Merci à jf-lm, Luna, Mugiwara-Crystal et virus-extra-dark pour leurs reviews, cela m'encourage beaucoup !

Bon, pour répondre à la review de Luna, tu me demandais : « Petit problème dans ton histoire, le grand père de luffy n'est pas en prison dans l'histoire il a même élevé luffy ».

Cette histoire est un UA, Univers Alternatif, il y aura donc de gros changements par rapport à l'histoire originelle, changements que tu ne vas pas tarder à voir, d'ailleurs.

En fait, je garde en gros les mêmes événements de l'histoire mais avec des changements lié au fait qu'ici, le gouvernement Mondial a fait exterminer les porteurs du D, ou dans le cas de Garp, l'a fait disparaître à Impel Down. puisque ce dernier a quand même loyalement servi la marine. Garp n'a donc jamais pu élever son petit fils.

Dans l'histoire originelle, j'imagine que Dragon lui avait confié Luffy quelques temps après sa naissance, peut être un an ou deux après (puisqu'il n'a pas de souvenirs de ses parents...) pour éviter qu'il ne soit pris pour cible quand il commencerait ses activités de révolutionnaire. Mais ici, Garp n'est plus là, Dragon est déjà recherché comme criminel mondial par la marine alors que dans la vraie trame de One Piece, celui ci n'a commencé à devenir un véritable danger que quand Luffy avait une dizaine d'année. (voir le chapitre d'un des flash back de Dalton, quand il se rappelle où il a croisé Vivi, lors d'un Conseil des Rois à MarieJoa, Dragon était alors présenté comme quelqu'un ayant des idées dangereuses, mais qui ne deviendrait un danger que dans « quelques années »...)

Pour répondre à Virus extra dark, Dragon est obligé de laisser Luffy à l'orphelinat : il vient de devenir ennemi mondial du Gouvernement (et il n'avait encore rien fait, ou presque...) et Luffy, parce qu'il porte le D en lui, devient également l'équivalent du fils de Gold Roger, quelqu'un de coupable, du fait même de sa naissance. Il est impossible pour un homme d'élever un enfant tout en étant recherché par la Marine et le Gouvernement car ils se feraient repérer et tué tous les deux. Il doit donc le laisser à l'orphelinat, car il n'y aura aucun passé.

Mais bon, je te laisse lire la suite, je pense que cela te plaira...

Disclaimer : cette histoire, ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter...


Plus de trois ans s'étaient écoulés depuis le jour où Luffy avait été déposé devant les portes de l'orphelinat d'une île d'East Blue. Le nourrisson avait alors à peine un ou deux jours et vagissait comme n'importe quel bébé affamé.

Personne, ou presque, ne s'était alors posé de questions sur la provenance de l'enfant : l'île venait tout juste d'être attaquée par des pirates et l'assaut avait provoqué son lot habituel d'orphelins. East Blue était peut être la plus pacifique des mers, mais la piraterie n'en était pas moins présente. L'enfant avait donc été considéré comme une victime tardive de la bataille et on l'avait intégré sans faire d'histoire.

On ne connaissait que son prénom, Luffy, qui était inscrit d'une écriture élégante sur le papier placé dans le couffin : pas de nom de famille ni de date de naissance, rien.

Mais les noms à l'orphelinat n'avait aucune espèce d'importance puisque les nouveaux arrivants étaient renommés de façon neutre, une façon d'éviter aux enfants bâtards de réclamer un quelconque héritage ou aux enfants de pirates de connaître leur origine. Pourtant, bizarrement, tout bébé déjà, Luffy refusait de donner signe de vie quand on avait tenté de le renommer et ne manifestait sa présence que lorsqu'on l'appelait par son prénom d'origine.

Les conditions n'y étaient pas des meilleures : les enfants avaient en moyenne un repas par jour, dormaient sur des futons dans des dortoirs dont les murs laissaient entrer le froid glacial. L'île appauvrie par les régulières incursions de pirates et par le règne d'un souverain peu attentif aux besoins de ses sujets n'avaient pas les moyens d'entretenir un orphelinat.

Cependant, cela avait changé il y a un an, quand le gouvernement s'était immiscé dans certaines prérogatives des royaumes, comme l'entretien des orphelinats et l'éducation. Sous la tutelle de celui ci, les conditions de vie s'étaient arrangées et les pupilles du Gouvernement, ainsi qu'on les nommait désormais, étaient nourris, entretenus, lavés et blanchis. Ce n'était pas l'enfer ni le paradis car il manquait une condition indispensable au développement d'un enfant : l'amour.

