regardant droit dans les yeux avec une arrogance soutenue.
-Il est tard, je crois qu'il est temps pour toi de partir.
-De toute manière tu me rappelleras Léonardo. Tu es au pied du mur. Je le sais, tu le sais et tes employés le savent aussi. Ils comprendront.
-Quitte cette maison je te prie, ajouta calmement mais autoritairement le blond en la dévisageant.
Haussant une nouvelle fois les épaules, elle lui passa à côté et sorti dans le couloir, ser retournant vers lui une fois aux portes de l'ascenseur.
-Demain, soit là à six heures pétante pour le débriefing, ordonna le peintre en la dévisageant une nouvelle fois.
-Alors c'est oui, fit Claudia avec sarcasme.
-Non, ce n'est qu'un essai. Mais je te préviens Claudia : le moindre retard, la moindre erreur, le moindre comportement inapproprié ou la moindre accroche avec mon staff, et je te mets dehors à coups de pieds aux fesses, c'est clair ?!
-Ca ne te va pas du tout de jouer les chefs d'entreprise sévère, railla la jeune femme. Je parie que c'est Ezio qui s'occupait de ça pendant que tu passais de la pommade à tes précieux petits employés.
-Crois ce qui te plaira, ma petite. Mais sache que « mes précieux petits employés » ont tous trimés et gagner le respect qui leur est dû, ils n'ont pas juste surfé sur la vague du prestige de leur noms.
Le visage de la jeune sœur Auditore se décomposa, passant en une seconde de la surprise à la colère. L'ascenseur s'ouvrit et elle entra dedans à reculons, toisant Léonardo d'un regard revanchard.
-A demain, « patron », lâcha-t-elle avec mépris.
-Mademoiselle, s'inclina légèrement le peintre du même ton.
Une fois l'ascenseur partit, il retourna dans son appartement, rangea rapidement le service à thé dans le lave-vaisselle et traversa le couloir. Il croisa Desmond, à moitié embué de sommeil, sortant de la salle de bains.
-C'était la voix de Claudia, non ? demanda l'étudiant en baillant, encore à moitié endormi.
-Oui, répondit Léo avec un petit soupir.
-Qu'est-ce qu'elle faisait à une heure pareille ?
-Elle venait étaler son arrogance, comme à son habitude.
-Ma cousine ne changera jamais, fit l'autre avec un sourire entendu. A demain Léo.
-Bonne nuit.
Et ils partirent s'enfermer chacun dans leur chambre. Le peintre eut beaucoup de peine à trouver le sommeil, se demandant s'il avait pris la bonne décision. Et surtout, comment allait le prendre les autres ? Altaïr et sa cousine se détestait cordialement depuis bien avant qu'il ne les connaisse, et Rebecca était encore réticente à voir quelqu'un à la place de Shaun…
Finalement, le sommeil eut raison de lui et il sombra dans un sommeil agité.
oOoOoOo
Rebecca sortit de la salle de conférence, franchement énervée, tapant des talons.
-Rebecca, je t'ordonne de revenir ici immédiatement ! lui ordonnait Léonardo depuis le pas de porte.
-C'est absolument hors de question ! répliqua-t-elle vivement sans même se retourner.
Le blond la regarda descendre les escaliers de verre avec déception. Lucie s'approcha dans son dos, échangea un bref regard irrité avec lui, et partit au pas de course pour aller dissuader son amie de vider son bureau. La noiraude avait très mal pris l'annonce de l'embauche de Claudia et l'avait exprimé en posant le fameux ultimatum du « elle ou moi ». Comme le PDG n'avait pas céder, elle avait annoncé sa démission, avec effet immédiat.
Dans la salle, les autres se regardaient les uns les autres en silence. Altaïr toisait sa cousine d'un regard mauvais, auquel elle répondait par un air hautain, un léger sourire en coin. Léonardo rentra dans la pièce et referma la porte derrière lui.
-Bon, que les choses soient clairs : Vous êtes mes amis dans ma vie personnelle, mais ici est maintenant, je suis votre employeur et je n'hésiterais pas à prendre des dispositions drastiques à la moindre tentative d'esclandre.
