résumé de la traductrice.
Spock décide de profiter de son retour sur terre à l'occasion d'une réunion au siège de starfleet pour rendre visite à Kirk. Malheureusement pour ce dernier, les nouvelles apportées par son premier officier sont loin d'être bonnes.
note de la traductrice:
merci pour tous vos encouragements. Je sais, je l'avoue, je suis un chouïa à la bourre. Entre les oraux pour ma formation et ma recherche d'emplois qui m'oblige à voyager un peu partout en France, je suis un peu débordée. Mais, je n'abandonne pas pour autant la traduction. Cette mise au point étant faite, revenons à nos moutons. Le chapitre ci-dessus se fait du point de vu de Spock. Les termes sont précis, voire techniques et les pourcentages abondent. En conséquence, la lecture de ce chapitre, ou tout du moins de la première partie, peut sembler assez aride. Ne vous inquiétez pas! Cela s'améliore par la suite. On rentre bientôt dans le vif du sujet et l'action sera au RDV.
Sur le pont de l'USS Enterprise, Spock lisait avec une attention toute particulière le dernier rapport sur l'évolution des réparations du vaisseaux.
Le contenu était relativement optimiste. Les dommages infligés au cœur du réacteur était réparés à hauteur de 60% et l'énergie avait été restaurée à environ 70% des fonctions primaires du vaisseau. De nombreuses fonctions secondaires étaient encore en panne, mais les systèmes auxiliaires étaient fonctionnels à hauteur de 60% des capacité systèmes de transports n'étaient pas encore complètement restaurés mais Mr Scott lui avait assuré qu'ils seraient de nouveau opérationnels dans les prochaines 24 à estimait que cela devrait hâter les réparations d'au moins 20% , étant donné que, jusque là, le transport de matériel et de personnel était limité au aller- retour des navettes entre la Terre et le dock spatial. Il y avait toujours d'énormes brèches dans approximativement 20% du vaisseau. Elles avaient bien sûr été colmatées mais les réparations des sections endommagées ne devraient pas commencer avant au moins plusieurs mois.
Spock pensait que cela devrait prendre entre 10 et 12 mois avant que l'Enterprise ne soit de nouveau en état pour voyager dans l'espace.
Le Capitaine ne serait probablement pas très heureux de l'entendre. Mais, pour l'instant, il était impossible d'accélérer le processus étant donné que la plupart des ressources de starfleet étaient mobilisées ailleurs. Plus de 50% du quartier général de starfleet avait été détruits par le Vengeance, sans mentionner les immeubles environnant de la ville. Le haut commandement de Starfleet avait été temporairement relocalisé en Europe et la plupart des membres d" équipages et des étudiants de l'académie avaient, quant à eux, été répartis entre plusieurs installations situées au nord de l'Amérique, en Europe et en Asie pour des raisons de sécurité.
Cela prendra beaucoup de temps à Starfleet pour se remettre des effets de l'action d'un seul homme en guerre contre la fédération.
Alors, il était seulement logique qu'un vaisseau, même si c'était l'Enterprise ne pouvait mobiliser davantage de main d'oeuvre et de ressources pour accélérer les réparations. La principale raison pour laquelle Starfleet avait volontiers mobiliser autant de ressources au bénéfice de l'Enterprise dans le rattachement du vaisseau au dock du spatioport était certainement lié au désir d'éviter à San franscisco de faire l'objet d'un nouveau crash.
Le capitaine pouvait certainement le comprendre , mais icela ne l'empêchera pas de continuer de se plaindre que sa fille soit immobilisée aussi longtemps. Spock ne parvenait toujours pas à comprendre ce trait humain si particulier. Pourquoi s'épuiser mentalement en se focalisant sur des problèmes sur lesquels on n'avait absolument aucun contrôle alors qu'il serait beaucoup plus efficace de se concentrer sur ce que l'on pouvait modifier.
