Bonjour, Bonsoir tout le monde !

Voici un nouveau chapitre.

Je n'ai pas grand-chose à dire cette fois, alors je vous laisse à la lecture, en espérant que ceci vous plaira !

Un grand merci à Grimmynette, Machiruda Wakaoji, Di et aussi Manon d'avoir posté des review, cela m'a fait plaisir !

Merci aussi à ceux qui lisent sans en laisser (bande de feignasses, va XD )

Manon : en effet, c'était bien Niccolo Machiavelli. J'ai fait un amalgame avec Nicoletto qui est le valet de Cesare en fait ^^' un point de plus pour toi, ça fait donc 2-0. Quel œil ! [rire]

Voilà, donc, bonne lecture !


Chapitre 14 : « un second chapitre sans nom, cf. chap 5 »

Le temps semblait être immobile dans les toilettes pour hommes de l'hôpital de Fasmay Hill. Seul le bruit d'un robinet goutant perturbait le silence pesant qui s'était établi en ces lieux. Debout face-à-face, n'osant pas faire le moindre mouvement ou le moindre bruit, Desmond et Federico se regardait attentivement. Après encore un moment, le psychothérapeute se risqua à demandé :

-Desmond ? C'est toi ?

Il semblait ne pas l'avoir reconnu, mais c'était normal, songea l'étudiant. LA dernière fois qu'il c'était vu, dix ans plus tôt, il n'était encore qu'un jeune adolescent, à peine 12 ans, et il avait bien changé depuis. Ils se contemplèrent encore en silence, se demandant visiblement chacun ce qu'allait faire l'autre. Du côté de Federico, il appréhendait grandement ces retrouvailles fortuites avec son jeune cousin. Il fallait dire qu'il n'avait pas quitté ses proches en de bons termes après le drame. Pourtant, contre toute attente, un sourire apparut sur le visage du jeune homme, qui s'approcha, et le prit dans ses bras pour lui faire l'accolade.

-Federico, ça fait un bail ! Où étais-tu tout ce temps ? Qu'est-ce que tu deviens ? Pourquoi es-tu là ?

Cela faisait beaucoup de questions en même temps, et le trentenaire ne savait pas trop dans quel ordre y répondre. Il ne savait même pas quel genre de réaction il aurait dû avoir dans le cas présent. Chamboulé, car il s'était vraiment attendu à une réaction négative, il resta un instant passif, puis se décida à rendre l'accolade.

-Salut Dédé, t'as bien grandi, dit donc, constata-t-il en lui ébouriffant les cheveux.

-Hé, depuis dix ans, c'est normal, répondit le jeune homme avec un large sourire, en écartant la main qui le décoiffait.

-Par contre, tu te sape toujours aussi ringard, se moqua l'autre.

Desmond fit une mou faussement vexée, et répliqua :

-Toi t'as pas changé non plus je te signal !

Si tu savais à quel point tu te trompes, songea le psy en soupirant intérieurement. Mais il ne pouvait pas en vouloir à Desmond de ne pas l'avoir remarqué. Les changements survenu au cours des dernières années était surtout d'ordre psychologique, ça ne pouvait pas s'observer de l'extérieur.

Soudain, il se posa une question, et demanda à son cousin :

-Au fait, qu'est-ce que tu fais à l'hôpital ? Tu as des problèmes de santé ?

Desmond sembla surpris par cette question, clignant plusieurs fois des yeux, puis se rappela que ce n'était pas marqué sur son front qu'il était étudiant en médecine. D'autant qu'il avait choisi cette voie uniquement après la disparition de l'ainé des Auditore.

-Non, ne t'inquiète pas, je vais très bien ! répondit-il avec entrain. Je suis ici pour mes études…

Federico leva un sourcil étonné, et interrogea :

-Tu es interne ? T'es pas un peu jeune pour ça ?

-Non, fit l'autre. Je ne suis encore qu'en études, j'entre en dernière année. C'est juste qu'une des chirurgienne, Aveline DeGrandpré, m'aide à réviser là où j'ai des lacunes.

