Bonjour tout le monde !

Voici enfin un nouveau chapitre !

Je ne fais pas de grand blabla cette foi, juste vous remercier de votre patience et de votre soutien, ça me fait toujours plaisir !

Sur ce : Bonne lecture !


Chapitre 10 : Sentiments enfouis

Le tic-tac régulier de la pendule au mur lui filait des sueurs froides. Federico avait toujours refusé, depuis qu'il avait obtenu son diplôme, de s'abaisser à en avoir une dans son bureau. Cela oppressait le patient. Il en savait quelque chose, il avait été patient, durant de longues années. C'était peut être pour ça qu'il avait de la compassion pour eux, et qu'on le jugeait comme étant un bon thérapeute. Parce que lui savait ce que c'était, ce que ça faisait, de devoir parler à quelqu'un. D'être obligé de se livrer entièrement, d'être prêt à donner tous ses secrets, de se mettre à nu, d'être tellement vulnérable. Et le son de la pendule n'aidait en rien le patient. Enfin, en temps normal.

Mais là, tout de suite, rien n'était normal. Il avait, assis sur le canapé face à lui, un dangereux criminel multirécidiviste, véritable cartel de la drogue dans le comté. Et c'était lui qui était mal à l'aise à cause du son de la pendule. Il sentait le regard narquois d'Abbas sur lui, alors qu'il griffonnait vaguement sur un bloc note, comme il le faisait pour chaque patient. Faire cette action familière l'aidait à se reconcentrer et il finit par lever les yeux vers l'autre.

-Bien, nous allons pouvoir commencer…

-Il était temps, railla Abbas. J'ai cru que tu allais passer toute la séance en silence.

-Mais avant, je dois te demander si tu sais la raison pour laquelle tu es ici.

Le narcotrafiquant eut un sourire mauvais. C'était étrange de voir Federico ici, avec un air aussi sérieux et professionnel.

-Il me semble que c'est pour que tu signes une certification, comme quoi je ne suis plus un danger pour la population.

-Et penses-tu que ce soit le cas ? interrogea le psy en griffonnant.

-Selon toi ? le toisa son patient avec insolence.

Federico soupira et se pencha en avant, posant le calepin sur la table-basse, croisant les mains, puis fixant alternativement ses chaussures et Abbas.

-Et bien, qu'y a-t-il, mon ami ? l'interpella l'autre avec véhémence.

-Nous ne sommes pas amis Abbas ! rétorqua froidement le Dr Grayson en se redressant, le dévisageant.

-Nous l'avons été.

-Dans une autre vie, oui, accorda Fédé en fixant un point sur le mur pour éviter de croiser le regard dur du patient.

-Parce que tu penses réellement avoir réussi à changer de vie ? se moqua-t-il.

-Je pense que le sujet n'est pas là ! coupa sèchement l'autre en le regardant enfin, froidement. Si tu veux que je signe l'attestation qui mettra fin à ta « conditionnelle », je te suggère de te plier à ma méthodologie et de répondre simplement aux questions.

-Que d'autorité ! fit Abbas avec un mélange de moquerie et de dégout. Soit ! Pose-les, tes foutues questions !

Federico prit une grande inspiration, se persuada de ne pas faire attention au sourire en coin – franchement agaçant – qu'arborait ce monstre, et reprit le bloque-note.

-Très bien, alors allons-y…

oOoOoOo

Dans un somptueux appartement, Ezio et Catherina Sforza étaient en train de s'embrasser en retirant petit-à-petit leurs vêtement, un feu intérieure les enivrant tous deux. Pourtant, l'Auditore se redressa soudainement, se jetant presque hors du lit, le souffle court.

-Non, je ne peux pas ! s'exclama-t-il en s'asseyant sur le bord de la couche, la tête entre les mains.

-Comment ça, tu ne peux pas ? interrogea la brune en se redressant, à moitié nue, venant se placer dans son dos, un peu vexée.

Sentant la poitrine de la mairesse contre ses omoplates, Ezio sursauta et se releva en se tournant vers elle, la regardant d'un air désolé, se mordant l'intérieur de la joue. Elle était belle. Incroyablement belle. Aucun homme ne pouvait lui résister, elle attirait naturellement, sans rien faire de plus qu'être elle-même. Lui-même, autrefois, avait trouvé son bonheur en jouissant de ce corps de rêve qu'elle lui avait offert au lycée. Elle avait été sa petite-amie, durant près d'une année, et l'avait réellement aimée.

-Je ne te plais plu c'est ça ? demanda-t-elle d'un ton espiègle en penchant la tête de côté, plaquant sa joue contre son épaule, se cambrant légèrement de manière sexy, avec un petit sourire charmeur.

L'Italien sentit le sang descendre directement, mais ferma les yeux et pris une grande inspiration pour se calmer aussitôt. C'était un exercice difficile, presque douloureux, de se retenir de lui sauter dessus alors qu'elle s'offrait à lui.

-Ce n'est pas ça, finit-il par réussir à articuler après un moment, rouvrant les yeux. Mais je ne peux pas…

-Trahir Léonardo ? termina simplement Catherina.