-Vous quittez un Auditore pour mieux vous accoquiner avec une autre ? lança Connor pour plaisanter et faire comprendre son désarroi.
-Tu es mal placé pour parler de ça, rétorqua son patron en désignant d'un signe de menton la place où se trouvait Lucy un instant plus tôt.
Le responsable de la sécurité tiqua, se renfermant dans le silence, croisant les ras dans une attitude de défie. Claudia continuait de combattre son cousin par regards interposés. Malik, fortement mal à l'aise, se leva, tapota sur l'épaule de son assistant et lui fit signe de le suivre dehors.
-La réunion est finie je pense, fit-il en interrogeant Léonard du regard.
-Oui, fit simplement celui-ci.
Le cadre sortit, Clay et Connor sur ses talons. Assia hésita un instant, puis partit à son tour. Léonardo attendait sur le pas de porte de voir si les deux autres bougeaient, mais ils n'en firent rien, continuant de vivement se dévisager.
-Vous comptez retourner au travail, oui ou non ?! intervint-il.
-Ho, s'il te plait, laisse nous un moment pour nos « chaleureuses » retrouvailles, se moqua la jeune fille sans quitter Altaïr du regard.
-Oui, s'il te plait Léo, approuva sombrement ce dernier, ma cousine et moi avons tellement de choses à nous dire…
-Soit, mais soyez à vos postes dans dix minutes au plus ! accorda le blond en levant les yeux au ciel. Et toi Claudia, n'oublie pas ce que je t'ai dit hier !
Il sortit en refermant derrière lui, laissant les deux autres poursuivre leur bataille silencieuse. Après au moins deux minutes de silences, durant lesquelles Claudia avait pris un verre d'eau, puis s'était assise sur la table, son cousin lâcha :
-Qu'est-ce que tu reviens faire ici ? Qu'est-ce que tu manigances encore ?
- Allons, ne sois pas si méprisant, déjà que tu es méprisable, lâcha sarcastiquement la jeune femme. Disons que j'avais envie de revoir la ville de notre enfance.
-Ne te fiche pas de moi, Claudia, tu as toujours détesté Fasmay Hill. Depuis que t'es ado tu hurlais que tu quitterais ce trou paumé.
-Et alors, les gens peuvent changer d'avis en vieillissant. Regarde-toi, tu y es aussi revenu alors que tu savais pertinemment que les habitants de la ville te déteste à cause de l'accident d'il y a six ans, répondit-elle insolemment.
-C'est marrant, ça fait deux moi que je suis là et… ho, mais attend ! Tout le monde s'en fout en fait !
-Oui, je vois ça, même ce coincé de Malik semble t'avoir pardonné la mort de son frérot chéri. C'est surprenant.
Altaïr tiqua, mais préféra ne pas relever. C'était la tactique préférée de sa foutue cousine : énerver les gens en les frappant par là où ça fait mal.
-Et toi, rétorqua-t-il, t'es revenue pour énervez tout le monde comme avant, où juste suffisamment longtemps pour pomper du fric dans le coffre de la famille pour éponger les dettes laissées par ton dernier sexfriend.
-Rôo, toujours aussi méchant à ce que je vois, se moqua-t-elle sans sourciller. Non, je ne suis pas venue trafiquer le patrimoine familiale, je ne l'ai jamais fait d'ailleurs, malgré les accusations de mes chers parents décédés. Allons, cousin, fait fonctionner tes deux neurones et demi et tente encore ta chance.
-Je ne sais pas, mais si tu es venue seulement dans le but de nuire, alors tu peux repartir directement. J'ai réussi à me reconstruire ici, et je ne te laisserais pas arriver comme une fleur et semer la zizanie comme tu l'as toujours fait.
-Je réfute tes accusations et t'emmerde, cher cousin, répondit presque poliment la jeune femme en se levant pour rejoindre la porte. De toute manière, tu n'as pas besoin de connaitre mes raisons, et en fait, tu n'as même pas à faire semblant de me parler comme un membre de ma famille. Je te déteste, tu me déteste, on se déteste cordialement, alors autant continuer comme ça, du moment que l'on ne s'empêche pas de travailler.