-Je vois, acquiesça le brun. Donc, en conclusion, tu es toujours un imbécile en ce qui concerne les études.

Le sourire de Desmond se décomposa, et il sembla boudeur. Constatant cela, car ça faisait partie de son métier de remarquer les petit changement d'humeur, il lui posa une main sur l'épaule et s'excusa :

-Allez, je plaisante, ne fais pas cette tête. Je suis sûr que si la légendaire Aveline t'as pris sous son aile, c'est que tu en vaut large.

Cela sembla remonter Desmond, qui sourit à nouveau.

-Et toi, au fait, que fais-tu ici ?

-Je… fut pris de court le psy. Je travail ici maintenant. En temps que psychothérapeute…

-T'es psy toi ?! s'amusa l'étudiant, se retenant de rire.

-Aucun commentaire, merci ! le prévint Federico, amusé à son tour.

-Ca fait longtemps que tu es revenu en ville ? interrogea soudainement l'autre.

-Heu, je… fut encore pris par surprise le trentenaire. Non, seulement depuis le début du mois…

-Bizarre, fit Desmond. Ezio ne m'a pourtant rien dit.

A l'entente du nom de son petit frère, Federico sentit son rythme cardiaque s'accéléré. Non, en effet, il n'avait pas mis au courant les autres membre de sa fratrie qu'il était de retour à Fasmay Hill, mais c'était pour une très bonne raison. Si jamais ils apprenaient son retour, il risquait de s'exposer à leur haine et leur mépris. Et il n'avait vraiment pas envie de ça. Il avait fait trop de chemin depuis sa bêtise d'antan pour replonger dans une guéguerre stupide avec sa propre famille… S'il avait changé de nom et de vie, c'était pour une bonne raison, et il tenait à ce que la stabilité qu'il avait attente dure un peu.

-C'est parce que je ne lui ai pas encore dit, trancha-t-il soudainement, d'un ton un peu vif.

-Ha, ok…

-Et si tu pouvais éviter de le mettre au courant, j'en serais reconnaissant.

Desmond observa Federico avec insistance, car il avait perçu un soudain changement de ton dans la discussion. Il avait le regard fuyant, n'osant pas le regarder directement, et semblait gêner, voir même mal-à-l'aise. Il se demandait si ça n'avait pas un rapport avec…

-C'est à cause de Claudia ? se risqua à demander le jeune homme

-Pardon ?! sursauta son cousin.

-Tu as peur que Claudia sache que tu es revenu en ville, et qu'elle te fasse une crise, c'est ça ?

Federico le fixa d'un air soudain terrifié, semblant blêmir. Il hésita un instant, puis demanda, balbutiant :

-Cl… Claudia est ici ?... à Fasmay Hill ? E… Elle est revenue d'Europe ?

-Tu ne le savais pas ? fut surpris l'étudiant.

-Ecoute, le coupa Federico, tendant la main pour appuyer ses paroles. Surtout, pas un mots à qui que ce soit, s'il te plait.

-Fédé… voulut le retenir Desmond, frappé par la soudaine tournure des évènement et le ton dur employé par son cousin.

-J'ai des patients à voir, trancha l'autre en allant vers la porte pour sortir.

Il s'arrêta cependant, la main sur la poignée, jeta un regard à l'étudiant, hésita, regarda le sol en se mordillant l'intérieur de la joue, puis revint et lui posa une main sur l'épaule, lui adressant un maigre sourire, et déclara :

-Ca m'a fait plaisir de te revoir Dédé. Porte-toi bien.

Et il sortit des toilettes, plantant Desmond sur place. L'étudiant resta immobile un instant. Il ne savait plus du tout à quoi il en était.

De son côté, Federico, à moitié paniqué, tourna en rond dans les couloirs de l'hôpital, le temps de se calmer. Sa journée avait pourtant plutôt bien commencé. Le repas avec Rebecca Crane, sa charmante patiente, c'était passé à merveille. Ils avaient beaucoup ri ensemble, ça avait réellement été un moment de détente. Mais maintenant, l'incertitude le regagnait. Bien que revoir son cousin, et de savoir qu'il allait bien, qu'il avait grandit, qu'il avait des projets d'avenir, tout lui avait fait plaisir, la peur de ce que cela risquait de déclancher le faisait paniquer.

