Septième chapitre en ligne !

Je suis absolument, horriblement, vraiment, vraiment désolée pour ce retard. Ces derniers mois ont été intenses, que ce soit au niveau personnel ou des études, et j'ai un peu abandonné mes traductions. Mea culpa ! J'espère que vous me pardonnerez !

Bonne lecture.


Jour 19 : Interrogatoire

Steve était exténué à cause de leur mission au Brésil. Ces toxicomanes savaient vraiment bien se bagarrer. Tout ce qu'il voulait à présent, c'était de boire un bon chocolat chaud et se mettre en boule dans son lit, avant de se laisser aller. Malheureusement, dans la tour Avengers, rien ne fonctionnait jamais comme prévu. Cinq minutes après être descendu du jet, il se rendait dans sa chambre lorsqu'on lui recouvrit la tête d'un sac. Ses bras furent liés dans le dos et son corps poussé dans un placard. Triste jour lorsqu'on se rend compte qu'on est habitué à ce genre de situation étrange.

« Captain Steve Rogers. Vous avez été appelé à comparaitre devant la Cour puissante de la Justice pour un interrogatoire. » résonna une voix transformée par un robot. Steve soupira – il était beaucoup trop fatiguée pour ça.

« Sur quels fondements ? » demanda-t-il prudemment. Deux personnes se trouvaient dans la pièce avec lui il pouvait les entendre se déplacer juste devant lui. S'il l'avait voulu, il aurait pu frapper le premier, se défaire de ses liens et attaquer le deuxième. Mais quelque chose lui disait qu'il n'avait pas affaire à des kidnappeurs chevronnés – non, ça ressemblait plus à deux imbéciles.

« Vous n'avez pas rempli les conditions du SMK Game, hier à 12H57, quelque part au-dessus du continent Sud-Américain. » intervint une autre voix, elle aussi transformée par un appareil. Il roula des yeux sous le bandeau de tissu.

Ouais – il avait définitivement affaire à deux imbéciles.

« J'aimerais connaître l'identité de mon accusateur et lui parler en face, s'il vous plait. En fait, j'aimerais bien pouvoir voir tout court. » dit-il en jouant le jeu.

« Nous ne pouvons pas faire ça, Captain. Cela irait à l'encontre des règles de la Cour. » dit l'un d'entre eux alors qu'ils le poussaient sur une chaise.

« S'il y en a, vous êtres probablement en train de les inventer à l'instant. » dit-il sèchement. Il entendit une sorte de chuchotement avant que la voix ( qui sonnait exactement comme un canard qui aurait attrapé un rhume) ne résonne.

« Si vous ne coopérez pas, nous serons forcés d'utiliser des manières plus persuasives. » dit-il fermement. Steve renifla.

« Je suis un soldat chevronné, mon gars. Il n'y a pas une seule méthode de torture qui me fera parler. » dit-il, absolument confiant.

« Oh, nous savons. Nous avons d'abord enquêté. Nous avons aussi un indic' – nous connaissons votre secret, Captain. » dit le la Voix-Brouilleur d'une manière diabolique.

« Je n'ai pas beaucoup de secrets- vous pouvez trouver la plupart d'entre eux sur Google, si vous ne savez pas déjà. »

« Oh, vraiment ? Alors tous les voyous accros à internet connaissent votre plus grande faiblesse ? » demanda la Voix-Canard. Steve se figea – personne n'était au courant – c'était son secret le mieux gardé.

« Vous bluffez. » dit-il finalement. Il entendit quelqu'un bouger avant de sentir une plume légère toucher le bout de son nez. Oh non. Oh mon dieu, non.

« Nettoie la zone de torture, camarade. » dit Canard de façon menaçante.

« Awh, c'est dégoutant, mec. Tu sais que ce gars n'a pas pris de douche pendant 70 ans ? Quelques mois ne vont pas faire partir cette puanteur! » dit Brouilleur qui semblait s'être bouché le nez. Ok, alors maintenant, il se faisait carrément insulter.

« Hé ! Je n'ai pas les pieds qui puent ! » protesta Steve.

« Oh bon dieu, bouge-toi de là » dit Canard en prenant la place de l'autre pour faire le travail lui-même. Le capitaine désormais déchaussé déglutit difficilement.

