Bonjour ou bonsoir à tous.
J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d'année.
Avant de commencer quoi que ce soit, je tenais également à vous souhaiter
Une très bonne année ! Je vous souhaite qu'elle soit à la hauteur de vos attente !
Je suis très heureux de vous retrouver en 2014 pour d'autres aventures. Je tenais à vous remercier encore et toujours pour tout ! Sans vous, cette histoire, comme les autre, comme Gabriel McGregor, n'ont pas de raison d'existé. C'est grace à vous que tout cela est possible, alors Merci, simplement !
Voilà, maintenant, pour bien commencer l'année, je voulais aussi pousser un petit coup de gueule XD Une fois n'est pas coutume
Pourquoi ? Simplement parce que le site me donne l'impression d'être mourant. Nous, les auteurs, nous voyons bien qu'il y a du passage sur nos histoires, ce qui est réconfortant, mais la frustration demeure car le principe de partage semble être un peu passé à la trappe ! En effet, que ce soit pour mes fics, ou celles de tous les autres, j'ai l'impression que plus personne ne laisse de review, et je trouve cela vraiment triste. Il n'y a rien de plus frustrant pour un auteur que de ne pas savoir si son histoire plait ou non, s'il y a des défauts, des choses qu'il peut modifier ou améliorer…
Et c'est à cela que servent les reviews, pouvoir être plus proche de ses lecteurs. C'est cette proximité qui m'avait attiré lorsque je me suis inscrit. Mais depuis quelque temps, j'ai un sentiment de vide.
Alors, s'il vous plait, dans vos bonne résolution pour la nouvelle année, Pensez à laisser des commentaires, et pas seulement pour moi, mais pour toutes les fics que vous lisez. Vous aussi Mesdames-Messieurs les anonyme !
Partageons tous, c'est ça le vrai plaisir de l'écriture !
Voilà ,prenez moi pour un fou ou un râleur, riez de moi si vous le voulez, mais j'avais réellement envie de clamer haut et fort mes conviction vis-à-vis de
D'ailleurs, je me permet de me blâmer moi-même, car je ne me suis pas toujours donner la peine de reviewé en 2013 ! Croyez bien que je m'en excuse, amis auteurs, et que je me tiendrais aussi à cette bonne résolution ^_^
Encore une chose, j'avais envie de faire une petite publicité gratuite pour l'auteur Marine-chan. Elle a publié il y a déjà plus de six mois un premier chapitre réellement prenant, et pourtant, elle n'avait eut aucune review avant que je ne lui en laisse une en décembre (encore désolé Marine-chan d'avoir autant attendu d'ailleurs ^^' ).
C'est une histoire que je vous conseille réellement. C'est très rare que je pousse réellement les gens vers une fic, mais c'est que j'avais envie de souligner l'effort de recherche et de véracité historique fourni pour ettayé et rendre vivante sa fic.
Je vous la recommande donc vivement la lecture de « Le médaillon de Mars »
En fait: lisez toutes les fics de la liste ! Je l'ai fait, et elle valent vraiment toutes le coups d'œil
(d'ailleurs, c'est promis, elle auront toutes une review de ma part dans les prochaine semaine, pour me rattrapé de 2013.
Voilà, désolé de vous avoir étouffé sous ce long préface !
Encore bonne année, santé et fortune à vous tous !
A présent, place au texte !
Attention, scène de rating M avec Abbas, distingué par de l'italique.
Bonne lecture !
Chapitre 13 : Retrouvailles
Le lundi était arrivé, et avec lui, une nouvelle semaine de travail commençait. Ce matin là, lorsque Federico arriva à l'hôpital, qu'il eut pris son café, demandé son planning à la réception du service de psychiatrie, et qu'il fut assis dans son bureau, il ne put s'empêcher d'avoir un large sourire en songeant qu'il allait revoir la douce et charmante Rebecca Crane. Bien sûr, il se raisonna une fois de plus en se rappelant qu'il n'avait pas le droit de laisser transparaitre le moindre sentiment en ce qui la concernait, mais il ressentait une attirance qu'il ne concevait pas très bien pour la jeune femme.
Malheureusement pour lui, sa joie ne dura qu'un instant lorsque son regard tomba sur le nom de sa consultation de 17 heures, la dernière de la journée…
Abbas.
Le sourire qu'il arborait une seconde plus tôt se volatilisa presque instantanément et il ressentit une grande vague de colère et de tristesse mêlée, presque au point de lui en donner la nausée. Il se laissa aller en arrière dans son fauteuil, ferma les yeux en prenant une grande inspiration, tachant de se calmer, et repoussa de toutes ses forces la vague de souvenir qui luttaient pour remonter à la surface.
Décidément, il n'aurait pas dû accepter de revenir dans cette foutue ville. Il y avait trop de choses qui lui rappelaient le passé. Qui lui remémorait les tragiques évènements qui avaient bouleversés sa vie et celle de ses proches, douze ans plus tôt.
Instinctivement, comme à chaque fois que cela se produisait, il glissa la main dans la poche de son jeans et en extirpa son portefeuille, duquel il sortit le cliché de famille. En voyant sa fratrie, ainsi réunie dans ce qui semblait pourtant être du bonheur, il se demanda une fois de plus comment il en était arrivé là où il en était aujourd'hui. Ses yeux détaillèrent comme à chaque fois le plus jeune de la famille. Petruccio Auditore. Et, encore une fois comme à l'accoutumée, la culpabilité remonta en une vague violente, formant des larmes au coin de ses yeux. En temps normal, il se serait laissé aller, mais il dû se ressaisir immédiatement, car on toqua à la porte.
Repoussant de toute ses forces les pensées superflues, il s'essuya les yeux d'un revers de la main, glissa la photo dans le premier tiroir, et se leva en s'éclaircissant la gorge, avant de lancer de son habituelle voix chaleureuse et confiante – celle du médecin et non de l'être humain brisé :
-Entrez !
oOoOoOo
Cesare déposa Léonardo devant le bâtiment de la DaVinci Inc. Voyant que le peintre se prenait la tête et culpabilisait au sujet de Claudia (et sûrement d'Ezio, même s'il ne le disait pas), il l'avait emmené passer le dimanche et la nuit dans un petit hôtel de luxe, dédié au ressourcement et au bienêtre, dans le comté voisin. Cela avait semblé lui faire le plus grand bien, mais à présent, depuis qu'ils étaient sortis de l'autoroute, le blond avait à nouveau l'air stressé.