Reprenant peu à peu contenance, il trouva d'autre toilettes, car il était à la base sortit de son bureau pour soulager sa vessie. Puis, il retourna dans son petit cocon, et repris ses consultation, bougon d'avance à l'idée de sa dernière consultation de la journée.

oOoOoOo

La journée était maintenant bien entamée, il était déjà seize heures. Léonardo se tenait sur la passerelle, observant les boxes en contrebas, où tous ses employés travaillait ardument. Il se dit qu'il avait vraiment de la chance d'avoir des personnes si dévouées, qui travaillaient dur pour lui… et il avait encore plus de chance que toutes ses personnes étaient ses amis. Plus même, c'était sa famille. Sa seule et vraie famille, puisque la sienne l'avait renié à l'instant même où il leur avait avoué son homosexualité. Ca lui avait fait mal au début, mais maintenant, après réflexion, il trouvait que c'était peut être mieux ainsi. Dans la vie, on n'avait pas besoin de gens qui ne vous comprennent pas, et ne vous acceptent pas tel que vous êtes.

En pensant cela, il se dit que cela concernait malheureusement aussi Ezio. Une vague de regret et de tristesse l'envahit, mais il secoua la tête et soupira profondément pour se ressaisir. Oui, il avait été déçu de constater qu'Ezio ne l'acceptait pas entièrement comme il était. Il avait pensé un temps qu'avec lui, ce serait pour la vie, que c'était le bon, celui qui le comblerait de bonheur et ne le jugerais jamais. Mais voilà, dès qu'il avait commencé à changer, par rapport à celui qu'il était au temps du lycée (un intellectuel un peu coincé, et extrêmement timide), son très cher amant c'était éloigné. Cela signifiait-il que toutes ces belles années n'avaient servi à rien ?

Léo ne savait plus vraiment où il en était .A l'heure actuelle, il était avec Cesare, qui était un homme gentil, doux, attentionné, bien qu'un peu maladroit par moment. Mais il restait une grosse part d'Ezio dans ses pensées. Et ça le tuait.

Soupirant encore, il s'efforça d'éloigner ses problèmes personnels de son esprit. Il devait redevenir un chef d'entreprise pour le moment, afin de gérer ce qui devait l'être. Prenant une grande respiration, il se tourna vers la porte où était encore inscrit le nom de Shaun Hastings (barré par les soin de Claudia avec un gros morceau de scotch de carrosserie) et s'approcha, toquant trois fois.

Sans réellement attendre de réponse, car après tout, il était le PDG, il entra, demandant d'une voix calme :

-Claudia, je peux te parler ?

oOoOoOo

Au même moment, Lucy sortait enfin de son bureau, osant se risquer en dehors de son cloitre, au risque de croiser Connor faisant sa douzième ronde pour aller boire un café (cet homme buvait vraiment trop de café, surtout pour un ancien Marine, songea-t-elle soudainement).

Elle espérait également ne pas croiser Malik, mais il semblait trop occupé à paniqué pour Clay. Il fallait avouer que c'était un petit peu inquiétant. Elle se demandait jusqu'à quel point la théorie du complot « Abbas » qu'avait émise le cadre n'était pas véridique. Après tout, avec ce psychopathe en liberté, on pouvait s'attendre à tout. Mais elle ne voyait pas bien ce que ce type aurait bien pu faire de Clay. Ce n'était qu'un simple jeune homme, assistant dans une boite d'événementiels, avec une vie très peu palpitante (enfin, de ce qu'elle en savait).

Elle resta un instant à l'angle de son bureau, et fixa Malik en faisant attention qu'il ne la repaire pas. A le voir inquiet comme ça, elle aurait aimé aller l'aider à se calmer, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas. Il fallait vraiment qu'elle trouve une solution. Elle ne savait pas encore quoi, mais il le fallait absolument ! Elle ne voulait pas être obligée de ne plus jamais pouvoir parler à son meilleur ami.