« JE NE PARLERAI JAMAIS ! » cria-t-il pour défier l'autre. Il sentit les deux hommes se lancer un coup d'œil par-dessus sa tête.

« Tiens-le bien. »

5 minutes plus tard

« HAHAHAHAAHAHA ! NON ! HAHAHAAHA ! JE NE LE FERAI PAS ! AHAHAHAHA ! MON VENTRE ! AHAHAHAHAHA ! JE VAIS MOURIR ! » hurla Steve, maintenant attaché sur une table. Ils utilisaient maintenant trois plumes pour se moquer du pauvre soldat.

« Tu ne sais pas quand abandonner, n'est-ce pas Captain ? » demanda la Voix-Canard.

« AHAHAHA ! JE PEUX AHAHAHA FAIRE CA TOUTE LA NUIT ! AHAHAHAHAHA ! » couina Steve, des larmes inondant son visage.

« Je pense qu'on va devoir passer à l'étape 2 finalement, partenaire. » dit Brouilleur.

« Tu veux dire déchirer sa chemise ? » demanda Canard d'une voix diabolique. Steve devint pâle. Non. Pas les mamelons !

« T'en penses quoi Captain ? Prêt à passer à l'étape supérieure ? » demanda Brouilleur. Steve se contracta.

« HAHAHAHAHAHAHA ! JE NE CRAQUERAI PAS PUTAIN ! AHAHAHAHA ! » prononça-t-il à travers les larmes. Il pourrait très bien décéder du manque d'oxygène avant même qu'ils obtiennent des informations. Il sentit tout à coup le froid d'une paire de ciseaux en haut de sa chemise. Oh. Mon. Dieu.

« AHAHAHAHA ! C'EST UNE PUTAIN D'AGRESSION SEXUELLE ! AHAHAHAHA ! » cria Steve, son visage virant au bleu à force de rire.

« Donne-nous ce qu'on veut. » dit Canard. Sueur froide.

« AHAHAHA ! JAMAIS ! AHAHA ! » hurla-t-il. Encore une sueur froide.

« Tu sais qu'on ne bluffe pas, Captain. » le prévint-il. Encore une autre sueur froide. Steve sentit un bout de sa chemise se déchirer et tomber sur le sol.

« Ouah, Cap… pas étonnant que toutes ces filles en furie hurlent quand tu déchires ton costume pendant une bataille, on voit tout à travers ! » siffla Canard. Steve était humilié.

« AHAHAHAHA ! S'IL VOUS PLAIT NON ! AHAHAHAHA ! » pleurnicha-t-il, à deux doigts de devenir fou. La plume se trouvait juste au-dessus de son mamelon.

« Dernière chance. »

« JE NE TRAHIRAI PAS MON PAYS A CAUSE D'UNE PUTAIN DE PLUME ! » hurla-t-il en dernier signe de défi. Il pouvait presque les voir hausser des épaules. Premier effleurement.

« OKAY ! OKAY ! JE VAIS AVOUER ! JE VAIS AVOUER ! JE VAIS AVOUER ! AHAHAHAHA ! ARRETEZ CETTE TORTURE ! » supplia-t-il. Il était presque rendu à brailler comme un bébé.

« DIS-LE ! » crièrent-ils en même temps.

« J'EPOUSE CE PUTAIN DE CLINT ! JE ME TAPE STARK ET JE TUE NATASHA ! » hurla-t-il finalement, à bout de souffle.

Silence.

Les plumes tombèrent à terre. Les spasmes quittèrent le corps de Steve, et il resta comme ça, à deux doigts de se faire violer.

« Ouah.. Je l'ai pas vue venir celle-là. » dit Voix-de-Canard.

« Félicitations Captain Steve Rogers ! Vous venez juste de subir un chantage – bienvenue dans l'équipe Mayhem. Nous avons un objectif et un seul – mettre complètement la pagaille dans les quartiers généraux du SHIELD et rendre Fury dingue aussi rapidement qu'il est humainement possible de le faire. Et de préférence sans mourir au cours de l'opération. » dit Tony en retirant le sac qui recouvrait le tête du Captain qui semblait complètement sous le choc. Un tic le secouait de manière étrange. Clint et Tony le regardaient d'un œil amusé.

« Hum… je pense qu'on l'a abimé, Stark. » dit prudemment Clint. Steve gémit.

Oh mon Dieu. Il aurait dû se montrer plus fort – mais ces foutus plumes.