Il était attendrissant, songea le Borgia en garant le véhicule sur le parking de l'entreprise. C'était délicieux mélange de compassion et de fragilité qui l'avait toujours attiré chez Léo. Ca, et sa gentillesse, sa sensibilité, sa façon de vous regarder en vous donnant l'impression d'être unique… Oui, c'était ça qui le faisait craquer chez lui.
Le voyant déjà paniqué à l'idée de devoir affronter son erreur du samedi, Cesare eut un petit sourire, et se pencha pour l'embrasser sur la joue avec tendresse. Le blond, qui jusque-là gardait les yeux fixés sur l'entrée du bâtiment, frémit légèrement, et le regarda dans les yeux. Le noiraud lui adressa un grand sourire en posant sa main sur sa cuisse, dans un geste qui se voulait rassurant.
-Je fais quoi, si elle refuse mes excuses ? demanda-t-il sur le ton d'un petit enfant qui serait forcé de demander pardon à un camarade de l'avoir mordu à la récréation.
-Il n'y a aucune raison, le rassura l'autre. Claudia est peut-être une tête de bois capricieuse, mais elle sait très bien pardonner.
-Oui mais si…
Un peu agacé, Cesare se pencha et lui vola un baiser pour le faire taire. Lorsqu'il rompit l'étreinte, il lui souffla en posant son front contre le sien :
-Tout va bien se passer, arrête de te prendre la tête.
-Tu as raison, approuva Léonardo après un instant d'hésitation.
-Allez, vas-y ! l'encouragea son amant.
En ce rendant compte du comportement qu'il avait en cet instant, Cesare se sentit étrangement amusé et alerté. En règle général, il était plutôt du genre à rabaisser le autres, même quand il leur voulait du bien. Il n'avait jamais su être « gentil » avec les gens, à cause de l'éducation qu'il avait reçue. Il se comportait en temps normal en goujat, aimant rabaisser, se comporter de manière orgueilleuse. Pourtant, avec Léonardo, il n'y parvenait pas. C'était amusant et effrayant. Il n'arrivait pas à être « méchant » avec lui, même quand il l'énervait – comme là, par son manque d'assurance.
Il regarda le peintre prendre une grande inspiration, puis sortir de la voiture. Ce dernier claqua la portière et se dirigea vers le bâtiment, puis il s'immobilisa à mi-chemin et rebroussa chemin en direction du véhicule.
Le Borgia soupira profondément en le voyant revenir. Par moment, cet homme était vraiment exaspérant. Il allait surement encore avoir besoin d'être rassurer, songea-t-il.
Pourtant, contre toute attente, il n'entra pas dans la voiture. Au lieu de ça, il contourna et vint ouvrir la portière conducteur. Avant que Cesare ait eut le temps de comprendre ce qui se passait, Léo plaqua ses lèvres contre les siennes, et l'embrassa fougueusement avant de se redresser et de lui adresser un sourire ravageur en lui lâchant :
-Encore merci pour ce super weekend…
Puis, il referma la porte et retourna à l'entrée de son immeuble, d'un pas résolu.
Cesare resta un instant perplexe, puis posa ses doigt sur ses lèvres, ne revenant toujours pas de ce qui venait de ce passer. Après encore un moment de trouble, son cœur battant à tout rompre, il réussit à reprendre plus où moins conscience de son existence, et redémarra le moteur pour rentrer à sa propre entreprise.
Décidément, il était sous le charme du blondinet. Léo le tenait, et ça l'agaçait… en bien.
oOoOoOo
Ezio termina de boutonner sa chemise, seul dans son appartement, face au miroir de l'entrée. Il se contempla un instant, s'assura que ses cheveux étaient correctement coiffés, puis se donna de petites baffes sur les joues en prenant une grande inspiration. Il était prêt.
Il avait passé toute la journée du dimanche en compagnie de Catherina Sforza, à discuter d'un plan d'action pour reconquérir Léonardo. Il ne pouvait pas accepté de laisser tomber. Pas aussi facilement. D'accord, il avait trouvé Cesare nu dans leur appartement « conjugal », mais cela ne signifiait pas obligatoirement qu'il s'était passé quelque chose entre eux, et même si c'était le cas, cela ne voulait pas dire que la partie était perdue.
Ok, la simple idée que le Borgia ait touché ne serait-ce qu'un centimètre de la peau du peintre le mettait hors de lui, mais il pouvait en faire abstraction. Il n'était pas en bonne position pour juger ou condamné le blond. Après tout, c'était lui le premier qui l'avait «trompé » en embrassant Catherina.
Mais maintenant, il avait bien l'intention de reprendre les choses en main et de revenir dans la partie. Léonardo était à lui depuis neuf ans, et il était encore absolument persuadé que c'était la personne avec qui il avait envie de faire toute sa vie. Il n'avait vraiment pas l'intention de le laisser à un autre.
Après encore quelque instant d'auto-motivation mentale, l'Auditore enfila ses baskets, et sortit de l'appartement. Il devait travaillé au bar ce matin, mais il avait bonne espoir de réussir à attraper Léonardo à 17h00, à la fermeture de la DaVinci Inc, pour lui parler et essayé de mettre les choses au point.
En passant dans le couloir, il tomba sur Malik, qui sortait de l'ascenseur.
-Bonjour Ezio, le salua le cadre avec un sourire léger. Comment vas-tu ?
-Salut Malik, bien, merci, répondit Ezio en lui renvoyant un grand sourire. Toi, en revanche, tu as l'air préoccupé.
Malik soupira en lui serrant la main, et ajouta :
-Clay n'est pas venu bossé samedi, et ça fait deux jours qu'il ne répond pas à son téléphone.
-Etrange, ce n'est pas son genre. C'est un garçon plutôt sérieux en règle général.