Enfin bon, pour le moment, elle avait besoin de parler de ses problème de « Connor » à quelqu'un, et Rebecca serait la plus à même de l'entendre se plaindre, et de l'aider à trouver des solution. Elle slaloma donc entre les boxes pour rejoindre celui de son amie, et y entra discrètement. La pyrotechnicienne, absorbée à des commandes de feu d'artifices. Elle leva les yeux en voyant la blonde rentrer, regarder rapidement dehors du bureau, et fermer les rideaux en aluminium pour isoler la pièce.

Lorsqu'elle se retourna, elle vit sa meilleure amie arborant un grand sourire, et elle sut qu'elle allait se moquer d'elle.

oOoOoOo

La journée touchait presque à sa fin, et Altaïr, seul dans son bureau, se demandait sérieusement ce qui pouvait bien retenir Maria Thorpe aussi longtemps. Il n'avait pas arrêté d'essayer de la joindre, mais sans succès. Intrigué, il finit par se décider d'appeler directement au poste de police. Là, l'assistant du Shérif, Niccolo Machiavelli, lui indiqua que sa patronne était en déplacement. Surpris, Altaïr lui expliqua la situation par rapport à Clay, et le flic lui promit d'aller jeter un œil dans la soirée, et de le tenir au courant.. Lorsqu'il raccrocha, Altaïr se fit la remarque à lui-même que Malik n'allait pas franchement être content.

Il jeta un coup d'œil à la pendule à son mur. Seize heures trente-six. Il allait pouvoir commencer à ranger ses affaires pour partir. Il détestait le lundi, ne travaillé que l'après-midi était désagréable. Il détestait cette sensation de ne rien avoir le temps de faire. De 14 heures à 17 heures, il n'avait en générale que le temps d'allumer son PC, d'écouter les pleurnicherie des autres qui venaient le voir, de boire deux cafés, puis de remballer ses affaires. Oui, il détestait cette sensation de perdre son temps et son énergie. Mais Léo et Ezio avaient décidé, en fondant la DaVinci Inc, de fermer du samedi midi au lundi à 13h30… Ridicule et contreproductif de son point de vu, mais il n'était pas le parton, hélas. Ou heureusement, il ne savait pas trop.

Il éteignit l'ordinateur, rassembla ses affaires dans sa sacoche, puis songea soudainement que Claudia ne lui avait pas encore donner de réponse par rapport à sa demande de budget pour la campagne publicitaire. Il s'étira donc, bailla profondément, puis se leva et se dirigea vers l'escalier donnant accès à la passerelle. Il arriva devant le bureau de la comptabilité, se fit la réflexion de rappeler à Léonardo de faire changer le nom sur la porte (revoir sans cesse le nom d'un mort n'était pas forcément le meilleur moyen d'aller de l'avant, et toqua. Après quelques secondes, il entendit répondre « entrez ! » et ouvrit la porte.

Le bureau de la comptabilité était, du temps de Shaun, un endroit richement décoré de petits bibelots et de tableaux rappelant la « Mère-Patrie ». Surement le britannique souffrait-il de mal du pays. En tout cas, cela donnait vraiment la sensation d'étouffement. Mais à présent, Claudia avait créé une ambiance plus austère, ce qui était surprenant venant d'elle. Les murs ne supportait plus que le meuble à tiroirs où étaient rangés les dossiers, une commode avec des fournitures, et un bureau avec table de verre dans le centre de la pièce. Le seul élément de désordre présent étaient deux cartons posés au pied de la commode, avec l'inscription « Shaun Hastings » dessus, ce qui surpris Altaïr.

Claudia, pour sa part, était en train de taper une lettre à l'ordinateur. Elle leva les yeux, de petites lunettes ovale posées sur son nez, vit Altaïr, et demanda tout en continuant de taper son document sans regarder l'écran, usant à la perfection de la dactylographie :

-Altaïr, que me veux-tu ?

Le responsable marketing s'approcha de deux pas, et s'appuya sur le dossier de la chaise visiteur.

