Hello !

Voici donc, avec comme à l'accoutumée un retard monstre ^^' , le chapitre suivant.

Je ne m'attarde pas trop en blabla inutile et vous laisse découvrir.

Merci à vous de me suivre !

Bonne lecture !

Manon : Oui, c'est vrai que dans le Cycle précédent j'avais initialement mis que les Borgia étaient dans l'import-export, mais après une grande discussion avec moi-même (oui, je me cause à moi-même à haute voix, je sais, je suis fou XD ), j'ai trouvé que ça collait mieux au personnage de Cesare d'être banquier, et ça va plus dans la ligne scénaristique que je lui réserve. Donc, merci de l'avoir relevé. Grace à toi, j'ai pu corriger ce détail dans le Cycle de la Rédemption (parce que je m'étais fait la réflexion à l'époque, ais j'ai zappé (quand on n'a pas de tête… ^^') Donc Merci beaucoup à toi.

Chapitre 12 : ...quoi qu'il advienne.

Léonardo traversa la passerelle qui dominait les boxes de son entreprise et gagna l'ascenseur menant à son appartement. Il était furieux de la tournure qu'avait prise la réunion avec les deux autres. Autant sa journée avait bien commencé, autant il était désappointé à présent. A la limite, s'il n'y avait eu que la petite crise de Claudia, cela n'aurait pas spécialement gêné. Pour lui, il l'avait toujours connue et vue comme une petite fille pourrie gâtée qui fonctionnait aux caprices et aux crises puériles. Dès que quelque chose ne se passait pas comme elle l'entendait, ou qu'on ne lui donnait pas ce qu'elle voulait, elle partait immédiatement en vrille et se montrait aussi chieuse qu'une adolescente de série TV.

Non, ce qui l'avait vraiment mis en rogne, c'était de voir qu'Altaïr, qu'il considérait comme un exemple de calme et de réflexion, avait pris la défense de la jeune femme. Et pis, il avait utilisé son échec avec Ezio comme argument. Tout ça parce qu'il ne voyait pas le rapport entre le 6 septembre et la famille Auditore. Pourtant, il avait beau se creuser la tête, il ne parvenait pas à trouver. Il ne lui semblait pas qu'Ezio ait spécialement honoré cette date lorsqu'ils avaient été en couple, et pourtant, cela faisait neuf ans qu'ils se connaissaient.

Alors qu'il prenait une douche pour se détendre un peu, et se préparer à aller au restaurant, il continua de se creuser la tête et se demanda soudain quelque chose. Est-ce que par hasard, Cesare pourrait le renseigner sur le signification de cette date ? Peut-être bien. Après tout, il était l'ami d'enfance d'Ezio, et connaissait la famille depuis plus de vingt ans. De ce que Léo savait, ses deux là avaient été les meilleurs amis du monde depuis leur plus jeune âge. Ils avaient fait les quatre-cent coups ensembles, en tout cas, jusqu'à ce que le blond croise leur chemin, mettant fin à leur amitié pour les plonger dans une sorte de rivalité.

Un instant, le peintre se sentit coupable. Par sa faute, Cesare et Ezio n'avait jamais plus été complice comme avant. Enfin, ce n'était pas réellement de sa faute s'ils étaient tous les deux tombés sous son charme. Il n'avait pas à culpabiliser. Ils avaient tous les trois fait des choix, à un moment, et lui l'assumait complètement.

Vraiment ? souffla une petite voix narquoise dans un coin de sa tête.

Ne change pas de sujet mon grand, le problème là, c'est Claudia ! se raisonna-t-il immédiatement, tentant en réalité d'éviter de devoir répondre à cette question posée à lui-même.

Tout en se rhabillant, revêtant une belle chemise violacée et un jeans stretch brun, il se convainquit qu'il lui fallait comprendre la réaction surdimensionnée de la sœur de son ex, et se promis de poser la question à son nouvel amant. Il l'aurait bien demandé directement à Desmond, car lui aussi devait surement connaitre la réponse, mais il n'avait plus de nouvelle depuis son SMS de la veille lui indiquant qu'il accompagnait le Dr DeGrandpré à Seattle pour la voir pratiquer Dieu sait quelle intervention farfelue.

Sans plus attendre, il attrapa ses clés de voiture, sortit de l'appartement et descendit sur le parking ou l'attendait sa voiture électrique. Il écarta le mieux possible la frustration de l'après-midi en se répétant qu'il allait passé une bonne soirée en compagnie d'un mec sexy et charmant.

Le rêve, en gros…

Il démarra le moteur et sortit du parking, direction le centre ville, et la banque centrale de Fasmay Hill.

oOoOoOo

« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Clay Kackzmarek, je ne peux actuellement pas vous répondre, mais laissé moi un message si c'est urgent, sinon je vous recontacterais, merci, « tut » »

Malik raccrocha avec un grand soupir d'exaspération et reposa le téléphone sur sa table basse. Il était énervé, et inquiet. Assia n'avait pas réussi à contacter Clay de la matinée (il lui avait dit qu'il s'en chargeait désormais et l'avait envoyée se reposer à la sortie du bureau à 14h00, voyant son état de fatigue), et lui-même ne parvenait pas à le joindre. Il était déjà dix-sept heure trente, et personne n'avait eut de nouvelle du jeune homme. C'était pourtant un garçon ponctuel et sérieux, même s'il lui arrivait d'être lent à la réaction. Pas du tout le genre de personne à courber le boulot, et encore moins à disparaitre sans s'excuser et sans donner signe de vie.

