Avant propos: J'ai honte ! cela fait un ptit moment que j'aurai dû poster ce chapitre.

Mais, entre le déménagement, les vacances et internet qui se faisait attendre, et bien, près de trois mois se sont écoulés.

Promis, je posterai plus régulièrement.

Et, merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé un pti message d'encouragement que ce soit sur AO3 ou FFNet.

Résumé:

Spock s'interroge sur les possibles effets secondaires des radiations ou du sang de Kahn sur la santé mentale de kirk.

–-

"Je l'ai déjà dis, s'il y avait la moindre anomalie sur les scans, je l'aurai vu" répéta Léonard Mccoy, parvenant à peine à contenir le volume de sa voie.

Au moins, il avait attendu que la porte de l'espèce de placard à balai qui lui servait de bureau soit fermée avant de se permettre cette liberté. Lorsqu'il avait affaire à ce connard aux oreilles pointues en face de lui, cela relevait presque de l'exploit. La seule raison pour laquelle il était parvenu à maintenir un certain contrôle sur son humeur, et sur le volume de sa voie, était liée au fait que si qui que ce soit avait entendu ce qu'ils se disaient, les conséquences auraient été dévastatrices.

Surtout lorsque Spock était en train de suggérer. ...

"il n'y a rien chez Jim qui ne puisse être fixé grâce à quelques semaines supplémentaires de repos et de la kiné! Toute trace d'empoisonnement par les radiations dans son sang et ses tissus ont disparu il y a de cela des jours. Le lobe frontal, les nerfs moteurs, le cortex sensitif, le lobe temporal... il n'y a aucun dommage dans aucune partie de son cerveau que ce soit des suites de la radiation ou du refroidissement cryogénique..."

Ce fichu lutin aux oreilles vertes ne pouvait il pas réaliser que cela avait été l'une des plus grandes frayeurs de Léonard ( à part celle où Jim ne reprenait plus connaissance)? Qu'il avait peur de ne pas avoir été assez rapide pour introduire Jim dans un cryotube afin d'empêcher tout dommage à son

cerveau? Que son meilleur ami aurait pu ne plus être capable de parler, de bouger ou encore de se rappeler qui il était ? Ou que tout simplement il change de façon irréversible?

Léonard avait effectué lui-même tous les tests sanguins, toutes les radios et tous les scanners possibles et imaginables afin d'être certains de l'absence dune quelconque anomalie dans l'organisme de Jim. Mais, il a dû attendre jusqu'à hier lorsque le jeune homme a enfin ouvert les yeux et après lui avoir parlé, avant d'avoir la certitude, bon sang, que Jim allait s'en sortir. Qu'il irait bien.

"Docteur, je ne remet pas en cause votre diagnostic. Vous avez raison, pour ce qui est de la capacité du capitaine à se remettre. J'aimerai seulement confirmer qu'il n'y a rien dans ces scanners qui puisse être potentiellement utilisé contre le capitaine par un tiers pour une quelconque raison étant donné que le moindre changement pourrait remettre en question les capacités de Jim à

commander de nouveau"

Spock répondit avec un calme olympien. En fait, il était beaucoup trop calme, ce qui conduisit léonard à fixer le demi vulcain d'un air suspicieux.

Les Vulcains ne sont pas censés mentir, mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils racontent toute la vérité. McCoy soupçonnait ce dernier de lui cacher quelque chose. Mais, pour l'instant, le médecin se contenta de grogner et de lever les mains, frustré.

"Très bien" il rétorqua tandis qu'il contournait Spock afin d'atteindre son bureau. La pièce n'était pas plus grande qu'un placard à balai. En fait, un placard à balais pourait même être plus spacieux.

Il y avait à peine de la place pour se tenir à deux sans empiéter sur l'espace vital de l'autre. Mais, c'était ce que l'hopital avait de mieux à offrir, étant donné que McCoy ne faisait pas parti des effectifs habituels.

Léonard s'assit devant le bureau tout aussi étriqué et tourna le terminal, tout en faisant apparaître les scans réclamés par Spock. En temps normal, peut importe les inquiétudes de ce dernier à propos de Jim, il aurait probablement refusé de lui montrer les informations étant donné que cela constituait une énorme faille au secret médical qui lie un médecin à son patient. Mais, étant donné que les scans allaient très certainement être soumis à la commission de starfleet, ils n'avaient désormais plus rien de confidentiel.

Mais, c'était tout autre chose qui avait royalement agacé le docteur. Comme si jim n'avait pas suffisamment souffert, le commandement de Starfleet semblait désespéré de lui faire porter la responsabilité de l'intégralité de ce fiasco.

En remettant en cause la loyauté de Jim. Sa personnalité. Tout cela alors que l'homme avait pratiquement été aux portes de la mort et incapable de se défendre. Léonard avait été appelé à participer à un seul débriefing en tant que témoin et cela n'avait pas été joli. La sécurité avait dû l'escorter dehors. Il n'avait plus été rappelé depuis.

Ce qu'il ne comprenait pas c'était le pourquoi. Il était évident que le commandement de starfleet et Jim n'étaient pas en de très bons termes. Et, Jim était déjà un fauteur de troubles avant même l'intervention de Marcus. Est ce qu'il avait commis des erreurs ? Bien sûr. Mais, comment aurait il pu deviner ce qui allait se passer? Était- il censé être capable de lire les pensées de Marcus et deviné ce que ce dernier avait projeté depuis le début? Est ce que le jeune homme était parti en mission sur un coup de tête alors qu'il était émotionnellement compromis?