-Je voulais savoir quelle est ta décision pour le budget que j'ai demandé…

-Ha, oui… se souvint sa cousine en cessant de taper sur le clavier, se retournant pour fouiller le trie document posé sur le bureau. Elle en extirpa un dossier-papillon et l'ouvrit devant le jeune homme. C'était le pilote de projet qu'il lui avait remis après la réunion.

-J'ai étudié ta proposition, et après réflexion, il me faut encore un peu de temps pour déterminer si l'on peut s'accorder une telle campagne.

Altaïr en resta bouche-bée. Il fixa sa cousine un moment, ne sachant pas quoi répondre, puis se ressaisit, et interrogea :

-Claudia, si tu fais ça juste par revanche pour embêter Léonardo parce qu'il ne t'a pas accordé ta demande de congé, je trouve que c'est vraiment petit et…

-Léo... (le coupa Claudia, retirant ses lunettes, l'air visiblement fatiguée, les yeux rougis )…Il m'a autorisé à prendre mon congé de jeudi. Et non, ce n'est pas pour t'embêter.

-Si tu veux, je peux aller lui parler pour qu'il accepte et…. Attend, quoi ?

-Il est passé tout à l'heure et m'a dit qu'il était désolé et que je pouvais prendre ma journée jeudi.

-Comment t'as fait ? fut vivement surpris Altaïr.

-J'obtiens toujours ce que je veux, tu devrais le savoir depuis le temps, répondit presque narquoisement la jeune femme, avec un léger sourire.

-D'accord, je l'admets. Mais explique-moi au moins pour quelle raison tu ne peux pas me donne de réponse.

Une ombre passa dans le regard de Claudia, et le jeune homme sut de suite qu'il n'aurait pas de réponse concrète. Lorsque sa cousine avait se regard, ça voulait dire qu'elle avait trouvé une faille quelque part, et qu'elle devait vérifier de quoi il s'agissait avant de poursuivre quoi que ce soit. De ce côté, elle avait toujours été d'une extrême compétence dans son métier, on ne pouvait pas le lui reprocher.

A ce moment, comme le directeur marketing s'en était douté, la jeune femme détourna la conversation sur autre chose, éludant ouvertement sa question. Elle demanda de son air sûr d'elle et légèrement hautain (changeant ainsi d'attitude comme de chemise) en se levant pour s'approcher des deux cartons.

-Au fait, je ne savais pas vraiment quoi faire des affaires de mon prédécesseur, alors je les ai juste rangées, mais elles m'encombrent.

-Et alors ? En quoi ça me concerne ? interrogea calmement l'autre.

Il vit Claudia hésiter une seconde, détournant le regard, puis demander d'un ton moins assurer :

-Je crois que Rebecca et lui étaient assez proche avant sa disparition, et…

Altaïr comprit où elle voulait en venir, eut l'air étonné, puis sourit légèrement. Elle n'était pas aussi méchante que tout le monde voulait le croire. Si on creusait un peu sa muraille extérieure, on découvrait une jeune femme emplie de compassion. Il répondit à la question qu'elle hésitait à formuler :

-Oui, je pense que ça lui ferais plaisir que tu lui propose de les récupérer.

Il lui posa une main sur la tête, ce qui sembla lui déplaire, mais elle se laissa faire. Il se dirigea ensuite vers la porte, et lui lança :

-Bon, préviens-moi quand tu auras pris ta décision. Bonne soirée.

oOoOoOo

Ezio prit une grande inspiration, debout sur le trottoir devant le bar de Mario, contemplant le bâtiment de la DaVinci Inc. C'était étrange de ce dire qu'il avait aidé à fonder cette agence, et qu'à présent elle lui faisait peur. Oui, car il était extrêmement tendu à l'heure actuelle. Il venait de finir son service, et, comme prévu, il comptait bien se rendre à l'agence pour parler à Léonardo. Ils seraient seuls, ce qui l'arrangeait grandement, car il s'attendait à une discussion vivement animée, et il ne voulait pas que tout le monde en profite.

Alors qu'il prenait de grandes respirations, il vit certain employés sortir. Il y avait Altaïr et Malik (qui se tenaient la main, frustrant un peu Ezio), ainsi que Rebecca. Il avait aussi vu passé la voiture de Lucy, suivie de peu par celle de Connor.