Ezio la fixa avec surprise. Alors, ses pensées étaient si faciles à deviner ? La brune soupira profondément, puis se laissa tomber retomber dans les coussins, avec un nouveau sourire.

-Je ne suis pas dupe Ezio, en revenant vers moi de toi-même, tu essayais simplement de rendre ton ex jaloux. C'est vraiment stupide de ta part…

Il y eut un court silence, durant lequel l'autre n'osa pas la regarder, puis il s'y résigna et articula, sur le ton d'un enfant pris en faute :

-Je suis... désolé, je ne voulais pas te faire du mal.

-Du mal, éclata de rire la jeune femme. Allons, ne sois pas idiot. Il n'y a aucun mal, je me suis laissée faire volontairement.

-Pourquoi ? s'étonna l'homme.

- Disons que… fit-elle en sortant du lit, remettant sur ses épaules son chemisier. Je voudrais t'aider à le reconquérir.

-Que… Quoi ?!

Elle soupira encore, attrapa les bords de la chemise de son ancien amant et commença à la reboutonner, expliquant ses raisons :

-Allons, c'est un peu de ma faute s'il t'a répudié. Je n'aurais jamais dû continuer à te faire des avances, et encore moi t'embrasser ce jour-là. Je suis désolée.

Ezio s'humecta les lèvres, et posa ses mains sur les épaules de la jeune femme, la regardant dans les yeux.

-Non, c'est moi qui suis désolé. Je n'aurais pas dû te laisser faire. Je savais que ça allait arriver, et j'ai répondu à tes flirts. C'est bien moi le fautifs.

Elle le fixa un instant avec amusement, puis l'embrassa sur la joue avant de reprendre :

-C'est bien parce que tu es comme ça que j'étais amoureuse de toi à l'époque. Malgré ce que Léo à pu te dire dans vos disputes, tu n'as pas changé.

-Je suis désolé tu sais. Que ça ait tourné comme ça. Dans d'autre circonstance, si je n'avais pas rencontré Léo, si je n'en étais pas tombé amoureux, peut-être que toi et moi…

Elle lui posa un doigt sur les lèvres pour le faire se taire et se mordit la lèvre, l'air émue.

-Le passé, c'est le passé Ezio. Le temps à passé, j'ai fait mon deuil de toi (en disant cela, elle était calme, sereine). Et j'ai rencontré quelqu'un d'autre. Je me suis mariée, et j'ai vraiment aimé à la folie. Donc tu n'as pas à t'en vouloir. C'était mieux ainsi.

-Tu sais, je suis vraiment navré pour ton fiancé…

Elle regarda par terre, un reflet de tristesse passant dans son regard, soupira, puis releva la tête avec un sourire triste.

- Ca devait être écrit, je n'ai aucun regret. Le peu de temps qu'il a pu m'offrir, étaient les plus beaux moments.

-Tout de même, un cancer, à cet âge….

-T'arrêtes oui ! s'exclama-t-elle avec un grand sourire, enjouée (ce qui fit sursauter Ezio) tout en lui ébouriffant les cheveux. Je te dis que moi ça va ! La vie est belle, et continue !

L'Auditore la fixa un long moment. Elle se montrait comme une femme forte, que rien ne pouvait ébranler. Et c'est ce qu'elle était, mais comme chacun, elle avait sa part de faiblesse. Et il devinait que, sitôt qu'il serait partit, elle sortirait une vieille photo de son défunt fiancé et pleurerait toutes les larmes de son corps. Elle le tira de ses pensées en lui donnant un petit coup de poing.

-Allez, haut les cœurs, grand idiot ! Tu vas le récupérer ton blondinet excentrique !

Pris d'un élan de tendresse, il la prit dans ses bras, ce qui la fit sursauter, et la remercia mille-fois de son soutien.

oOoOoOo

-La musique est pas terrible ce soir, fit Claudia en prenant une petite gorgée de gin.

-Ça pourrait être pire, répondit Assia en regardant en direction d'un groupe de mecs avec un léger sourire.

Claudia vit le regard d'Assia planté sur cette bande de « pauvres-type » et se renfrogna un peu. Encore ! Pourquoi ? Il n'y avait vraiment aucune raison à cela. Pourquoi ressentir de la jalousie ? Ce n'était pas normal, à moins que… Non ! Elle ne voulait pas y croire ! C'était impossible !

Vraiment ? Tu en es sûr ?

Un des jeunes là-bas se tourna et fit un clin d'œil dans leur direction, et Assia lui rendit par un magnifique sourire en levant son verre. Claudia mordit avec violence dans une poignée de cacahuètes et dévisagea le jeune homme, qui fut surpris, et se détourna. La secrétaire, intriguée par la réaction du type, tourna la tête vers son amie, qui regardait volontairement dans une autre direction, faisant l'innocente. Assia soupira et rompis le silence.

-C'est marrant de voir comme les choses changent…

Claudia tourna vivement la tête, avec un regard interrogateur, et fit :

-Pardon ?

-Oui, il y a encore deux mois, nous autres, membres de la DaVinci Incorporation, nous étions une famille soudée, que rien ne semblait pouvoir déranger. On venait tous ensemble ici après le service, tous les soirs. Et c'était vraiment génial, on pensait que rien ne devrait jamais bouger.