Spock ajouta une note dans le rapport mentionnant les efforts exceptionnels fournis par Montgomery Sccott et le reste de l'équipe d'ingénierie en dépit des ressources actuelles limitées. Après la signature du dit rapport, il remit le document à l'enseigne qui qui patientait à ses côtés: "Merci, enseigne Richard". Les yeux du vulcain s'égarèrent sur la jeune femme humaine tandis qu' elle quittait le pont. Elle faisait partie des nouvelles recrues de Mr scott tout juste sorties de l'académie de starfleet, mais elle semblait suffisamment compétente. Elle n'était d'ailleurs pas la seule nouvelle. L'enterprise avait obtenu 21 nouveaux membres rien que ces dernières semaines, même s'il manquait encore à l'équipage près de la moitié de ses effectifs. Entre le Vengeance et sa chute dans l'atmosphère terrestre, il y avait eu 97 morts et 123 blessés. Pour un vaisseau dont les pertes en cours de mission était de zero, ce fut un coup dur pour le moral de l'équipage.
Spock savait que cette nouvelle serait dévastatrice pour le moral du capitaine. C'est pourquoi il n'avait pas partagé ce détail spécifique avec celui-ci durant leur courte entrevue hier. C'était l'une des rares choses sur laquelle le doctor cCoy et lui même parvenaient à s'accorder. En dépit des plaintes du docteur sur le fait qu'il soit mal à l'aise lorsque Spock partageait son opinion sur quoique ce soit, assurer le bien être de Jim faisait exception.
Lorsque le dr Mccoy l'avait contacté afin de lui apprendre que Jim reprenait progressivement conscience, il avait insisté sur le fait que Spock ne devait rien dire ou faire qui puisse le bouleverser. Spock était tout à fait d'accord. Le capitaine James T. Kirk n'était certes pas un homme que les gens pouvaient qualifier de fragile.
Mais, ils n'étaient pas là lors de ses derniers instants dans la salle des machines. Ils n'avaient pas vu à quel point Jim paraissait fragile alors que l'intégralité de son organisme avait commencé à s'éteindre progressivement du fait des irradiations massives qui empoisonnaient chaque cellule de son corps.
Ils n'avaient pas vu le jaune maladif colorer sa peau, ou comment le bleu de ses yeux se ternissait tandis que son corps perdait progressivement la bataille pour sa survie.
Ils n'avaient pas vu la lumière dans ses yeux s'éteindre.
Spock ferma ses yeux brièvement et tenta d'éloigner le souvenir. Cela ne lui aurait fait aucun bien de devenir émotif à un moment pareil. Pas quand l'Enterprise et son équipage avaient besoin de lui, sans parler de jim qui comptait sur lui alors qu'il était toujours en convalescence. Mais, Spock avait été surpris de découvrir à quel point il lui était devenu difficile de ne pas céder face à ses émotions lorsqu'il pensait au fait qu'il avait presque perdu son ami. Avant cet horrible moment où il avait réalisé que Jim allait mourir, jamais il n'aurait imaginé que quoique ce soit aurait pu l'affecter autant que la mort de sa mère et la destruction de sa planète d'origine.
Il avait eu tord. La douleur. La colère. Les effets persistants de ces émotions qui viennent l'envahir aux moments les plus inopportuns même maintenant que Jim est hors de danger, lorsqu'il pense à ces instants dans la salle des machines, quand il se rappelait à quel point Jim paraissait brisé dans l'infirmerie en dépit des machines et du sang de son ennemi qui maintenait son capitaine en vie. Ces semaines à l'hôpital sans que personne ne sache s'il allait se réveiller un jour ou si son esprit serait toujours intact.
Donc, non. Son capitaine n'avait rien de fragile. Il était peu être même l'humain le plus fort qui lui ait été donné de connaître. Mais, cela ne signifiait pas pour autant que Jim n'avait pas besoin que l'on veille sur ses arrières de temps à autre, pour son propre bien. Spock se doutait que ce dernier était parfaitement au courant des nombreuses pertes subies au sein de son équipage, mais pour l'instant il n'avait pas besoin de s'inquiéter à ce sujet. A la place, il devait se concentrer sur son rétablissement. Cependant, Jim serait content d'entendre l'avancée des réparations, et Spock avait l'intention de partager cette nouvelle avec son capitaine lorsqu'il irait le voir plus tard aujourd'hui.
