Bon... Vous m'en voulez à mort, n'est ce pas ?
Le fait est que j'avais vraiment beaucoup de travail et que mon Master et mes autres projets m'ont pris beaucoup de mon temps. Pour info, je tiens les fanfictions comme en grande partie responsable de mon passage en seconde session. Voilà, c'est dit.
Mais je n'ai pas oublié cette fic. Pour preuve, je viens tout juste de terminer mon dix-neuvième chapitre, me permettant de poster ce chapitre là.
J'en profite pour remercier les personnes suivantes : Gokudera, amiedu13, Sala, Mrs Elisabeth Darcy31, kaila, Zulkesh, j'en-ai-un, AcexLuffy, Luna, Sweety Nightmare, K3lly-y et Feather Shinning pour leurs reviews, qui m'ont beaucoup encouragé à poursuivre.
Sans plus tarder, je vous livre ce nouveau chapitre :
Water Seven était sans doute l'une des plus belles et des plus grandes cités de Grandline : la ville occupait après tout toute la surface de l'île et les canaux qui la parcouraient ajoutaient à son charme indéniable. L'île de Water Seven devait son nom à une particularité de sa composition géologique : L'île était creuse : une immense cavité était nichée sous la surface poreuse et abritait une gigantesque nappe phréatique d'eau douce qui alimentait abondamment les sept sources de la ville. Peu d'îles pouvaient se vanter d'abriter une source d'eau aussi importante et cet or bleu avait beaucoup contribué à la prospérité de Water Seven, mais ce trésor provoquait également, paradoxalement, la perte de l'île. L'île creuse était beaucoup moins stable que les autres, la construction de la ville avait augmenté son poids et elle commençait inexorablement à s'enfoncer dans les profondeurs de l'océan chaque fois que l'Aqua Laguna, ces gigantesques vagues qui frappaient Water Seven une fois par an, déferlait.
Ce phénomène, plus l'augmentation sensible de la piraterie depuis l'exécution de Gold Roger , avaient plongé Water Seven dans une dépression économique sans précédent. La ville, autrefois si active et prospère grâce à ses sept compagnies de chantiers naval, n'arrivait plus à se ravitailler en matières premières indispensables à la survie de l'industrie et les entreprises et les commerces fermaient les uns après les autres, la pauvreté était devenue omniprésente, les habitants n'avaient plus aucun espoir de changer les choses et regardaient, résignés, leur île s'enfoncer dans la mer. La situation était devenue sans espoir.
Et puis Tom, celui qui avait été désigné par la ville comme le bouc émissaire idéal, le responsable de la situation catastrophique de Water Seven, avait changé les choses. L'homme poisson avait construit le navire de Gold Roger, celui qui avait lancé la vague de piraterie qui avait réduit à leur minimum les échanges commerciaux, appauvrissant ainsi la cité. Ses collègues constructeur naval avaient donc chassé leur ancien ami de la ville haute vers les bas fonds de la ville, le pire endroit de l'île, le cimetière des épaves. Mais Tom ne leur en avait pas voulu et avait même travaillé à un projet pour sauver sa cité d'adoption,le fameux Train des Mers qu'il avait pu réaliser pendant les quatorze années de délai accordée par le Gouvernement Mondial et qui lui permettrait à la fois de sauver sa vie et sa ville.
Cela avait été quatorze années de dur labeur, de travail sans repos, à braver les tempêtes, les monstres marins, les explosions causées par un défaut de réglage. Quatorze années qui avaient laissées leurs marques indélébiles sur leurs corps : des petites blessures quotidiennes, entailles, coupures, causées par des échardes aux brûlures graves provoquées par les explosions de certains prototypes. Quatorze années à se serrer la ceinture pour financer leurs matériaux de construction, vu que le Gouvernement Mondial estimait que c'était à eux de payer. Mais Tom avait le sentiment d'y avoir gagné quelque chose d'inestimable : ses deux disciples lui étaient restés fidèles, ne l'avaient pas abandonnés dans ces durs moments et même mieux, ils avaient acceptés d'apporter leur aide à son projet. Et Tom, en quatorze ans, avait transformé ces deux excellents artisans en créateurs exceptionnels. Bientôt, ils seraient connus dans le monde des constructeurs navals non pas comme de bons ouvriers, mais comme les meilleurs. Et cette perspective réjouissait l'Homme Poisson.