Le cadre commençait sérieusement à se demander s'il ne lui était pas arrivé quelque chose. Un accident, une crise cardiaque, un enlèvement, un meurtre… Un frison lui parcouru l'échine. Il repensa soudainement à Abbas, et ressentit immédiatement une vive douleur dans son bras gauche. Avec un type pareil en liberté dans les rues, on pouvait s'attendre à tout, et surtout au pire.

Non, c'était ridicule, tenta-t-il de se raisonner, sentant toutefois une remontée acide dans sa gorge. Abbas les avait prévenus qu'il ne tenterait rien tout de suite tant qu'il ne s'occupait pas de lui. Mais avec cet homme, on ne savait jamais ce qu'il manigançait. Après tout, il était le plus dangereux criminel de la ville, affilié à tous les réseaux criminels du comté de Churchill. Prostitution, drogues, extorsions, braquages, chantage, enlèvements. Il n'hésitait pas à menacer et à éliminer ceux qui se dressaient sur son chemin, et ce, depuis près de 12 ans. Par sa faute, Famsay Hill avait sombré dans la peur pendant six ans, jusqu'à ce qu'il se fasse arrêté, après avoir tué Kadar de sang froid. Et malgré son emprisonnement, même si la tranquillité était un peu revenue, son influence ne s'était jamais estompée. Et ses hommes lui restaient aveuglément fidèles. Preuve étant qu'ils avaient mis le feu à la mosquée et à l'église de la ville en guise de réprimande peu après son arrestation. Sans parler de la cinglée rousse qui lui était entièrement dévouée et qui n'avait pas hésité à tirer sur Altaïr, et tué Shaun dans le feu de l'action.

Garce ! s'exclama une voix dans sa tête.

Pris d'une vive crise d'angoisse, due au fait d'avoir resongé à Kadar et à son meurtrier, il se leva et contourna le plan de travail de la cuisine pour aller se servir du jus d'orange dans le frigo. Il le but lentement, à petites gorgées, tout en tâchant de respirer calmement. Il parvint un peu à se calmer, mais la douleur dans son bras persistait. Il soupira d'énervement et jeta un coup d'œil à l'heure sur l'afficheur digital du micro-onde. Il était presque dix-huit heures.

Mais bon sang, où était donc passé Altaïr ?! La réunion devait être largement terminée maintenant. Alors pourquoi n'était-il pas encore rentré ? Il avait besoin qu'il rentre, parce qu'il était inquiet, et paniqué, et que c'était lui qui gardait la clé de la pharmacie et que là, Malik sentait vraiment qu'il avait besoin de son médicament contre la douleur. Son petit ami avait, depuis sa récente tentative de suicide, et sur conseil du psychologue de l'hôpital, enfermé tous les médicaments à clé, et la gardait tel un cerbère.

Malik se demandait si un jour, Altaïr arriverait à ne plus être paranoïaque à ce sujet. Il était conscient que ce qu'il avait fait, deux mois plus tôt était vraiment stupide et irresponsable, et qu'il avait fait une peur bleue à tout le monde, mais il n'était pas le genre d'imbécile à commettre deux fois la même erreur. Ils le savaient, et de toute manière, il n'avait pas l'intention de recommencer. Son petit passage par « l'entre deux eaux » (bien qu'il n'ait toujours pas réussi à définir si ça c'était produit, ou s'il s'était agit de connexions cérébrales défaillante à cause du coma) l'avait suffisamment traumatisé pour qu'il ne retente plus jamais la chose.

Il regarda à nouveau l'heure et soupira encore en levant les yeux au ciel. Il se dirigea vers la salle de bain. Une douche glacée calmerait la douleur, c'était une technique qui avait fait ses preuves. Mais il se demandait vraiment ce qu'Altaïr pouvait bien être en train de faire.

oOoOoOo

Aveline termina la dernière suture, jeta un dernier coup d'œil au moniteur cardiaque et eut un sourire derrière son masque. Elle redonna la pince et l'aiguille à l'infirmière de bloque, qui se dépêcha de l'inventorier, et fit deux pas en arrière, et jeta un œil à la galerie, ou les résidents et interne, et Desmond, l'observait attentivement, et déclara d'une voix forte et assurée :

-L'opération est un succès ! (elle reposa le regard sur la gamine refermée, puis regarda tour à tour toutes les personnes présentes dans le bloc en les remerciant). Bon travail, merci à tous !

Elle se dirigea ensuite vers le sasse de décontamination, passage obligé avant et après toutes intervention. La résidente qui l'avait assistée, une jeune femme typée asiatique du nom de Cristina Yang, la rejoignit. Aveline se permis de la félicité et de lui promettre un brillant avenir dans la chirurgie cardio-thoracique. Elle lui rappela toutefois de ne pas se reposer sur ses lauriers et de ne jamais se laisser aller à l'arrogance, car rien n'était jamais acquis.

Lorsqu'elle sortit dans le couloir, elle se fit harponner immédiatement par Richard Webber, le Chef du service de chirurgie de l'hôpital, et son ancien professeur. Il la félicita vivement pour son excellent travail, puis l'invita à aller discuter dans son bureau. Elle devinait d'avance ce qu'il allait lui demander, et savait également ce qu'elle lui répondrait.

oOoOoOo

Altaïr, assis contre le mur, tenait toujours sa cousine dans ses bras, lui caressant le front. Elle avait pleuré et sangloter pendant plus de vingt minutes, mais c'était enfin calmée. Il ne savait pas pourquoi, mais il ressentait soudainement moins de colère et de dédain pour la jeune femme. Sa carapace s'était craquelée, et il avait pu l'atteindre, elle, et non pas la chose qui parlait avec sa voix sans vraiment être elle.