Peut être devrait il s'arrêter pour acheter un cadeau pour le capitaine avant de se rendre l'hôpital, comme l'avaient fait certains membres de l'équipage. Apparemment c'était une tradition, et Spock n'était pas complètement étranger à cette coutume. Si quoique ce soit pouvait être considéré comme une occasion spéciale, c'était certainement le cas d'un retour d'entre les morts. Jim avait toujours eu une faiblesse pour la littérature terrienne du début du 20ième siècle. Un nouveau bouquin devrait aider le capitaine à passer le temps de façon beaucoup plus agréable pendant son rétablissement, et l'empêcher de s'attirer des ennuies comme le dr McCoy aimait à le faire remarquer. Spock ne pouvait pas renier le fait qu'il était heureux du rétablissement rapide de Jim. Lorsque le Dr McCoy avait contacté Spock ce matin pour lui dire que les signes vitaux du capitaines s'amélioraient grandement depuis qu'il était sorti du coma, Spock ne pouvait empêcher de sourire alors qu'il transmettait la bonne nouvelle au reste de l'équipage. Cela avait définitivement reboosté le moral des troupes d'entendre que le capitaine s'en sortait bien. Même si la plupart n'avait aucune idée de la gravité des blessures de ce dernier.
La mort puis la résurrection du capitaine kirk était seulement un des nombreux éléments de la mission de l'Enterprise qui avaient été classifiés. D'après l'histoire officielle, le lieutenant John Harrison avait été dévoyé, avait trahi la fédération et était considéré comme seul responsable du bombardement des archives de Londres comme du piratage du nouveau vaisseau top secret : le Vengeance. L'amiral Marcus avait été déclaré comme mort lors du détournement, et l'Enterprise comme le Vengeance avaient été sévèrement endommagés durant la tentative d'arrestation d'Harrison. Le lieutenant John Harrison avait été reporté comme étant aux arrêts avant de mourir de ses blessures suite au crash du Vengeance. Aucune mention n'avait été faite sur la véritable identité de celui- ci tout comme sur la trahison de l'amiral Marcus dans le communiqué officiel.
Spock pouvait comprendre la logique derrière ce type de raisonnement. Il était suffisamment difficile d'imaginer qu'un lieutenant de Starfleet ait pu trahir la Fédération et causé autant de morts et de destruction. Mais, si la population apprenait qu'un amiral de starfleet était non seulement tout aussi responsable de ce désastre mais avait été à deux doigts de déclencher une guerre contre les klingons, la réputation de Starfleet aurait pu être sévèrement endommagée, et provoquer d'énormes dissensions dans les rangs de starfleet.
De plus, rien n'indiquait jusqu'où les racines de cette conspirations plongeaient au sein des rangs de starfleet. Il faudrait disposer de davantage de temps pour dévoiler l'étendue de la trahison ce qui serait beaucoup plus simple à faire si le public n'était pas impliqué. Le manque de transparence et l'évidente volonté d'étouffer l'affaire avaient véritablement inquiété le vulcain.
Spock ne pu s'empêcher de relever l'ironie de la situation. Le capitaine Kirk avait été puni parce qu'il avait menti dans un rapport officiel. En occultant le fait que l'équipage de l'Enterprise avait interféré avec le volcan de la planète Nibiru. Une action qui avait pourtant eu pour résultat de sauver une race entière. Le fait de briser la première directive afin de sauver la vie de Spock.
Pourtant Le haut commandement de starfleet avait fait la même chose en camouflant les véritables événements qui s'étaient déroulés entre Khan et l'amiral Marcus. Spock pouvait seulement imaginer ce qui Jim aurait pu dire à propos de ce problème. Certainement rien de poli.
"Commandant Spock" La voie de Nyota tira le Vulcain de ses pensées et il se tourna vers elle alors qu'elle s'approchait de lui.