Un autre motif de réjouissance était l'achèvement du Train des Mers. D'ici quelques jours, le Navire Judiciaire accosterait à nouveau à Water Seven et le juge l'acquitterait de son ''crime'' pour le récompenser d'avoir tenu parole. Malgré son incroyable optimisme, Tom craignait malgré tout un ultime coup fourré du gouvernement : ces dernières années, la Marine s'était révélée beaucoup plus brutale et impitoyable qu'autrefois et il se demandait toujours les raisons d'un tel changement. S'ils apprenaient qu'il avait ces plans, il en ferait sans doute les frais. Donc, il espérait que le juge ne reviendrait pas sur sa parole : un crime absout en échange de son œuvre. Mais, dans l'ensemble, il lui avait paru honnête, s'il devait s'attendre à un coup tordu, ce ne serait pas de lui.
Finalement, il avait décidé de ne pas s'inquiéter à ce sujet : cela ne ferait pas avancer ses affaires de toute façon. Il avait donc décidé de s'atteler à la tâche avec Iceburg pour réparer le navire qui avait accosté il y a deux nuits. Franky n'était pas là : il avait décidé de partir, une fois encore, à la chasse aux monstres marins, mais, cette fois, il avait emmené avec lui le fils de leur mystérieux client, qui avait semblé très enthousiaste à cette idée. Son apprenti le plus âgé avait émis des réserves quant à laisser son compagnon prendre en charge un enfant mais il avait dû s'y résoudre en voyant l'air joyeux du petit. Du coup, lui et Tom discutaient, tout en travaillant, de la situation à Water Seven : les habitants avaient repris confiance même s'ils se plaignaient, particulièrement au sujet du prix des denrées, mais ils affichaient désormais un air volontaire et déterminé. Chaque fois qu'il sortait en ville et voyait ce changement de mentalité dans les yeux de ses concitoyens, Iceburg souriait en songeant que c'était grâce à Tom.
Le mystérieux étranger venait parfois discuter avec eux, même s'il évitait de rester trop longtemps sur le chantier: ils avaient des discussions au sujet de la situation politique, du Puffing Tom, du procès, de Gold Roger à qui il portait un vif intérêt, l'homme semblait intéressé par beaucoup de sujets assez variés, mais surtout politique, ce qui ne ressemblait pas à un pirate. Il semblait évident à Iceburg que c'était un homme recherché mais ni Tom, ni lui ne posaient de question à ce sujet : ce qu'ils ne savaient pas ne pouvait pas leur nuire. Aujourd'hui, il était venu observer le chantier ainsi que le travail des deux artisans, même s'il se tenait à l'écart pour ne pas les gêner et surtout pour être prêt à disparaître rapidement en cas de besoin.
Soudain, ils entendirent le bruit de quelqu'un qui approchait,Tom et Iceburg jetèrent un regard furtif vers l'endroit où se tenait leur client, mais celui ci semblait avoir disparu comme un courant d'air. Plusieurs hommes avec l'insigne du gouvernement sur leurs costumes entrèrent dans le chantier naval avec un sans gêne que seul une position de pouvoir pouvait conférer. Celui qui semblait leur chef clama qu'il voulait parler à Tom mais il n'eut pas le temps d'achever sa phrase car un tir de canon le toucha et mit l'homme à terre. Iceburg se tourna vers celui qui, il le savait, était forcément à l'origine de ce désastre et ses doutes furent confirmés quand il vit Franky et le petit qu'il avait pris en charge, perchés triomphalement tous les deux sur l'infâme Battle Franky n°35 et remorquant un énorme monstre marin qui devait bien être plus gros qu'un petit îlot. L'apprenti le plus raisonnable de Tom poussa un énorme soupir et décida que, cette fois, c'en était trop. Il prit une énorme masse et se dirigea avec la ferme intention d'en découdre avec son condisciple complètement irresponsable et ses créations guerrières dangereuses.
Les deux apprentis de Tom commencèrent comme à leur habitude une de leurs célèbres disputes qui concernait (pour changer) les Battles Franky que leur irresponsable créateur laissait trainer à la merci du premier imbécile venu. Luffy, qui avait eu le temps de s'habituer à ce genre de scène durant les deux jours qu'il avait passés dans l'atelier des Tom's Worke, regardait Iceburg tenter de détruire les merveilleux bateaux de Franky, avec une massue plus grosse que lui, horrifié à l'idée qu'on puisse détruire des navires aussi géniaux ! Tom mit fin à la dispute au moment même où le drôle de type avec des yeux cernés et un nez écrasé qui lui conféraient une ressemblance surprenante avec un panda, se relevait et commençait à beugler, l'air furieux, qu'il était là pour voir Tom de la part du Gouvernement. Luffy pâlit légèrement en entendant cela et descendit du Battle Franky. C'était vraiment la poisse : non seulement un type du Gouvernement était là, mais en plus, lui et Franky l'avait attaqué par mégarde ! Mais par chance, il ne semblait pas là pour lui mais pour l'homme poisson.