La cadette Auditore tiqua. Elle était contrariée par le « rien n'aurait dû bouger ». Est-ce que ça signifiait qu'Assia était embêtée de sa présence ? Elle attendit la suite avant de faire une remarque.

-Mais les aléas de la vie nous ont séparés malgré tout, continua-t-elle avec un regard mélancolique. Altaïr est arrivé, et Malik a explosé, rattrapé par son passé. Léo et Ezio, que je prenais pour l'idéal du couple amoureux, se sont séparés. Shaun et mort, et Rebecca est enceinte de lui. Connor s'est révélé être marié, et Lucy en souffre car elle l'aime. Malik est atteint de TOC, Ezio est un simple barman, Léo devenu dépressif. La boîte est en train de se dissoudre de l'intérieur, d'ailleurs, tu dois le savoir toi qui as les chiffres sous les yeux à longueur de journée, que nous sommes en déficit. Et en plus, un fou dangereux a été relâché dans la nature et en veux à nos membres fondateurs…

Claudia se mordit l'intérieur de la joue en fixant son verre à moitié vide. Elle était attristée par ce que disait Assia. C'était bien la première fois qu'elle en avait quelque chose à faire d'ailleurs, de l'avis des autres.

-Donc, articula-t-elle dans un souffle, contenant sa colère. Tu estime… que rien n'en vaut la peine. Que rien de ce qui c'est passé depuis deux mois n'en vaut la peine ?

En disant cela, elle avait relevé la tête et fixait sa camarade droit dans les yeux. Comprenant ce qui tracassait son amie, la secrétaire posa une main sur la sienne et la regarda avec un petit sourire, continuant.

-Je n'ai pas dis ça. Il c'est aussi produit de bonnes choses durant ce temps. Ta venue par exemple. J'ai enfin une vraie amie.

Claudia détourna le regard, émue et déçue à la fois. Alors Assia ne la voyait que comme une amie… Elle soupira intérieurement. C'était comme ça, on ne pouvait rien y changer. C'était même surement mieux. Au moins, la chose était claire, elle ne devait plus ce faire de film, plus penser à ça. Pourtant, elle ressentit un pincement au cœur.

-Ce que je voulais dire, poursuivit Assia, toujours calmement, c'est que nous avions peur du changement, peur que les choses bougent. Mais à l'arrivée, cette stagnation est peut-être bien pire que l'appréhension de ce qui pourrait se passer.

-Et donc ? interrogea la fille Auditore en la regardant é nouveau.

-Et bien, si je n'avais pas fini par me décidé à avouer mes sentiments à Malik (la paupière de Claudia tiqua à ces mots), et qu'il ne m'avait pas éconduite, je serais probablement encore une pauvre fille pathétique qui regarde de loin l'homme qu'elle s'idéalise. Et si ça ne s'était pas produit, moi et Desmond ne nous serions jamais rapprochés…

La main de sa vis-à-vis se crispa sur son verre de gin, et il cassa. Mario arriva, et changea le verre tandis que Claudia s'excusait platement.

-Y a pas de problème ma petite, répondit jovialement le sympathique borgne avec un grand sourire.

L'incident passé, les deux jeunes femmes reprirent leur discussion. Claudia attaqua par une question des plus personnelles, serrant les dents pour tâcher de garder contenance, parlant d'une voix qui se voulait posée :

-Tu es amoureuse de mon cousin ?

Assia sursauta un peu en entendant l'interrogation, avalant de travers sa gorgée, toussota, tourna la tête vers l'autre et demanda à son tour, comme pour éluder :

-Desmond ?

-Oui, Desmond... trancha simplement la brune en se replongeant dans son verre.

-Heu…

Tout se bousculait soudainement dans sa tête. C'était quoi cette question ?! Et d'ailleurs, c'était quoi la réponse ?! La bonne réponse ?! Que ressentait-elle pour Desmond. Elle ressentait quelque chose, c'était clair, mais quoi ? Elle ne parvenait pas vraiment à le définir.

De l'amitié ? Ca, oui. C'était plus qu'évident même. Desmond était son meilleur ami. Plus que ça, c'était son confident, sa personne de confiance. Mais il n'y avait pas que ça…

De l'attirance ? Aussi. Elle devait l'avouer, il était plutôt très beaucoup séduisant [en formulant cette phrase dans sa tête elle se rendit compte qu'elle n'était pas correct du tout]. Il avait cette aura particulière, qui plaisait à tant de femme. Un beau visage, un corps de rêve (musclé mais pas trop), un sourire insolent et irrésistible. En plus, il était intelligeant, pour ne rien gâcher. Et elle ne parlait même pas de ses performances au lit. Un véritable « dieu du sexe » (d'accord, Assia n'avait pas non plus connu des tonnes de mecs dans sa vie (6 ou 7 au plus), mais lui, c'était la première fois qu'elle se sentait ivre lors de ses ébats.