Il jeta un coup d'œil à sa montre, et se rendit compte qu'il étaient enfermé dans la réserve depuis près d'une heure. Ce n'était pas qu'il voulait absolument l'abandonner maintenant – au contraire, il aurait bien aimé rester et la protéger encore un peu, comme lorsqu'ils étaient plus jeunes et que tous les cousins et cousines passaient leurs temps ensemble – mais il avait d'autres obligations qui l'appelaient. Il chuchota à moitié :

-Ca va aller Claudia ?

Elle ne répondit pas par une phrase intelligible, mais il l'entendit déglutir difficilement en hochant la tête. Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure et détourna un peu le regard, se sentant sans réelle raison coupable de devoir partir. Il finit par ajouter après un moment de silence :

-Je suis vraiment désolé, mais je vais devoir y aller. Tu veux peut être que j'appelle quelqu'un pour venir te chercher ?

Elle s'écarta de ses bras avec des mouvements lents, s'essuya les yeux d'un revers de la main (son mascara avait coulé à cause des larmes), renifla légèrement, et se releva.

-Non, ça va aller. De toute manière, à part les membres de l'entreprise, je ne connais plus personnes en ville.

Altaïr eut un sourire triste en la regardant s'essuyer les coulures de maquillage tant bien que mal, baissa les yeux, et se mis debout à son tour. C'était vrai, elle aussi avait quitté la ville depuis des années, et n'y était jamais réellement revenu, sauf à de rares occasions. Le drame qui avait touché sa famille douze ans plus tôt l'avait fait mourir un petit peu, puis la vie avait continué de rouvrir perpétuellement la blessure, ne la laissant jamais cicatriser. Au bout d'un moment, Claudia n'avait plus du tout réussi à gérer ses émotions, et avait tout quitté, du jour au lendemain. A seize ans, elle s'était servie d'une grande quantité d'argent dans les avoirs de la famille, est avait sauté dans le premier avion pour l'Europe. Elle y était restée presque une année, sans donner de nouvelles, si bien que tout le monde la pensait morte. Mais elle était finalement revenue, sans jamais revenir réellement. Une part d'elle était morte, depuis des années, depuis le drame. Elle n'avait fait que prendre du recul afin de pouvoir enterrer cette partie d'elle, et panser ce qui restait de son être meurtri.

En cela, Altaïr et elle se ressemblaient. Ils avaient tous les deux dû fuir et abandonner une part d'eux même pour réussir à survivre. C'était peut être pour cela qu'ils ne parvenaient pas facilement à s'entendre. Parce qu'ils étaient semblable, et se comprenaient mieux que n'importe qui d'autre ne le pourrait jamais.

Bien sûr, chacun de leur côté, ils avaient survécut, de manières très différentes, en réagissant totalement autrement suivant les situations. Lui avait, pour sa part, choisi de reprendre des études, de son choix, et de vivre le plus possible pour oublier. Elle, de son côté, avait été forcée de faire ce que lui avaient imposé ses parents, et s'était résolu à vivre ainsi, un temps du moins. La différence étant que lui, avait dû se débrouiller entièrement seul, sans aucune base, et elle, s'était effacée et pliée à ses obligations. Mais ils étaient tous deux cassés, et semblable. Il n'en prenait conscience que maintenant, et le regrettait sans réellement savoir pourquoi.

-Si tu veux, je peux dire à Malik que je rentrerai plus tard et rester avec toi…

-Non, ça va, répondit-elle avec un peu plus d'énergie, refaisant sa queux-de-chevale.

-Tu es sûr ?

-Oui, va seulement rejoindre ton petit-ami. Vous avez six ans à rattraper, je ne voudrais pas gâcher le temps que vous passez ensemble.

Altaïr eut un léger sourire en coin. Elle reprenait ce petit ton infiniment insolent et agaçant qu'il lui connaissait. C'était bien la preuve qu'elle reprenait le dessus sur ses émotions et cela le rassura un peu. C'était surement mieux qu'elle soit ainsi, ça lui évitait de trop souffrir. Il se risqua :

-Si tu as besoin de parler, tu peux toujours appeler au pire.

-Ecoute, j'ai craqué, j'ai chialé un coup, et maintenant c'est fini, fit-elle d'un ton un peu sec, en le toisant insolemment. C'est sympa de ta part d'être resté, mais ne t'attend pas à ce que je te remercie ou et ne pense pas que je te soies redevable de quoi que ce soit.

-Ca va de soit, répondit Altaïr calmement, un peu vexé toutefois.

-Très bien, alors je te souhaite une bonne fin de journée et une très bonne soirée mon cher cousin, conclut-elle en ouvrant la porte.