Décidé à savoir ce qui se passait, l'enfant alla se planquer dans le plafond de l'atelier où Tom recevait son ''invité'' et il espionna la conversation qui se tenait là et apprit plusieurs choses : D'abord, le type s'appelait Spanda (ou quelque chose comme ça) et il faisait partie de quelque chose qui s'appelait CP5 et il était du gouvernement, ensuite il voulait des plans (mais lesquels, Luffy n'en savait fichtrement rien) Ensuite, le type du gouvernement se mit à menacer Tom (et Luffy le détesta immédiatement pour cela) de le faire condamner à mort s'il ne les lui donnait pas, mais Tom affirma ne rien avoir à craindre de cela ce qui rassura l'enfant au chapeau de paille. Furieux, Spanda partit en grommelant des menaces indistinctes mais qui n'auguraient rien de de bon. Luffy s'apprêtait à tenter de le suivre pour en apprendre davantage quand il sentit quelqu'un approcher derrière lui... Il se retourna prêt à se défendre et envoya un coup de poing...qui fut intercepté sans aucune difficulté par la main de son père qui se tenait là.
« Pas mal, mais ne relâche surtout pas ta garde...» Murmura t-il avec un léger sourire.
« Tu as tout entendu, pas vrai ? » Demanda Luffy en chuchotant et en suivant des yeux les cinq hommes qui semblaient conspirer entre eux.
« Jusqu'au dernier mot...Notre ami Tom semble avoir de gros problèmes à ses trousses. »
« C'est quoi le CP5 ? »
« Ce sont les Cypher Pol, les agences de renseignement du Gouvernement Mondial. Ils s'occupent de tout ce qui est investigation, espionnage, rassemblement d'informations. Il en existe officiellement huit mais il en existe un neuvième, le CP9, qui s'occupe plus particulièrement des assassinats ou des actions définitives à prendre contre les ennemis du Gouvernement. Les civils ne connaissent pas son existence car ils ne doivent pas savoir qu'ils ont le droit de tuer n'importe qui s'ils estiment que cette personne s'oppose à leur Justice. »
« Ils sont si dangereux ? » S'effraya l'enfant.
« Oui. Ce sont de véritables machines de guerre, entrainés dès l'enfance à se battre au nom d'une sombre justice. Ils sont complètement soumis au Gouvernement Mondial. D'après mes sources, l'un d'eux aurait massacré cinq cents soldats qui auraient eu la ''faiblesse'' de se faire prendre en otage, sans compter l'équipage de pirate et il était très jeune à l'époque. C'est une bonne indication du niveau de ce groupe. Mais ici, il s'agit du CP5, c'est le Cyper Pole le plus faible sur Grandline, les quatre premiers sont sur les autres océans, ce qui ne les empêche d'être extrêmement dangereux ...»
« Mais au moins, ils ne sont pas là pour nous, non ? » Demanda Luffy.
« Non, sinon, nous aurions eu affaire au CP9 et je ne serais certainement pas capable d'affronter le groupe entier. »
« Alors pourquoi ils sont là ? C'est quoi ces plans ? »
« Je ne le sais pas plus que toi, Luffy. Mais le Gouvernement semble bien décider à s'en emparer. Je demanderais bien à Tom mais s'il a refusé de parler de ces fameux plans à ces agents, ça m'étonnerait qu'il accepte de nous les dévoiler. Ce qui est bien dommage... »
« Je pourrais lui demander ? » proposa Luffy
Dragon considéra la proposition de Luffy : certes, les questions innocentes d'un enfant soulèveraient certainement moins l'attention que celles d'un adulte. Mais l'artisan naval n'était pas un imbécile : si le gouvernement recherchait les plans depuis longtemps, alors il devait être sur le qui-vive et se méfier des indiscrets et des curieux. Ils avaient certainement déjà éveillé les soupçons de l'homme poisson par ses questions et son comportement qui ne ressemblait pas à celui d'un pirate : le révolutionnaire avait vu les très discrets coups d'œil que lui jetait Tom quand il se pensait non observé, comme s'il s'attendait à un coup fourré. L'artisan était certainement méfiant mais il lui était sympathique et Dragon n'avait pas réellement envie de le manipuler, d'autant plus qu'il s'en apercevrait. Il s'apprêta à décourager les tentatives de son fils quand il s'aperçut que Luffy ne l'avait pas attendu et commençait déjà à se diriger vers Tom.
