Bonjour, tout le monde!

Je suis toute nouvelle sur ce fandom, ayant l'habitude d'écrire sur One Piece ; mais j'ai moi aussi contracté cette étrange maladie qui rend fan d'Hetalia et je poste donc ma première fic'! ^^

Il s'agit d'un recueil de plusieurs One-shots, concernant France et Angleterre (mes deux persos préférés), mais aussi mon propre OC régional : Auvergne (que vous pouvez voir dans ma galerie deviantART, si jamais vous voulez voir à quoi elle ressemble, le lien est sur mon profil), et peut-être à l'OC d'une amie: Provence (visible aussi sur dA).

Mais c'est principalement de Francis et d'Arthur que je vais parler! ^^

Les genres seront divers et variés, ainsi que les ratings! ^^

J'espère que ce ne sera pas hyper mauvais comme première fic', donc s'il vous plaît, soyez indulgent(e)s! =D Et si vous voulez donnez mon avis, je suis à l'écoute de n'importe quel avis (sauf insultes, cela va de soi! -_-""), surtout si ce sont des remarques sur l'Histoire (je fais des études là-dedans! ^^).

Je vous souhaite une bonne lecture!

PS: Pour ce premier chapitre, c'est surtout mon OC qui sera mis en valeur... Je pense que vous comprendrez pourquoi en lisant... ^^

Rating: K+

Genre: Drama/Family


52 AVANT JÉSUS-CHRIST...

Ça y est… C'était fini… Tout était fini…

Encadrée par une dizaine de soldats qu'elle ne connaissait pas, elle ne pouvait pas croire en ce qui se passait… Elle priait pour que tout ça ne soit qu'un horrible cauchemar. Et pourtant, le spectacle qui se déroulait sous ses yeux azurs ne pouvait être le fruit d'un odieux mirage…

Le soleil resplendissait dans le ciel, comme s'il bénissait ingratement cette journée, qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire… Tout comme le nom du lieu où a été tenu le siège…

Alésia...

Du haut de ses huit ans physiques, Auvergne comprenait encore à peine ce qu'était exactement son rôle. Mais elle comprenait très bien que cet homme à l'allure si fière, si noble, toisant avec respect (et peut-être rage ?) son ennemi, assis sur un petit tabouret doré, venait de perdre plus que le combat. Il avait perdu sa dignité, son titre de roi, son armée, sa liberté… Et elle… Celle qui incarnait le peuple arverne, le plus puissant de toute la Gaule !

Mais qui pourrait croire en cela, en les voyant tous les deux, à présent ? Comment croire que cette petite fille, sale, ensanglantée, au visage interdit, pourrait être la représentation des Arvernes ? Comment envisager que son Boss était ; avec sa barbe emmêlée, ses vêtements en lambeaux, malgré son rang, et ses nombreuses blessures ; l'un des plus grands chefs de guerre qu'elle ait connu ? Non seulement, il avait réussi à l'aider à résister au puissant envahisseur, mais il l'avait aussi traité comme sa propre fille, l'encourageant à surmonter n'importe quelles difficultés tout comme pour son frère jumeau.

Vercingétorix…

Tout doucement, le roi déchu s'agenouilla, sans cesser de fixer celui qui était maintenant son maître…

Jules César…

Auvergne se mordit la lèvre inférieure, clignant des yeux pour empêcher ses larmes de couler, sachant très bien ce que signifiaient les actes de son Boss. Elle ne devait pas pleurer… Il fallait qu'elle se montre forte ! Que ces ennemis ne puissent pas se gausser de la situation ! Vercingétorix regarda avec tendresse sa petite protégée, qui tentait tant bien que mal de retenir ses pleurs, avant de murmurer :

« Désolé, Auvergne… J'aurais tant voulu faire de toi et de notre peuple un royaume à la hauteur de ce que tu mérites… »

Le cœur de la jeune fille se resserra… Non… Il n'avait pas le droit ! Il lui avait juré ! Il lui avait juré de résister à l'empire romain ! Une lueur de rancune commença à briller dans ses prunelles cristallines… A cet instant, elle ne voulait qu'une chose : hurler et se battre… Encore et encore ! Redonner du courage à ses hommes, à cet homme ! Il lui avait toujours dit que se battre était le meilleur moyen de s'en sortir ; qu'il ne fallait pas se laisser marcher sur les pieds ! Peu importe la situation !

Alors, pourquoi ? Pourquoi abandonnait-il maintenant ?

« Pourquoi… ? » murmura-t-elle, sa voix de plus en plus tremblante et aigüe par l'émotion.

Les larmes roulèrent toutes seules sur ses petites joues, l'iode qu'elles contenaient piquant légèrement les égratignures de son visage, collant quelques mèches de cheveux salies par la terre et la poussière.

