Bonjour à toutes et tous ! J'espère que vous allez bien !

Je ne vais pas m'atarder en blabla inutile, voici donc le chapitre 4 de cette fic.

J'espère qu'il vous plaira autant que les autres.

Encore et toujours merci à ceux qui me lisent et me commentent, vos messages me font toujours plaisir car c'est pour et grace à vous que j'écris. Merci !

Bonn lecture !


Chapitre 4 : Mauvaise soirée...

Altaïr lisait tranquillement le quotidien de la ville – petit moment de détente qu'il s'accordait avant d'aller se coucher – assis sur le canapé avec une délicieuse tasse de thé earl grey. La télé allumée avec le son éteint diffusait une quelconque série télévisée qu'il ne regardait pas vraiment, mais cela lui donnait la fausse impression qu'il y avait du mouvement dans l'appartement et l'aidait à se sentir moins seul. Une technique qu'il avait mise au point à l'université, juste après s'être décidé à ne plus être le fêtard intempestif et à moitié alcoolique qui fumait de la marijuana et ne comptait que sur ses performance dans l'équipe de baseball de Yale.

Alors qu'il commençait à s'assoupir devant les résultats sportifs des différentes équipes du comté, le bruit de la clé dans la serrure se fit entendre. Revenant très rapidement à son état conscient, il jeta le journal sur la table basse et se leva avec un petit sourire. Ce soir, il allait l'accueillir directement en caleçon, une technique qui, il l'espérait, le choquerait suffisamment pour que quelque chose se passe enfin. Il n'espérait pas non plus le Nirvana tout de suite, il ne fallait pas non plus brusquer les choses, mais s'ils arrivaient déjà à franchir le cap des baisers un peu plus osé, voir de quelques caresses, se serait déjà un bon début.

C'est ce qu'il avait prévu et répéter toute la soirée dans sa tête, mais il comprit que tout était à l'eau à l'instant où la porte s'ouvrit. Son sourire s'effaça immédiatement en voyant se qui passait le seuil.

Lucy soutenait Malik par les épaules, l'air effarée. Ezio se tenait dans leurs dos, tout aussi sombre. Malik semblait en pleine crise d'angoisse, à moitié plié en deux respirant fort par la bouche, le regard tremblant, le corps parcouru de spasmes.

La blonde lâcha Malik, qui fonça – se laissa tomber semblerait plus correct – dans les bras d'Altaïr, le visage enfoui contre son torse. Il commença à se moment à sangloter.

-Qu'est-ce qui c'est passé ? demanda Altaïr en levant le regard vers les deux autre, franchement inquiet, tout en caressant les cheveux de son « petit-ami ».

Ezio ferma la porte, se plaqua contre le panneau. Il échangea ensuite un regard empli de crainte avec Lucy, puis regarda à nouveau son cousin et ouvrit la bouche pour murmurer.

-Il est revenu…

oOoOoOo

Abbas prit la bière que le barman venait de poser violemment en le toisant de son seul œil valide.

-Merci Mario, fit-il avec un sourire ironique. La chaleur de ton accueil m'emplit toujours de joie.

-Pas de ça avec moi, blanc-bec ! répondit l'Italien férocement (suffisamment bas pour que les autres clients ne l'entendent pas.)

Judith se leva à moitié, mais Abbas éclata de rire et lui fit signe de se rassoir. Elle s'exécuta en foudroyant le tenancier du regard. Les trois autres restaient parfaitement immobiles et silencieux. Lucy transpirait d'avoir le terrible Abbas juste à côté d'elle, elle semblait même avoir retrouvé tout ses esprits. De son côté, Ezio serrait les poings. Il avait une horrible envie de se jeter sur cette salope rousse qui leur avait tiré dessus, blessé un de ses amis et tuer un autre. Abbas remarqua la crispation de l'Auditore et, avec un ton détaché, fit entendre sa voix avant de prendre calmement une gorgée de bière.

-Judith, explique donc à notre ami Ezio ce qui se passera s'il tente quoi que se soit.

Avec un sourire mauvais, reposant son verre sur le comptoir, le « Bonhomme » se pencha vers son voisin et lui désigna d'un petit mouvement de tête le fond du bar, vers le jeu de fléchettes. Vers Desmond et Clay.

-Tu vois, le grand type avec la chemise rayée, près de ton très cher cousin et de son ami à l'air niais ? demanda-t-elle d'une voix presque érotique, se qui était en décalage complet avec la pression tangible de cet instant.