20ème Jour : Mayhem à bord du Hélioporteur

L'agent Hill était encore en train de lire un autre compte-rendu de la dernière mission des Avengers – c'était difficilement lisible, comme d'habitude. La grammaire de Thor était incompréhensible et il y avait tellement de blancs non expliqués qu'elle se demandait s'il ne serait pas plus simple de jeter le rapport par la fenêtre et de demander au Captain d'écrire tous les rapports par la suite. Il était le seul à avoir une expérience militaire dans la rédaction de rapport. Les faire écrire à tour de rôle ne marchait pas.

Buzz. « Agent Hill – il y a une brèche dans le réservoir d'eau au troisième étage. » la prévint un agent par sa radio. Hill continua à lire le malheureux rapport tout en se dirigeant vers la salle de contrôle.

« Est-ce que j'ai l'air de faire partie du département d'ingénierie, d'après vous ? » répondit-elle. Une pause lourde de sens suivit ses paroles.

« La brèche a la forme d'une lettre A. » dit prudemment l'agent. Elle se figea.

« Vous êtes sûr que ce n'est pas un hasard ? » demanda-t-elle.

Buzz. « Agent Hill – il y a un paquet suspect qui bloque la porte du Directeur. » Que quelqu'un l'achève sur le champ…

Buzz. « Agent Hill - il y a un problème de sécurité inconnu au niveau 1, à côté du centre de déchets. » la prévint un autre agent. Elle soupira.

« Restez en ligne. » ordonna-t-elle avant d'envoyer un message à sa secrétaire.

« Agent Gram ? » dit-elle prudemment.

« Oui, agent Hill ? »

« Annulez mon emploi du temps pour aujourd'hui et demain. » dit-elle, déjà fatiguée.

« C'est fait – c'est à cause de ce à quoi je pense ? » demanda Gram, curieuse. Elle soupira une nouvelle fois.

« Ils sont de retour. » fut tout ce qu'elle put dire avant de tourner au coin pour se diriger vers la pièce de sécurité – ces pauvres agents n'ont aucune idée de ce qui va leur arriver aujourd'hui. Et 'chaos' n'était même pas assez fort comme mot.

Plusieurs étages en dessous du niveau principal

« Alors, tout le monde connait le plan ? » demanda Tony de manière excitée. Les cinq Avengers étaient tous regroupés dans un hall, non loin de la première brèche signalée. Ils acquiescèrent tous à la question.

« Il vaudrait mieux que ce soit la dernière fois que tu menaces d'utiliser mon labo comme lieu pour former une équipe pour une farce. » dit Bruce de manière laconique. Tony sourit.

« Oh allez, ça n'a pas été si compliqué de te convaincre tu étais heureux comme jamais de pouvoir te venger de ces jeunes agents qui t'ont enfermé dans ces toilettes minuscules avec pour seule compagnie une sorte de bâton vert fluorescent. » dit Tony d'un œil entendu. Bruce le fusilla du regard mais ne répliqua pas – c'était vrai – ces petits salauds allaient vite déchanter.

« Pourquoi est-ce qu'on est supposé porter des caleçons de bain déjà… ? » hésita Steve. Il était très gêné depuis la 'torture-chatouille' – en fait, il se pourrait même qu'il ait développé depuis une phobie des plumes.

« Tu verras. » dirent Clint et Tony à l'unisson, avec le même sourire diabolique. Steve et Bruce frémirent. Les jumeaux maléfiques étaient de retour.

« Très bien, nous avons une heure pour faire de cette opération un succès – si vous n'êtes pas de retour à temps, nous vous laisserons derrière. » dit Tony en les regardant tous très attentivement. « Prêt ? » demanda-t-il. Ils hochèrent de la tête. « En avant ! » dit-il, tandis qu'ils partaient tous en courant dans des directions différentes.

Phase 1 :

Jake était tranquillement assis avec ses autres camarades dans la cafétéria du SHIELD. La journée était très chargée et ils avaient enfin réussi à prendre une pause pour le déjeuner vers 15 heures.

« Que fait l'équipe Avengers selon toi ? » demanda son partenaire tout en dégustant son sandwich. Il n'arrivait pas à comprendre comment il pouvait manger de la nourriture froide comme ça – Jake préférait largement une soupe chaude.