Sur ces mots, sans attendre de réponse, elle sortit, laissant Altaïr dubitatif. Il avait l'impression que cette conversation l'avait rendu parfaitement idiot tant il n'avait pas réussi à la cerner. Dire que Claudia était une gamine absolument charmante. Elle avait un an de moins que lui, et ils avaient quasiment grandit ensemble, entre les Ibn'La-ahad et les Auditore, leurs mères étant très proche. Puis, après le drame, elle s'était renfermée sur elle-même et avait commencé à se montrer insolente et hautaine, se mettant tout le monde à dos. Malgré cela, Ezio était resté très proche de sa petite sœur, tentant de la raisonner, mais il n'y était jamais parvenu. Lorsque leur frère ainé avait été radié de la famille à cause de sa dépendance aux drogues durs et à l'alcool, c'était sur elle que Maria et Giovanni avaient misé sur leur fille pour prendre en charges l'intendance de la famille (Ezio étant trop instable à leurs gouts). Ils avaient mis tant de pression sur ses frêles épaules d'adolescente qu'elle avait fini par craquer, avait emprunté une grande somme dans les caisses de la famille et avait fui en Europe presque une année. Ses parents la radièrent elle aussi, forçant Ezio à prendre les commendes. Heureusement, contre toute attente, celui-ci avait très bien réussi à assumer ce rôle jusqu'à présent, et ce, malgré la mort de ses parents.
Soupirant profondément, fulminant intérieurement, Altaïr se leva et retourna à son tour à son poste.
oOoOoOo
-Je refuse de revernir si elle reste ! s'exclama Rebecca en dévisageant violement sa meilleure amie.
Elles étaient sur le parking à l'arrière de l'immeuble, Lucy tentait de convaincre la noiraude de ne pas faire de connerie sous le coup de la colère, en vain.
-Léonardo est un véritable enfoiré ! s'énervait la pyrotechnicienne en faisant les cent pas, tapant des pieds et faisant de vifs gestes en l'air.
-Reb, tenta la blonde sur un ton las, il faudra bien qu'un jour quelqu'un vienne reprendre la place de comptable, c'est ce qui ce fait en général quand un poste et à repourvoir.
-Non ! s'exclama l'autre en la foudroyant du regard. Tu ne vas pas t'y mettre aussi !
-Je ne dis pas que…
-Lucy, tu ne vois pas que je suis à bout de nerfs là ?! En plus, j'ai les hormones qui travaillent, ce dont j'ai besoin là, ce n'est pas d'être raisonnée, mais que ma meilleure amie me soutienne ! Tu comprends !
Ha, les hormones de grossesse ! Lucy avait presque réussi à occulter ce menu détail. Honte à elle, songea-t-elle. Avec ces saloperies qui la taquinaient, Rebecca devait être beaucoup plus irritable. Maintenant qu'elle y songeait, la décoratrice avait effectivement remarqué que son amie était bien plus nerveuse depuis quelque temps, mais elle n'y avait pas prêté attention, trop occupée à fuir Connor. Pour le coup, elle s'en voulait, énormément même. Elle était une affreuse meilleure amie, manquant à tous ses devoirs. D'ailleurs, elle s'était également éloignée de Malik, à qui elle tenait pourtant aussi énormément. Il fallait qu'elle se rattrape, à tout prix. Elle n'était pas cette fille qui délaissait ses amis à cause d'un homme Elle ne l'avait jamais été (jusqu'à présent), et ne voulait pas le devenir !
-Ecoute, Rebecca je suis d'accord avec toi à cent pour cent pour ce qui est que Léonardo nous à planté un poignard dans le dos. Mais essaye toi aussi un peu de te mettre à sa place : on a absolument besoin d'un comptable, ne serait-ce que pour pouvoir boucler le trimestre. Et tu l'as entendu comme moi, « ce n'est pas encore définitif ».
-Je la déteste d'avance ! s'exclama un peu plus calmement la femme enceinte.