Vercingétorix eut un faible sourire d'excuse et reporta son attention sur son ennemi romain, tandis qu'un héraut énumérait les titres de l'ex-roi arverne. Ce dernier présenta l'épée au chef militaire romain, avant de la laisser tomber au sol, dans un bruit mat. Deux légionnaires déshabillèrent prestement le guerrier.

Auvergne serra les dents jusqu'à en avoir mal à la mâchoire, ainsi que ses mains, qui commencèrent à saigner. Une colère profonde se mêla à la tristesse. Comment osaient-ils le mettre nu devant ce… Ce… Ce romain ? Comment osaient-ils l'humilier de la sorte ? La main du soldat qui tenait la petite se referma plus vivement sur son épaule, pour lui signifier que tout accès de colère serait lourdement sanctionné !

Un autre légionnaire, derrière César, présenta le fameux symbole de Rome, l'aigle au sigle S.P.Q.R., au vaincu.

Auvergne ne parvenait plus à retenir ses sanglots… Elle retenait son cœur qui lui faisait mal… Si mal… Pas seulement par les dizaines de milliers de gaulois qui étaient morts pour elle, et qui l'affectait plus qu'elle n'avait cru ; mais aussi par ce qui allait inévitablement suivre…

Vercingétorix embrassa finalement l'insigne. Une exclamation triomphale retentit dans tout le camp romain. Tout le monde hurlait « CESAR ! » à s'en arracher les poumons…

« Alea jacta est… » furent les seuls mots que César prononça.

L'Auvergne était maintenant une province romaine…

« Allez, avance ! Tout de suite ! »

L'ordre sec du centurion eut l'effet d'un coup de couteau. Sa fierté lui hurlait de se jeter sur le romain et de l'étrangler sauvagement, puis de libérer tous les Arvernes qu'elle voyait à présent dans ces cages. Ces cages qui les emmèneront à Rome pour devenir des esclaves… Auvergne serra une nouvelle fois les dents, empêchant sa colère de sortir ! Chaque cri, chaque supplication, chaque plainte, chaque pleur lui donnait l'impression qu'elle abandonnait son peuple comme une lâche. Mais elle ne pouvait rien faire pour eux… Elle n'avait malheureusement aucun pouvoir…

Elle pensa soudainement à son frère. L'absence de ce dernier l'angoissait, emmené juste après la bataille dans un camp un peu plus loin, César ayant préféré que ce soit la représentante du peuple arverne qui assiste au dépôt des armes de Vercingétorix. Elle imaginait toutes les tortures que les envahisseurs pourraient lui faire subir. Même s'il semblait avoir plus de pouvoir qu'elle, il n'était pas habitué au monde extérieur ! Leur mère, Gallia, l'avait précieusement caché, jusqu'à ce que les Romains débarquent sur le territoire. Elle avait disparu peu de temps après… Aujourd'hui, Auvergne savait qu'elle ne la reverrait plus jamais…

Le centurion l'emmena jusqu'à une grande tente, où elle entendit soudainement des pleurs qu'elle reconnaîtrait entre milles.

« FRANCE ! »

Elle se précipita à l'intérieur, s'attendant au pire, mais son frère était juste en train de sangloter devant un homme au sourire victorieux, quoiqu'un peu embarrassé. Auvergne comprit tout de suite qu'il était comme elle, une allégorie…

Empire romain…

Ce dernier leva la tête quand la représentante des Arvernes serra son frère dans ses bras, le rassurant et partageant ses larmes.

« Ah ! Voici donc celle que Vercingétorix a tant voulu protéger…

- Au… Auvergne ? appela son jumeau. Où est-il ? »

La jeune fille se mordit la lèvre, sachant très bien qui était ce « il », et détournant le regard pour ne pas voir les nouvelles larmes sur les joues de France, quand il comprit le silence de sa sœur.

« Donc, voici… Arvegne ? Non… Arveni ? Non plus… Euh… hésita Empire romain.

- C'EST AUVERGNE, FACE DE RAT ! AU-VER-GNE ! T'AS COMPRIS ? »

La dite « face de rat » regarda avec une stupeur non dissimulée la jeune fille, qui semblait prête à exploser. Son visage rougissait de colère et ses mains s'agrippaient à France, comme pour se retenir de se jeter sur cet imbécile d'empire !

César, quant à lui, fixait avec froideur Auvergne pour son manque de respect envers la puissance romaine. Mais Empire romain sembla deviner ses pensées, car il s'empressa de dire :

« Non, laisse, Caesar… Nous venons tout juste de les conquérir, c'est normal qu'ils se rebellent un peu. »

Il s'avança vers les deux petites entités et se mit à les examiner longuement. Auvergne et France le regardèrent avec une certaine appréhension.