-Justement, autant j'ai envie de lui hurler dessus, autant je m'inquiète.
-Bha, ne panique pas trop vite, lui répondit l'Italien. Si ça se trouve, il sera au bureau cet après midi.
-Peut-être, admit le jeune homme. En tous les cas, j'espère qu'il aura une bonne excuse à me fournir.
-Sinon tu vas le passé dans le broyeur à papier ? interrogea l'autre sur le ton de la plaisanterie, riant à moitié.
-Certainement, affirma Malik, moins amusé.
Voyant que le cadre avait vraiment l'air contrarié et inquiet, Ezio lui posa une main sur l'épaule de façon amicale et ajouta :
-Tu ne devrais pas t'en faire autant. Il avait surement la gueule de bois et n'a pas osé venir bossé.
-Tu as probablement raison, admit l'autre.
-J'ai toujours raison, sourit insolemment l'Italien, avant d'ajouter (voyant que Malik allait répliquer pour le rembarrer) : Je te laisse, je vais être en retard sinon.
Il lâcha l'épaule à son ami et ancien employé, et se dirigea vers l'ascenseur.
-Bosse-bien, lui lança amicalement l'autre.
-Toi aussi ! A plus !
Ezio se dépêcha d'aller au bar de Mario et de prendre son service. Il aimait bien se job. Pas qu'il en ait réellement besoin pour vivre, étant le responsable et principal bénéficière de la fortune Auditore, mais pour la première fois depuis longtemps, il avait le sentiment de servir à quelque chose. C'était agréable.
En prenant place derrière le comptoir pour servir les premiers clients de la matinée, il eut le sentiment que cette journée allait bien se passé. Oui ,il était optimiste quant à la tournures des évènement futurs.
oOoOoOo
Connor attendait dans sa voiture, devant l'immeuble de Lucy, tapotant nerveusement le volant du bout des doigts, le regard rivé sur l'entrée du bâtiment. Il était légèrement paniqué. D'ailleurs, cela l'amusait de manière ironique. Il avait fait la guerre, et avait donc appris à garder son calme face aux pires des situations extrêmes, et pourtant, son cœur s'emballait juste à l'idée d'affronter la blonde. Mais il devait lui parler, absolument ! Elle ne lui avait plus adressé la parole après qu'il lui ait dit être prêt à repartir au front, l'avait évité, et ne répondait plus à ses appels. Autant dire que cette situation ne pouvait pas durer. Il devait mettre les choses à plat, obtenir son aval, avoir sa bénédiction, savoir qu'elle le comprenait et l'aimait malgré tout..
Encore une fois, il trouva la chose amusante. Jusqu'à présent, il n'avait jamais éprouvé ce besoin pathétique d'avoir l'accord d'une fille. Pas même d'Aveline, malgré leur mariage, malgré qu'il l'ai aimée à la folie au début de leur relation. C'était d'ailleurs pour elle qu'il avait toujours remis à plus tard l'idée de retourner dans l'armée. Mais il ressentait de plus en plus l'envie de quelque chose de plus. Que quoi ? Que cette petite vie morne et sans entrain de simple responsable de la sécurité. D'autant plus que ce poste, dans cette ville et dans cette entreprise précisément, c'était purement de la rigolade. Il y avait très peu de criminalité à Fasmay Hill (en tout cas depuis cinq ans), et franchement, il ne servait absolument à rien.
Il était payé pour vérifier une fois par jour les vidéos de surveillance du bâtiment, pour vérifier de temps à autre que les alarmes étaient en bon état, et sinon, il glandait avec un journal dans un petit boxe minable à l'entrée de l'étage des bureau. D'ailleurs, il trouvait cela ridicule, car le fait de se trouvé à l'étage laissait Assia en danger en cas d'attaque – hautement improbable – de criminels ou de petites frappes.
Enfin bref, il s'emmerdait gravement à la DaVinci Inc. Il était habitué à plus d'adrénaline, plus de chalenge, plus de tout ! Bien entendu, il appréciait vraiment ses collègues, ils étaient tous très sympas, presque des potes, mais franchement, il n'avait pas grand chose en commun avec eux. Il y avait un gouffre énormes entre lui et ces simples civils aux problèmes si banals en comparaisons de ceux du front.
En réalité, il se demandait même si cette vie trop pépère n'avait pas aussi joué un rôle dans la dégradation de sa relation avec sa femme. Probablement que oui, mais au final, il ne doutait pas que quoi qu'il se soit passé, ils n'auraient pas tenus beaucoup plus longtemps. Bien sûr, il avait envisagé à plus d'une reprise de quitter la ville pour retourner à la vie de Marines. Tout lâché pour retrouver sa vraie nature. Désir qui c'était accentué lorsque les choses s'étaient réellement dégradées avec Aveline. C'était pour cela qu'il avait repris contact avec la base militaire du Nevada, pour voir s'ils avaient encore une place pour lui. Et ils en avaient, en effet.
Ils lui avaient proposé ce poste de sergent instructeur pour les jeunes recrues. Un nouveau défit, en somme. Alors forcément, il avait accepté, depuis bientôt trois mois. Seul imprévu à ce plan d'évasion pourtant simple : Lucy. Il n'aurait jamais cru retomber amoureux avant son départ, surtout en étant encore marié. Et cela contrariait effroyablement ses plans.
La porte de l'immeuble s'ouvrit. Lucy sortait du bâtiment. Encore une fois, il la trouva très belle, avec ses magnifique cheveux dorés attachés en queux de cheval, son corps fin aux proportion parfaite – ses fines épaules et ses jambes élancées. Elle avait beaucoup de grâce, surtout dans cette ensemble blanc et gris (un top et une jupe longue à plissures). Pourtant, quelque chose dérangea Connor. Elle avait une sorte de tristesse mêlée d'angoisse sur le visage. Il se demanda – espéra plutôt – que ce soit à cause de lui.
Il la regarda traverse la rue pour rejoindre l'autre trottoir où sa voiture était garée. Il avait envie de sortir de la voiture, de l'appeler, de la rejoindre, de la prendre dans ses bras, de l'embrasser… Mais, sans réellement savoir pourquoi, il resta paralysé, les mains cramponnée au volant, à la regarder dans le rétroviseur.