Ezio jeta un coup d'œil en direction de l'étudiant et du nouvel assistant de la DaVinci Inc. En effet, à la table voisine se trouvait un grand homme à l'air d'Al-Caponi, avec une chemise rayée noire. Il était installé de biais, de façon à pouvoir ne pas lâcher du regard les deux jeunes à moitié ivres, et avoir en ligne de mire le comptoir et donc, Abbas et la rouquine, ainsi que les trois autres terrifiés.

-Il me suffit de lui faire un signe de main, et ses deux imbéciles heureux seront morts avant que quiconque ait pu lever le petit doigt. Alors ne joue pas au con, parce que sinon je te promets que ce sera un vrai carnage.

Réarborant ce terrible sourire de psychopathe qui lui était propre, elle reprit une gorgée, alors qu'Abbas émettait un petit rire, tout aussi digne d'un serial-killer.

-Qu'est-ce que vous nous voulez ? demanda Ezio en serrant d'avantage les dents, ne quittant désormais plus des yeux son cousin et l'homme qui devait le tuer si les choses dérapaient.

Abbas rigola encore en se mordant la langue. Il avait vraiment l'air dément en finissant sa bière, puis il expliqua :

-Moi… Rien.

Il regarda son verre vide, puis éclata à moitié de rire, suivit dans son effroyable concerto par le « Bonhomme ». Il lui lança un regard, puis lui fit signe de la boucler et s'arrêta lui-même de pouffer, reprenant un air dur en tournant la tête vers ses trois otages tacites.

-Plus sérieusement fit-il d'une voix profondément sérieuse et menaçante. Je tenais simplement à ce que vous sachiez tous, tas d'immondes cancrelats, que je suis de retour en ville, et que j'ai bien l'intention d'y rester cette fois.

Ezio et Lucy échangèrent un regard inquiet avec Mario, et Malik continuait de rester parfaitement immobile, paralysé dans une sorte de mutisme total, le regard braqué droit devant lui.

Dans son esprit, la scène de la mort de son frère cadet se rejouait en boucle avec une définition que même la fibre optique ne permettrait pas. Il entendait le bruit de la scie circulaire, les os et la chair déchirée, le cri de douleur. Il revoyait le sang se répandre. Il voyait la tête de Kadar explosé après qu'Altaïr l'ait condamné… Non ! Après qu'il ait fait ce qu'il fallait (car telle était la pure vérité) ! Il avait l'odeur du cerveau de son cadet éparpillé qui lui remontait aux narines. Il se retenait de vomir, ici et maintenant, sur ce comptoir, mais il ne donnerait pas cette satisfaction à cette ordure ! Jamais !

-J'avais également envie de vous dire que… je regrette, poursuivit Abbas.

Tout dans sa voix signifiait qu'il n'en pensait pas un mot. Il continua :

-Je pense que nous étions partis sur de mauvaises bases. Je ne suis pas un si mauvais bougre.

-Et ordonner une fusillade devant un hôpital, ce n'est pas être un mauvais bougre peut-être, le défia soudainement Lucy en le foudroyant du regard.

Il la regarda avec un grand sourire pendant que Judith rigolait à moitié dans son verre. Rapidement, devant le regard terriblement calme du truand, la jeune femme baisa les yeux. Il était vraiment très intimident.

-Si vous parlez de ce pauvre Mr Hasting, je tiens à m'excuser. Sincèrement. Il n'était pas prévu qu'il fasse partie des victimes, c'est ce que l'on appelle les « dégâts collatéraux ».

-Evidemment, vous n'aviez prévu que de tuer mon petit-copain, en plus de mon frère, lâcha Malik, faisant entendre sa voix pour la première fois depuis l'arrivée des gangsters.

-Ha ! Le jeune héritier Al-Sayf, je commençais sérieusement à me demander si vous n'étiez pas mort debout, railla doucement Abbas en se penchant pour mieux le voir.

Le cadre s'était tourné vers lui et le dévisageait froidement, sans broncher, le nez plissé dans une expression de colère pure. Judith s'était étouffée avec son whisky lorsqu'il avait utilisé le terme « petit-copain », et toussait encore lorsqu'elle articula :

-T'étais Pédé ?!

-Judith, ne sois pas impolie je te prie ! la blâma sombrement son maître.

-Arrête ton char ! rétorqua Mario, qui n'avait pas bougé de sa place depuis près de dix minutes, n'osant aucun mouvement. Tout le monde sait que tu es un enfoiré d'homophobe raciste en plus d'être misogyne !