« Probablement en train de se faire botter le cul par le prochain nouveau méchant voué à détruire le monde. » répondit-il avec dédain.

« C'est un groupe de mecs chanceux bons pour les affiches tu sais ? Nous, les vétérans du SHIELD, on fait tout le travail et eux ils restent là et font les beaux. Ils ont droit à tous les honneurs aussi. » dit son partenaire, tout aussi méprisant.

« Ouais, on est sous-valorisé hein ? » dit Jake. Son camarade était sur le point de répondre quand il remarqua quelqu'un qui s'installait sur un banc devant eux.

« Hé, c'est pas Jame Elroy, le grand gars du département de la défense ? » dit-il avec curiosité. Jake se figea.

« Oh merde, le cherche pas ! Il a failli faire gicler ma cervelle la dernière fois. » couina Jake.

« Sérieux ? Qu'est-ce que tu avais fait ? » demanda-t-il, curieux. Jake trembla.

« J'ai renversé mon café sur ces chaussures vintage par accident. » dit-il, tremblant. Tout à coup, ils virent un jet de liquide passer au-dessus de leur tête et le virent –avec horreur- atterrir droit sur Elroy lui-même. L'homme était maintenant trempé de la tête aux pieds par ce qui semblait être une soupe bouillante. Les deux agents se lancèrent un regard désespéré avant de baisser les yeux vers le plateau de Jake. Oh merde. Elroy s'arrêta de manger et se retourna doucement vers eux. Son visage ne reflétait aucune émotion. Les deux agents pâlirent en un clin d'œil.

« C'ETAIT PAS NOUS ! » hurlèrent-ils. L'homme musclé se leva de son siège et brandit sa tarte d'un air menaçant. Il la lança rageusement sur eux et ils l'esquivèrent à temps. Splat. Ils se retournèrent avec précaution et virent le visage de l'agent Poyser recouvert du dessert. Ils déglutirent difficilement.

« COURS ! » crièrent-ils en se réfugiant sous les tables tandis que la Troisième Guerre mondiale avait lieu au-dessus d'eux. L'écœurante nourriture de la cafétéria était utilisée comme missile et envahissait le champ spatial de l'endroit. Personne n'était épargné. Au bout de quelques minutes, la cafétéria ressemblait à un champ de bataille.

Les pauvres agents junior furent sortis de leur cachette et utilisés comme bouclier humain. Ces 'pauvres salauds' n'avaient aucune chance.

« MAIS ON N'A RIEN FAIT ! » dit Jake d'une voix désespérée avant de recevoir en pleine figure la viande non identifiée du mardi. Elroy le souleva pour le mettre à sa hauteur Jake semblait sur le point de mouiller son pantalon.

« Je m'en fous, je ne t'aime toujours pas. » dit-il avant de le balancer simplement de l'autre côté de la pièce. Il le regarda dégringoler sur un groupe de jeunes agents comme une boule de bowling.

Sous une table, pas si loin que ça de la zone de bataille

« Ha ha ! SALAUDS ! Voilà ce qui arrive quand on enferme des gens innocents et claustrophobes. » dit Bruce, avec un brin de triomphe. Thor le regarda prudemment.

« Ne penses-tu pas que c'est un petit peu trop sévère, Docteur ? » demanda-t-il. Bruce se calma quelques minutes et regarda Thor.

« Ils disent que tu es un alien ambitieux tout droit sorti Shakespeare et plus bête qu'un enfant de trois ans. » dit franchement Bruce. Thor réfléchit.

« PUISSE LA COLERE DES DIEUX PLEUVOIR SUR CES FRELES HUMAINS ! » déclara Thor en levant son puissant marteau. Bruce acquiesça, puis ils évacuèrent la cafétéria – leur travail ici était fini.

Phase 2 :

Buzz. « La cafétéria a été touchée, agent Hill. » l'informa un agent aguerri par sa radio. Elle soupira tout en faisant apparaitre sur l'un des écrans de sécurité les caméras positionnées dans la cafétéria – un chaos absolu y régnait.

« Est-ce que quelqu'un les a trouvé ? » demanda-t-elle. Sa radio grésilla. Pas de réponse – hum. C'était étrange. Tout à coup, les écrans s'éteignirent et les lumières commencèrent à vaciller. Ce n'était jamais bon signe.