Elle ne l'avait pas remarqué, ou faisait semblant de ne pas l'avoir vu, et monta dans son véhicule, démarrant et s'engageant sur la route. L'amérindien vit la voiture disparaitre à l'angle de l'avenue, et soupira profondément, se filant une gifle mentale. Comment pouvait-il être aussi stupide et la laissé filer ?
Soupirant encore, il tourna la clé, démarra le moteur, et pris à son tour la direction des bureaux. Il s'arrêta en chemin pour acheter le journal et boire un café. Il se dit qu'il devait absolument parler à Lucy, quoi qu'il arrive. Elle devait savoir ce qu'il ressentait vraiment pour elle. Surtout s'il retournait au front, et qu'il lui arrivait quelque chose. Il avait besoin de savoir qu'elle connaissait ses sentiments. Il ne voulait avoir aucun regret à ce niveau là. C'était égoïste, mais c'était comme ça qu'allait le monde, hélas, songea-t-il.
oOoOoOo
Rebecca sortit du bureau de Federico, riant de bon cœur car il venait de lui faire une plaisanterie comique. Elle passa dans le couloir alors que le psychothérapeute fermait la porte à clé. Elle était sa dernière séance avant la pause déjeuner.
La jeune femme le contempla un instant alors qu'il bataillait avec son trousseau de clé. Son regard s'attarda sur son visage, puis glissa sur ses épaules. Ses omoplates musclées se devinaient sous sa chemise blanche. Bien que ce ne soit pas prémédité, les yeux de la jeune femme longèrent le dos et tombèrent sur ses fesses. Il avait des hanches bien carrées, et un petit-cul superbe. Ce devait être un mec avec un super coup de rein…
Sitôt que cette pensée eux traverser l'esprit de Rebecca, elle se détourna vivement, baisant les yeux au sol en rougissant légèrement, sentant une bouffée de chaleur l'envahissant. Mais à quoi pensait-elle donc ?! C'était son médecin ! Rien de plus ! Elle n'avait pas le droit d'avoir de telle considération pour lui. En plus, elle ne se sentait pas encore assez bien pour reprendre une relation ou même ne serait-ce que pour avoir des rapports avec un hommes. Le souvenir de Shaun était encore trop présent, elle aurait eu le sentiment de le tromper.
Mais elle devait reconnaitre que ce Dr Grayson était très séduisant, assez son genre, en fait. Il était gentil, doux, attentionné, mettait en confiance...
C'est normal, c'est un psy ma pauvre vieille ! Réveille-toi, il doit avoir le même effet sur tout ses patients, c'est son tarvail ! hurla une petite voix dans sa tête.
Peut-être bien, mais elle se sentait vraiment bien en sa présence. Elle trouvait son aura apaisante. Il y avait quelque chose d'effroyablement attractif chez cet homme, au-delà du fait qu'il savait prendre les gens grâce à sa vocation. Il avait quelque choses dans la voix, dans son sourire, et surtout dans le regard… Rebecca en était absolument convaincu, c'était une de ces personne qui avait connue le pire, y avait survécut, et savait de quoi elle parlait. Il faisait partie de ces gens qui avaient des cicatrices dans leur vie qui ne guérirait jamais totalement. Ce qui en faisait une personne profondément humaine. C'était surement à cause de cela qu'elle se sentait tellement proche et attirée.
-Voilà, prochaine séance mercredi à dix-sept heures trente si cela vous conviens, fit Federico en se tournant vers elle avec un sourire.
-Très bien, merci Docteur, le remercia Rebecca en lui rendant son sourire, troublée.
-Puisqu'il est déjà si tard, puis-je me permettre de vous inviter à déjeuner ? interrogea l'homme.
La jeune femme sursauta légèrement et se tourna vers lui avec de grands yeux interrogateurs. Il semblait lui-même profondément troublé par ce qu'il venait de dire. Il était à la limite de se plaquer une main sur la bouche, n'en revenant pas de ce qu'il avait fait.
-Je… Je suis désolé, balbutia-t-il à moitié, perdant soudainement toute assurance, vivement gêné. Je ne sais pas ce qui m'a pris…
-Avec plaisir, répondit Rebecca spontanément.
Federico s'arrêta net, et la contempla une seconde avec stupeur.
-Je vous demande pardon ? fit-il.
-C'est d'accord, j'accepte volontiers votre invitation, répéta la jeune femme avec un léger sourire.
Son-vis-à-vis semblait ne pas en revenir qu'elle ait accepté.
-Bien sûr, ne vous méprenez pas… tenta-t-il de rattraper, reprenant un air sérieux et le plus décontracté possible. Si je vous le propose, c'est seulement parce qu'il est déjà midi et quart et que…
-Ne vous en fait pas, j'avais compris, le rassura doucement Rebecca.
Elle continuait de sourire. Il était encore plus attirant lorsqu'il était pris au dépourvu. Elle ragea intérieurement. Mais pourquoi diable ressentait-elle une telle attirance pour son psy ?! Non, la vraie question, c'était plutôt : pourquoi le rencontrait-elle maintenant ? Si seulement elle ne l'avait connu que quelque mois plus tard ! Elle aurait pu, peut-être, envisager de le courtiser sans ressentir de honte ou de culpabilité. Mais non, il fallait qu'il apparaisse maintenant, alors qu'elle se remettait tout juste de la mort de Shaun, qu'elle était sur le point d'avorter et qu'elle ne savait plus du tout à quoi elle en était. Il y avait trop de chose en même temps, elle n'arrivait pas vraiment à faire le tri dans ses sentiments.
Toutefois, elle avait vraiment très envie de rester en la compagnie de cet homme pour le moment. Et puis, un repas n'engageait à rien de plus. Ils se dirigèrent à la cafétéria de l'hôpital en reprenant une conversation plus décontractée sur un sujet tout à fait banal.
oOoOoOo
Le bureau du Shérif, et avec lui le commissariat, était accolée à la mairie, en bordure du parc. Lorsque Maria revint de sa pause déjeuner, elle n'eut pas le temps de poser son sac à main que le téléphone de la ligne interne se mit à sonner. Ronchonnant, elle alla fermer la porte de son cagibi privé et décrocha.