"Oui, lieutenant? " Spock répondit sur un ton professionnel, comme il le faisait toujours lorsqu'il était en service et lorsque d'autres membres d'équipages étaient présents. Bien que leur relation soit connue de la plupart des membres de l'équipage - merci bien à James T. Kirk et sa grande gueule- comme l'avait souligné une fois Nyota, Spock insistait sur le fait de rester professionnel. Ainsi, leur relation amoureuse ne pouvait être accusée d'interférer avec leur travail. C'est parce qu'il connaissait si bien Nyota dans la vie privée qu'il détecta une légère trace de tension dans sa voie que ceux qui ne la connaissait pas aussi bien auraient pu manquer.
"Nous venons de recevoir un message du département médical de starfleet, monsieur" commença le lieutenant Uhura.
Et, bien que le visage de Spock ne laissa rien paraître, intérieurement, il fronça des sourcils. Le docteur McCoy l'avait déjà contacté ce matin avec une mise à jour de l'état du capitaine. A moins que sa condition n'ait radicalement changé au cour des dernières heures, le Docteur McCoy n'avait aucune raison de le contacter à nouveau aussi tôt. En dépit de toute logique, Spock sentit se former un noeud dans le ventre.
"Le capitaine Kirk souhaite parler avec vous dès que possible"
Spock acquiesça. "Merci, lieutenant. Pouvez vous informer le dock de me préparer une navette ". Nyota lui offrit un sourire compréhensif et acquiesca "Oui Commandant" avant de se tourner vers la console.
Spock quitta immédiatement le pont, laissant le lieutenant Sulu au commandes en son absence. Alors qu'il se dirigeait vers le sas qui devait le conduire vers le dock spatial, Spock ne put s'empêcher de s'interroger sur cette convocation. Le message du capitaine Kirk lui demandait de venir "dès que possible" suggérant ainsi que le sujet n'était pas suffisamment urgent pour justifier que son premier officier abandonne immédiatement ses devoirs. Cependant, c'est exactement ce que Spock avait fait. Parce si le problème n'était pas si important, Jim ne l'aurait jamais appelé et aurait attendu sa prochaine visite pour l'évoquer.
Spock était de toute façon attendu à un autre débriefing à 9h à Londres, ce qui lui laissait moins de 2 heures à partir de maintenant. Il devrait avoir tout juste le temps de prendre la navette pour la terre afin de voir Jim avant de devoir assister au debriefing. Malheureusement, cela signifiait que Spock devait remettre à plus tard son plan pour l'achat d' un cadeau à son ami.
"Capitaine" Spock salua l'homme allongé sur le lit tandis qu'il entrait dans la chambre d'hopital de James T. Kirk. Alors que ce dernier détacha son regard du data pad qu'il était en train d'examiner, le vulcain ne pouvait s'empêcher de noter que son capitaine allait beaucoup mieux depuis seulement hier. Bien sûr, il le savait déjà grâce au rapport du docteur McCoy, mais lire un rapport et le voir de ses propres yeux était complètement différent.
C'était tout à fait étonnant.
Jim était assis de son propre chef sans la moindre trace de faiblesse, de fatigue ou d'inconfort qu'il avait montré hier. Sa peau avait perdu cette pâleur maladive qui l'avait accompagnée ces deux dernières semaines et le bleu de ses yeux étaient brillants et alertes tandis qu'ils se focalisaient sur lui. Si Spock ne l'avait pas vu de lui-même, il aurait affirmé qu'il était impossible que cet homme ait souffert d'un empoissonnement mortel aux radiations il y a de cela moins de 14 jours.
Tandis que Jim lui souriait d'un air si familier à Spock, le vulcain sentit que cette légère inquiétude qui l'avait étreint depuis qu'il avait reçu l'appel sur le pont de l'entreprise se calmer. Ce sentiment fut remplacé par une curiosité dont il faisait régulièrement l'expérience lorsqu'il avait affaire avec son capitaine.
"Bonjour, Spock. Entrez. Fermez la porte voulez vous? "lui lança Jim, mais Spock pouvait détecter une légère tension dans la voie du jeune homme, entraînant un froncement de sourcil de sa part. Apparemment, le capitaine ne voulait pas que qui que ce soit entende ce dont il avait l'intention de discuter. Ce n'était définitivement pas une conversation badine qui s'annonçait comme Spock s'en doutait. Il ferma la porte comme demandé et s'approcha du lit.