D'accord, tout ça, mais n'y avait-il pas autre chose ? Un sentiment de plus qu'une belle amitié et un désir ardent ? Elle se mordit l'intérieure de la joue, sentant que son cerveau se transformait en lessiveuse et son cœur battait de plus en plus fort. Se pouvait-il qu'elle soit, même rien qu'un petit peu, amoureuse de Desmond ?! Ressentait-elle vraiment que quelque chose d'aussi fort soit né d'une relation accidentelle, un coup d'un soir ? Elle était presque sûre de connaitre la réponse, mais voulait-elle y croire. Elle n'en était pas certaine. Si elle le disait à haute voix, si elle avouait une telle chose, ça la rendrait réelle, et ce n'était vraiment pas le moment de se prendre la tête avec une histoire aussi compliquée. Pas le moment de laisser ses sentiments diriger sa vie. Pas maintenant !

Alors quand ?!

Probablement jamais, songea-t-elle.

Prenant une profonde inspiration, tentant de retrouver son calme, elle se tourna doucement vers Claudia, qui l'observait d'un air étrange (comme si elle redoutait la réponse), et articula avec un sourire parfaitement simuler :

-Non.

Le visage de son amie passa de la surprise à la joie. Elle l'observa un moment en clignant plusieurs fois des yeux, puis sourit et leva son verre pour trinquer.

-Tu as bien raison, méfie toi des hommes de ma famille.

-Pourquoi ? s'étonna Assia en tapant son verre contre l'autre.

-Ils sont tous faux… et finiront par te faire souffrir…

En disant cela, elle avait baiser les yeux, plongeant visiblement dans ses souvenirs. Assia voulut l'interroger. Que pouvait-il bien s'être passé pour qu'elle dise une chose pareille. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour parler, la music changea, et Claudia se redressa d'un bond.

-Ha ! J'adore cette chanson !

Elle se leva avec un grand sourire, et attrapa la secrétaire par la main, l'attirant vers la piste de danse.

-Viens danser !

Surprise par la réaction de fuite évidente de son amie, Assia se laissa entrainer, se disant que Claudia lui ouvrirait son cœur lorsqu'elle le voudrait.

oOoOoOo

Malik débarrassa la table, prenant les assiettes et les verres pour attaquer la vaisselle. Le plat d'Altaïr était pratiquement plein, ce qui était plus qu'étrange, lui qui avait toujours eu bonne appétit. Le cadre déposa la vaisselle dans l'évier, soupira en fermant les yeux, puis se tourna vers son petit-copain, s'adossant au plan de travail.

-Ok, tu ne m'as pratiquement pas adressé la parole depuis tout à l'heure, tu soupire à tout bout de champs et tu n'as pratiquement rien mangé… Qu'est-ce qui se passe ?

Altaïr, assis sur un tabouret à un bout du bloc de cuisine, leva lentement la tête et posa son regard sur l'homme qu'il aimait. Il sentit immédiatement monter en lui, sitôt qu'il croisa son visage, une vive vague de culpabilité.

Mais qu'avait-il fait ?! Qu'est-ce qui lui avait pris de coucher avec Lucy ?! D'accord, ils avaient bu, mais ce n'était surement pas une excuse pour faire quelque chose d'aussi horrible. Il se sentait affreusement sale. Et maintenant, que devait-il faire ? Mentir ? Dire la vérité ? Qu'importe, l'un ou l'autre, il finirait par faire souffrir Malik à un moment ou à un autre. Mais pas ce soir. Là, ce n'était pas le moment, vraiment pas. Il se sentait trop mal pour soutenir une dispute, et encore moins sur un sujet aussi délicat que l'adultère. Il devait absolument faire comme si de rien pour l'instant, et se comporter le plus naturellement possible pour ne pas éveiller de soupçons chez son compagnons.

-Altaïr, tu comptes répondre, ou tu continues à me fixer avec cet air de poisson mort toute la soirée, le relança l'autre sur un ton qui se voulait moqueur et détendu, mais qui laissait paraitre une certaine inquiétude.

Et en plus, il se fait du souci pour toi, imbécile ! songea le responsable marketing en soupirant à nouveau.

Il se leva et s'approcha de son compagnon, l'embrassant sur la joue. Heureusement qu'il avait réussi à de nouveau accepter les bisous tendres, sinon ça aurait été le drame national.

-Ne t'en fait pas, c'est juste un peu de fatigue…

Malik le fixa un instant en penchant légèrement la tête sur le côté, et lui posa une main sur le front, visiblement inquiet.

-De la fatigue ? Tu n'es pas en train de tomber malade au moins.

Un léger frisson parcourut l'échine d'Altaïr, ce geste de tendresse était aussi inattendu que désiré. A nouveau, la culpabilité le saisit, avec plus de vigueur cette fois. Son estomac se noua, ses poumons ne prenaient plus assez d'air, il avait froid et chaud en même temps. Et le regard de son amoureux posé sur lui. C'était trop ! Il allait craquer s'il restait ne serait-ce qu'une seconde de plus.

Il lui prit le poignet doucement et le retira, lui souriant, en s'y forçant au maximum.

-Ca va, j'ai juste eu une longue journée au boulot, expliqua-t-il.