Contre toute attente, les écrans se rallumèrent et l'on vit apparaitre sur chacun d'eux Tony Stark –c'était surement un cauchemar, c'était la seule explication possible.

« Salut mes chers agents surbookés de la salle de sécurité 103 ! Je viens juste de prendre le contrôle de l'appareil et de l'accès au système ! Alors prenez un jour de congé en avance – au frais de Fury. Je vous aime bien agent Hill, alors si vous avez peur de la mort, n'ouvrez pas la porte. Bye bye ! » dit joyeusement Tony avant que le signal ne s'arrête. Ils se retrouvèrent devant des écrans brouillés, à l'exception de l'écran central qui affichait la salle de contrôle. Elle plissa les yeux, suspicieuse.

« Que voulait dire Stark ? » demanda un des hommes, nerveux. Ils fixèrent la porte lorsqu'ils entendirent un bruit sourd se rapprocher. Ils se réunirent autour de la fenêtre et furent surpris de voir un groupe d'agents s'enfuyant du hall et disparaitre.

« RETRAITE ! » crièrent-ils à l'attention des autres agents. Battre en retraite, c'est le synonyme de s'enfuir, mais ça se veut plus viril. Les bras leurs en tombèrent lorsque les agents aperçurent la monstruosité auquel les autres essayaient d'échapper.

« Merde, est-ce que c'est un raz-de-marée ? » demanda un agent sans y croire.

« Oublie les vagues – c'est Clint Barton et Steve Rogers qui surfent sur les vagues ou je rêve ? » demanda un autre agent, encore plus stupéfait. L'agent Hill se pinça le nez. Et ce mal de tête qui revenait à la charge…

Buzz. « AGENT HILL, QUE DEVONS-NOUS FAIRE ? » demanda un agent complètement affolé par sa radio qui, contre toute attente, marchait encore. Elle regarda le pauvre agent sur le point de se faire engloutir par les énormes vagues. Pauvre vieux.

« Fermez juste les yeux, comme ça vous ne la verrez pas arriver. J'ai été heureuse de vous connaitre. » dit-elle en le saluant. Tous les agents derrière elle reproduisirent son geste. L'agent cogna un moment contre leur fenêtre, de manière frénétique, avant de se faire emporter par le courant.

Faites que nous soyons toujours du côté de Tony Stark.

« Hum.. les gars.. il faut que vous voyiez ça. » dit un agent qui se tenait derrière le groupe réuni autour de la fenêtre. Tous se retournèrent pour fixer le seul écran encore en marche. Merde.

Phase 3 :

« Monsieur… nous venons juste de perdre toutes les communications avec le reste de l'équipage. » rapporta un agent depuis son poste de travail. Fury fixa sur lui son unique œil valide.

« QUOI ? Dites-moi que vous ne venez pas de dire ce que je pense que vous avez dit, agent ! » dit Fury, en colère. Le pauvre agent ne savait plus où se mettre.

« Monsieur… la puissance est tombée à 70%. » l'informa un autre agent. S'il avait eu des cheveux – il les aurait tous arrachés à l'instant. Où était cette foutue perruque ?

« Qu'est-ce qui la fait baisser ? » demanda-t-il d'un ton irrité.

« Rien Monsieur. Elle a été redirigée vers une autre partie du vaisseau sans autorisation. » répondit-il.

« Auriez-vous l'obligeance de me communiquer s'il y a d'autres choses qui ne marchent pas, messieurs ? » hurla-t-il. Tout le monde fut pris de peur en regardant son écran.

« Monsieur… La radio de l'agent Hill est morte. » osa prononcer un agent plus courageux que les autres. Fury se figea et leur âme fut transpercée par sa colère – il ne serait plus jamais le même.

Souffle bruyant.

L'agent Hill n'était jamais injoignable.

« Que quelqu'un sorte d'ici et découvre CE QUI SE PASSE NOM DE DIEU ! » cria-t-il. Plusieurs agents se précipitaient déjà pour atteindre la porte lorsqu'ils entendirent un crépitement.

« Cause we gon' rock this club,
We gon' go all night
We gon' light it up
Like it's dynamite
! » commença à chanter une voix à travers les appareils de communication de l'appareil. Tout le monde s'arrêta. Oh non.

BOOM.

L'explosion fit trembler toute la pièce. Fury s'agrippa à une table pour éviter de s'écraser sur le sol avant d'attraper un agent par le col de sa chemise.

