Bonjour à tous, comme tous les mercredi, me voilà de retour pour un nouveau chapitre de la dernière Volonté.

Comme d'habitude, je remercie tous ceux qui m'ont laissé une review, ça m'a fait très plaisir ! J'espère que mes réponses ont été satisfaisantes pour tous ceux auxquels j'ai répondu.

J'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre qui va mettre Luffy dans une situation plutôt compliquée et c'est un euphémisme...


Chapitre 21

La délégation d'Alabasta était arrivée devant la résidence du Dragon Céleste où devait avoir lieux la fête d'anniversaire du fils de la famille. Chacun des membres était extrêmement mal à l'aise mais tâchait de ne pas le montrer trop ouvertement, particulièrement Luffy. Faire aveu de faiblesse n'était absolument pas recommandé et la noblesse savait se montrer plus cruelle que la vie sauvage. Néanmoins, il était difficile de ne pas rester béat devant une telle merveille.

La demeure devant laquelle ils se trouvaient avait plus l'aspect d'un château miniature que d'une banale maison. Rien que l'extérieur respirait le luxe à profusion : les arbres rares dispersés dans le parc, les oiseaux et les animaux qui vivaient venaient des quatre coins du monde et appartenaient à des espèces étranges. Tout cela donnait presque l'impression aux enfants de se trouver en pleine nature au sein de laquelle se trouvait un château enchanté construit en marbre blanc étincelant aux fines colonnades délicatement sculptées.

Ils furent accueillis par un majordome presque aussi arrogant que ses maitres qui jeta un regard légèrement méprisant sur les vêtements somptueux, certes, mais d'origine visiblement étrangère du roi. Néanmoins, puisqu'ils avaient le carton d'invitation, il les laissa passer avec un air obséquieux, les priant d'attendre dans l'un des petits salons. Ladite pièce faisait la taille de la salle de réception d'Alabasta et était meublée de façon exquise en marqueterie, avec, sur les murs, des tapisseries tissées de fils d'or et d'argent et au plafond, des peintures d'anges.

Puis on les fit entrer dans une salle immense et là, les yeux des nouveaux arrivants furent tellement submergés de merveilles qu'il leur était impossible de les dénombrer car chaque nouvelle œuvre d'art sur laquelle ils posaient les yeux était éclipsée par une encore plus magnifique. Les marbres étincelants, les statues tellement réalistes qu'on les aurait dit vivantes, un parquet dans des essences de bois parfumés très rares, Des glaces immenses qui donnaient à la salle un aspect encore plus grand qu'elle ne l'était en réalité. Du plafond sur lequel étaient peintes des scènes retraçant la gloire de la famille, pendaient des immenses lustres d'argents ciselés et de cristal.

Sur les tables, on pouvait voir les mets les plus délicats et les plus raffinés, chaque entremets était une merveille d'extravagance : des pièces montées de sandwichs au caviar, des gâteaux sculptés dans du sucre et garnis de crème fouettée et représentant le château de Marijoa, des cailles farcies aux truffes les plus coûteuses. Des fontaines d'alcools fins ou de jus de fruits exotiques dispensaient de la boisson aux enfants comme aux adultes.

Les Dragon Célestes semblaient aussi à l'aise dans ce décor que des poissons dans l'eau, ils évoluaient avec aisance d'un pas majestueux et maitrisé, discutant entre eux, éclatant parfois d'un rire haut perché et strident. Ils avaient les coiffures extravagantes et portaient les tenues tissées dans de la soie la plus fine. Ils ne portaient pas le scaphandre ridicule qu'ils avaient quand ils visitaient Shabondy mais leurs tenues demeuraient excentriques et affichaient ostensiblement leur niveau de richesse.

Enfin, on les présenta à la famille organisant la petite fête et notamment au fils de la famille qui fêtait son anniversaire et qui portait le nom d'Aristide. Dès le premier regard, Vivi ne le trouva pas très sympathique : il avait apparemment douze ans, des cheveux roux clairs relevé dans le chignon caractéristique des Nobles Mondiaux, son visage était empâté avec des joues bien rouges et ses yeux globuleux ne montraient pas beaucoup d'intelligence ou de vivacité. Il donnait une impression de mollesse et d'indolence, comme s'il attendait que tout lui soit servi sur un plateau, ce qui était sans doute le cas.