Tom, de son côté, regardait la porte qui s'était refermée sur ses inquiétants visiteurs et soupira : le passé semblait le rattraper une nouvelle fois, mais cette fois il s'agissait d'un passé plusieurs fois séculaire. Il se sentait cerné : maintenant que le Gouvernement Mondial savait qu'il détenait ces plans, Ils ne le lâcheraient plus jusqu'à ce qu'Ils obtiennent ce qu'Ils veulent. Tôt ou tard, toute cette histoire se terminerait mal. Tom entendit soudain un grincement dans son plafond et fronça les sourcils : trop bruyant pour des souris... L'artisan se retint pour ne pas pousser un autre soupir : il était pratiquement sûr que le petit Luffy était planqué en haut et son mystérieux père avec lui, en tout cas, s'il les avait bien cernés. Il ferma les yeux sa décision fut prise.
Quelques instants plus tard, ses soupçons furent confirmés quand il vit le gosse l'approcher avec certainement d'innombrables questions à la bouche et il fit taire l'enfant et cria à ses apprentis de venir le rejoindre dans la cuisine, puis il invita son client et le petit à le rejoindre, ce qui sembla l'étonner et le satisfaire en même temps. Si Iceburg et Franky furent étonnés de la présence de leurs deux invités, ils n'en montrèrent rien et attendirent simplement que leur maitre comme à parler. Tom hésita alors une seconde :en temps normal, il se serait contenté de confier les plans à ses disciples pour les mettre hors de portée du Gouvernement mais entre temps, ces deux étrangers étaient venus et l'avait incité à prendre un pari. Un pari très risqué, certes, mais il se souvenait comme si c'était hier de la dernière fois où il avait osé relever un tel défi : c'était il y a plus de quinze ans, une nuit de tempête et son pressentiment s'était révélé juste alors. Or, aujourd'hui, son instinct criait en lui aussi fort que lors de cette soirée d'orage.
Cette nuit, comme il y a une quinzaine d'années, il allait mettre le sort du monde entre les mains d'un seul homme et du choix de cette personne pourrait naitre un cataclysme comme n'en avait pas connu le monde depuis des siècles ou bien, il ne se passerait...rien. Tom prit une grande inspiration et finalement dévoila les plans de l'une des armes les plus effroyables jamais conçues au monde : Pluton, un navire de guerre dont nul ne connaissait l'emplacement exact. Il ne fallu pas plus d'une minute à ceux qui l'entouraient (à part Luffy, évidemment) pour comprendre et saisir la nature de ce qu'ils avaient sous les yeux. Et comme lui, ils étaient sans doute à la fois émerveillés par le génie de l'œuvre et effrayés par le danger qu'il représentait. Dragon feuilleta rapidement les plans puis les reposa et regarda Tom droit dans les yeux et lui demanda, d'un ton extrêmement sérieux :
« Est ce que je pense ? »
« Il s'agit bien d'une arme très ancienne, des plans d'une arme incroyable et presque invincible, qui date d'il y a 800 ans. Les plans d'un navire qui existe déjà quelque part dans ce monde et qui porte le nom de Pluton. Une arme qui donnerait la victoire à n'importe quel camp qui l'aurait en sa possession, quelle que soit la force de son adversaire. »
«Pourquoi avez vous révélé un tel secret à un quasi inconnu ? Que comptez vous faire avec ceci ? »
« Je peux vous les donner. »
Il y eut un silence à couper au couteau : Iceburg et Franky regardaient leur maitre, incrédules, le choc était évident sur leurs visages : ils n'auraient jamais pensé que Tom puisse faire une chose pareille. C'était inconcevable, Tom n'était pas du genre à aller chercher la guerre, Iceburg s'apprêtait à protester très violemment mais son maitre lui fit signe de se taire d'un geste sans réplique et le disciple se rassit.
Dragon, lui, observait chaque détail des plans avec un air grave inscrit sur son visage. Il savait parfaitement quel poids on venait de lui mettre sur les épaules, il avait également parfaitement conscience des responsabilités qui accompagnaient la détention d'une telle arme. Ce n'était pas une décision qui pouvait se prendre à la légère. Il réfléchit intensément : un tel pouvoir pouvait changer la face du monde et l'équilibre des trois forces qui régissaient le monde d'un seul coup. La peur seule empêcherait le gouvernement de le poursuivre par crainte de représailles terribles et la menace d'une telle arme pourrait renverser des régimes comme des châteaux de cartes. Si terrible par sa puissance et le pouvoir qu'elle détenait... Sa décision fut prise.