Luffy avait rapidement montré des capacités d'adaptation assez exceptionnelles, même si elles n'étaient pas au goût de tous. En effet, l'enfant mettait une énergie infatigable pour explorer le monde, d'abord à quatre pattes, puis, quand il s'était aperçu vers dix mois que marcher lui permettrait d'aller beaucoup plus vite, il s'était rapidement relevé et commencé à marcher, puis à courir dans tous les couloirs de l'établissement.

Les autres enfants ne l'embêtait plus depuis qu'à deux ans, le petit s'était fait respecté quand il avait tenu tête à un garçon de cinq ans au sujet d'une peluche singe lors dune des rares distribution de jouet.. Au lieu de battre en retraite face au gosse plus âgé, le petit s'était aussitôt jeté sur le grand et s'était bagarré pendant quelques minutes, et, surtout, avait gagné. La force de Luffy et son acharnement s'imposèrent rapidement et les brutes de l'orphelinat cessèrent de l'embêter.

Les rares fois où l'on ne voyait pas l'enfant étaient les jours de tempêtes. Tandis que ses camarades avaient tendance à courir se réfugier dans leurs dortoirs Luffy courait dehors et allait se cacher hors de portée des surveillants pour contempler le déchainement des éléments, le plus souvent, d'un point de vue élevé comme un arbre ou une falaise, en bref, l'endroit le plus dangereux dans ce genre de situation. Il pouvait rester ainsi pendant des heures sous une pluie battante, le regard perdu vers l'horizon, comme s'il attendait quelqu'un. Puis, quand le mauvais temps se calmait, il revenait, tranquillement, du haut de ses quelques années, ce qui lui vouait l'admiration respectueuse mais à bonne distance des autres orphelins.

Les surveillants étaient moins satisfaits et menaçaient l'enfant entêté de punitions s'il ne cessait pas ce genre d'expédition, mais il n'en faisait toujours qu'à sa tête. L'infirmière, cependant, s'était souvenue que l'enfant avait été découvert après un cyclone et avait émis l'hypothèse qu'il n'était peut être pas né sur l'île, comme elle l'avait imaginé au départ, mais qu'il avait pu être abandonné par des pirates quand ils profitaient de la tempête pour s'enfuir car selon elle, le petit assimilait les tempêtes à sa famille.

Bien sûr, cette suggestion n'était pas prise au sérieux : le petit venait à peine de naître quand il avait été abandonné, comment pourrait il se souvenir d'une chose pareille ? De toute façon, personne, ici, ne prêtait réellement attention aux origines des orphelins. Cependant, pour assouvir sa curiosité, la nurse avait interrogé le petit garçon sur la raison pour laquelle il guettait lors des soirs de tempête. L'enfant lui avait répondu qu'il attendait. Quand elle lui avait demandé ce qu'il attendait, il avait haussé les épaules et s'en était retourné jouer. Depuis, elle avait arrêté de l'interroger.

L'attitude de Luffy était presque semblable, concernant l'adoption. Il avait refusé catégoriquement de se faire adopter par les quelques familles qui étaient venu visiter l'orphelinat. Pourtant, l'enfant, avec ses cheveux noirs ébouriffés, ses yeux noirs curieux de tout, sa tendance à sourire n'importe quand et sa santé vigoureuse, aurait figuré parmi les premiers choix des parents potentiels. Mais l'enfant se renfermait alors comme une huitre, refusant de se comporter comme d'habitude.

A partir de trois ans, il avait pris l'habitude de se cacher pour échapper aux visites et refusait systématiquement de se montrer pendant celles ci. Personne n'avait compris les raisons de son attitude: les surveillants de l'époque le grondaient, les enfants lui demandaient pourquoi il refusait le rêve de tous, ici. Luffy avait alors répondu d'un ton sérieux, que c'était par instinct, comme si cela suffisait à tout expliquer. Il savait qu'un jour, quelqu'un viendrait le chercher, qu'il le lui avait promis.