Elle sortit en lui adressant un demi-sourire. Le jeune homme, pour sa part, resta un instant interdit, immobile dans la réserve, puis soupira et sortit à son tour. Il fit un petit détour par son bureau pour récupérer deux trois paperasses à fignoler durant son congé, et emprunta l'ascenseur pour quitter le bâtiment. Il traversa la rue, acheta quelque canette de bière à la boutique de quartier, et regagna l'appartement où Malik était en train de se doucher. Il se laissa tomber dans le canapé, la cravate à moitié défaite, la chemise entrebâillée, et prit une grande gorgée de bière en allumant le téléjournal. S'il avait eut envie de fuir un peu plus tôt dans la journée, puis de tout avouer à son petit-amis sur sa relation avec Lucy, le problème Claudia l'avait bien trop fatigué et inquiété pour pouvoir prendre une décision claire. Il allait passer la soirée tranquille, et faire comme si de rien, et choisirait que faire demain, à tête reposée. Pour l'instant, il allait glander devant la TV, et se coucherait tôt. Il n'avait pas dormi la nuit précédente et était réellement harassé de fatigue. Un bon repos l'aiderait à réfléchir plus correctement. Mais il savait que là, il ne faisait que ce trouver de fausses excuses. Il ne faisait que repousser l'échéance, tôt ou tard, il faudrait décider que faire.

oOoOoOo

A Seattle, le temps semblait passé au ralenti et en accéléré en même temps à Desmond. Après avoir assisté à toute l'opération d'Aveline depuis les galeries, son guide, Alex Karev, l'avait emmené manger à la cafétéria. Seulement, alors qu'ils discutaient d'un sujet tout à fait banal (Desmond avait décelé comme une sorte de problème de triangle amoureux entre le jeune homme, une jeune fille blonde fort sympathique du nom d'Izzie Stevens, ainsi qu'un autre mec dont il ignorait le nom), Karev fut bipé et se leva d'un bond en lui disant de le suivre. Ils avaient traversé tous l'étage au pas de course pour entrer dans la chambre d'un patient qui faisait un arrêt. Il y avait une interne et une infirmière qui aidait le résidant à réanimer, mais il manquait une personne pour la procédure. Alex avait commencé le massage manuel, la jeune interne s'occupait de passer un produit (Desmond n'avait pas bien entendu car pris dans l'action) en intraveineuse, et l'infirmière approchait avec un chariot de réanimation, mais il fallait une quatrième personne pour utiliser le défibrillateur. Aussi, Karev lui avait demandé d'une voix ferme, tout en continuant le massage :

-T'as déjà étudié la réanimation ?!

Le cerveau de l'étudiant lui sembla fonctionner à mille à l'heure, mais tout semblait irréel. Son regard tomba sur l'écran de l'ECG, qui affichait une ligne droite tout en émettant un sifflement régulier et insupportable. Il lui sembla que la réponse ne parvint que trois jours plus tard à ses lèvres, et le résident le dévisageait vivement en continuant de masser le patient. Desmond du réfléchir un instant. Oui, il avait déjà étudié le protocole de réanimation, et s'était entrainer sur des mannequins à l'université, sans compter qu'il avait déjà observer la chose en vrai à l'hôpital de Fasmay Hill, lorsqu'Aveline l'avait laissé regarder, à plusieurs reprise. Mais là, il lui fallait se calmer, rapidement, car son cœur était trop rapide et son cerveau embrumé. Il ferma les yeux une seconde, les son lui arrivaient légèrement déformés. Il respira profondément, faisant le vide dans son esprit. Il fallait absolument qu'il apprenne à le faire, car l'année prochaine, il serait en interna, et n'aurait plus le droit à l'erreur.

-Desmond ?! répéta Karev, à un rythme normal, non déformé.

Le jeune homme rouvrit les yeux, et répondit que oui, il avait déjà vu ça.

-Parfait, attrape les palettes !

Il se tourna vers l'infirmière, étrangement calme à présent, attrapa le défibrillateur, et tendit les palettes à la femme, qui versa une sorte de gel dessus. Il savait que cette chose visqueuse servait de conducteur et d'isolateur en même temps, pour aider le courant à passer mais en évitant de brûler la peau. Il frotta rapidement les deux partie l'une contre l'autre pour étaler le gel, puis se retourna vers le lit et regarda l'autre dans les yeux.

-Parfait, pose-les sur son torse à juste en dessous des tétons. (il lança ensuite un regard à l'infirmière qui avait le doigt sur un bouton de réglage) Chargez à 200 !

Desmond déposa donc les palettes comme indiqué, et les tint fermement lorsque Karev ordonna de dégagé. Le corps du patient ressauta légèrement et retomba sur le matelas mollement. Tous braquèrent les yeux sur le moniteur cardiaque, qui avait fait une courbe, mais retombait à présent en ligne monocorde.

-On recommence, charger à 250 ! ordonna Karev.

Il fallut encore choquer deux fois le patient avant que son cœur ne reparte, mais ils avaient réussi. Alex ordonna à l'interne de bipper la cardiologie et de s'occuper du dossier, puis s'approcha de Desmond, qui restait debout, tremblant légèrement, les palettes encore en main. Il les lui reprit avec une sorte de sourire (une grimace plutôt, mais ça ne semblait pas être le genre de mec très souriant), et les reposa sur le chariot. Il lui donna ensuite une tape amicale et rassurante sur l'épaule en le guidant vers la porte et lui lâcha :

-Bon travail, bien joué Desmond.