Il salua rapidement ses anciens camarades, qui venaient dans sa direction pour aller se poser chez Mario., et traversa la rue. Il échangea trois mots avec Assia, embrassa sa sœur sur la joue. La secrétaire était en train de proposer à Claudia d'aller boire un verre, mais il constata que celle-ci la toisait d'un air hautain. C'était étrange, il était persuadé qu'elles étaient amies. Il en profita pour demander à Assia si Léo était déjà parti. Apparemment non. Satisfait, il prit l'ascenseur et pesa sur le bouton du dernier étage. Son cœur s'emballait déjà, et son esprit répétait encore et encore les phrases préparées avec soin. Son plan était simple : Toquer à la porte, et harceler Léonardo jusqu'à ce qu'il accepte de lui parler.

Au moment où la porte s'ouvrit, il tomba nez-à-nez avec le blond, et se figea. Il restèrent un instant à se regarder en chiens de faïence, n'osant piper mot. Après un silence pesant, Ezio se risqua à ouvrir la bouche :

-S… Salut.

Léo soupira et lança un regard au ciel en s'avançant dans l'ascenseur, appuyant sur le bouton du rez-de-chaussée. Il lança d'un ton assassin, en toisant légèrement l'autre.

-Si tu es venu jusqu'ici pour me demander de te pardonner et de te reprendre dans ma vie, c'est raté ! Je n'ai ni l'envie, ni le temps de te parler. Tu es venu pour rien.

La porte se ferma, et Ezio fixa avec un mélange de déception et de colère son ancien amant.

-Tu pourrais au moins écouter ce que j'ai à dire pour ma défense…

Léo se tourna vers lui et le foudroya du regard, faisant déglutir de trouble l'autre. La cabine s'ébranlait et commençait à descendre. Le blond s'apprêtait à dire autre chose, ouvrant la bouche, lorsqu'il y eut une violente secousse, les projetant tous deux contre les parois. La lumière s'éteignit alors, faisant s'allumer la petit ampoule de sécurité, qui nimba la pièce d'une lumière sombre et bleutée. Léonardo poussa un juron, et se pencha sur les boutons, les martelant un à un avec rage. Il poussa un grand râle, et se tourna vers Ezio :

-Bein bravo ! On est bloqué !

Comme il faisait sombre, il ne put voir le maigre sourire qui ce dessina sur le visage du barman. Bien que la situation soit déplaisante et inconfortable, Ezio remercia inconsciemment le ciel de lui offrir ce tête-à-tête. Au moins, Léo ne pourrais pas fuir ou se cacher, et serait obligé de l'écouter. Il n'avait plus qu'à espérer que le dépanneur n'arrive pas trop vite.

Léonardo, de son côté,était en train de composer le numéro de la centrale de surveillance, énervé, jurant dans sa barbe. Il avait autre chose à faire, et ne voulait pas faire attendre Cesare.

oOoOoOo

Malik sirotait une limonade, la tête remplie de problèmes, pendant que son petit-ami se faisait mettre la tripotée aux fléchettes par Rebecca, riante. Il ne comprenait pas qu'ils arrivent à rester si calme. Abbas était en liberté quelque part en ville, et Clay était toujours aux abonnés absents. Soupirant intérieurement, il vit Desmond entrer à ce moment là, et se leva d'un bond pour se diriger vers lui.

L'étudiant venait de se poser au bar et de commander une bière à Mario, lorsque le cadre lui arriva deçu, visiblement perturbé, l'attrapant par les épaules et le secouant légèrement en le regardant avec un regard perçant :

-Desmond ! As-tu des nouvelles de Clay ?

-Bonsoir aussi, répondit ironiquement l'autre en le regardant comme s'il c'était agit d'un dément.

-Oui, bonsoir, fut troublé Malik, le lâchant enfin. Désolé.

-Bien, qu'est-ce qui se passe, demanda Desmond en prenant une gorgée de sa bière.