"Merci d'être venu aussi rapidement" Spock fit un signe de la tête puis attendit. "Hum, bien." Jim hocha, presque pour lui même, et hésita. Il semblait avoir du mal à trouver les bons mots et Spock connaissait presque trop bien les expressions du visage de son capitaine. Jim s'apprêtait annoncer quelque chose dont il suspectait que Spock n'apprécierait pas du tout. Ce n'était pas la première fois que Spock avait espéré avoir tord.
"Bien …. donc, j'ai besoin de votre aide à propos de quelque chose. J'étais en train d'étudier un peu" commença Jim, désignant le data pad sur le lit. " Mais, vous savez que je n'ai jamais été très bon avec ce genre de chose..."
Jim restait particulièrement vague. Cela n'annonçait rien de bon.
" …. Il y a tellement de lois, de règlements et d'exception. A propos du traitement des prisonniers et de ce qui constitue comme une punition acceptable suite à un crime. Les expériences sur les être vivants sont interdites depuis plusieurs générations, quelqu'un a bien dû trouvé une échappatoire pour obtenir l'approbation, et je veut savoir ..."
Il ne pouvait y avoir qu'une seule raison pour laquelle Jim se serait intéressé à ce genre de chose. Spock espérait vraiment, mais vraiment avoir tord. Jim ne pouvait certainement pas penser à...
" …. s'il existe un moyen de modifier la sentence de Khan? "
Spock cligna des yeux. Parmi toutes les raisons qui aurait pu conduire Jim à demander à Spock de passer, ce dernier n'avait pas un instant imaginé cela. "Pardonnez moi, capitaine. Est ce une nouvelle tentative d'humour? Parce que vous savez très bien que la complexité des blagues humaines m'échappe parfois...".
Mais, en vérité, il connaissait déjà la réponse avant même que Jim ne lui lance un regard douloureusement patient.
"Ce n'est pas une blague, Spock."
"Permission de parler librement, capitaine?"
"Spock..." gémit Jim. Oui, il pleurnichait. Mais, le visage de Spock restait fermé. Son capitaine soupira lourdement. "Bien sûr, Spock".
Ce dernier acquiesça, joignant ses mains derrière son dos. " Abandonnez cette idée." Il déclara brutalement, et ce devait avoir suffisamment surpris Jim parce que le jeune capitaine le fixait d'un air ébahit pendant un long moment avant d'avoir finalement enregistré ce qui avait été dit.
"Hum, vous pouvez développer? " demanda prudemment Jim, comme s'il n'avait guère envie d'entendre la réponse, et c'était certainement le cas.
Mais, Spock avait l'intention de le dire quoiqu'il en coûte. "Peut importe ce qui vous être en train de penser, de planifier en ce qui concerne Khan. Oubliez cette idée.", lui répondit Spock, sachant pertinemment qu'il n'avait guère d'espoir que que cette tête de mule accepte son conseil sans protester, mais il ne pouvait s'empêcher d'espérer.
"Ecoutez, Spock. Je sais que vous ne l'aimez. Pareil pour moi. Mais, si ce que Bones m'a raconté est vrai, alors c'est mal..."
Spock secoua la tête. Ses ….. sentiments personnels à l'encontre du surhomme n'était pas la cause de son objectif. Ou, tout du moins pas la principale raison. "Capitaine, toutes les informations concernant les crimes commis par Khan, concernant sa capture et sa punition sont top secrets. Je n'ai pas eu l'autorisation d'assister à l'audition. Je ne sais pas où le Dr. McCoy a obtenu ces information, mais je suis certains d'une chose: la sentence décidée était unanime et définitive".
" Mais, ce n'est pas juste, Spock..."
"De plus, capitaine, j'ai dû assister à de nombreux debriefing depuis la fin de notre mission aux cours desquels... des doutes quant à votre capacité à reprendre le commandement de l'Enterprise ont été soulevés."
La bouche de Jim se ferma sur un claquement sec. Le silence qui suivit était assourdissant. "Quel genre de question? " finit par demander Jim.