Il repoussa les plans vers Tom.
«Reprenez les. »
Tom lui sourit, s'attendant visiblement à une telle réponse mais Franky, lui, ne le comprenait pas.
« Pourquoi ? Je veux dire, ça ne vous serait pas utile pour votre but, même si je ne sais pas lequel ?»
« Je pense que vous êtes un homme qui s'oppose directement au Gouvernement , j'en suis certain. » dit Tom
« En effet. Je suis un révolutionnaire, mon but est de renverser le Gouvernement Mondial afin que la liberté puisse se répandre à nouveau dans ce monde. » Déclara Dragon.
« Mais dans ce cas, une arme pareille serait idéale, non ? » interrogea Iceburg qui affichait malgré tout un air soulagé.
« Une telle arme serait à double tranchant : grâce à elle, je pourrais me débarrasser du Gouvernement Mondial et imposer mes idéaux. Mais dès le moment où je le ferais, mon idéal disparaitrait et je deviendrais rien de plus qu'un tyran semblable au Gouvernement. Et je détesterais ressembler à mon pire ennemi. La liberté est très semblable à la vérité : ces deux valeurs ne peuvent être imposées : elles s'imposent uniquement par elles mêmes. Dès le moment où tu veux imposer la liberté, elle cesse d'exister. Et même si je ne me servais de cette arme que comme une menace contre mes ennemis, je ne saurais jamais ce qui motiverait ceux qui me suivraient alors : la peur ? L'intérêt ? Je convaincrai les hommes par mes idées et mes rêves et non par l'usage de cette force. »
« Ohé ! De quoi vous parlez ? »
Ça, c'était Luffy qui venait se mêler à la conversation : il savait que son père et les autres parlaient de choses importantes, mais après tout, lui aussi avait été invité dans la cuisine et il n'aimait pas être tenu à l'écart. Il se hissa donc sur la table pour voir de quoi il pouvait s'agir, mais il ne voyait que des feuilles de papiers avec des dessins bizarres et compliqués, bref, rien qui ne l'intéressait vraiment. Il se tourna donc vers Tom pour avoir la réponse à sa question et celui ci se fit une joie de lui répondre :
« Tu vois, petit, ces papiers sont en réalités les plans d'un bateau gigantesque qui existerait encore aujourd'hui. Il était gigantesque et terrible par les dégâts qu'il pouvait provoquer. Ce navire de guerre avait pour nom Pluton. Si tu veux, je peux te les donner, qu'en dis tu ? »
« Ben non ! C'est toi qui a dit qu'il était impossible de faire deux navires semblables et je veux un bateau qui soit vraiment unique ! Et puis, c'est pas un navire de guerre que je veux, c'est un vaisseau de Seigneur des Pirates et j'ai déjà décidé que ce serait Franky qui me le ferait puisque il a dit qu'il en ferait un ! »
« Je le savais mais je voulais quand même entendre ta réponse... »
« Comprends pas... » Marmonna Luffy avant de partir se coucher.
« Dois je en déduire que mon fils et moi avons passé une sorte de test ? » Demanda Dragon avec un sourire légèrement moqueur. Il commençait à en avoir l'habitude.
« Aucune idée. Il y a quinze ans, j'avais offert le même choix à un pirate venu ici pour acheter un navire capable de l'emmener jusqu'au bout du monde. Quand je lui ai proposé les plans, il m'a seulement répliqué qu'il n'avait absolument pas l'intention de régner ou de dominer quoi que ce soit... Curieuses paroles, n'est ce pas, de la part du Seigneur des Pirates ? »
« J'imagine... »
« Je ne sais absolument pas ce qui a pu me pousser à vous proposer cela. Mon but initial était de les confier à mes apprentis mais depuis que je vous ai vu, j'ai voulu... Je ne sais pas... Voir vraiment qui vous étiez par ce biais là. Le plus étonnant étant que je ne connais même pas vos noms. »
« Je suppose qu'au point où l'on en est, je peux tout autant vous le dire : mon nom est Monkey D Dragon. Celui de mon fils est Monkey D Luffy. »
« D... Comme Gol D Roger...Je n'ai jamais pu oublier que c'était par ce nom là qu'il s'était présenté à moi...Gold Roger n'est venu qu'après...Je me demande bien ce que cela signifie. »
« Et moi donc... » Murmura Dragon en prenant congé avant de partir dans la nuit.
Voilà, c'était le chapitre 14.
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