Cependant, avec la main mise du gouvernement, de nouvelles personnes étaient venus, qui regardaient les enfants sans la douceur d'éventuel parents. Ces hommes étaient des marines ou des agents du gouvernement et ils semblaient juger les capacités de certains enfants. Il s'agissait en réalité de recruteurs qui observaient, très intéressés, ce vivier d'enfants, jeunes, encore manipulables et que l'on pouvait façonner à volonté pour suivre la doctrine du Gouvernement Mondial. Et Luffy avait bien du mal, malgré ses efforts, à éviter leurs regards scrutateurs.

Quand il les voyait, Luffy ne pouvait empêcher la méfiance de l'envahir et une peur étrange l'envahissait, ne laissant que cette étrange certitude : il devait éviter ces hommes. Sa naissance traumatisante profondément enfouie en lui en était en partie la cause. Mais c'était surtout l'instinct de survie incroyablement puissant qui s'était déclenché la nuit où les porteurs du D avaient été éradiqués qui avait joué. La volonté du D qui coulait dans ses veines mettait tout en œuvre pour assurer sa survie.

Malheureusement, cela n'avait pas empêché les examinateurs de repérer Luffy comme une recrue prometteuse pour les établissements militaires qui s'ouvraient de part le monde pour former la Marine de demain. L'enfant avait eu beau tout faire pour éviter cela, cela n'avait servi à rien : l'extraordinaire vitalité de l'enfant et sa force en faisait une recrue idéale et le potentiel que les recruteurs percevaient en lui interdisait de l'ignorer, même s'ils décelaient dans Luffy une certaine insubordination, ce n'était rien qu'une juste et sévère éducation ne parviendrait à résorber, croyaient ils. L'enfant avait donc eu beau refuser de toutes ses forces et tempêter, il avait quand même reçu un paquetage qu'il devrait emporter quand on viendrait le chercher pour l'emmener dans sa nouvelle école.


La veille de son départ, une tempête se déclara et Luffy décida, du haut de ses cinq ans, d'en profiter pour partir. Tout le monde s'était maintenant habitué à ses étranges sorties et on ne tentait même plus de l'en empêcher : Après tout, il revenait toujours vivant et ne tombait même pas malade, malgré les pluies torrentielles. Et si ça pouvait le calmer et le rendre moins difficile à supporter pour le lendemain.

Luffy s'empara donc d'un vieux sac, y fourra ses vêtements, sa couverture ainsi que divers aliments qu'il chaparda dans la cuisine, comme à son habitude(On l'avait déjà soupçonné d'avoir appris à marcher uniquement dans ce but...) Luffy se saisit ensuite de son jouet favori: sa peluche singe et se précipita dehors. Mais au lieux de prendre le chemin de la falaise, il suivi le chemin de la forêt qui conduisait à la ville principale, un chemin réputé comme peu sûr à cause des bêtes sauvages qui infestaient les bois.

Son petit trajet se déroula sans encombre jusqu'à ce qu'il rencontre un sanglier carnivore qui sembla se réjouir du diner inattendu qui se présentait devant lui. Luffy le regarda commencer à charger et pu éviter de justesse la première attaque mais la bête se retourna pour attaquer. L'enfant était énervé, résolu et, manque de chance, n'était pas plus effrayé que ça : il avait décidé de s'enfuir et ce n'était pas de la viande sur patte qui l'en empêcherait ! Fusillant l'énorme bestiole de ses yeux noirs, le petit poussa un cri de rage très impressionnant chez un enfant de sa taille : le sanglier s'arrêta net, pris d'une crainte irrationnelle, effrayé par son futur casse-croute qui le regardait d'un air massacrant. Décidant d'aller chercher un repas moins intimidant, le sanglier passa prudemment son chemin et Luffy pu poursuivre sa route, sans savoir qu'il venait d'exercer un talent qu'une personne sur un million possédait...


L'enfant arriva dans le bourg sous une pluie battante, en pleine nuit. À l'âge tendre de cinq ans, il avait accompli un petit exploit en traversant ce que l'on nommait «la forêt de la mort» mais il n'en savait rien. Le petit commença à circuler dans les rues de la ville, observant ce nouveau milieu : il n'avait jamais connu que l'orphelinat, ses falaises et, depuis peu, les bois. Ce nouvel environnement l'excitait. Il se cacha dans un tonneau et regarda, sans être vu, ce qui se passait : il voyait des hommes en uniformes blanc qui passaient régulièrement dans l'avenue, certains frappant aux portes et demandant aux habitants s'ils n'avaient pas vu passer un homme sur l'affiche. Soulagé en voyant qu'on ne le cherchait pas, Luffy entra dans une maison qui lui semblait accueillante et chaleureuse et qui était encore illuminée à cette heure tardive.