Il ne mentait même pas, jusqu'à ce qu'il croise Lucy est sa dépression post-Connor, il se prenait la tête avec la mise en place de la nouvelle campagne publicitaire de l'agence. Il ne comprenait pas pourquoi Léonardo lui en avait demandé autant. A quoi ça pouvait servir de vouloir diffuser de la publicité au-delà des frontières de l'Etat. C'était absurde…

Mais ce n'était pas le sujet là tout de suite !

Malik le regardait toujours intensément, toujours inquiet.

-Tu es sûr que ça va, interrogea-t-il encore.

-Oui !

Il tiqua, peu satisfait de la réponse de son compagnon, mais finit par lâcher :

-D'accord. Tâche de ne pas trop te surmener.

Altaïr s'écarta de lui, prêt à craquer à cause du regard que lui lançait Malik. Il savait que celui-ci se doutait déjà de quelque chose. Ils se connaissaient depuis l'enfance, et le cadre connaissait chacune des réactions de son ami par cœur.

-Je vais prendre une douche, conclut le responsable marketing avec un léger sourire, détournant le regard, et en se dirigeant vers le couloir.

Il alla rapidement s'enfermer dans la salle de bain, jeta ses vêtements dans le panier à linge-salle (s'il les mettait à côté, Malik allait lui prendre la tête), se glissa sous la douche et tourna au maximum la molette vers froid. L'eau glacée ruisselant sur son corps l'aidait à chasser ses mauvaises pensées.

Il s'en voulait, horriblement. Et rien que de penser au lendemain, bloqué au boulot entre Lucy et Malik, lui retournait l'estomac. Que devait-il faire ? Eviter la blonde à longueur de temps, quitte à fuir lorsqu'elle s'approchait à moins de cent mètres ? Non, ça serait bien trop louche. Quelqu'un finirait pare ce douter de quelque chose. Mais en même temps, s'il se retrouvait bloqué dans une pièce avec Lucy, il serait tellement mal-à-l'aise que quelqu'un le verrait aussi. Et si Malik se rendait compte de ça, s'il découvrait le pot-aux-roses ! Que se passerait-il ?!

Il avait fallu au cadre six ans pour lui pardonner sa dernière trahison. Six longues années de tortures, loin de la personne qui lui était cher, Altaïr n'était pas sûr de pouvoir le supporter encore une fois. Surtout que cette fois-ci, un siècle ne suffirait surement pas à apaiser la colère de son compagnon. S'il apprenait la vérité (ou du moins, s'il l'apprenait d'une mauvaise façon ou à un mauvais moment), cette fois, Altaïr le perdrait définitivement.

A cette pensée, son cœur se serra, atrocement. Il frappa du plat de la main contre la parois de la douche, serrant les dents à s'en faire mal. Il avait envie de vomir, de hurler, de se frapper lui-même, de s'arracher la peau avec les ongles ! Mais il ne pouvait pas le faire. Des larmes de colère (dirigée contre lui-même) coulèrent le long de ses joues et se mélangèrent au flots de la douche.

Après plus d'un quart d'heure, il réussit enfin à se calmer, se sécha, et partit directement se coucher. Il embrassa encore Malik – qui regardait un film à la télé – sur la joue, prétexta un mal de tête lancinent et se dirigea vers la porte de la chambre.

-Un mal de crâne à présent, s'inquiéta Malik en se levant pour s'approcher de lui. Tu devrais peut-être aller voir un médecin.

Il s'arrêta à quelques centimètre de son compagnon, qui évitait étrangement de le rregarder dans les yeux, et posa sa main sur son ventre, en dessous des poumons.

-C'est peut-être une complication à cause de ton foie…

-Je ne pense pas…

-Vas quand même à l'hôpital demain. Si tu ne veux pas te prendre la tête avec un médecin, tu n'as qu'à demander à Aveline…

-Elle est chirurgienne cardio-thoracique, je doute que mon foie l'intéresse énormément.

Malik se renfrogna et tiqua un peu face au ton un peu sec de son conjoint, et répliqua :

-Bon, je la refais puisque tu ne veux pas comprendre : Tu VAS aller voir le médecin ! Ce n'est pas une suggestion, c'est un ordre.

-Très bien, soupira Altaïr, qui ne voulait pas se prendre la tête. J'irais demain après le travail.

-Je préfère, sourit Malik. Bonne nuit !

Il l'embrassa à son tour, et repartit voir son film pendant que le responsable marketing se mettait au lit. Il n'allait sûrement pas dormir de la nuit, mais c'était toujours mieux d'être ici – dans son lit, à l'abri – que face à Malik.

oOoOoOo

Aveline, assise à son bureau à l'étage de cardiologie de l'hôpital, remplissait des paperasses concernant une future intervention. Elle soupira, fatiguée, et retira ses lunettes de lecture pour se masser les yeux. Diriger tout un service d'un hôpital, qui plus est la cardio, était un travail franchement épuisant et contraignant. Bien sûr, elle excellait à cela, car elle était la meilleure (en pensant cela, elle eut un sourire moquer car elle se trouvait drôlement egocentrique), mais entre les interventions au bloc, superviser les opérations des autres chirurgiens du service, enseigner au internes et résidents, et s'occuper de l'administration de l'étage, elle se sentait extrêmement fatiguée.