Il fallut un petit moment pour que l'adrénaline ne retombe et que le rythme cardiaque de l'étudiant revienne à la normal, cessant enfin de trembler après vingt minutes. Malgré cela, il se sentait… euphorique et excité. Était-ce normal ? Il n'avait qu'une seule hâte, en parler à Aveline, puis à Assia. C'était sa meilleure amie, et il avait besoin de l'entendre le rassurer.

oOoOoOo

Federico finissait de remettre au propre ses notes de la journée, afin de compléter le plus convenablement les dossiers des trois patients qu'il avait eus en consultation aujourd'hui. Il avait presque finit et terminait de copier à l'ordinateur ses conclusion sur le cas de Rebecca Crane, vingt-cinq ans, souffrant du stresse poste traumatique lié à la mort de son compagnon. Elle semblait en réalité bien lancée sur la vois de la guérison, car elle était passée à la cinquième étape du deuil : l'acceptation. Cependant, il y avait visiblement plusieurs autres problèmes qui pesaient sur sa conscience, et son rôle de thérapeute était d'explorer ses différents points au cours des prochaines séances. Comme il venait d'arriver en ville, et qu'il n'avait donc encore que peu de patients, il lui avait programmé des séance de deux heure tous les trois jours. D'ailleurs, il avait réellement hâte de la revoir. Il ne savait pas vraiment dire pourquoi, mais elle l'intéressait grandement. Au-delà de l'intérêt professionnel qu'il ressentait pour un cas aussi complexe, il se sentait bien en sa compagnie. Elle était plutôt belle, jeune, dynamique, avec une énergie communicative, et un sourire absolument magnifique.

Aussitôt qu'il eut eu cette pensée qu'il posa brutalement son stylobille sur le bureau et se laissa aller en arrière dans son siège, une main sur les yeux, soupirant intérieurement. Mais à quoi pensait-il donc, bon sang ?! Il n'avait pas le droit d'avoir de telle considération pour une patiente. Il le savait parfaitement et se donna une baffe mentale. Pour pouvoir mené correctement une psychothérapie, il fallait absolument que le médecin psychiatre en charge soit le plus neutre et le plus détaché possible. Le simple fait de trouver que cette jeune femme avait un beau sourire était déjà un problème, même s'il n'avait en réalité pour le moment qu'une moindre importance.

« Mettre en confiance, mais ne jamais s'attacher », tel était le Credo des psychiatres, et il comptait bien le respecter à la lettre.

Il resta un moment les bras croisé, bien assis dans son siège, les yeux fermés, et attendit de réussir à chasser toute forme de confusion de son esprit. Il écarta tout ce qui n'avait aucun rapport avec le travail, puis repris sa tâche de copiste, soupirant intérieurement.

De toute manière, même s'il avait voulu, il n'aurait pas pu avoir cette fille. Il ne la méritait pas. Il n'en méritait aucune, et ne méritait pas le bonheur. C'était ce dont il était convaincu.

Finalement, c'était peut être lui qui aurait besoin d'un bon psy… encore.

oOoOoOo

Claudia gara sa voiture devant le petit immeuble pourris du quartier pauvre de Fasmay Hill. C'était l'un de ses bâtiments à un étage, avec un escalier extérieur donnant sur une passerelle donnant sur plusieurs portes d'appartements. Elle sortit un trousseau de clé en montant l'escalier, et ouvrit la première porte. Elle entra dans un tout petit studio et chercha à tâtons l'interrupteur. L'ampoule au plafond s'alluma avec difficulté, illuminant la pièce sombre. C'était un appartement composé d'une seule petite pièce exiguë, au papier-peint sale se décollant par endroit, et au plafond vermoulu. Il y avait dans le fond de la pièce, une cuisinière minuscule, ainsi qu'une porte donnant sur une salle de bain composée du minimum vital (la douche était si étroite que si tenir autrement que debout semblait impensable). Il régnait une odeur de vieux et de renfermé, subtil mélange d'humide et de moisi.

La jeune femme lança son sac à main sur le côté, sur un vieux fauteuil acheté aux puces, dont les ressorts mourant émir un bruit sinistre quand l'objet tomba dessus. Elle referma la porte à sa suite, retira ses chaussures à talons et fit deux pas pour aller se laisser tomber sur le canapé lit, tout aussi vieux et grinçant que le reste du mobilier. Elle ferma les yeux quelques secondes, le temps de se faire à la luminosité horrible de la pièce (la seule fenêtre, à côté de la porte, avait un problème et le store restait à moitié fermé, déraillé) Lorsqu'elle les rouvrit, et que l'horreur de la réalité la submergea à nouveau, elle eux un sanglot, et attrapa une photo posée sur la table basse devant elle. Sur la photo, pliée à une extrémité comme pour cacher une partie gênante, on pouvait voir trois jeunes. Une fille –elle- son frère Ezio, et un troisième enfant, à peine plus jeune qu'eux. Ils semblaient vraiment heureux sur le cliché. Elle resongea avec nostalgie à la belle journée d'été ou la photo avait été prise. A l'époque, ils nageaient tous dans le bonheur, réellement. Ils étaient les enfants chéris de deux parents aimants, droits et justes, et étaient les héritiers de l'une des familles les plus riches de la ville. Leur avenir, en ce temps, semblait réellement écrit comme un conte, avec un dénouement joyeux. Ils auraient du grandir dans un environnement de rêves, ne jamais connaitre la peine ou la misère, et un jour reprendre la tête de la famille Auditore, sans jamais être dans le besoin. Mais les choses ne s'étaient pas déroulées ainsi. Lorsqu'elle voyait où elle en était à présent, douze ans plus tard, abandonnée toute seule dans un appartement miteux, sans ami et sans attaches familiale réelle, sans argent de côté, vivant au jour le jour, et trop frère pour en parler à qui que ce soit, elle ressentait une grande peine la submerger.