C'était en réalité un établissement miteux et où l'on ne voyait pas âme qui vive, à part un vieil homme au visage couturé de cicatrices, occupé à essuyer un verre crasseux avec un torchon sale. Il était accoudé à un bar en bois de piètre qualité, avec des étagères remplies de bouteilles pleines d'une infâme eau de vie. La salle, quant à elle, était assez réduite et ne comportait qu'une petite dizaine de vieilles tables branlante et des chaises prêtes à rendre leur dernier soupir. Des cafards courraient le long des murs et des toiles d'araignée étaient tissée au plafond. Sur le bar, était collées des dizaines d'affiches avec le visage de personne recherchées. Un endroit merveilleux !

Le propriétaire haussa un sourcil en voyant le gosse frissonnant sur le pas de sa porte. Quand il le vit s'assoir dans un coin sans dire un mot en tentant de se faire discret, le vieil homme se dit qu'il devait peut être lui demander de partir. Après tout, ce n'était pas vraiment un endroit pour les gosses...

« Fiche le camp, gamin ! Ce n'est pas un endroit pour les enfants. »

Le petit semblait bien décider à rester et le fixait, sans ciller d'un air obstiné. Le barman comprit qu'il ne pourrait pas le virer de façon discrète sans que la Marine ne vienne voir ce qu'il en était. Or, ce n'était vraiment pas le moment : son honorable taverne avait longtemps servie aux pires pirates et il ne tenait pas à se faire arrêter maintenant par des soldats pour maltraitance d'enfant sans défense !

Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, le vieil homme proposa au gosse un verre de lait, boisson pratiquement inconnue dans ce tripot, que le petit accepta avec un immense sourire, puis il commença à poser des questions :

« C'est quoi ? » demanda t-il en montrant les affiches.

« Les types recherchés par la Marine »répondit le propriétaire en soupirant : voilà pourquoi il n'aimait pas les gosses : leurs questions incessantes !

« C'est quoi, exactement, les Marines ? »

« Des types en uniforme qui chassent des pirates, des types pas en uniforme » marmonna le vieux.

« Et pourquoi ? » Le petit n'avait pas l'intention d'arrêter ses questions...

« Parce que c'est la marine qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal...et les pirates sont mauvais » expliqua t-il avec une lueur de ruse dans ses yeux.

Il y eut un petit silence tandis que le petit cherchait à comprendre ses explications et le vieil homme en profita pour reprendre le contrôle de la discussion :

« Et toi, tu es qui ? »

« ... » répondit l'enfant. Bavard uniquement pour poser des questions, le gamin.

« T'as quel âge ? »

« cinq ans et demi ! » compta Luffy après un petit moment de réflexion.

« D'où tu viens ? »

L'enfant fit un geste vague du côté de la forêt et l'homme sachant ce qui se trouvait derrière les bois devina rapidement :

« l'orphelinat, pas vrai ? »

Luffy se murât dans un silence.

« T'es tout seul ? Et tu as traversé la forêt sans personne et en pleine tempête ? »

Le gosse acquiesçât d'un air boudeur.

« Je me demande en quoi tu es fait, gamin... »

Au même instant, on frappa violemment à la porte, déjà bien ébranlée. Luffy se mit à trembler et sembla chercher une cachette mais la porte s'ouvrit brutalement. Un lieutenant entra dans la pièce, suivi de quelques soldats et il examina rapidement à la recherche d'occupants. Il s'arrêta sur l'enfant et apostropha aussitôt le propriétaire d'un ton plus que ferme :

« Que fout un gosse dans ton misérable établissement ? »

Luffy baissa la tête et chercha des yeux une issue potentielle, prêt à s'enfuir s'il le fallait.

« C'est le bâtard de mon bâtard de fils ! Ce petit morpion avait peur de l'orage et de vos cris incessants, vous qui dérangez les honnêtes gens ! »

« Toi, honnête ? C'est la chose la plus drôle que j'ai jamais entendu ! J'ignorais que t'avais un petit fils ! »

« Son père le reprend demain et après, j'en suis débarrassé ! Trêve de discussion, pourquoi es tu là ? »

« As tu vu cet homme ? »en tendant une affiche avec la photo imprécise d'un homme recouvert d'une cape sombre.