-Commissariat de Fasmay Hill, Shérif Thorpes à l'appareil…
Elle fronça les sourcil en entendant son interlocuteur à l'autre bout du fil.
-En effet, j'ai bien demandé l'ouverture d'une enquête sur… Quoi ?!
Elle était vivement surprise de ce qu'était en train de lui répondre la personne en ligne. Son visage passa de la surprise, à la crainte, puis à nouveau à l'incrédulité, et à nouveau la crainte. Lorsque l'autre eux fini, elle eut un instant de flottement avant de répondre :
-Oui… heu, très bien, je viens le plus vite possible. Je vous remercie. Au revoir.
Elle raccrocha le combiné, effarée par ce qu'elle venait d'apprendre. Elle attrapa sa veste, son sac, son holster, et traversa la pièce, ressortant dans la salle principale du poste de police. Elle se dirigea vers son premier officier et lui lança :
-Nicolo, j'ai un truc à faire, je dois filer à Carson City.
-Maintenant ?! Sursauta son adjoint qui était en train de remplir un rapport à l'ordinateur.
-Ouais, maintenant, soupira Maria.
-C'est en rapport avec l'enquête X ?
L'enquête X était le nom qu'elle avait donné à ses recherche sur la libération d'Abbas. Elle préférait éviter que d'autre personne qu'elle ou son adjoint ne s'en mêle. Abbas était quelqu'un de bien trop dangereux, et bien trop intelligeant pour ne pas être au courant du moindre mouvement dans la ville. L'ancien Shérif, le père de Maria, en avait fait les frais autrefois. Le Criminel avait réussi à corrompre certain flic, qui lui révélaient les moindres intentions des autorités de la ville. Bien sûr, George Thorpe avait régler le problème en remplaçant tout son personnel, à l'exception d'une personne. Nicolo Machiaveli avait été son adjoint pendant 15 ans, et elle l'avait gardé en tant que tel lorsqu'elle avait repris le poste trois ans plus tôt, en sortant de l'école de police. C'était un homme de confiance, qui croyait en la justice, droit, honnête et incorruptible. Elle pouvait avoir confiance en lui, et en lui seul.
-Exactement. Alors évite d'inquiéter les autre, ok ? Dis leur que j'ai dû aller rendre visite à mon oncle à Las Vegas pour le mettre au courant de l'état de santé de mon père.
-Très bien… d'ailleurs, comment vas-t-il ?
-Mal, lâcha-t-elle en sortant du bâtiment, ne voulant rien ajouter d'autre.
Elle traversa le parking, et décida de prendre sa moto, se serait plus discret que de se promener avec la voiture de fonction du shérif.
Elle fit un rapide saut chez elle pour prévenir sa femme, récupérer quelques affaires pour le voyage (elle ne rentrerait surement pas avant le lendemain au soir) et s'engagea sur l'autoroute trois quarts d'heure plus tard. Elle avait de la chance, il faisait nuageux, et un peu plus frais que le reste de l'été. Le problème du Nevada, c'était ses température hautes à cause de la proximité du désert. Enfin, on ne pouvait pas tout avoir, ce dit-elle.
Elle se demandait toujours ce que son indic pouvait bien avoir à lui apprendre de si grave pour la faire venir en catastrophe. Enfin, elle le saurait bientôt.
oOoOoOo
Lorsque Claudia arriva au bureau, elle avait eut l'espoir de voir Assia seule. Après avoir réfléchi tout le weekend, elle s'était enfin décidée à se confier à quelqu'un sur sa situation. Elle n'en pouvait vraiment plus, et avait besoin de pouvoir compter sur l'aide d'une amie. Pas pour l'argent, non. Mais il fallait vraiment qu'une personne de confiance soit au courant. Il lui fallait absolument mettre de côté son arrogance. Ce n'était pas un crime d'être socialement au plus bas. Mais c'était honteux !
Elle n'arrivait pas à se résoudre à en parler à son frère. Sinon, il allait vouloir l'aider financièrement, s'impliquer à fond dans sa vie… et elle ne voulait pas de ça, surtout pas ! De toute façon, avec le salaire que lui avait proposer Léonardo, son problème serait régler d'ici quelques mois. Elle pourrait régler sa dette envers la société de mariage de Dallas, puis reprendre un appartement en meilleur état.
Mais Assia comptait pour elle, et elle voulait qu'au moins elle soit au courant de tout. C'était la seule personne avec qui elle avait envie d'être honnête à 100%. La seule en qui elle avait envie d'avoir entièrement confiance. Et surtout, la seule personne avec qui elle se sentait bien depuis longtemps. Pourquoi ? Était-elle lesbienne ? Il ne lui semblait pas pourtant. Mais elle ne pouvait pas nier qu'elle ressentait quelque chose pour la secrétaire.
Alors qu'elle se disait cela, se servant un café à l'espace repos, elle manqua de s'étouffer avec sa boisson chaude en voyant Assia descendre de l'ascenseur menant à l'appartement de Léo… en compagnie de Desmond. Instantanément, elle fronça les sourcils et sentit monter une sorte de colère noire, presque de la jalousie. Qu'est-ce que ces deux là avaient bien pu faire ensemble ? Elle en avait bien une petite idée, vu qu'ils se tenaient proches l'un de l'autre. Et puis, elle savait très bien qu'ils entretenaient depuis quelques mois une relation régulière. C'était Assia qui le lui avait avoué. S&M, quelque chose comme ça. Evidemment, elle ne pouvait pas ce douter qu'ils avaient dépassé ce stade pour en revenir à une simple et franche amitié. Le démon de la jalousie lui rongea les entrailles en les voyant descendre l'escalier en rigolant ensemble. Ils remarquèrent sa présence et s'approchèrent d'elle.
-Salut cousine !
-Salut Claudia, tu as passé un bon weekend ? interrogea joyeusement Assia en s'approchant pour lui faire la bise.