En plus de cela, son divorce et sa prise de tête de l'après-midi avec son futur ex-mari l'avait éreintée. Elle se sentait las, ces derniers temps. A vrai dire, les seuls moments ou elle se sentait bien récemment, c'était lorsqu'elle enseignait à Desmond, et lorsqu'elle opérait, car elle ne pensait à rien d'extérieur pendant ce temps, seulement à ce qu'elle faisait.

Soupirant encore en remettant ses lunettes, son téléphone sonna. Surprise, elle décrocha.

-Dr DeGrandpré, j'écoute !

-Docteur, fit l'une des standardistes d'administration de l'hôpital, un appel de Seattle pour vous.

-De Seattle ?! s'exclama Aveline, franchement surprise, se demandant qui cela pouvait bien être.

-Il s'agit du Chef de chirurgie du Grace Hospital, il dit que c'est urgent.

-Richard ?! s'étonna encore la chirurgienne. Ok, mettez-moi en communication.

Il y eut un bip, et la voix de son ancien mentor résonna à l'autre bout du fil :

-Bonsoir Aveline !

-Richard, salua-t-elle. Que me vaut l'honneur de votre appel ?

-J'aurais un service à vous demander…

La jeune femme fronça les sourcils. Le Dr Webber avait été l'un de ses formateurs lorsqu'elle était interne à Seattle (juste avant de déménager sur la Côte Est et de faire sa résidence au Boston Misery Hospital). Elle savait que son mentor ne l'appellerait pas pour rien, à s'attendait donc à se qu'il lui demande son expertise médicale sur un patients. Mais là, il lui demanda même un peu plus, à sa grande surprise...

oOoOoOo

Lucy se précipita à la salle de bain, dégueula encore une fois, alerta, puis revint lentement au salon. Elle passait, comme plusieurs fois par mois, une soirée fille avec Rebecca. Celle-ci la regarda revenir avec un air dubitatif.

-Ok, Connor est un connard, mais c'est pas une raison pour te mettre dans des états pareils, se moqua-t-elle un peu, pour essayer de lui remonter le moral.

-C'est pas Connor…

-Alors t'as du manger un truc avarié ou prendre froid ou…

Rebecca se tut un instant, pris un air effaré, puis lâcha :

-T'es enceinte !?

-Mais NON ! s'énerva un peu Lucy, exaspérée, en se laissant tomber dans le canapé, à côté d'elle.

-Alors quoi ? tenta de comprendre la noiraude. Qu'est-ce qui te met dans cet état ? Tu peux me le dire, je suis ta meilleure amie.

Lucy soupira profondément. Devait-elle, pouvait-elle plutôt, parler de ça à Rebecca. Non, elle ne pouvait pas, c'était bien trop gênant.

-C'est rien, j'ai du manger un truc avarié ou choper la crève, tu dois avoir raison…

-Alors va voir un médecin !

-Ca va très bien comme ça.

-Si tu le dit… fit Rebecca avec une grimace, peu convaincue. Alors, pour en revenir à ce que je te disais tout à l'heure : Je me demande ce qu'Altaïr et Malik vont faire, par rapport à son problème de TOC.

Lucy blêmit encore une fois en entendent le nom de son meilleur ami, et de son amant… A nouveau, son estomac se retourna complètement, et elle repartit aux toilettes, une main sur la bouche. Rebecca soupira profondément en se levant pour aller la rejoindre. Elle s'agenouilla à côté d'elle, et lui frotta le dos. Elle savait que le problème était psychologique, elle la connaissait par cœur. Et elle savait que la blonde finirait par le lui dire, il ne fallait juste pas l'y forcer.

-Ca va aller, fit-elle doucement.

-Non ça ira pas, se mit à sangloter son amie, en relevant la tête, les larmes commençant à couler. Je suis une pauvre conne, Becca.

Elle renifla bruyamment en prenant un morceau de papier-toilette pour s'essuyer le coin de la bouche et ajouta :

-Je suis juste une catin et une femme adultère !

Rebecca pencha la tête sur le côté, surprise.

-D'accord, calme-toi, et explique moi…

oOoOoOo

-J'y vais ! fit Desmond en se dirigeant vers la porte d'entrée, salut Léonardo qui travaillait à ses tableaux.

-Sois raisonnable avec l'alcool, répondit le blond en se tournant pour lui faire signe de la main.

-Promis, « maman », se moqua le jeune homme en ouvrant la porte.

Il se retrouva nez-à-nez avec Cesare et sursauta un peu.

-Bonsoir Desmond, lança calmement celui-ci.

-Salut Cesare, répondit l'étudiant. Tu viens voir Léo ?

-Oui… Il est là ?

Desmond fut étonné par le ton employé et l'air étrange de Cesare, mais s'écarta pour le laisser entrer, avant de lui-même sortir. En tirant la porte, il lui indiqua :

-Il est à son atelier. Amusez-vous bien !

-Merci !