-Bien, moi aussi si ça peut te faire plaisir, mais on peut aussi la détester en travaillant. Allez, viens.
En disant ça, elle lui avait tendu la main avec un sourire. Après une seconde d'hésitation, l'autre soupira et accepta l'invitation. Elles retournèrent dans le bâtiment à pas lents, main dans la main.
oOoOoOo
Dans l'après-midi, à l'hôpital de la ville, dans une salle de conférence, Desmond écoutait très attentivement les explications du Dr DeGrandpré-Kenway sur la façon de lire et d'interprété une radiographie ou un scanne. Sur la table, elle avait étalé des dizaines de clichés, anonyme, et s'assurait d'un œil martial qu'il prenne bien note de ce qu'elle lui racontait. Lorsqu'elle eut fini son monologue, elle attendit qu'il finisse de copier, puis le lui vola et commença à l'interroger oralement sur d'autres sujets qu'ils avaient vus ensemble. Les réponses de l'étudiant étaient claires, cohérentes, justifiées. Elle eut un petit sourire. Il avait du potentiel, ce petit. Il ne l'avait jusque-là pas encore exploité correctement, mais depuis qu'elle le coachait, il avait largement rattrapé son niveau catastrophique de fin de bulletin.
-Bravo, fit-elle sans y mettre trop d'intonation (les félicitations avaient tendances à faire que les gens se reposent sur leurs lauriers et retombent dans la médiocrité, elle l'avait souvent constaté avec les interne en chirurgie de l'hôpital). Encore un peu et tu devrais réussir convenablement ta dernière année d'étude.
-Merci, Docteur DeGrandpré, fit le jeune homme en lui rendant son sourire, croisant les bras sur son torse d'un air satisfait.
-Je t'ai déjà dit de m'appeler Aveline; Madame DeGrandpré c'est ma mère. Et ne te monte pas la tête pour autant. Tu as rattrapé ton retard et tu passeras peut-être convenablement l'année, mais n'oublie pas qu'après les examens, tu commenceras ton internat. Et là, je te jure que ça n'as plus rien à voir avec de simple question posée calmement autour d'une table. Les patients seront bien réelles et ce sera de toi et de toi seul que dépendra le fait qu'ils vivent ou meurent.
-Mais… pâli légèrement Desmond, perdant son sourire satisfait. Je croyais que les internes n'avaient pas le droit de décider des traitements…
-C'est exacte ! Mais crois-tu vraiment que l'on va te demander de gentiment te tourner les pouces et d'observer pendant trois ans ? Bien sûr que non ! Tu n'auras absolument rien le droit de faire seul au niveau du choix des traitements et des opérations, mais tu n'en seras pas moins déjà un médecin diplômé. Tu ne vas pas attendre bêtement que ton résidant ou ton titulaire arrive si ton patient fait un arrêt.
-Alors expliquez-moi concrètement ce qu'il faut faire dans ce genre de cas ? s'indigna l'étudiant, comprenant néanmoins parfaitement ce que lui expliquait la chirurgienne.
A ce moment, le bipper de la femme sonna. Elle le regarda rapidement et releva la tête vivement, le dévisageant. Elle lui lança en se dirigeant vers la porte :
-Je vais te montrer tout de suite, c'est ton jour de chance. Suis-moi au pas de course !