Claudia recula légèrement, l'empêchant de lui faire la bise. Assia tiqua légèrement, son sourire se réduisant de manière imperceptible.
-Pas trop mal, répondit la sœur Auditore en les toisant de son air hautain. Et vous ?
-Assez agréable, répondit Desmond d'un ton riant en croisant le regard d'Assia, lui faisant inconsciemment un clin d'œil.
Cela fit encore plus bouillir intérieurement la comptable. Cette belle complicité qu'ils partageaient tous les deux, elle aurait voulu avoir la même. Mais elle se rendit compte à cette instant que ce n'était vraiment pas le cas.
Il y eut un court silence, chacun s'observant avec un sourire niais. Après quelque instant, Assia jeta un coup d'œil à sa montre, et lança à son camarade :
-Tu devrais y aller Des, Tu sais qu'Aveline aime la ponctualité !
-Je sais, répondit joyeusement l'autre.
Il semblait vraiment plein d'entrain. Claudia passa une seconde au dessus de sa colère, et songea que c'était plutôt bien pour lui. Elle ne l'avait pas vu aussi épanoui et plein de vie depuis un moment. Mais cela lui passa lorsqu'elle vit qu'il embrassait la jeune femme sur le front pour lui dire au revoir.
-J'y vais, bonne journée.
-Bonne journée Des.
Autre choc, Assia lui avait passé une main le long du dos quand il s'était éloigné. Bouche bée dans sa tête, Claudia s'éloigna en levant les yeux au ciel.
-Attend Claudia, tu ne veux pas qu'on discute un peu ? s'étonna la secrétaire.
La sœur Auditore se tourna vers elle, retrouvant instinctivement son masque d'orgueil, toisant son amie de haut.
-Ecoute Assia, je n'ai pas vraiment que ça à faire, lui lança-t-elle de manière hautaine. Je te redirais si j'ai un moment. Bon travail !
Et elle grimpa l'escalier pour regagner son bureau sur la passerelle, plantant Assia qui la regarda s'éloigner d'un air incrédule. Elle se demanda ce qui pouvait bien s'être passé. Qu'avait-elle pu faire pour mériter une telle attitude ?
oOoOoOo
Lucy venait de garer sa voiture sur le parking de la DaVinci Inc – elle s'était arrêtée en route pour pouvoir remettre de l'essence – lorsque Connor se gara à côté. Le cœur de la jeune femme s'arrêta net et elle lança un regard mauvais en direction du ciel nuageux. S'il y avait quelqu'un là-haut, il la détestait vraiment. Elle tenta de se dépêcher de fermer sa portière, et s'apprêtait à faire un sprint en direction de l'entrée, mais le responsable sécurité était trop rapide. Il s'était presque jeté hors de sa voiture et l'appela :
-Lucy, attend ! Il faut qu'on parle !
-Parlez de quoi ?! s'exclama la bonde en lui lançant un regard par-dessus son épaule tout en essayant de marcher le plus vite que ces talons le lui permettaient. De ton départ pour le Dieu-sait-quoi-gstan ?! C'est hors de question !
Connor piqua un petit srint, et l'avait presque rattrapée devant la porte du parking quand il lui lança :
-Attend, Lucy, je t'aime.
La blonde sentit son sang ne faire qu'un tour, elle se tourna vers lui, et lui fonça dessus d'un air furieux, le forçant à se plaquer contre le mur. Elle le foudroya en le regardant droit dans les yeux et lui lâcha :
-Non, après tout ce que tu m'as fait subir, tu n'as pas le droit de me dire ce genre de chose ! Tu en as déjà trop fait, alors laisse moi tranquille !
Elle se tourna à nouveau vers la porte, mais Connor, sentant une certaine colère pointer en lui, l'attrapa par le coude, la fit tourner vers lui en lançant :
-Ca, c'est hors de question !
Et il plaqua ses lèvres contre les siennes. Lucy sursauta, un frisson la parcourant vivement. Elle fit mine de se débattre, mais lâcha finalement prise, et laissa l'amérindien l'embrasser plus langoureusement. C'était plutôt agréable, mais elle se ressaisit rapidement lorsqu'elle sentit la main de Connor glisser le long de sa colonne vertébrale en direction de son fessier. D'instinct, elle se dégagea vivement, et lui balança une claque digne des plus grandes productions hollywoodiennes. Une de ces gifles qui produisent un son claquement sec qui s'entant à 100 mètres à la ronde. Médusé, sous l'effet de la surprise, le type de la sécurité resta paralysé, une main sur sa joue meurtrie. C'était devenue une habitude de s'en prendre plein la tronche, entre Aveline et Lucy.
La blonde le fixa avec colère, s'essuya la bouche d'un revers de main, et lui cria encore en ouvrant la porte :
-Fous-moi la paix !
Elle s'engouffra dans le bâtiment, pris les escalier, et alla s'enfermer dans la réserve pour se calmer, et pleurer un bon coup. Trop, ça faisait vraiment trop ! Entre l'annonce du départ de Connor, son aventure avec Altaïr, la grossesse de Rebecca, le stresse croissant de l'approche de la fête de la fondation : c'était un bordel sans nom dans ces sentiments, et elle ne savait vraiment plus à quoi elle en était. Là, dans le cas présent,elle aurait vraiment eu besoin du soutien et des conseils avisés de son meilleur ami, mais elle n'osait plus s'approcher de Malik. Elle se sentait beaucoup trop coupable de ce qui était arrivé. Elle savait que, si elle se retrouvait seule avec lui, son stresse se verrait dans son comportement, et il ne faudrait pas plus de dix minutes au cadre pour découvrir le pot-aux-roses, et lui en vouloir à vie. Et elle ne voulait pas le perdre, et encore moins le faire souffrir.
Alors que faire ?!
Déjà, se calmer !
La jeune femme tâcha de reprendre un rythme cardiaque normal, s'asseyant sur un tas de vieux cartons. Elle resta ensuite un moment dans le noir, à tenter de réfléchir à ce qu'il convenait de faire.
oOoOoOo
Altaïr était dans son bureau, apportant quelque modification à son projet marketing initial, lorsque Malik entra, visiblement énervé et paniqué. Il ferma la porte derrière lui, s'approcha du bureau, ouvrit la bouche pour dire quelque chose, la referma. Altaïr fut soudainement prit de panique. Avait-il découvert la vérité à propos de ce qui c'était passé avec Lucy ? Il espérait sincèrement que non.