Le Borgia resta un instant immobile dans l'entrée, puis soupira et se dirigea vers le couloir du fond. La première pièce à droite était la chambre de Desmond, la suivante, l'atelier. Il s'arrêta sur le pas de porte et regarda le peintre en plein travail. Il lui tournait le dos, et n'avait pas encore remarqué sa présence, affairé à un paysage bucolique, des écouteurs sur les oreilles. Il aimait écouter du classique pour travailler, cela l'inspirait disait-il. Il était beau comme ça, concentré à son œuvre, songea le noiraud. Il prit une nouvelle grande inspiration, s'avança de quelques pas, et toqua sur la surface d'une table.

Le blond sursauta légèrement, se retourna, l'air inquiet, puis vit qui était son visiteur et un mince sourire illumina son visage. Il se leva en retirant ses écouteurs, et se dirigea vers lui.

-Cesare ! Quelle bonne surprise de te voir !

Il avait réellement l'air sincère, mais le Borgia baissa le regard, l'air sombre et triste, et l'empêcha de l'embrasser, l'attrapant par les épaule pour l'immobiliser. Le visage de Léonardo se figea de stupeur, et il interrogea :

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Cesare se mordit la lèvre inférieure, réfléchissant à ce qu'il allait dire. Il en avait gros sur la patate. Il avait le cœur serré, à cause de ce qu'il savait et de ce qu'il allait faire. Après un moment d'hésitation, il finit par parler d'une voix sans ton :

-Ma sœur… m'a tout dit.

Le visage du blondinet passa par la surprise, puis se décomposa rapidement. Il entrouvrit la bouche, voulant dire quelque chose, mais Cesare lui posa un doigt ses les lèvre pour l'empêcher de parler.

-Non ! S'il te plait… ne te justifie pas, ce serait pire.

Ses yeux brillaient de larmes de colère et de tristesse contenue. Il avait envie d'exploser, de hurler, mais n'en avait pas la force. Il y eut un court silence, car il dû penser à la suite, puis continua :

-Je voulais juste te dire que… je comprends parfaitement, que tu sois encore attaché à Ezio, que tu sois jaloux de le voir avec une autre personne… mais je ne suis pas un jouet Léo !

Ce dernier le regardait en se mordant violemment l'intérieur de la joue, se sentant mal à en crever vis-à-vis de l'autre. Il attendit la suite, qui ne tarda pas à arriver :

-Pour moi, tu compte vraiment beaucoup, peut-être plus que personne n'a jamais réellement compté pour moi (les larmes montait de plus en plus, et la voix devenait sanglotant)… Alors, oui, je comprends, mais s'il te plait, ne me laisse pas espérer quoi que ce soit si tu n'es pas certain. Je ne veux pas juste être un suppléant, une personne qui te serre de faire-valoir, de remplaçant, pendant que tu épies ton ex de loin. C'est trop cruel. Alors je t'en supplie. Décide-toi ! Décide si tu veux passer à autre chose, ou si tu veux vivre dans le passé, attaché à un souvenir qui t'a probablement déjà oublié. Quoi que tu choisisse, j'accepterais ta décision, mais laisse moi le droit de savoir. Laisse-moi pouvoir faire mon deuil, si tu ne me choisi pas. Ne me laisse pas dans le doute, s'il te plait.

Le silence retomba sur la pièce. Ils n'osaient plus se regarder l'un l'autre. Léo avait le cerveau en compote. Il réfléchissait à toute allure. Que devait-il faire ? Que devait-il choisir ? C'était quoi la bonne solution ?! D'un côté, il avait Ezio, qu'il aimait, mais qui visiblement lui échappait. Et de l'autre Cesare, qu'il aimait énormément, et qui lui, au moins, avait des sentiments réciproques. Alors pourquoi hésitait-il encore ?

Fermant les yeux et soupirant, il prit une décision. Cesare avait raison, ce n'était pas bon pour lui de vivre dans le passé, attaché à une ombre. Il lui fallait aller de l'avant. Surtout que s'il ne le faisait pas, il ferait souffrir le Borgia, et il était si gentil et sincère qu'il ne méritait pas ça. Léo décida de choisir son propre bonheur, pour une fois. Ou du moins, de faire le pari de pouvoir aller de l'avant.

Il posa une main sur la joue de Cesare en rouvrant les yeux et lui sourit tendrement. Cesare ne sembla pas comprendre, ou de travers, et baissa la tête, l'air désespéré. Alors, pour lui faire parvenir le message, le blondinet se pencha en avant, et posa ses lèvres sur les siennes. Le noiraud tressaillit, un frisson parcourant son échine. Léonardo ne comprit pas bien pourquoi, mais tout son corps s'embrasa au contacte de Cesare. Il se détacha, le regarda dans les yeux, sentant son souffle se saccader, et visiblement, il en allait de même pour le Borgia. Sans bien comprendre pourquoi, ils s'embrassèrent plus langoureusement, pris par un élan primaire. Leur étreinte se resserrait, leurs cœurs s'accéléraient. Cesare se détacha à son tour et le regarda dans les yeux, visiblement ravi, l'interrogeant du regard. Il y trouva une réponse approbatrice, et attrapa le peintre par la taille, le soulevant tout en l'embrassant une fois encore, passant sa langue sur ses lèvres. Léo s'agrippa à lui, passant ses jambes autour de ses hanches pour que le porté sous plus confortable. Le Borgia emmena donc ainsi son blondinet jusqu'à la chambre à coucher, dans la pièce d'en face, et ils s'élancèrent dans le lit, embraser par le désir.

oOoOoOo

Desmond descendait de l'ascenseur, il devait aller rejoindre Clay au centre ville pour ensuite aller en boite de nuit. Il avait hâte et peur à la fois de discuter avec son ami, à cause de tout ce qui s'était passé. Il devait absolument s'excuser, il avait mal agit par rapport à Clay, le fuyant comme la peste.

