Bonjour !

Voilà, je me suis décidée à reprendre cette fic, et ça a donné ce petit chapitre ^^

Merci beaucoup à Melior et Esterwen pour leurs reviews hyper motivantes !

Previously in Rôdeuse : Wilwarin, princesse de Mirkwood, s'enfuit du palais de Thranduil avec l'aide de son jumeau Legolas. Une fois arrivée dans le Gouffre qui sépare la forêt "saine" de la forêt "malade", Legolas et Wilwarin retrouvent Elladan et Elrohir, avec qui Liva continuera son voyage...

Enjoy !

:::::::::::::::::::::

Chapitre 5

:::::::::::::::::::::

L'angoisse me serre la gorge, alors que les voix des gardes se rapprochent de plus en plus. Ils recherchent quelqu'un. On le comprend facilement. Et quand ils ont des renseignements précis sur leur cible, ils ne la ratent jamais.

Je ne compte plus les fois où je les ai vus ramener au palais des fuyards qui avaient tenté de s'échapper de nos cachots...

Sauf que cette fois, je suis leur prochaine victime.

Un seul regard d'Elrohir, qui a chez moi le même effet qu'un coup de fouet, me motive assez pour que je réajuste mon carquois sur mon épaule et que je m'élance derrière les jumeaux. Nous nous dirigeons au hasard vers la frontière Est de Mirkwood, toujours au beau milieu de la Veine, pendant qu'Elladan repère un bosquet d'arbres où nous pourrons facilement nous cacher.

Il adresse un signe de la main à Elrohir pour lui montrer les arbres, Elrohir glisse ses doigts dans les miens pour me guider jusqu'à son frère qui a déjà disparu dans les fourrés. Une fois entre les arbres, je me retourne, histoire de souffler un peu.

Les gardes ont déjà atteint la plage où Elrohir avait pêché notre déjeuner, Tauriel à leur tête, immobile comme si elle flairait notre odeur. Puis j'aperçois Legolas qui saute dans la Veine à son tour, et c'est le moment qu'Elrohir choisit pour décréter que la pause est finie. Nous courons à toute allure jusqu'à ce qu'on ne nous voie plus, puis nous ralentissons, au même moment, comme sous un accord tacite. Elladan et Elrohir échangent un sourire victorieux.

- On les a semés ? dis-je d'une voix rauque.

- Pas encore, répond Elladan.

Il désigne une ombre qui se faufile à notre poursuite.

- Ok, on repart, murmure Elrohir. Viens.

Pendant tout ce temps, il n'a pas lâché ma main et je ne cherche pas à me dégager. Peut-être parce que ce contact me rassure... En tout cas, Elrohir raffermit sa prise sur mes doigts et s'élance de nouveau.

Au cours des heures ou des minutes qui suivent, nous fuyons toujours, en alternant notre rythme entre une course rapide et une marche à grand-pas afin de ménager nos forces. Je n'arrive plus à déterminer depuis combien de temps nous courons dans le bosquet, sans chercher à nous cacher, alors que les gardes sont sur nos talons. Je n'ai qu'une chose en tête : fuir. Et après, peut-être, trouver un point d'eau car ma gorge devient de plus en plus sèche.

Au bout d'un moment, le décor autour de nous se modifie peu à peu : d'autres arbres apparaissent, plus grands que les autres, avec des feuilles orangées, auxquels il est facile de grimper. Le terrain descend soudain en pente douce, comme si la vallée de la Veine ne suffisait plus. Elrohir grimace, alors qu'Elladan s'appuie contre le tronc d'un des arbres, complètement essoufflé.

- Hé, Rohir, dit Elladan. On pourrait pas s'arrêter un peu ? Ils ont l'air d'être partis ailleurs...

Elrohir prend le temps d'écouter les moindres craquements, les moindres bruissements de feuilles qui pourraient être produits par autre chose que le vent ou une bestiole. Puis il sourit.

- D'accord.

Je me rends soudain compte que j'ai la gorge complètement sèche, et les lèvres gercées. La chaleur de l'après-midi se fait sentir... J'ai énormément sué.

- Qu'est-ce qu'on fait, alors ? dis-je. Faudrait trouver de l'eau.

- Et un endroit pour passer la nuit, ajoute Elladan.

Elrohir aquiesce, et nous levons la tête de concert vers les sylves. Les arbres seront notre meilleur abri.

Après quelques instants de réflexion, nous choisissons un saule, assez haut, mais caché au milieu d'autres arbres, avec des tas de branches dans lesquelles on pourra facilement disparaître au besoin.