-Misogyne ton cul, aboya presque la rousse en se redressant à moitié.

-Judith, fit Abbas, calme-toi !

-Cette conversation est censée mener quelque part peut-être, suggéra Malik en continuant de dévisager le gangster.

-Oui, c'est vrai, admit celui-ci en reportant son attention sur le petit groupe.

-Alors !? le brusqua Ezio sans quitter l'homme qui menaçait Desmond des yeux.

-Du calme, nous avons toute la soirée.

-Pas moi ! rétorqua Malik.

-Bien, alors allons droit au but : Je suis donc de retour, je vais réassoir mon influence dans le comté, et à nouveau être moi-même. Mais… Je n'ai ab-so-lu-ment rien contre vous.

-Pardon ?! fit Lucy, vivement surprise.

-Rien contre nous alors que tu t'acharne depuis des années à nous pourrir la vie ? rétorqua Ezio.

-Peut-être, mais tout cela, c'est fini. Vous avez gagné, soyez heureux, se moqua doucement Abbas avec un sourire malsain.

- Comment-ça ?! interrogea Mario.

-Disons que la reconstruction de mon « réseau social » (en disant cela il mima les guimets avec les doigts) risque de me prendre pas mal de temps et d'énergie, aussi aurais-je autre chose à faire que d'en perdre à vous poursuivre. Voilà, c'est tout.

Après avoir lâché cette phrase, il vida cul-sec le reste de sa bière, fit signe à Judith, qui l'imita, puis se leva. Il posa un billet de cent dollars sur le comptoir, indiqua de garder la monnaie avec un sourire presque sincère, et fit deux pas vers la sortie avant de se retourner vers le petit groupe.

-Enfin, quand je dis « mieux à faire »… Ne venez trainer pas dans mes pattes et tout devrait bien aller entre nous.

Judith pouffa en se levant, puis fit d'un ton enjoué en rejoignant son maître à la porte.

-Saluez Miss Rebbi de ma part…

Ensuite, elle s'enfila deux doigt dans la bouche et siffla. L'homme qui guettait Desmond et Clay se leva – se qui fit rater un battement au cœur d'Ezio – et se dirigea rapidement vers la sortie. La porte se referma derrière eux, laissant les quatre adultes dans un silence de plomb. Ils échangèrent des regards inquiets. Malik fut parcouru d'un frisson, et commença à trembler légèrement, claquant des dents (on disait que lorsque l'on venait de subir un stress intense, le corps ne parvenait plus à réguler sa température, cela semblait se confirme) et sa respiration s'accélérait alors que son regard partait dans le vague. Lucy lui posa sa main sur la sienne et demanda, franchement inquiète.

-Malik, ça va ?

-Je… Je veux rentrer… tout de suite, répondit son ami en retenant les larmes qu'il sentait monter.

Lucy approuva d'un bref hochement de tête et lança un regard entendu à Ezio. Celui-ci se leva et fonça droit sur son cousin. De l'autre côté du comptoir, Mario fit glisser à l'aide d'une pince le billet et les deux verres qu'avaient laissé Abbas et sa furie, et les fit tomber directement dans la poubelle. Au vu de son air dégouté, il ne faisait aucun doute qu'il irait très probablement brûler lui-même le cornet après la fermeture. On n'était jamais trop prudent avec des gens pareils.

Desmond fut surpris lorsqu'il vit arriver Ezio comme une flèche vers lui, l'attraper par les épaules pour le secouer légèrement, et lui ordonner de rentrer immédiatement et de ne pas sortir du bar seul. L'étudiant chercha à comprendre ce qui arrivait à son cousin, mais ce dernier lui rétorqua de ne pas discuter et de filer immédiatement.

-Et emmène Clay ! ordonna-t-il d'un ton sévère en jetant un coup d'œil au jeune homme bien éméché assis à côté d'eux.

Le noiraud fronça les sourcils, haussa les épaules, mais ne chercha pas à discuter l'ordre d'Ezio. Il attrapa son blouson posé sur sa chaise et fit savoir à son ami qu'ils devaient partir. Clay chercha à son tour à savoir pourquoi, mais ses plaintes se heurtèrent au dos de l'Italien, qui avait déjà tourné les talons.

Il regagna le comptoir, aida Lucy à relever Malik, qui semblait tétanisé de terreur, toujours parcouru de tremblement, et salua Mario, s'excusant du dérangement.

-Ya pas de lézard ! répondit sombrement le borgne. Faites très attention en rentrant, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec ce vicieux.