Peut -être, mais il n'était qu'un homme, bon sang! Jim avait fait tout ce qu'il pouvait dans une situation aussi bordélique, il avait même sacrifié sa vie pour sauver son équipage. Ils auraient dû faire de lui un putain de héros! A la place, ils le traitent comme si c'était lui le traître et non pas Marcus.

Léonard sortit le dernier fichier et se leva pour laisser la place à Spock. Le vulcain scruta chacun des scan avec attention, comparant les anciens clichés avec ceux réalisés 6 mois auparavant lors de son dernier examen médical, en passant par ceux réalisés juste après sa sortie de la stase cryogénique et une fois la transfusion du sang de Khan effectuée.

Même maintenant, McCoy grimaça face à l'étendu des dommages exposés par les scans, mais chacun des scanner qui suivirent montrèrent une amélioration progressive jusqu'à ce dernier cliché qu'il avait effectué ce matin- même et qui était en tout point identique à celui réalisé 6 mois auparavant.

"Satisfait? " demanda Léonard, et le Vulcain acquiesça.

"Oui, docteur. Merci." dit-il, en se levant et s'apprêtant à contournant McCoy comme s'il avait l'intention de partir. Léonard se mit en travers de son chemin ce qui lui valut un haussement de sourcils de la part du vulcain.

"Maintenant, vous voulez bien me dire de quoi il s'agit vraiment ? " Il demanda, pleinement préparé à le bloquer ici toute la journée s'il le fallait jusqu'à ce que Spock crache le morceau.

Quelque chose dans son expression avait dû convaincre le vucain de sa détermination parce que son sourcil s'élevait plus haut que jamais avant de s'abaisser de nouveau et il lâcha un soupir inaudible.

"Le capitaine m'a appelé ce matin afin de s'enquérir de mon avis concernant un certains problème", commança le vulcain, restant volontairement vague, ce qui conduisit Léonard à le fixer plus durement encore.

"Ce serait pas mal d'être un chouïa plus précis"

"Le capitaine s'est enquit du bien être de Khan. Il s'inquiétait que le traitement infligé à Khan soit considéré comme non éthique. J'ai expliqué au capitaine qu'il ne serait pas sage de remettre en question la décision de starfleet à ce propos. Il semblait presque perturbé"

Le docteur McCoy cligna des yeux. Incertain de ce dont il devrait être le plus surpris.

"Et, alors? Vous croyiez que cela signifiait que son cerveau était endommagé?" demanda Léonard, à la fois abassourdi et perplexe. Quoi que d'un côté, il pouvait voir où voulait en venir Spock. C'était de Khan dont il s'agissait après tout. McCoy aurait définitivement besoin d'en toucher deux mots avec Jim plus tard. Mais, en même temps, venant de la part de ce dernier, cela n'avait rien de surprenant.

Le vulcain lui lança un regard agacé.

"Pas nécessairement, docteur. Ce ne serait pas la première fois, après tout que le capitaine montre de la compassion envers un ennemi", répondit Spock, et Léonard savait qu'ils pensaient tous les deux à l'incident avec Nero lorsque Jim avait offert à l'équipage du romulien son assistance avant que le vaisseau ne soit dé n'avait pas été là à ce moment précis mais Jim lui en avait parlé plus tard. Même si rien n'avait pu être évité à cause à cause de l'obstination de Nero, le capitaine éprouvait toujours de la culpabilité parce qu'il pensait ne pas en avoir fait assez.

"Mais j'ai pensé qu'il était nécessaire de s'assurer que les inquiétudes du capitaine étaient sincères et non pas le résultat possible de l'influence d'autres facteur" conclut le vulcain. Tout cela était logique bien évidemment. Léonard faillit lever les yeux au ciel. Mais, il comprenait où Spock voulait en venir et en dépit de leurs différents, ils s'inquiétaient tous deux à propos de Jim.

"Très bien", offrit un léonard grognon et le vulcain acquiesca.

" Vous devrez m'excuser maintenant, docteur. Mais j'ai un engagement prioritaire auquel je dois me rendre immédiatement" expliqua Spock, et Léonard s'écarta finalement du chemin du vulcain le laissant ainsi partir. McCoy le suivit hors du minuscule bureau.

Ils s'éloignèrent sans un mot, mais le regard qu'ils échangèrent remplaçait tous les discours. Ils feront tout ce qui est en leur pouvoit pour protéger Jim.

Dès que le Vulcain fut hors de vue, Léonard se dirigea vers la chambre de son ami.

Il était évident qu'ils avaient besoin de parler, et Léonard se sentit en partie responsable de cela. Il était l'un de ceux qui avaient informé Jim du sort de Khan, après tout. Et, il avait remarqué que le jeune homme n'était absolument pas content de ce qu'il avait entendu. Il n'avait jamais pensé que Jim puisse véritablement penser devoir faire quelque chose à propos de tout cela, cependant.

Léonard secoua la tête et soupira bruyamment. Le gamin n'avait aucun instinct de préservation.

« Jim, faut qu'on parle. » commença Leonard tandis qu'il ouvrait la porte de la chambre de celui- ci. Cependant, sa voie se brisa en cours de route.

Le lit était vide.