Ils traversèrent les couloirs en courant à moitié et arrivèrent devant une chambre. A l'intérieur, une interne avait commencé un massage cardiaque à un patient sur un lit. Desmond resta devant la vitre de la chambre (Aveline ne lui ayant pas autorisé l'entrée). Il vit la procédure dans les moindres détails. L'interne faisait un massage cardiaque tout en exposant vite et clairement le cas à sa titulaire. Aveline consulta d'un rapide coup d'œil le dossier médical de l'homme en arrêt cardiaque, puis attrapa les palettes de réanimation que lui tendait une infirmière. On mit une sorte de gelée sur le défibrillateur, certainement un désinfectant ou un produit qui empêcherait l'appareil de brûler la peau de l'homme. L'interne retira ses mains du torse du patient et attrapa l'aiguille d'adrénaline que tendait l'autre infirmière. Aveline posa les palettes sur le torse et ordonna de dégager. Il y eut un petit bruit électrique et le corps de l'homme rebondit légèrement, parcouru par le choc. L'ECG indiquait que le cœur n'était pas encore repartit. La titulaire ordonna de recharger plus fort (Desmond ne fit pas attention aux chiffres, mais il était certain de les connaitre). Deuxième décharge, toujours rien. L'interne planta l'aiguille d'adrénaline directement au niveau du cœur, puis on le choqua à nouveau…
oOoOoOo
Malik commençait à ranger ses affaires. Il était déjà l'heure de la quille, et il avait la sensation de ne rien avoir fait de la journée, malgré le fait qu'il ait proportionnellement fourni plus de travail qu'à l'accoutumée. Clay le salua et sortit du bureau, visiblement pressé aujourd'hui. Lucy entra juste après en s'approcha avec un sourire navré.
-Quand tu souris comme ça, c'est que tu culpabilise, fit le cadre en la fixant d'un regard interrogateur. Qu'est-ce qui ce passe.
Elle s'approcha un peu plus et le pris dans ses bras. Le jeune homme sursauta quelque peu, mais attendit sans réagir.
-Okay… qu'est-ce qui t'arrive ?
-Je suis une abrutie égoïste, égocentrique et une mauvaise amie, répondit-elle, le visage enfouit contre son torse.
-Mais… mais non voyons, tenta de la réconforter Malik, déconcerté par la soudaine attitude de son amie, presque attendri par son air piteux. Qu'est-ce qui te prends de te rabaisser comme ça ?
Elle releva le visage et le regarda dans les yeux. Elle semblait triste, dépitée, au bord des larmes. Le cadre ne savait pas vraiment comment réagir. Que fallait-il dire ou faire ? Il ne l'avait que très rarement vue comme ça. Alors qu'il réfléchissait à ce qu'il convenait de faire, Altaïr entra dans le bureau, le sourire aux lèvres et s'avança d'un pas léger.
-Bonsoir mon cœur, tu as fini.
Il se stoppa en remarquant la présence de Lucy, blottie dans les bras de Malik. Ce dernier put lire la surprise dans le regard de son compagnon, mais heureusement il ne semblait pas soupçonneux ou jaloux.
-Oui, j'ai fini…
-Je me disais qu'on pourrait aller manger au chinois du centre, poursuivit le responsable marketing, dépité d'avance car il savait, au vu de la situation, que le cadre allait refuser.
Malik se mordit l'intérieur de la joue. Il avait très envie d'aller partager un tête-à-tête « galant » avec son « petit copain », surtout au chinois du centre ville, mais vu l'état de sa meilleure amie, il ne pouvait pas la laisser comme ça. Après une brève hésitation, il déclara calmement :
-J'aimerais beaucoup, mais pas ce soir si ça ne te dérange pas.
En disant ça, il désigna d'un petit mouvement de tête la blonde, qui semblait aux abonnés absents. Altaïr eut une moue de déception, mais hocha la tête en signe d'assentiment.
-D'accord. On se voit à la maison.
-Oui…à tout à l'heure, soupira presque Malik.
Altaïr lui sourit maigrement, tourna les talons et partit. Le cadre le regarda s'éloigner, soupirant encore. Décidément, il était fou de lui. Si on lui avait dit deux mois plus tôt qu'il serait accro à Altaïr, il ne l'aurait jamais cru, mais il fallait bien qu'il se résolve, il l'avait dans la peau. Une fois son amoureux hors de sa vue, il reporta son attention sur Lucy.
-Bon, fit-il, tu veux qu'on aille se poser chez Mario pour discuter.
Elle ne répondit pas verbalement, mais hocha la tête pour approuver. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans le bar en face, commandant leurs boissons à Ezio, qui semblait assez à l'aise dans sa nouvelle profession. Ils s'étaient assis à leurs places habituelles, au comptoir, chacun sur un tabouret. Lui avec une bière, elle avec un Martini.