Sans trainer d'avantage, ils quittèrent le bar et partir en direction de l'immeuble où vivait Malik, Altaïr et Ezio.

oOoOoOo

Aveline entra dans l'appartement à la suite de son mari et ferma la porte derrière eux. Elle jeta son sac à main rageusement sur le côté (au milieu des chaussures, dont la majeure partie appartenait à Connor – que les choses soient dites !) et traversa l'entrée jusqu'à la salle à manger, où l'autre s'était assis. La chirurgienne soupira profondément. Elle était en colère, très en colère, et cette fois, elle n'allait pas se terrer dans le silence. Elle s'approcha de la table et regarda son mari, le dévisageant littéralement.

-Alors ça va être comme ça maintenant ?! s'exclama-t-elle à moitié.

Connor la regardant en penchant légèrement la tête, l'air de se foutre royalement de ce qu'elle disait.

-On sort au restaurant, dans le meilleur de la ville… un trois étoiles ! Je t'invite de bon cœur, espérant passer une soirée agréable avec mon mari, et à quoi j'ai le droit ?! Pas un mot de la soirée ! Pas un seul ! Je te parlais, j'essayais vraiment d'avoir une conversation, et toi… Toi, t'étais pas présent.

Elle commençait à sentir monter des larmes de colère, de frustration et de tristesse. Une vraie tristesse. Elle sentait son cœur la serrer, ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Peut-être à cause de son travail ? On lui avait appris à ne pas montrer ses émotions, à les repousser. Comme les médecins étaient en contact permanent avec les patients et leurs familles. S'ils se permettaient de ressentir des émotions, ils seraient confrontés à l'attachement à la tristesse à la colère, à la joie et au deuil. A force, s'ils ne se blasaient pas, aucun toubib ne dépasserait quarante ans, ils se flingueraient bien avant. Et le pire dans cette histoire, c'est qu'elle savait que c'était en grande partie cela qui avait bousillé son mariage. A force de ne jamais être présente à cause du boulot, de se renfermer au point de ne plus exprimer ce qu'elle ressentait pour l'homme qu'elle aimait, en plus de l'avoir tromper avec son frère cadet… mais ça, c'était avant le mariage, avant même les fiançailles. Il le savait. Il avait piqué une colère en l'apprenant et ne parlait plus à son frère depuis, mais pourtant, un plus tard il la prenait pour épouse. Et elle l'aimait, sincèrement, de tout son cœur ! depuis toujours, et pour toujours…

Vraiment ?!

En la voyant aussi en colère, il eut un léger sourire. Là, il voulait la mettre hors d'elle, elle le savait, mais ça marchait quand même,

-Ha non ! Tu ne vas pas recommencer avec cet air méprisant.

-Tu le mérite, je te rappelle, répondit calmement l'autre.

-Mais bon sang ! s'énerva Aveline en levant les yeux au plafond. Combien de fois on va en revenir à CE sujet ?!

-A chaque fois que tu refuseras d'admettre qu'on a fait des erreurs, tous les deux.

-Mais évidemment qu'on a fait des erreurs tous les deux ! s'égosilla-t-elle, les larmes commençant à couler malgré elle. Je t'ai trompé avec ton frère, je sais que j'ai été horrible ! Je sais que j'ai été ignoble de faire ça, de briser votre fraternité…

-Mais ?! C'est bien ça que tu t'apprêtais à dire, n'est-ce pas ? demanda son vis-à-vis d'un air hautain. Et je parie que juste après, tu allais me faire un grand discourt sur le fait que je t'ai bien rendu la monnaie de ta pièce en couchant avec Lucy et que maintenant on peut essayer d'oublier et d'aller de l'avant.

La femme à la peau couleur café resta bouche-bée, légèrement penchée en avant. Elle n'en revenait pas qu'il ose parler ainsi.

-Ce n'était pas pareil ! Quand moi je l'ai fait, on n'était même pas vraiment ensemble ! Alors que toi, tu l'as fait alors qu'on était marié !

-Peut-être qu'on a fait une erreur à l'époque, répondit sèchement Connor en se levant, tapant du plat de la main sur la table, la regardant droit dans les yeux.

Là encore, elle était bouche-bée. Il sous-entendait que leur mariage était une erreur ! Il osait ?! Après cinq longues années de vie commune ?! Elle s'apprêtait à répliquer lorsque son bipper sonna.

Hé merde ! songea-t-elle en le prenant pour regarder.