« Tu vas me dire ce que c'était et tu vas me le dire MAINTENANT ! » dit-il. L'agent semblait sur le point de pleurer.

« Je-je-je…ça r-r-ressemblait à.. Stark, Monsieur ! » gémit-il. Fury le fixa de toute sa hauteur et lorsqu'il apparut évident que le pauvre agent était sur le point de mourir de terreur, il le balança sur le sol. Il jeta un coup d'œil au reste de son équipe, mais ils étaient tous en en train d'observer anxieusement le plafond, écoutant les bruits pat, pat qui provenaient de toutes les directions.

« Bonjour, mes chers agents stressés et exploités – et Popeye. Aujourd'hui, je vous apporte de bonnes nouvelles de clémence. La porte est bloquée, grâce aux bons soins des explosifs Stark, mais si vous acceptez de vous éloigner de Mister 'cache-œil', vous serez épargnés pour notre prochain gros coup. » dit joyeusement Tony.

Tous les agents s'éloignèrent du Directeur en même temps. Il leur lança à tous un regard meurtrier.

« Vous savez pourquoi nous sommes ici, Directeur. Si vous acceptez simplement nos conditions, nous mettrons fin à tout ceci. » dit Tony en donnant au maître incontesté mais têtu de l'espionnage une dernière chance.

« Je ne négocie pas sous la menace d'une attaque imminente, Stark. » dit Fury d'une voix ferme.

« Comme vous voulez. » dit Tony en haussant des épaules avant d'appuyer sur un bouton. Une bouche d'aération s'ouvrit juste au-dessus de Fury, délivrant une quantité impressionnante de matière visqueuse et jaune qui vint arroser le directeur de la tête aux pieds. Personne n'osa reprendre sa respiration. On voyait clairement l'envie de meurtre dans ses yeux.

« C'est tout ce que tu peux faire, Stark ? » demanda Fury en fait, il était déçu. Il s'attendait à quelque chose de mieux que ça.

« Vous savez, il y a une citation que j'ai toujours eu envie d'utiliser mais je n'ai jamais trouvé l'occasion pour – jusqu'à aujourd'hui. SINGES – A L'ATTAQUE ! » hurla Tony.

Tout le monde resta sous le choc. Ils virent toutes les bouches du plafond s'ouvrir brusquement, et des singes leur tombèrent dessus. Des singes. Sur l'hélioporteur. Dans la salle de contrôle. C'était complètement dingue.

« EEE ! EEEE ! EEEEEEEEEEEEEE ! » hurlèrent les minuscules monstres.

« C'EST QUOI CE BORDEL ? » dit Fury en voyant l'armée de primates se diriger vers lui – et seulement vers lui. Il se regarda et réalisa qu'il sentait la banane.

Oh merde.

« AHHHHHHHHHHHHHHH ! » hurla-t-il, attaqué de toutes parts par les créatures poilues. Il s'effondra comme un arbre qu'on abat. Tous les agents grimacèrent. Plus rien ne pouvait le sauver à présent. Le groupe de singes ne cessait de s'accroitre et tous les agents se collaient contre le mur pour éviter de recevoir l'espèce de matière-banane sur eux. Après tout, les instincts de préservation sont plus forts que la loyauté.

« Cause I told you once
Now I told you twice
We gon' light it up
Like it's dynamite ! »
chantait Tony alors qu'une boule de disco était apparue au plafond. Comment diable avait-il réussi à installer ça sans que personne ne s'en aperçoive ? Ils ne le sauraient jamais.

« Bon, j'espère que vous avez aimé notre démonstration de protestation. Les Avengers aimeraient faire une déclaration. Allez trouver une autre équipe bordélique de superhéros pour sauver le monde dans les deux semaines à venir – nous voulons des foutues vacances. Au revoir et bonne journée ! » dit Tony en jouant une dernière chanson, avant de courir vers la sortie. Il lui restait une minute.

« Rah, rah, ah, ah, ah

Roma, roma, ma

Gaga, ooh, la, la

Want your bad romance. »

« STAAAAAAAAAAAARK ! » entendit-on bientôt dans tous les halls du vaisseau.

Ah, c'était bon d'être célèbre.

Phase 4 :

Natasha descendit de son avion et se retrouva dans un hangar désert. C'était étrange. D'habitude, il y avait toujours plein de personnes qui rentraient et sortaient du hangar. Où étaient-ils ?