-Très bien, explique-moi ce gros coup de déprime.
La blonde croqua dans son olive, bu une gorgée, puis commença à expliquer qu'elle se sentait parfaitement idiote et sale. Qu'elle n'arrivait pas à se remettre de cette histoire avec Connor, et qu'à cause de ça, elle avait l'impression de délaisser tout ce qui comptait réellement pour elle, à commencer par ses amis. Malik éclata d'un rire sincère et lui tapota sur l'épaule amicalement.
-Je confirme, tu es vraiment une imbécile, se moqua-t-il. Si tu as pensé que je t'en voulais pour ça, c'est que tu ne me connais pas aussi bien que tu le prétends.
-Vas-y, fous-toi de ma gueule en plus, rétorqua la jeune femme, retrouvant le sourire.
-Je te l'ai déjà dis mille fois, Lucy, tu te préoccupe trop de chose sans importance.
-Ca nous fait au moins un point commun, « Monsieur le maniaque », se moqua-t-elle à son tour.
-Moi, maniaque ?! se marra l'autre. Je ne vois pas de quoi tu parles.
Pour lui donner tort, avec une moue amusée, la blonde décala le téléphone cellulaire de son ami, posé sur le bar, de quelques centimètres, lui donnant un angle de 30% avec le bord de la table. D'instinct, immédiatement, Malik le replaça parfaitement à la parallèle, puis s'en rendit compte et fixa son regard dans celui de sa camarade.
-Tu vois, fit-elle en riant de bon cœur.
-Ho, ça va, je suis peut-être un peu maniaque, mais toi tu es une mauvaise amie, rappelle-toi, rétorqua Malik, toujours sur le ton de la plaisanterie.
-C'est vrai !
Ils se toisèrent un instant d'un faux air de défi, puis éclatèrent de rire à l'unisson et trinquèrent en se passant un bras autour de l'épaule, comme au bon vieux temps de l'université. La soirée se poursuivit calmement, avec une ambiance bonne enfant, Ezio se joignant à la conversation entre deux commandes. Ils évitèrent toutefois d'aborder des sujets qui fâchent, tels Connor, Léonardo, ou la relation de Malik avec Altaïr. Encore moins de Rebecca ou de Claudia, en tout cas au début de la soirée.
oOoOoOo
A l'heure de la quille, Aveline gara la voiture sur le parking de la DaVinci Inc. Desmond fixait un point imaginaire droit devant lui, se terrant dans un mutisme absolu depuis leur départ de l'hôpital. La chirurgienne laissa passer encore quelques secondes de silence, tapotant du bout des doigts le volant, puis soupira et regarda enfin l'étudiant.
-C'est une chose à laquelle il faudra te blaser, Desmond. Je sais que quand on est encore qu'étudiant, on se dit qu'on va sauver tout le monde, mais on ne peut pas le faire. Il y a beaucoup de patients que l'on peut aider, mais parfois, comme aujourd'hui, on n'y parvient pas.
Le jeune homme ne broncha pas, visiblement encore sous le choc. Le patient avait été réanimé une première fois, et amener au bloc d'opération en urgence. Aveline l'avait laisse assister à l'intervention depuis la galerie d'observation au-dessus de la salle. Sauf que l'opération avait mal tourné. Après lui avoir ouvert le torse, les choses s'étaient enchainées très rapidement. Visiblement, une des grosses artères partant du cœur – visiblement l'aorte – avait une fuite. La chirurgienne avait tenté une première fois de lui appliquer un patch artériel. Elle avait laissé faire la résidante en chirurgie présente depuis le début. Celle-ci avait fait visiblement une énorme erreur et avait endommagé encore d'avantage l'aorte avec le port de la pince. Il y avait du sang partout. Aveline s'était vivement énervée contre l'apprentie, lui ordonnant de s'éloigner immédiatement de la table tout en tentant de résorber l'hémorragie. Le cœur s'était à nouveau arrêter, mais elle avait réussi à le relancer, en le choquant, une nouvelle fois. Elle avait ensuite fait des sutures, qui cette fois avait tenue, mais le cœur lâcha encore, et cette fois elle ne parvint pas à le réanimer. Elle prononça l'heure du décès à 15h32.