-Quoi ? interrogea-t-il, inquiet, tâchant toutefois de ne rien laisser paraitre.
-Clay n'est toujours pas là… lâcha Malik, visiblement perturbé. Et il ne répond toujours pas à son téléphone.
-Pardon ?! s'étonna le responsable marketing en se levant, vivement surpris.
-Je suis vraiment inquiet, fit le cadre, pris d'une crise d'angoisse. Et s'il lui était vraiment arrivé quelque chose.
-On nous aurait mis au courant si ça avait été le cas, tenta de le rassurer son chéri en contournant le bureau pour venir près de lui.
-Oui, mais si c'était Abbas qui s'en ai pris à lui ! s'exclama Malik, craquant définitivement, paniqué. Il est parfaitement capable de l'avoir pris en otage, ou de l'avoir tuer et de s'être débarrassé du corps !
-Allons, pourquoi voudrais-tu qu'Abbas s'en prenne à Clay ? essaya de le raisonner Altaïr en le prenant doucement par les épaules.
L'autre se dégagea de son étreinte, et se mit à faire les cent pas, en pleine crise d'hystérie.
-Mais parce que !
-Ce n'est pas une réponse, lâcha sur le ton de la plaisanterie le brun, observant son petit-ami aller de long en large.
-Parce qu'il en a après nous ! Toi, moi, Ezio, Léo… toute l'équipe quoi !
-Et pourquoi donc ?
-Parce qu'on s'est mis en travers de son chemin ! Parce qu'il a fini en prison à cause de nous ! Il veut se venger de nous !
-Peut-être bien, admis Altaïr en haussant les épaules, faisant semblant de prendre la chose à la rigolade.
Pourtant, il était très loin de s'en ficher. Il savait de quoi était capable ce taré et ses sbires. Kadar était mort, Shaun était mort, Petruccio était mort également en partie par sa faute, Malik avait un bras à moitié foutu, et lui, pour sa part, s'était pris une balle dans le foie. Il ne fallait vraiment pas sous-estimé ce dangereux psychopathe. Mais il leur avait dit qu'il n'avait pas que ça à faire pour l'instant, et étrangement, Altaïr le croyait sur ce coup-là. Remonter son réseau devait sans doute lui prendre tout son temps et son énergie. Et puis, s'il décidait d'en finir, il ne le ferais pas subtilement, ce n'était pas le genre de mec à aimer la subtilité. Il attaquerait de front, quitte à faire sauter tout le bâtiment pour les avoir en une fois.
Il ajouta, voyant que Malik était à la limite d'explosé :
-Mais je ne vois pas bien quel intérêt il aurait à passer par Clay pour nous atteindre.
Le cadre s'arrêta et se tourna vers lui, respirant fort. Altaïr s'approcha et le prit dans ses bras pour le calmer et le rassurer. Il lui caressa la tête, ébouriffant ses cheveux, et l'embrassa sur le front.
-Aller, calme-toi et arrête de psychoter. Je suis sûr qu'il va très bien.
-Si seulement tu pouvait avoir raison, marmonna Malik, le serrant fort en se calmant légèrement.
-Si ça peut te rassurer, je peux demander à Maria d'aller contrôler chez lui s'il est encore en vie.
-S'il te plait.
-Ok, alors maintenant, calme-toi, respire à font, fais-toi un thé, et va travailler. Ca t'occupera l'esprit.
Malik acquiesça, prit encore une grande inspiration, puis sortit de la pièce, visiblement encore très tendu. Altaïr soupira en regagnant son siège, attrapa son cellulaire, et composa le numéro de son amie le Shérif. Il tomba sur le répondeur et fut étonné. Il réessaya, pour aboutir au même résultat. Il n'insista toutefois pas et reposa le téléphone, reprenant son boulot. Maria devait très certainement être occupée à une affaire quelconque et ne pouvait pas lui répondre maintenant. Il réessaierait plus tard, ce n'était pas grave.
oOoOoOo
Dans le spacieux loft de la zone industrielle, Abbas se préparait à sortir. Il devait se rendre à sa deuxième séance avec Federico Auditore… ou plutôt Grayson, puisqu'il s'était choisi ce nouveau nom. Son ancien inséparable ami. Savoir que c'était lui qui devait signer le papier qui lui rendrait définitivement sa liberté le rassurait un peu. Pas qu'il eut besoin d'être rassuré. Qu'il se soit agit de lui ou d'un autre, il aurait tout de même obtenu cette signature, quitte à employé la force.
En sortant de la salle de bain pour regagner sa chambre, se baladant nu en s'en fichant royalement de la pudeur, il retrouva le Bonhomme affalée, un pétard à la main, semblant flotter. Elle était complètement nue, assise de travers dans le lit, le regard dans le vague. Elle était excitante quant elle était défoncée, ça flattait son côté dominateur. Quand elle était comme ça, elle se laissait tout faire sans discuter, et il adorait ça ! Il sentit une érection monter, et s'approcha du matelas. Il se jeta sur elle comme un vautour sur sa proie, lui arrachant sa clope des mains. Elle le regarda d'un air inerte, articula une sorte de sourire qui tenait d'avantage du rictus, et n'opposa aucune résistance lorsqu'il l'embrassa sauvagement, juste avant de la tirer vers le bord du lit, de la retourner, et de la prendre sans grâce.
Il porta son attention sur la personne à moitié allongée sur le canapé qui faisait face au matelas. C'était un jeune homme, lui aussi à moitié défoncé, qui regardait dans leur direction avec le regard dans le vague. Il s'agissait de Clay, un bédau coincé au coin de ses lèvres. Il avait vraiment l'air de ne pas être là, mais fut attiré par les petits glapissement que poussait Judith. Abbas le regarda avec un sourire digne d'un psychopathe et lui lança :
-Vois Petit, c'est comme ça qu'on obtient ce qu'on veut dans la vie ! En le prenant de force ! Y a pas d'autre façon de faire !