« Pst ! Psssst ! » Elle baissa les yeux et fut choquée de voir au moins 20 pilotes du SHIELD cachés sous une grille du sol. Elle se baissa pour pouvoir les entendre.

« Ils arrivent. » murmura l'un d'entre eux. Elle les regarda.

« Qui ça ? » demanda-t-elle prudemment. Ils s'éloignèrent tous de la lumière.

« Courez ! » furent tout ce qu'ils dirent avant que les portes du hangar ne s'ouvrent brutalement, dévoilant des milliers de singes en furie. Elle se releva et tira en l'air un signal d'avertissement. Les singes se figèrent, peureux.

« Vous voulez vraiment faire ça ? Vous voulez vraiment franchir cette ligne ? » demanda-t-elle sérieusement. Sous son regard meurtrier, les singes battirent en retraite. Elle tira un autre coup.

« EEEEP ! » fut la réponse incontestée du groupe.

« Non ? C'est ce que je pensais. Alors vous allez lever vos culs de singes et retourner d'où vous êtes venus. » ordonna-t-elle en pointant son arme vers l'entrée. Les singes rebroussèrent d'eux-mêmes chemin vers l'entrée. Elle eut un sourire satisfait.

Le petit groupe d'agents, cachés sous le sol, se réjouirent. Elle les ignora et sortit de la pièce – quelqu'un chose n'allait pas. Elle traversa les halls silencieux du hélioporteur. Elle était sur le point de tourner à un coin lorsque quelqu'un lui hurla quelque chose.

« NE FAITES PAS UN PAS DE PLUS ! »

Elle regarda autour d'elle et se figea. Tout le hangar était rempli d'agents du SHIELD collés contre les murs.

« Mais merde, qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda-t-elle. Un des agents collés contre le mur haussa des épaules.

« Il y a eu une explosion qui a fait trembler le vaisseau, et on s'est tous retrouvés projetés contre les murs – apparemment, on est collés. » répondit-il. Natasha haussa un sourcil.

« Est-ce que le sol est également concerné ? » demanda-t-elle. Ils secouèrent la tête. Elle posa prudemment un pas en avant et fut soulagée de voir qu'elle n'était pas immédiatement collée au sol. Elle traversa le hall, en essayant d'ignorer les regards énervés sur elle.

« Ceci – je n'ai rien à voir avec ça. Je viens juste de rentrer d'une mission en Chine. Alors ne me regardez pas comme ça ! » les prévint-elle. Tous lui jetèrent un regard suspicieux avant de soupirer.

Elle dévala un certain nombre d'escaliers puis entendit un grondement venant du hall en bas. Curieuse, elle se dirigea vers l'endroit. Tout à coup, toute l'équipe des Avengers débarqua en courant, la prenant au passage, et continua à courir. Mais merde ?

« QU'EST-CE QUE VOUS FAITES ? » hurla-t-elle en essayant de se dégager.

« PAS LE TEMPS D'EXPLIQUER ! » hurla Clint, tandis qu'ils continuaient leur course folle.

« Qu'est-ce que c'est que CA ? » demanda-t-elle lorsqu'elle vit la masse gigantesque noire qui se multipliait derrière eux. Ils se firent encore plus rapides.

« C'est la nouvelle invention de Stark ! C'est un PUTAIN de prototype ! » répondit Clint en sautant par-dessus un agent au sol. Puisse-t-il rester inconscient et ne pas assister au désastre qui fonce vers lui.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-elle à nouveau – ils allaient la rendre folle.

« Ca veut dire que le génie est un IDIOt ! Il ne peut pas l'arrêter ! » répondit Bruce en tournant à un coin.

« Hé ! Si on n'expérimente pas, on n'est jamais capable de réparer les potentiels problèmes ! » dit Tony pour sa défense.

« CE N'EST PAS UN LABO ICI ! » hurlèrent-ils. Il fit la moue.

« C'était une trop belle opportunité pour la laisser passer. » se murmura-t-il à lui-même.

Ils firent irruption dans le hangar et se dirigèrent vers l'avion encore prêt que Natasha venait juste de quitter il y a quelques minutes. Tony se félicita – il avait programmé cette putain d'opération à la perfection.

« Fais décoller l'avion Clint ! Allez ! Allez ! Allez ! » hurla Stark tandis que la rampe se relevait derrière eux.