-On n'a plus de nouvelles de Clay depuis vendredi soir. Il n'es pas venu au travail samedi, ni aujourd'hui. Et avec Abbas dans le coin, je…

-Tu es en train d'imaginer le pire, trancha l'autre, dont le sourire venait de s'effacer. Je vois.

Desmond se sentit soudain très mal. Il n'avait pas pensé une seule seconde à Clay depuis… vendredi justement. Trop excité par son petit voyage éclair à Seattle, il avait complètement oublié son camarade. Il se souvint à cet instant qu'il était censé aller boire un verre avec lui justement, et qu'il l'avait zappé lorsqu'Aveline l'avait appelé. Mais quel boulet il pouvait être par moment ! Il ne l'avait même pas averti qu'il avait un empêchement. Combien de temps Clay l'avait-il attendu avant de comprendre qu'il ne viendrait pas ?! Et qu'avait-il pu lui arriver ensuite ?!

Mais quel con tu peux faire par moment ! hurla une voix dans sa tête.

-Comme vous semblez assez bien vous entendre, je me demandais si toi, tu avais eu de ces nouvelles, où… poursuivait Malik.

Mais Desmond ne l'écoutait qu'à moitié. Bordel, pourquoi Clay aurait-il soudainement disparu ? Il sentait l'angoisse le prendre petit-à-petit, et se permit donc de se lever et de se diriger vers la porte, abandonnant sa chope de bière.

-Bein, Desmond, où vas-tu ? interrogea le cadre, vivement surpris par cette attitude soudaine.

-Je vais voir chez lui si je le trouve ! répondit l'autre en poussant la porte.

Il croisa Assia et Claudia, qui arrivaient à ce moment, les bouscula à moitié en s'excusant, et s'élança dans la rue au pas de course. Lorsque les deux jeunes femmes arrivèrent au bar, regardant toujours la rue à travers la vitre, la sœur Auditore demanda à l'attention de Malik, qui restait incrédule :

-C'est quoi son problème ?

oOoOoOo

A l'hôpital, Abbas prenait place dans le canapé du bureau de Federico. Celui-ci se tenait dans le fauteuil en face, visiblement énervé d'avance, ce qui fit sourire le criminel. Il avait très envie de le taquiner, juste pour voir jusqu'où il pouvait le pousser.

Le psy prit la parole après un long silence pesant, d'un ton acerbe :

-Bien, parles-moi de ton passé ! Explique-moi comment tu en es arrivé là où tu en es !

-D'accord, fit insolemment Abbas. Alors, il était une fois, dans un pays gigantesque…

-De manière sérieuse ! gronda Federico, le foudroyant du regard.

-Tsss. Et pourquoi veux-tu que je te raconte une histoire que tu connais toi-même par cœur ? interrogea narquoisement l'autre, soutenant son regard.

-Le protocole exige que je l'entende de ta bouche, exposa le Dr Grayson. Alors si tu pouvais faire les choses normalement, que ça aille le plus vite possible !

-Ma présence te dérange à ce point ?! interrogea vilement Abbas.

-Oui !

Le criminel eut un sourire malveillant, et décida donc de se plier à l'exercice, il savait que cela rouvrirait d'ancienne blessure chez celui qui avait été son ami autrefois.

-Ok. Alors, c'était il y a environs treize ans…


Voilà, fin de ce chapitre.

Qu'en avez-vous pensez ?

Le prochain chapitre sera un flash-back entrecoupé de temps-présent. J'y révèlerai la tragique histoire de la famille Auditore et d'Abbas, ainsi que du drame.

Je tenais également à m'excuser. Je sais que cette histoire traine beaucoup plus en longueur que les cycles précédents, mais il y a beaucoup de petits nœuds à exploités, et je tiens à démêlé toutes les branches de l'histoire. J'ai penser les histoires personnelles de chaque personnages, et j'estime leur devoir de tous les amener à leur conclusion propre. Bref, cette fic n'est pas encore terminée, et j'espère sincèrement que vous resterez de la partie jusqu'à la fin. Si toutefois vous veniez à vous lasser, n'hésitez pas à me le faire remarquer, et je verrais ce que je peux faire ^_^

Voilà, encore merci d'avoir lu et à très bientôt !