Comment avait-elle pu en arriver là ?

Elle avait vraiment fait tous les mauvais choix possibles. Fuir sa famille; dire à ses parents qu'elle voulait les voir mort juste avant le voyage qui leur avait coûté la vie; se fiancer avec un salopard lorsqu'elle était à Dallas (lequel était parti du jour au lendemain en emportant toutes ses économies). Oui, elle était idiote. Et elle n'avait plus que ces yeux pour pleurer. Si elle avait pu se confier à son frère ou à n'importe qui d'autre sur sa situation actuelle, elle ne doutait pas que cette personne lui viendrait en aide. Mais elle avait bien trop peur d'apercevoir l'ombre de la pitié planer sur elle si elle le faisait. Elle était bien trop fière pour avouer s'être plantée. Heureusement, elle pouvait toujours donner le change en étant au boulot, en arborant de beaux vêtements de marques (que, elle avait eut de la chance, son ex-fiancé n'avait pas emportés), et avoir une belle voiture, mais sitôt qu'elle repassait le pas de la porte, elle était à nouveau la « pauvre petite Claudia », qui se retrouvait toute seule après avoir tout perdu.

Fatiguée émotionnellement et psychiquement, elle s'allongea sur le canapé à l'odeur de moisi, et ferma les yeux pour tenter de dormir.

oOoOoOo

Aveline regardait d'un air songeur par la vitre de l'hélicoptère. En dessous d'eux, la ville de Seattle s'éloignait rapidement. Cela lui avait fait du bien de revenir ici. Ca lui avait rappelé bien des souvenirs de ses tout débuts, et revoir Richard Webber, qui l'avait autrefois formée, l'avait beaucoup ravivée.

Mais la joie avait vite fait place à un autre sentiment, qu'elle n'arrivait pas à définir. Richard s'était entretenu avec elle, dans son bureau, et lui avait offert la place de cheffe du service de cardiologie du Seattle Grace. C'était le genre de place dont tout le monde rêvait. Le Grace Hospital, bien qu'ayant récemment perdu des places dans le classement national, était l'un des meilleurs CHU du pays. Les chirurgiens du pays entier se disputaient pour obtenir une place là-bas, sans parler du nombre d'étudiants qui rêvaient de faire leur internat et leur résidence à Seattle. Et voilà que le Dr Webber lui proposait la place, sur un plateau doré, et avec de nombreux arguments favorables.

Bien qu'elle ait décliné plusieurs fois au cours de la conversation, car elle occupait déjà le même poste à Fasmay Hill, elle devait reconnaitre qu'elle avait douté une seconde. D'ailleurs, pour dire la vérité, elle doutait toujours. Après tout, que lui restait-il dans le Nevada ? Elle s'y était installée parce que son mari voulait y vivre, et parce qu'à cette époque, l'hôpital de la ville était à la recherche d'une cardiologue, mais à présent… Elle était au milieu de la procédure de divorce, n'avait eux aucun enfants, ses rares amis avaient quitté la région, et elle ne connaissait pratiquement personne d'autre en dehors de ses confrères et collègue de travail.

Finalement, à quoi bon rester ? En plus, son boulot commençait à ne plus l'intéresser. C'était toujours la même chose là-bas. Il n'y avait jamais de nouveauté, aucun nouveau protocole, aucune intervention inédite, et ses confrères étaient, pour ainsi dire, mous et inintéressant, ancrés dans leur train-train quotidien. Elle se demandait s'il n'était pas temps d'envisager de tout quitter. Peut-être que ce qu'il lui fallait, c'était un nouveau défit, un dépaysement total. Rencontrer de nouveaux gens, pratiquer dans un autre bloc que le siens… Se sentir à nouveau vivre, en somme. En plus, Richard lui avait promis, si elle acceptait, de lui débloquer les fonds nécessaires à ses recherches personnelles. D'un certain point de vu, ça l'aurait vraiment arrangée : cela faisait plus de cinq ans qu'elle avait laissé de côté une idée d'expérimentation pour faciliter les greffes, au moyen de cellule souches. Il ne faisait aucun doute qu'avec les moyens du Seattle Grace, elle aurait pu obtenir de faire un essai clinique. Oui, peut-être devrait-elle accepté finalement. Après tout, Richard avait dit qu'il lui laissait la porte ouverte, si elle changeait d'avis.

-Aveline ?!

La femme couleur café secoua la tête, sortant soudain de ses pensées. Elle battit des paupières, et son regard tomba sur Desmond, qui la regardait d'un air intrigué. Elle se demanda combien de temps s'était écoulé, car l'hélicoptère survolait à présent la campagne.

-Oui ? demanda-t-elle.

-Ca va ? interrogea doucement l'étudiant. Tu as l'air pensives ?

Elle sourit. Elle adorait ce petit jeune. Il était gentil, compréhensif, attentionné, et en plus, très prometteur.

-Oui, oui, ne t'en fait pas. C'est le fait de revoir mon lieu d'interna, ça fait ressurgir des souvenirs.

-Je vois… C'était vraiment une intervention magnifique, ajouta-t-il avec enthousiasme. Merci de m'avoir emmené.

-Merci à toi, d'être aussi passionné, lui répondit-elle. Je suis désolée de ne pas avoir pu te guider, ta journée c'est qand même bien passée ?