" Les interrogations visaient à déterminer si oui ou non la décision de l'Amiral marcus de vous réintégrer en tant capitaine de l'Enterprise était valide étant donné sa traîtrise à l'encontre de la fédération. Celles visant à déterminer si vous étiez au courant ou non des véritables objectifs de l'amiral avant d'arriver sur kronos. Ou encore si vos récentes... blessures et les protocoles de soins associés auraient pu altérer votre jugement...vous compromettre … et vous rendre inapte à commander...". Spock se força à prononcer cette dernière phrase même s'il savait que cela ferait de la peine à son ami.
Le sentiment d'égarement, de traîtrise qui se reflétaient dans les yeux de Jim avant que l'homme ne tourne la tête firent l'effet d'un coup de poing dans l'estomac de Spock, mais ce dernier s'obligea à rester ferme. Jim avait besoin de comprendre à quel point la situation était délicate.
"Capitaine... Jim..."
Lentement, le jeune homme leva de nouveau son regard vers Spock. Bien que Jim essayait de ne pas montré qu'il était affecté par la nouvelle, Spock pouvait très bien voir le tourment que ses mots avait provoqué chez son ami. Lorsque le commandement de Starfleet avait repris l'Enterprise à Jim après l'incident sur Nibiru, cela avait été dévasté le jeune homme. Maintenant, avec une telle menace qui pesait de nouveau sur lui... même s'il n'avait pas pu voir les conséquences de ses mots dans les yeux expressifs de l'homme, il aurait de toute façon pour l'observer sur l'équipement médical qui enregistraient les constantes du capitaine.
Le Dr. McCoy viendra certainement lui faire la leçon plus tard à ce propos. "je n'ai pas dit cela pour vous blesser, seulement afin de vous informer de la gravité de la situation. Ce ne serait pas judicieux de remettre en question les décisions du commandement de Starfleet en cet instant. Surtout en ce qui concerne Khan..."
"Compris Mr Spock", répondit Jim et le retour soudain du formalisme dans la conversation fit presque tressaillir le vulcain. Presque. Le silence qui suivit était tendu et Spock se força à parler avant que cela ne devienne inconfortable. "Ce sera tout, capitaine? " Au brusque signe de tête de Jim, Spock se força à se détourner et à quitter la pièce même s'il n'en avait guère envie.
Mais, James Kirk n'était clairement pas d'humeur sociable, et Spock ne pouvait même pas l'en blâmer. C'était une bonne chose que Spock soit moitié vulcain parce que, autrement, il aurait été incapable de se retenir durant certaines de ces réunions auxquelles il a été forcé de participer et où les actions de Jim avaient été remises en question.
Spock ne parvenait pas à décider s'il devrait être surpris ou non de l'intérêt de Jim quant au sort de Khan. D'un côte, la compassion de Jim et sa volonté de faire ce qui est juste faisaient partie des qualités les plus admirables du capitaine. C'était une des nombreuses raisons qui avaient conduit l'équipage de Jim à autant l'aimer, et ce pourquoi il inspirait une telle loyauté de la part de ses membres... de ses amis. Fronçant des yeux, Spock vint à la décision de contacter le docteur McCoy. Le Docteur n'était pas vraiment content d'être dérangé, mais, dès l'instant où le vulcain avait mentionné le nom de Jim, l'homme accepta immédiatement de le rencontrer.
Spock attendit dans le hall de l'hopital l'arrivée du docteur. Lorsque ce dernier arriva, Spock remarqua qu'il semblait à bout de souffle, suggérant qu'il avait couru tout du moins sur les derniers mètres, bien qu'il le cacha relativement bien.
"Très bien. C'est quoi l'urgence? " demanda d'un ton impatient le docteur McCoy tout en fixant du regard la chambre de Jim. Et, Spock pouvait deviner que l'homme luttait pour ne pas se rendre immédiatement auprès de son patient et ami afin de vérifier son état.
"J'espérai que vous pourriez m'aider, Docteur. Je comprend que les dossiers des patients restent confidentiels mais étant donné les circonstances..."
Le docteur McCoy fronça des sourcils : "Crachez le morceau"
" Je souhaiterai examiner les scanners du Capitaine Kirk, tout particulièrement les scanners cérébraux effectués avant et après ...l'accident du capitaine".