« Où allons-nous ? » demanda Clint dans la précipitation.

« Nous allons à Hawaii, les enfants ! » dit Stark en sortant ses lunettes de soleil, les ajustant sur son nez. Tout le monde le fixa un moment – ça aurait pu être pire.

Pendant ce temps, Maria regardait le chaos sans nom avec une profonde ré n'aurait pas pu être pire. Elle se retourna pour regarder les agents de sécurités qui jouaient au carte dans un coin et pariaient sur ces emmerdeurs de la Team Avengers.

Triste jour lorsqu'on réalise que ses propres agents sont habitués aux blagues de la Team-A et continuent leur journée comme si ce n'était pas grave. Le SHIELD avait connu des jours meilleurs avant que Loki fasse son apparition sur Terre. Puisse Fury trouver la paix le jour où il décidera de partir à la retraite. Après tout, c'est un foutu vétéran.

21ème jour : BONUS

LA MALEDICTION DU TIKI TIKI

Ils se reposaient tous au bord d'une piscine, dans une résidence privée sur une des îles d'Hawaii. Ils soupirèrent de bonheur. Ça, c'était la vraie vie.

« Tu sais Stark, ces vacances valent bien toute la merde qu'on va devoir affronter à notre retour. » dit Clint en sirotant son martini. Thor ronflait tandis que Bruce et Steve s'éclaboussaient dans la piscine. Natasha était quelque part – probablement responsable de la mort de plusieurs hommes (jeunes ou vieux) par son simple déhanché. Tony gloussa.

« Ne t'inquiètes pas Barton, c'est ce que tout le monde ressent après un retour de vacances, de toute façon. » répondit Tony. Clin renifla. Il avait pourtant une crise de fou rire à chaque fois qu'ils visionnaient les vidéos de l'attaque contre le SHIELD. Alors tout allait bien.

« LAISSEZ-MOI ! » hurla quelqu'un du patio. Ils se retournèrent tous pour voir nulle autre que Natasha. C'était étrange.

« Qu'est-ce qui ne pas, chérie ? » demanda Clint. Elle les regarda et marcha vers eux.

« CECI ! » dit-elle en leur dévoilant un petit talisman en bois représentant un danseur de hula. Ils la regardèrent, visiblement confus.

« Et alors ? » demanda Tony. Elle grogna et jeta la petite poupée de l'autre côté de la maison. Ils la virent s'envoler puis disparaitre derrière le bâtiment.

« O…kay ? » dit doucement Clint. Il pensa que le soleil avait surement trop tapé sur la tête de sa chère russe. Elle était faite pour le froid après tout – pas pour ce soleil aveuglant d'Hawaii. Elle tourna son regard meurtrier vers la piscine et poussa un cri perçant.

« REGARDEZ ! ELLE EST REVENUE ! » hurla-t-elle. Ils regardèrent dans la direction qu'elle indiquait et frissonnèrent.

« Oh mon dieu ! » dit Tony en grimpant sur sa chaise. Clint sauta littéralement de sa chaise et s'éloigna le plus possible de la poupée en bois.

« C'EST QUOI CA ? » hurla Clint – probablement terrifié.

« CA FOUT LES JETONS ! VOILA CE QUE C'EST ! » lui hurla Natasha.

« Okay les gars ! On se calme – c'est peut-être juste une blague. » dit Tony. Ils regardèrent à nouveau la poupée … elle avait disparue.

« AHHHHHHH ! » hurlèrent-ils.

« Où elle est partie ? » fit Tony dans un cri perçant.

« Où quoi est partie ? » demanda Steve derrière eux. Ils se retournèrent et virent qu'il tenait dans ses mains la poupée maléfique. Ils se lancèrent un regard.

« AHHHHHHHHHHHHHH ! »

Ils s'enfuirent. Steve regarda ses compatriotes et leurs idioties.

« J'ai dit quelque chose ? » demanda-t-il d'une voix forte.


Et voilà, les chapitres se font de plus en plus longs, avec toujours plus de délire et de folie !

Vous excuserez les fautes d'orthographe s'il en reste et les quelques gallicismes que j'ai sans doute faits. Je ne suis pas encore une experte de la traduction.

Au programme pour le prochain chapitre : la suite des aventures à Hawaii et le retour de Fury.