Elle l'avait ensuite emmené en salle d'attente pour lui montrer comment annoncer la chose aux proches. Ils étaient ensuite partis, car elle devait récupérer son mari, et le déposer au passage.
-Si la mort t'affect à ce point, tu devrais peut-être reconsidérer ta vocation…
-Ce n'est pas…marmonna Desmond.
-Pardon ? interrogea Aveline, qui n'avait pas entendu.
-Ce n'est pas la mort qui me dérange, c'est plutôt…
-Plutôt quoi ?
-Et si je faisais la même chose que cette résidante... Je veux dire, et si je tuais un patient en commettant ce genre d'erreur.
La femme ferma les yeux, soupira, les rouvrit, puis fixa l'étudiant avec un sourire compréhensif, lui posant une main sur l'épaule.
-Ce sont des choses qui peuvent arriver. Quand on demande à un apprenti de faire un act3 chirurgical, c'est nous en tant que titulaires qui acceptons de prendre le risque. Mais, ouvrir quelqu'un, l'opérer, c'est un risque permanent auquel nous sommes soumis, et pour les internes et les résidants, il n'y a qu'un seul moyen d'apprendre, c'est de pratiquer. Et oui, il arrive que parfois, ils fassent des erreurs et causent des dégâts supplémentaires, mais c'est comme ça qu'ils avancent. Je lui ai hurlé dessus, je suis fâchée qu'elle est endommager d'avantage cette artère, mais je ne lui en veux pas, parce que je sais qu'elle fera mille fois plus attention la prochaine fois et qu'elle ne commettra plus jamais cette erreur-ci. Et ce sera pareil pour toi, tu verras. Il y aura des jours parfaits, et des jours où tu te mordras les doigts tant tu te sentiras stupide et incompétent, mais c'est comme ça, et pas autrement, que tu deviendras chirurgien.
Desmond baisa les yeux, se mordit la lèvre, et approuva d'un hochement de tête.
-Et, si ça peut te rassurer, je savais qu'elle ferait cette erreur à l'instant où je lui demandais de poser le patch.
L'étudiant releva la tête et la regarda avec surprise et incompréhension, l'interrogeant du regard.
-Cette homme faisait ce qui s'appelle une « dissection aortique » Les parois de son artère étaient aussi fine que de la soie, aucune chance de ne pas l'abimer en la touchant. Et malgré le fait que j'ai réellement tout tenté pour le sauver, je me doutais qu'il ne survivrait pas. Le taux de chance de survivre à un tel problème cardiaque et de 20% tout au plus, s'il est traité à temps.
Le jeune homme ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais Aveline lui intima le silence car Connor arrivait d'un pas nonchalant.
-Demain, si tu veux bien.
Desmond la remercia pour le cours et de l'avoir laisser assister à cette intervention, puis sortit. Il salua le responsable de la sécurité, lui souhaita une bonne soirée et monta rapidement se doucher. Il avait vraiment besoin d'aller boire quelque chose, pour se calmer. Il avait le palpitant élevé depuis l'instant où son mentor avait ouvert le torse de cet homme. La vérité, c'est qu'il avait ressenti une réelle excitation tout le long de l'intervention. Il avait le sentiment d'être une personne malsaine, d'être excité comme ça par un homme charcuté, mais n'arrivait pas à maitriser les frissons qui le parcouraient. Une semaine plus tôt, il aurait pu compter sur Assia pour se calmer, penser à autre chose, mais ils avaient convenus d'arrêter le sexe et de s'en tenir à une saine amitié. Il irait tout de même se confier à elle car elle restait sa meilleure amie et sa confidente.
Il se doucha donc rapidement, s'habilla et gagna rapidement le bar en face, salua les trois autres, commanda une bière et alla se poser près du jeu de fléchettes. Il y retrouva Clay, qui avait déjà commencé une partie et l'accueilli chaleureusement.
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-Comment ça, Claudia et en ville ?! s'exclama Ezio, qui venait de finir son service et était passer de l'autre côté du bar, en tenue civile.