-Encore une urgence qui ne peut se passer de toi ?! ironisa méchamment l'autre avec un sourire méprisant.

Elle le dévisagea et lui lança du même ton en partant récupérer son sac à main.

-C'est ça quand on est compétant !

Et elle claqua la porte, laissant son mari furieux.

oOoOoOo

Desmond et Clay prirent l'ascenseur menant à l'appartement de Léonardo. Ils n'avaient pas bien compris pourquoi Ezio leur avait ordonné aussi sèchement de rentrer immédiatement, mais ils comptaient bien poursuivre cette soirée dans la joie et la bonne humeur. Surtout que personne ne les dérangeraient ce soir : Léo était en « entretien » au restaurant avec Cesare. L'étudiant se doutait que quelque chose commençait à se tramer entre eux, mais il n'en avait pas la certitude. Toujours est-il qu'il n'avait pas l'intention d'accepter aussi facilement le nouveau partenaire du peintre, loyauté familiale oblige ! Quoi qu'il arrive, il se devait de soutenir Ezio, même si cela signifiait plomber la vie sentimentale du blond.

Il ouvrit la porte et laissa entrer le nouvel assistant de Malik.

-Assieds-toi seulement, l'invita-t-il en lui désignant le canapé.

Il passa dans la cuisine et s'approcha du frigo pendant que l'autre s'exécutait, détaillant d'un air critique la demeure. Desmond ouvrit le frigo et en tira deux canettes de bière, les posant sur le comptoir.

-J'ai de la bière, du whisky ou de la tequila. Qu'est-ce que tu préfère ?

-Amène tout ! s'exclama joyeusement l'autre, plein d'entrain et déjà bien entamé.

Avec un petit sourire amusé, l'étudiant s'exécuta, et ils attaquèrent les shots de tequila, ce qui les amena à un seuil très élevé d'ébriété, celui où l'on ne sait plus bien ce que l'on fait et où l'on ne s'en souvient même pas le lendemain…

oOoOoOo

-Je vous remercie, fit Altaïr, debout sur son pas de porte.

-Tu es sûr que ça va aller ? demanda Lucy, dans le couloir, près des ascenseurs.

-Je… Je crois que oui, répondit le premier, encore sous le choc de ce que venaient de lui apprendre les deux autres. J'ai juste encore un peu de mal à enregistrer.

-Je te rassure, tu n'es pas le seul, répliqua Ezio en tournant la clé dans la serrure de sa porte d'entrée, juste en face.

-Comment Abbas a-t-il pu sortir de prison ? interrogea Lucy, plus pour elle que pour les autre en fixant le sol. Et cette salope rousse, elle sort d'où.

Altaïr tiqua. Il avait vivement réagit en apprenant que Judith, la femme qui lui avait tiré deux fois dessus et causer la mort de Shaun, puisse être remise en liberté seulement deux mois après la fusillade. Il gardait un très mauvais souvenir de ce soir là, et son foie le lui rappellerait jusqu'à la fin de ses jours, avec les médicaments et les examens médicaux qu'il devrait subir annuellement.

Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, ce remémorant le soir de la mort de Kadar et son affrontement direct avec Abbas, lorsque la voix de la blonde le ramena à la réalité :

-Et pour Malik, ça va aller ?

-Je ne sais pas, avoua-t-il en hochant légèrement la tête. Je vais voir ce que je peux faire.

-Si vous avez besoin de quelque chose, fit Ezio, n'hésitez pas à venir sonner.

-Merci Ezio, répondit Altaïr. Bonne soirée à vous deux.

-Bonne soirée, répondirent les deux autres.

Ezio passa chez lui et se changea rapidement, puis revint dans le couloir et accompagna Lucy chez elle, il préférait ne pas la savoir seul dans la rue après une soirée pareille.

De son côté, Altaïr ferma la porte à double tour, tira la chaine (installée deux semaine plus tôt par son cadre favoris) et traversa l'appartement d'un pas trainant en soupirant, la tête envahie de soucis. Il gagna la salle de bain et toqua à la porte.

-Malik, ça va ?

Il n'eut pas de réponse et fronça les sourcils, posant l'oreille contre la cloison. A l'intérieur, le bruit de la douche continuait de se faire entendre depuis près d'une demi-heure. Inquiet, un peu paniqué même – car après tout son copain avait déjà tenté de ce foutre en l'air deux mois plus tôt – il entra.