« Qu… Qu'est-ce que vous allez faire de nous ? demanda la représentante des Arvernes, la gorge sèche.

- Hmm… A vrai dire, je n'en sais rien ! s'exclama le pays méditerranéen. La résistance n'a pas été suffisamment longue pour que je me penche sur la question ! Je croyais que Vercingétorix nous donnerait plus de fil à retordre ! »

Les yeux d'Auvergne s'agrandirent sous la colère… Comment pouvait-il laisser supposer que son Boss était un faible ? Comment osait-il ?

C'en était trop pour la jeune fille qui se rua sur Empire romain pour lui montrer ce qu'il en coûtait d'insulter son peuple. Mais comme Rome était plus grand qu'elle, elle ne parvint qu'à le frapper au ventre, qui était protégé par une cuirasse de bronze.
Toutefois, Jules César ne l'entendit pas de la même façon. Il attrapa Auvergne par le bras et lui présenta son glaive sous la gorge. La jeune fille arrêta net ses protestations.

« AUVERGNE ! s'exclama France.

- Ecoute-moi bien, maintenant, petite sotte… Ton chef a été incapable, et je dis bien incapable, de nous tenir tête. Donc, maintenant, tu dois te plier aux lois de Rome… Tu n'as pas le choix, c'est clair ? trancha César avec une infinie froideur.

- Vous… Je vous interdis de rabaisser Vercingétorix… continua Auvergne, les yeux emplis de haine.

- Arrêtez… »

Ce petit murmure fût bien audible pour toutes les personnes présentes sous la tente qui regardèrent France tremblait comme une feuille, bien que son regard brillait de détermination, semblant se donner du courage.

« N… Ne lui faites pas de mal ! A quoi ça vous servirait ? Et qu'est-ce que vous allez de nos hommes, de notre peuple ? demanda-t-il, ayant toutes les peines du monde à ne pas faire trembler sa voix.

- … Nous n'allons rien leur faire… répondit Rome, après un petit moment de silence.

- Peuh ! Comme si on allait y croire ! cracha Auvergne. Et nos soldats dans les cages ? Vous n'allez pas me dire qu'ils ne vont pas devenir esclaves ? Je ne vous crois pas ! Tous les peuples savent que vous voulez réduire le monde en esclavage, que vous voulez vous accaparez toutes les richesses de ce monde !

- Pour tes hommes, c'est la dure loi du butin de guerre… Tous ceux qui ont opposés une résistance deviennent des esclaves. Qu'ils soient soldats ou civils, d'ailleurs… »

A cet instant, Auvergne craignit le pire… Et si… Il anéantissait son peuple ? Cela signerait sa mort à elle aussi… Mais surtout, tout ce que Vercingétorix a fait pour conserver son peuple en se rendant n'aura servi à rien !

« Et… Et nous aussi, alors ? » demanda avec frayeur France.

Empire romain se pencha vers la petite nation et posa une main attendrissante sur sa tête.

« Non, vous c'est différent… Vous allez venir à Rome avec moi, mais vous pourrez revenir ici quand on aura envoyé des administrateurs pour gérer vos peuples. Pourquoi je ferais du mal à deux pauvres enfants comme vous ? Tout ce que je veux, c'est réunir une grande famille dont je pourrais m'occuper ! »

Les deux petites allégories ouvrirent de grands yeux à l'entente de ces mots. France commençait à sourire, quand Auvergne s'interposa :

« Et comment pourrait-on vous croire, hein ? Vous allez anéantir mon peuple, je le sais, et vous allez anéantir tous les Gaulois ! Nous savons ce qu'il s'est passé pour Carthage ! »

Un tic passa sur les traits d'Empire romain, mais se reprit :

« Ce n'était pas la même chose… Carthage a été d'une insolence sans bornes et n'a pas hésité à massacrer des civils innocents pour nous déclarer la guerre ! Si ça peut te rassurer, je te promets que ton peuple sera épargné. Il ne lui sera fait aucun mal… »

Auvergne jaugea Empire romain pendant un bon bout de temps… Elle finit par se rendre à l'évidence…
De toute façon, elle était dans une impasse, à présent. Son peuple avait perdu face à Rome… Et elle n'avait aucun moyen de résister plus longtemps. Comme pour la convaincre, le pays méditerranéen prit les deux petites allégories dans ses bras…

« Je ferais en sorte qu'il ne vous manque rien… J'essaierais de tout mon cœur de vous apporter bonheur et prospérité, pour que plus jamais vous ne viviez une journée comme celle-ci ! »

...

Auvergne et France finirent par céder et suivirent Empire romain jusqu'à sa capitale…

C'est ainsi que commença une période de prospérité et de tranquillité entre les peuples gaulois et romains…


Alors? J'espère que ça vous a plu! ^^

Une petite review pour m'encourager, please ?

A bientôt.