Le soir tombe quand Elladan repère juste à temps une petite mare non loin de notre arbre, où nous pourrons boire et même pêcher si elle est assez profonde.

- On a de la chance, je murmure.

- Et oui, dit Elrohir. Ca doit être grâce à l'inestimable présence des jumeaux Peredhils.

- Très drôle...

- Bon, quel est le menu de ce soir ? demande soudain Elladan.

- Lembas, et viande séchée, répond Elrohir. On grimpe ?

- Après vous, mon bon seigneur.

Sans attendre qu'Elrohir ne trouve quelque chose à répliquer, Elladan et moi commençons à grimper. Je trouve vite une branche assez solide et épaisse pour y installer mon lit, et Elladan en trouve deux autres un peu plus haut. Au bout de quelques minutes d'acharnement, pendant lesquelles Elrohir nous rejoint à son rythme après avoir rempli sa gourde en cuir de l'eau de la mare, je parviens enfin à trouver une position confortable. Je m'enveloppe dans ma cape, et Elrohir me tend une fine corde.

- Attache ca autour de ta taille pour ne pas tomber cette nuit, explique-t-il.

- D'accord.

Pour simplifier mon affaire, je retire ma ceinture, la passe autour de la branche et la boucle au niveau de ma taille avec l'aide d'Elrohir, qui consolide le tout avec la corde.

Elladan, tous sourires, commence à examiner le contenu de sa propre sacoche qu'il porte autour de sa taille, pendant qu'Elrohir me tend une gourde.

La mienne, qu'il a dénichée je ne sais où. Je la reconnais facilement à la couleur rouge des fils qui retiennent les deux morceaux de cuir épais...

- Merci, dis-je.

- Ne bois pas trop, ça fait plus de mal que de bien.

Je hoche la tête en silence, trop contente de pouvoir étancher ma soif, et trop inquiète par les gardes pour pouvoir parler.

- T'as perdu ta langue, Liva ? dit soudain la voix d'Elladan au-dessus de nous.

- Je suis épuisée, dis-je.

- T'en fais pas, tu t'y habituera...

- J'espère bien ! je riposte.

Elladan pouffe de rire.

Finalement, lui aussi sait ce que 'discrétion' signifie. Des fois, j'ai bien failli en douter. Bien que j'ignore la raison de son rire, à part si il s'amuse à se moquer de moi, j'attends que l'un des deux jumeaux décrète qu'il est temps qu'on se remplisse la panse, histoire de pouvoir marcher encore demain. La nuit tombe, et le temps se rafraîchit.

- Hé, Liva ! Attrape ! dit soudain Elrohir en me lançant un paquet, que j'identifie comme contenant un peu de Lembas et de viande séchée.

Je n'ai qu'à tendre le bras pour que mes doigts se referment sur ce précieux paquet.

- Pas mal, commente Elrohir.

- Quoi, pas mal ? dis-je.

- Tes réflexes !

- Ah.. Merci.

J'ai juste le temps d'apercevoir les yeux d'Elrohir braqués sur moi, et son visage souriant, avant de détourner la tête afin d'examiner le contenu du paquet.

Bien.

Je ne m'étais pas trompée là-dessus. En plus des Lembas et du morceau de viande, j'ai droit à une poignée de myrtilles.

- Vous les avez trouvées où, les baies ? je demande.

- Hier, dans la Veine, répond Elrohir. T'inquiète, elles sont pas toxiques, tu peux les manger. On en a encore plein.

- Super.

J'en goûte prudemment une, et le jus sucré de la myrtille coule dans ma gorge.

- Elles sont bonnes, pas vrai ? lance Elladan, une nuance de fierté non dissimulée dans son ton joyeux.

- Oui.

Je grignote encore un peu de Lembas, avant de sentir mes paupières s'enlourdir. Elrohir le repère immédiatement. A croire qu'il ne m'a pas quittée des yeux pendant tout ce temps...

- Tu peux dormir, si tu veux. Je prends le premier tiers.

- A vos ordres, grand chef.

Elrohir sourit dans la pénombre, et je ferme les yeux, me laissant aller avec délice sur les sentiers de mes rêves...

:::::::::::::::::::::

Alors ? Qu'en dites vous ? J'aimerais bien savoir si cette suite vous a convenu :p

Liva et les jumeaux vont-ils échapper aux gardes? Réponse dans le prochain chapitre !

A très vite, j'espère !

Ellana