-Tu n'étais pas au courant ? demanda Malik, étonner. Vous êtes pourtant assez proches.
-Peut-être, mais elle ne m'a pas du tout averti de son arrivée, rétorqua l'Italien en prenant une grande gorgée de vin.
-Bref, toujours est-il qu'à peine arrivé, elle nous à pourris la journée, fit Lucy, légèrement pompette.
-J'imagine que Rebecca n'était pas trop ravie, fit l'Auditore.
-Bien vu, répondit simplement Malik.
-Elle a menacer de démissionner, résuma la blonde.
-Et Altaïr, interrogea encore l'autre en se tournant vers le cadre.
-Il n'avait pas l'air heureux non plus, soupira celui-ci.
-Tu m'étonnes, ils ne se sont jamais vraiment apprécier, expliqua l'Italien.
-Ce n'est pas à moi que tu vas l'apprendre, fit l'autre avec un sourire sarcastique.
-Pourquoi ? questionna Lucy. Ils sont quant même cousins.
-Parce que Claudia n'aime rien ni personne en dehors d'elle, répliqua Malik.
-Ce n'est pas tout à fait vrai, fit Ezio en le dévisageant. Elle est capable d'aimer, elle aime même beaucoup de chose, c'est juste qu'elle ne sait absolument pas gérer ses sentiments et ses émotions.
-C'est une raison pour être une odieuse pétasse ? interrogea le cadre pour énerver volontairement le barman.
-Oui ! répondit sèchement ce dernier en le foudroyant du regard. Elle a ses raisons, et tu le sais pertinemment.
-Je dis juste que…
-Quelles raisons ? demanda innocemment la jeune femme, qui ne suivait qu'à moitié la conversation.
-Et bien, Claudia a…commença son ami.
-Tout le monde n'a pas besoin de le savoir ! rétorqua vivement Ezio.
-Ok, ok, ne t'énerve pas. Je dis juste que je trouve qu'elle exagère.
-Tu es mal placé pour dire ça, toi qui n'as pas adresser la parole à son ami d'enfance durant six ans pour des raisons similaires.
Malik le foudroya à son tour, vexé, et reporta son attention sur sa bière. Le silence s'installa.
Dans leur dos, la porte s'ouvrit et deux personnes entrèrent. Elles embrassèrent rapidement du regard la pièce, remarquèrent la présence des trois gaillards et échangèrent un regard entendu. Ils s'avancèrent et vinrent prendre place chacun d'un côté du petit groupe.
-Un whisky, demanda une grande femme rousse, vêtue vulgairement d'un short et d'un gilet en jeans, mâchonnant du chewing-gum, en s'asseyant à côté de Malik.
-Une bière, commanda l'homme en venant s'installer de l'autre côté, à côté de Lucy.
Malik tiqua en reconnaissant cette voix. Ezio réagit à celle de la rouquine. Un frisson les parcouru chacun, et ils tournèrent la tête chacun d'un côté, se figeant sur place en découvrant l'identité des nouveau venu. Malik se crispa vivement, serrant les poings, pris d'un léger tremblement. Ezio sursauta en reconnaissant l'agresseur de devant l'hôpital, qui avait causé la mort de Shaun.
-Mademoiselle, Messieurs, bonsoir, fit l'homme barbu avec un sourire empli d'une ironie malsaine, le regard brillant de sadisme.
-Abbas, marmonna Malik, figé de terreur.
-Salut les ploucs, fit Judith, alias « le Bonhomme », la flingueuse du Texas.
Voilà, grand retour d'Abbas, notre méchant de top qualité.
Que nous réserve-t-il cette fois ?
Vous le découvrirez dans le prochain chapitre.
Merci et à bientôt !
PS : Je souhaite, pour une fois, m'excuser pour l'orthographe, les fautes d'accords et les mots qui sautent, que ce soit dans cette fic ou les autres. Je suis parfaitement conscient de ce problème, même si je ne fais rien pour y remédier ^ _^'
Merci d'en faire abstraction à chaque fois !