Il aimait bien ce petit gars que Judith lui avait ramené vendredi dernier. Elle était sortie en boite pour se défouler (il lui avait exceptionnellement permis de sortir pour chopper d'autre mec (oui, parce qu'en plus de tous ses défauts, il était mortellement possessif et jaloux)), et avait rencontré ce jeune mec, déjà complètement bourré, de ce qu'elle lui avait raconté. Comme il avait tenté de la draguer, ils avaient bu ensemble, s'étaient apparemment raconter leur petit malheurs en partageant un pétard, puis avait débarqué au loft pour s'envoyer en l'air. Et depuis, il squattait ici, ce maintenant dans un état de défonce constant tous les deux, couchant dix fois par jour.
De ce qu'il avait réussi à obtenir comme explication à peu prêt clair, Abbas avait cru comprendre que ce petit gars subissait une monstrueuse déception amoureuse ou relationnelle, les deux peut-être, il n'avait pas très bien compris. Toujours est-il que c'était plutôt amusant pour Abbas. Ainsi, il avait deux esclaves passifs, qui faisaient ce qu'il voulait. Grace à cela, il avait pu assouvir un de ses fantasme pervers monstrueux, coucher avec un mec et une fille en même temps, en les dominant sans vergogne.
D'ailleurs, il se demandait s'il n'avait pas envie de dégriser le gamin et de le former pour qu'il fasse partie de sa bande. Bien sûr, et heureusement, il ignorait encore que Clay était un employé de la DaVinci Inc.
Il poussa un grognement immonde en jouissant, puis abandonna Judith telle un pantin désarticulé qui ne servait plus. Il s'habilla rapidement, puis descendit de la mezzanine où se trouvait sa chambre. Il croisa le Nabot et la grande perche dans l'espace de vie, et leur laissa pour instruction :
-Faites revenir le gamin à un état plus correct avant mon retours, je pense qu'il peut servir !
Et, sans un mot de plus, sans attendre de réponse, il partit. Il voulait s'aérer avant d'aller à son foutu rendez-vous. Il avait bien envie d'énerver Federico aujourd'hui, et il savait exactement comment faire. Surtout avec la date qui approchait. Un sourire malsain étira ses lèvres alors qu'il allait attendre la voiture du Bienfaiteur.
oOoOoOo
Desmond arriva à l'hôpital sur le coup de quinze heure. Il ne trouva pas Aveline, et alla donc demander à la réception si quelqu'un pouvait la bipper.
-Désolé, répondit l'infirmière derrière le comptoir. Elle a été appelée en urgence en traumatologie et se trouve actuellement au bloc. Elle m'a demandé de vous transmettre ses excuses, elle en aura surement pour des heures d'opérations. Elle m'a également transmit de vous dire que vous pouviez prendre votre journée aujourd'hui pour vous reposer.
-Très bien, répondit le jeune homme, un peu déconcerté, pris de cours. Je.. merci. Transmettez mes salutation au Dr DeGrandpré. Bonne journée…
-Bonne journée, lui sourit l'infirmière.
Il s'éloigna, déstabilisé. Qu'allait-il faire maintenant ? Il ne savait pas trop, il n'avait rien prévu, et tous ses amis travaillaient cet après-midi. Il finit par conclure que, même s'il ne pouvait pas bosser ses cours avec Aveline aujourd'hui, cela ne l'empêchait pas de rester à l'hôpital pour potasser tout seul. Et puis, comme cela, s'il avait une question, il pourrais toujours la poser à un résidents. Ca leur ferait de la révision, et ça lui permettrait d'avoir une réponse peut-être plus fiable que les bouquins. Il ne doutait pas qu'il n'aurait pas de mal à obtenir de réponses, la plupart des résidents et des médecins le connaissaient maintenant. Après tout, il était tout de même le petit protégé du Dr DeGrandpré.
Donc, il alla se poser à la cafétéria, et sortit de son sac à dos en bandoulière quelques livres de cours, un bloc-notes presque entièrement utilisé, et un stylobille rongé. Il s'installa à une table dans un coin, et alla au self-service pour prendre un truc à boire. De l'eau, c'était ce que préconisait Aveline pour favoriser au mieux les faculté intellectuelles.
Il se posa ainsi durant plus d'une heure, tentant de se concentrer au maximum, mais c'était vraiment ennuyeux en comparaison de l'action d'une véritable garde. Il ressentait encore l'excitation de la réanimation qu'il avait dû pratiquée à Seattle. D'ailleurs, au passage, il se demanda si Alex Karev, le résident qui l'avait pris en charge là-bas, avait trouvé une réponse par rapport au conseil qu'il lui avait donné à propos de ne pas laisser passer l'amour… Enfin, cela ne le regardait pas vraiment.
Soupirant profondément d'ennui, il se leva et se rendit aux toilettes. Il soulagea sa vessie, puis se lava les mains. Alors qu'il se désinfectait telle un dangereux toquer avec la lotion alcoolisée que lui avait passé sa mentor, la porte s'ouvrit pour laisser entrer quelqu'un. Levant les yeux à ce moment précis, Desmond aperçu un revenant qui lui passait dans le dos, et, après une seconde de stupeur, lâcha à voix haute en se retournant pour vérifier qu'il avait bien vu :
-Federico ?!
L'autre s'arrêta net, et fit volte-face également. Il s'embla tout aussi vivement surpris et s'arrêta net. Un silence de plombs s'abattit soudain sur les toilettes pour hommes, et ils restèrent tous deux à ce contempler sans bouger.
Voilà donc pour ce chapitre.
Qu'en avez-vous pensez ? Cela vous a-t-il plu (ou pas) ?
Je voulais préciser une chose : le passage avec Abbas est assez malsain, et aété très difficile à écrire pour moi, dans le cas où c'est typiquement le genre de personne, de psychologie et de comportement qui me choque profondément dans la vraie vie. Personne ne devrait subir la violence de type comme ça !
Bref, on se retrouve pour le prochain chapitre…
Merci d'avoir lu !
Amicalement
Gabriel McGregor