Il y avait beaucoup de vapeur, mais visiblement, Malik allait « bien ». Il fallait entendre par là qu'il était en vie. Assis sur le carrelage dans la douche italienne, les bras autour des jambes les genoux ramener sous le menton, il regadait fixement le mur. Visiblement, il n'était pas encore remis de sa petite confrontation surprise avec l'homme qui hantait ses nuits.

Soupirant encore, Altaïr retira sa chemise (enfilée entre temps) et se glissa dans la cabine verrée. S'assaillant dans le dos de son compagnon et attrapant le shampoing posé à côté. Il commença à l'appliquer sur les cheveux de Malik, et les lui frotta, faisant apparaître un fin manteau de mousse.

-Ca va aller, lui murmura-t-il doucement en rinçant.

Malik ne broncha pas.

-Tu veux qu'on en parle ?

-N…Non.

Altaïr soupira. Il coupa l'eau et attrapa un linge pour lui sécher les cheveux. Celui-ci finit par lâcher, d'une voix saccadée et presque éteinte.

-C'était…

-Pardon ?

-C'était le même regard…

-Le regard ? Quel regard ? demanda le responsable marketing en interrompant son action, fronçant les sourcils.

-Le même que le jour où il a tué Kadar.

-Ho…

Le silence s'abattit sur eux. Après plusieurs minutes, ils se décidèrent enfin à bouger. Se rhabillant, Malik fonça droit au lit, l'air de ne plus être présent. Sion regard restait dans le vague et il avait des mouvements presque éthérés. Altaïr vint s'allonger près de lui, et le pris dans ces bras. Il ne savait pas quoi faire. Malik semblait vraiment mal, et lui-même avait du mal à s'imaginer Abbas en liberté. Après un long moment de silence, peut être une heure, voir plus, aucun d'eux n'aurait su le dire, mais ils ne dormiraient probablement pas de la nuit, de toute manière, la voix de Malik se fit entendre, à peine audible.

-Je crois que…

Altaïr cligna plusieurs fois des yeux, puis se redressa un peu dans le lit. Il demanda doucement en passant ses doigts dans les cheveux de son aimé :

-Que quoi ?

-Que je me suis trompé… Depuis six ans (il déglutit difficilement, un sanglot bloqué dans sa gorge) j'ai imaginé, tous les jours que je n'aurais pas le droit au bonheur...

-Malik, soupira l'autre, voyant venir la suite du résonnement.

Le cadre se retourna légèrement et fit face à son compagnon avant de poursuivre.

-Je me disais que je n'y avais pas le droit. Parce que je n'avais rien fait pour protéger mon frère, parce que j'étais un fils indigne, un homme inutile... et je t'ai détesté, parce que c'était plus facile (il marqua une pause par hésitation) que de reconnaitre que je t'aimais. Je me disais que tu ne reviendrais jamais, que j'avais tout gâché entre nous et que ma vie était finie…

Il tendit le bras et posa sa main sur la joue d'Altaïr.

-Mais tu es revenu, et là encore, j'ai failli tout briser, mais tu es resté. Et depuis deux mois, j'avais l'impression, pour une fois, d'être en vie… D'être heureux…

-Malik…

-Et là… Abbas sort de prison et reviens en ville !

Cette fois, il craqua et se mit à sangloter. Cela fit mal au cœur d'Altaïr, qui ressentit une vive envie de le prendre dans ses bras, et y succomba.

-Alors, j'arrête pas de me dire que si c'est arriver, s'il est de nouveau là, ça veut dire que j'ai pas le droit au bonheur !

-Arrête !

-J'y ai pas le droit, sinon, pourquoi il serait de nouveau sur ma route !? hein.

-Arrête, je te dis, tu te fais du mal ! s'exclama Altaïr, ne sachant pas comment gérer cette crise existentiel de la part du cadre.


Voilà, il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre, mais il mets gentiment en place mes grands desseins (mouhahahah [*rire de psychopathe XD*])

Alors, il vous à plus ? n'hésitez pas à commenter, même pour des critiques, elle sont toujours bienvenues si elles sont constructives !

Bien, je tiens à le préciser : Ca y est ! Depuis le chapitre trois, la ville fictive à enfin un nom ! Elle se nomme donc "Fasmay" Hill. En réalité, c'est une anagramme corespondant à un élément du jeu vidéo. Alors, allez, petit jeu ! Celui qui trouve aura droit à... à... une petite info en avant première sur la trame du scenario. Alors à vos méninges chères lectrices, cher lecteurs XD

A très bientôt pour la suite !

Merci de m'avoir lu !