Alors qu'il se dirigeait vers l'arrêt de bus, son téléphone sonna. Il le prit dans sa poche et vit le nom d'Aveline affiché sur l'écran. Surpris, car il se demandait ce qu'elle pouvait lui vouloir à cette heure déjà avancée (il était 21h00), il décrocha :

-Aveline ?!

-Salut Desmond, je ne te dérange pas ? interrogea la femme au bout du fil.

-Non, que puis-je pour vous ?

-Tu m'as bien dit que tu envisageais le Seattle Grace Hospital pour faire tes études en chirurgie, non ?

-Heu… oui, fit le jeune homme, déconcerté par la question. Pourquoi ?

-Ca te dirait d'aller y faire un tour, pour rencontrer tes probables futurs collègue et formateurs, et te faire une idée de l'endroit ?

-Oui… Evidemment, pourquoi ?

-Ca tombe bien, il y a un hélicoptère qui viens me chercher dans une heure pour m'y rendre. Ils m'on demander de l'aide pour une greffe cardiaque. Tu veux m'accompagner ?

Desmond resta bouche-bée, paralysé sur place. Que devait-il répondre ? Il avait un rendez-vous avec Clay dans trente minutes, il ne pouvait pas se permettre de le laisse en plan, surtout pas maintenant.

-C'est-à-dire que… j'avais des choses de prévues ce soir et…

-Desmond ! C'est oui ou non, après il sera trop tard. Mais laisse-moi te dire que c'est une occasion exceptionnelle que je t'offre : assister à une greffe de cœur et visiter un hôpital réputé en même temps ! Alors ?

Dans la tête de l'étudiant, se fut comme un électrochoc. Il oublia tout le reste, son cerveau se focalisant sur ce qu'il rêvait de faire.

-C'est oui !

-Ok, alors je passe te prendre dans dix-minutes chez-toi.

-Aveline !

-Oui ?

-Merci !

Il raccrocha, le cœur battant. Il était impatient et excité, tout le reste n'avait plus d'importance.

Une greffe de cœur ! Pratiquée par Aveline ! Au Seattle Grace !

Pris par une pulsion de pur joie, il se dirigea vers le parking, oubliant tout le reste, jusqu'à son rendez-vous…

oOoOoOo

Clay attendait devant la boite de nuit depuis près d'une heure, sortant son cellulaire toute les trente seconde pour vérifier l'heure, et si Desmond ne laissait pas un message. Fou de rage, il décida de rentrer.

Qu'il ait se faire voir ! s'exclama-t-il intérieurement.

Il entra seul dans la boite de nuit, et se dirigea immédiatement au bar dans le but avouer de se saouler jusqu'au comma pour oublier sa douleur. Il commanda cinq tequila rapido et s'envoya les deux premier shot cul sec, sans même prendre le temps de lécher le sel ou de mordre le citron. L'alcool lui monta immédiatement à la tête.

Je parie qu'il est encore en train de coucher avec cette connasse d'Assia ! s'emporta une petite voix dans sa tête.

Il but le troisième shot.

Franchement, c'est rien qu'une garce de première celle là ! D'abord, elle est amoureuse de Malik, et ensuite, elle couche avec Desmond. Elle se serre de lui, et lui est assez bête pour se laisser faire !

Le quatrième le fit grimacer. Sa tête lui tournait, et l'alcool exacerbait ses mauvais sentiments.

Il faudrait sérieusement que je fasse quelque chose pour lui ouvrir les yeux. S'il le faut je suis prêt à me prendre le chou avec elle !

Le cinquième le fit roter. Il en recommanda une autre tournée, décidé à tout oublier, rien qu'un instant.

Non, elle mérite pire, bien pire !

Le barman posa les cinq nouveau shot devant lui, et il réattaqua, la tête pleine de mauvaises pensées...


Voilà, beaucoup de chose dans ce chapitre. Certaine situation devrait se dénouer, et l'intrigue générale évoluer plus rapidement à partir de maintenant.

Dans le prochain chapitre, il y aura des explications sur certaines intrigues, notamment autour de Federico et du drame de la famille Auditore, et Abbas reprendra du service. Quand aux relations Malik-Altaïr-Lucy et Ezio-Léo-Cesare devraient aussi pas mal bouger à partir de maintenant.

Quand à Aveline et Desmond, il seront absents du prochain chapitre, car je les envoie en crossover dans ma fic « Karev Anatomy », ou leur présence est utile pour avancer le scénario (Desmond sera de bon conseil pour Karev et Arthur).

Voilà, merci de m'avoir lu, et à très bientôt.

N'hésitez pas à laisser un review, ils sont toujours très utiles et appréciés.