« Non et si vous voulez qu'on fasse le travail à votre place, prenez de meilleures photos ! C'est qui, ce type, d'abord ? »

« Il est recherché par le gouvernement mondial : on a ordre de tirer à vue si on le croise. Apparemment, il a été vu dans plusieurs îles des alentours, donc il est peut être ici. Tu es certain de n'avoir vu personne ? »

« Il n'y a aucun client dans ce bar quand vous êtes en ville, lieutenant Ramon. Ce tripot est trop connu comme un repaire de malandrin par votre faute ! A votre place, j'irais voir chez la concurrence ! »

« C'est toi qui devrait mieux choisir ta clientèle... »

Puis, après avoir conseillé d'envoyer le gosse au lit, le lieutenant prit congé, ainsi que ses soldats. Après s'être assuré que les soldats étaient bien partis et avoir fermé son bar à double tour, il dit à Luffy :

« Désolé de t'avoir traité de bâtard, fiston, mais en te qualifiant ainsi, tu pouvais être sûr qu'ils n'auraient aucun soupçon ! Bon, écoute, gamin, si tu parles de ceci à qui que ce soit, je te trancherai ta langue et je la donnerai à manger aux chiens, après t'avoir tranché la gorge pour faire bonne mesure. Compris ? »

Le gosse hocha la tête, peu impressionné. De toute façon, il avait autant à perdre que lui, songeait le vieux propriétaire en déplaçant quelques bouteilles bien précises sur les étagères. Un grincement retentit et le bar pivota, révélant un trappe.

« Vous pouvez sortir ! »

Six ou sept personnes, le visage dissimulé par des capes épaisses sortirent de la petite cachette qui faisait la renommée, mais uniquement dans les milieux hors la loi, de l'établissement. Les hommes se raidirent en voyant un gamin les regarder d'un air émerveillé, puis se détendirent légèrement, voyant qu'il ne criait pas. Le propriétaire se pencha encore au dessus de la trappe :

« Le recrutement s'est bien passé, on dirait ? »

« Tu peux dire cela » répondit une voix laconique dans la cachette.

« Tu vas repartir maintenant ? »

« Je dois d'abord faire un petit détour vers la forêt.»déclara le mystérieux individu.

« N'y pense même pas, la ville grouille de marines : il vous sera déjà difficile de fuir, même avec ta merveilleuse capacité ! »

L'homme grimpa hors de son abri d'un mouvement souple, dissimula certains papiers dans une poche intérieure de sa cape puis s'adressa à son contact :

« J'ai fait une promesse et il est plus que temps pour moi de la tenir. Si j'attends davantage, je sens qu'il sera trop tard.»

« Tu n'arriveras qu'à te faire plus repérer que tu ne l'es déjà! Barre toi ! »

Luffy s'approcha d'un air curieux vers l'étranger qui posa alors son regard sur l'enfant pour la première fois depuis cinq ans et sept mois. Dragon s'agenouilla pour être à la hauteur du petit qui le regardait, pas intimidé par l'aura qui semblait émaner de lui. Il détailla l'enfant qui le dévisageait toujours d'un air très sérieux tout en tenant sa peluche et son sac. Le révolutionnaire enleva sa capuche et lui demanda d'une voix tendue :

« Comment tu t'appelles ? »

L'enfant hésita puis répondit fièrement :

« Luffy »

Un sourire éclaira à son tour le visage de Dragon qui bénit le destin de cette rencontre inespérée.

« Heureux de te revoir, Monkey D Luffy, je suis ton père, Monkey D Dragon.»

Et c'est ainsi que ce soir là, alors que la tempête faisait rage, un petit groupe embarqua sur le navire, à l'insu des marines qui les recherchaient. Parmi eux se trouvait Monkey D Luffy.


Ce chapitre m'a valu bien des soucis. J'ai dû en réécrire une bonne partie car cela n'allait vraiment pas avec la suite. C'est dans ses moment là que je me félicite de prendre un peu d'avance dans mon écriture, quant à la parution.

J'espère qu'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à me le dire, même chose si vous avez des conseils ou des critiques !