-Oui, le Alex… heu, le Dr Karev, m'a bien montré l'hôpital, m'a expliqué le travail et j'ai même pu l'aider sur un cas,

-Je sais, sourit sa vis-à-vis. On m'a dit que tu avais aidé sur une procédure de réanimation, et que tu as su garder ton calme.

-Je ne sais pas vraiment, c'est allé si vite… rougit-il, légèrement, gêné, en détournant le regard.

-Ca va toujours trop vite, le rassura Aveline. Même quand tu as des années de pratique. La seule différence, c'est que tu apprends à mieux gérer ton stress, et que tu fais certaine choses sans plus avoir à y réfléchir. Un arrêt – tu démarre la procédure de réanimation. Une suture qui lâche – tu clampes et tu fait immédiatement pression, et ainsi de suite.

-J'ai vraiment hâte d'être à l'année prochaine ! frémit le jeune homme avec un grand sourire.

Aveline lui rendit son sourire, et lui avoua encore qu'elle avait posé et soutenu sa candidature pour son interna. Les yeux de Desmond s'illuminèrent comme ceux d'un enfant recevant un cadeau, et il se leva pour l'embrasser sur la joue.

A cet instant, la chirurgienne se rendit compte qu'elle tenait énormément lui. Ce n'était pas de l'amour, non. Il était bien trop jeune à son goût, et elle les aimait un peu plus costaud (comme Connors, de genre Marins). Non, elle avait plutôt l'impression d'être… sa grande sœur ? Ou plutôt sa tante attentionnée. Tout du moins, elle avait envie de le surveiller, de l'encourager et de l'aider. Et, c'était la première fois qu'elle ressentait ça pour un apprenti chirurgien, elle avait réellement envie de lui transmettre ses connaissances. Bien sûr, à l'hôpital, elle montrait son savoir aux internes et aux résidents, car cela faisait partie de son travail, mais cette fois, c'était une révélation. Elle voulait de Desmond comme disciple.

C'était peut être une raison de plus pour accepter l'offre de Richard Webber. En devenant Cheffe de cardiologie à Seattle Grace, elle pourrait continuer de le suivre, et le prendre définitivement sous son aile…

C'était une idée à méditer.

OoOoOoO

Allongé sous les draps, nu, dans le lit de Cesare, Léonardo reprenait son souffle. Ils avaient passés une soirée absolument incroyable. Après tout, c'était en quelque sorte leur premier « vrai » rencard. Et, après un repas absolument fantastique, ils avaient foncés terminer la fêtes chez le Borgia. A présent, leurs ébats terminés, Le noiraud regardait son amant avec un léger sourire satisfait, penché au dessus de lui, accoudé sur le côté.

Léonard respira profondément pour ramener son rythme cardiaque à une cadence normale, et se redressa légèrement pour embrasser le banquier, avant de se laisser retomber mollement sur l'oreiller.

-C'était absolument parfait, lui souffla-t-il avec un sourire.

-Je suis content que tu dises ça, répondit arrogamment Cesare, comme si la chose coulait de soit, en se laissant retomber à son tout dans le lit.

Léo se redressa alors, puis se tourna vers lui, son sourire s'effaçant partiellement de son visage. Il n'avait aucune envie de gâcher ce moment parfait, mais le problème Claudia lui était revenu en tête. La question lui brûlait les lèvres, mais il ne voulait vraiment pas tout gâcher…

-Pose ta question au lieu de me regarder comme ça, lui lança calmement Cesare, qui avait remarqué son air troublé.

Le blond déglutit, détournant le regard, puis ouvrit la bouche, hésita, et parla enfin :

-Je tiens beaucoup à toi !

Cesare pencha la tête sur le côté et le dévisagea avec surprise, les yeux grands ouverts. Il se redressa à son tour et s'assit dans le lit, face au peintre.

-Léo, je…

Le blond le coupa sans lui laisser répliquer, et enchaina sur un rythme rapide :

-Je dois te poser une question un peu bizarre, en rapport avec mon ex (il vit que l'autre tiquait de la paupière, il n'avait pas aimé cette remarque), qui n'a rien à voir avec lui et moi (il commença à gesticuler inutilement pour essayer d'être plus clair, mais c'était l'inverse). Je ne veux pas que tu te vexe, parce que je ne veux pas que tu me jette ou que tu renonce à continuer dans ce qu'on a commencé, parce que moi, je tiens vraiment à toi, peut-être même que je t'aime tout court, et je ne veux pas que tu penses que je suis encore accro à Ezio, parce que c'est pas du tout le cas, et que notre histoire avorte avant de commencer et…

Cesare eut un petit sourire en écoutant son discourt, et se pencha en avant pour l'embrasser, le faisant taire au passage de la manière la plus douce qu'il avait pu trouver. Lorsqu'il se sépara de lui, après plusieurs secondes, il le regarda dans les yeux, et lui murmura :

-Ca va, j'ai compris. Pose ta question.

Léo du restructurer un instant sa pensée, revenant de sa stupeur, puis retrouva l0usage de la parole, et demanda :

-Toi qui connais Ezio et sa sœur depuis l'enfance, est-ce que tu pourrais me dire en quoi le six septembre est symbolique pour eux ? Parce que Claudia m'a fait une scène monstrueuse pour avoir congé ce jour-la et…

Il vit le sourire sur le visage du Borgia se décomposer, et sa bouche s'entrouvrir.

-Tu ne sais pas ? demanda-t-il.

-Non. Raconte-moi…

Le noiraud se redressa tout à fait, et s'installa dans les coussins, avant de lâcher, en tournant la tête vers lui.

-Tu sais que Claudia et Ezio ne sont pas les seuls enfants de la famille Auditore ?

-Il me semble qu'Ezio avait fait allusion une fois à un vague frère ainé… mais je croyais qu'il était mort, de la façon dont il m'en à parlé.

-En réalité, le corrigea l'autre, ils étaient une fratrie de quatre.

-Quatre ?! s'exclama Léo, vivement surpris.

-Oui. Il y avait en effet un frère ainé, Federico, Ezio est le second enfant, ensuite vient Claudia, et il y avait encore un autre frère, plus jeune de cinq ans à Ezio.

-D'accord…

-Petruccio, le petit, était très proche de sa sœur, tandis que les deux ainés trainaient toujours de leur côté, avec moi au milieu (il sourit en disant cela, le regard dans le vague).

-Et alors ? quel rapport avec le six…

-j'y viens, le coupa un peu brusquement Cesare. Ils étaient tous très proches, jusqu'à ce terrible jour, il y a douze ans, le six septembre...

-Que c'est-il passé ce jour-la ?

Cesare sembla hésité, encore lui-même visiblement troublé par cette histoire, mais continua après avoir pris une grande inspiration :

-Petruccio est mort dans un horrible accident de voiture. C'était Federico qui conduisait.

Le blond se figea sur place, surpris d'horreur face à cette révélation. Il ne savait plus que dire, ni quelle attitude adopté. Il attendit la suite.

-Federico à apparemment perdu le contrôle du véhicule, et il est sorti de la route. Lui s'en ai tiré avec de graves blessures, mais le petit à traverser le pare-brise depuis la place passage arrière.

-Il n'avait pas mis sa ceinture de sécurité ?! s'exclama Léo en s'étouffant à moitié.

Le Borgia soupira encore, et lança la dernière révélation :

-Apparemment, Federico était sous substance lors de l'accident.

-Quoi ?!

-Je ne connais pas vraiment les détails, ni Ezio, ni sa sœur ne m'ont jamais tout raconté, et l'affaire à passé plutôt inaperçue, par la volonté des parents… En tout cas, depuis ce jour, aucun d'eux n'a jamais plus été comme avant. Et Federico a quitté la ville peut de temps après, parce que sa mère l'avait renié. C'est tout ce que je sais.

-Et qu'est-il devenu ?

-On n'a plus jamais eu de nouvelles de lui. Et c'est peut-être mieux comme ça.

-Pourquoi ?

-Claudia ne lui pardonnera jamais, et elle est bien capable, si elle sait où le trouver, d'aller lui faire la peau.

Léonardo hocha la tête en baisant les yeux, se mordant la lèvre inférieure. Il se sentait mal d'avoir posé cette question maintenant. Enfin, au moins il comprenait maintenant. Il allait aller s'excuser auprès de la jeune femme et lui donner son jour de congé.

A présent, il se sentait mal à l'aise vis-à-vis de son amant. En lui posant cette question, il avait réveillé de vieilles blessures. Après tout, Ceasre avait été presque comme un autre frère pour les Auditore, et inversement. Autant dire, donc, que lui aussi avait perdu le petit Petruccio, douze ans plus tôt.

-Cesare, je suis désolé…

-Ne le sois pas, répondit l'autre en tournant le regard sur lui. Je t'ai dit de demandé, et c'est ce que tu as fait. Ne t'en veux pas, moi ça va bien. C'était il y a longtemps.

Il se pencha et l'embrassa à nouveau tendrement.

-Et puis, j'ai quelqu'un « qui tiens beaucoup à moi » maintenant. Tout va bien.

Léo fut un peu ému, et un léger sourire étira ses lèvres alors que Cesare l'embrassait encore, le poussant légèrement en arrière pour le faire s'allonger. Il se redressa et se plaça au dessus de lui, l'embrassant sur l'angle de la mâchoire, puis dans le coup, puis plus bas, puis plus bas, et encore plus bas…

Le peintre frémit et poussa un léger râle.

[…]

Lorsqu'ils eurent à nouveau atteint l'extase, ils se couchèrent. Léo tournait le dos à son amant, qui l'enveloppait de ses bras. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus ressenti ce sentiment de sérénité et de sécurité. Même avec son ex, sur la fin, il ne se sentait plus aussi comblé. Il entendit La voix de Cesare lui chuchoter à l'oreille dans la pénombre :

-Léo…

-Oui ?

-Moi aussi, je tiens beaucoup à toi.

Le blond sentit son corps s'empourprer, et il se blottit un peu plus contre le corps de l'autre, fermant les yeux pour s'abandonner à cette sensation de bienêtre. Pour la première fois depuis des mois, il avait le sentiment que tout allait bien.

Voilà !

Alors, votre avis sur ce chapitre (n'oublier pas de commenter, sinon je devrais de nouveaux vous menacer de mettre fin à cette fic XD )

Pas d'Abbas, ni de Clay dans ce chapitre, mais notre grand méchant réapparaitra dès le prochain chapitre, où l'on en apprendra d'avantage sur lui, son passé avec Federico, et sur son plan diabolique.

Au passage, ce chapitre cloture le crossover avec Karev Anatomy. A ce sujet, d'ailleurs, cela vous a-t-il plu, ou semblé inttéressant ? Si oui, un spinn-off centré sur les études médicale de Desmond vous plairait-il ?

Merci d'avoir lu, et à bientôt !