Il était accompagné d'un gros garçon du même âge qui engloutissait en permanence ce qui se trouvait à sa portée et était coiffé de la même façon qu'il présenta comme Maximedes, d'une fille aux cheveux relevés artistiquement et aux visage lourdement maquillé et dont les yeux se posèrent d'un air méprisant sur Vivi et qui se nommait Angelica. Une dernière fille, plus âgée et qui semblait plutôt ennuyée d'être ici se prénommait Cassiopéa qui leur adressa un simple signe de tête. Mais ce qui attira surtout la colère, bien cachée de la petite princesse, ce fut que chacun des enfants tenaient à la main une chaine d'or attachée aux colliers de trois enfants faméliques, comme s'il s'agissait de chiens qu'on promenait en laisse.

Ils étaient vêtus misérablement et portaient sur leurs dos la marque des Dragons Célestes. Leurs cheveux étaient coupés n'importe comment, comme si un enfant s'était amusé à les découper n'importe comment, ce qui était sans doute le cas. Leurs yeux baissés étaient dépourvus de toute envie de vivre mais ils affichaient néanmoins un immense sourire. La vue était horrifiante de voir ces grands sourires béats avec des prunelles sans vie et sans espérance. C'était tellement visible que le sourire était forcé et Luffy savait que si un seul de ces pauvres gamins pleurait, il serait battu ou tué…

Vivi tentait tant bien que mal de ne pas blanchir devant une telle cruauté, Luffy, lui, se contentait de regarder ces enfants en songeant que c'était encore de ceux qui n'avaient pas pu être sauvé. Il sentait que même si quelqu'un les aidait à s'échapper, ils seraient pratiquement incapables de se réaccoutumer à la liberté, ne pouvant se faire à l'idée de ne plus être esclave. C'était, dans l'esprit de Luffy, l'un des plus grand crimes des Dragons Célestes : ôter même le désir de vivre libre de leurs victimes.

Aristide adressa le premier la parole à Vivi :

"Bienvenue à notre petite fête, princesse Vivi. Nous sommes ravis de vous accueillir bien que vous ne portiez pas en vous le sang des fondateurs de ce monde mais votre dynastie est suffisamment ancienne pour pallier ce défaut."

Vivi se contenta d'incliner légèrement la tête comme le protocole le lui avait enseigné : elle était "inférieure" mais elle avait aussi un rang à tenir en tant que princesse héritière d'un grand royaume.

"Je vois que vous avez amené votre jouet humain, princesse", déclara Angelica d'un ton pédant et méprisant tout en jetant un vague coût d'œil à Luffy qui ne broncha pas d'un centimètre.

"Mais pourquoi ne l'a t'elle pas attaché comme les nôtres ?" demanda Maximedes d'un ton interrogateur.

"Un jouet…humain ?" Questionna Vivi tandis que sous son air calme bouillait une fureur sans précédent.

"Bien sûr, un jouet humain comme celle-ci, répliqua Angelica d'une voix désagréable en tirant sur la chaine de la fillette accroupie à ses pieds. "Selon Mère, c'est fait pour nous apprendre à exercer notre pouvoir sur les esclaves et sur les communs. Bien sûr, nous devons commencer par des enfants sinon, dans le futur, le maitre sera incapable de se faire obéir d'esclaves plus forts ou moins docile…"

Vivi était tellement éberluée par ce qu'elle venait d'entendre qu'elle n'eut pas la présence d'esprit d'ouvrir sa bouche pour s'indigner contre ces pratiques barbares.

"C'est comme ça qu'on les dresse, sans quoi, ils n'apprennent rien et cherche à s'enfuir. " dit Maximedes avant de flanquer une baffe énorme au malheureux petit esclave qui n'avait pourtant rien fait.

"Mais quand même, tu es bien imprudente de laisser ton esclave sans chaine et collier, fit remarquer Aristide d'un ton pompeux.

"Il n'est même pas marqué comme les nôtres" Gloussa la fillette d'une voix perçante.

"C'est parce que Luffy n'est pas mon esclave mais mon ami." Déclara Vivi, en contrôlant sa fureur.

"Un ami ? Avec un commun ? Comment peut-on s'abaisser à une telle chose !" persifla Angelica avec mépris.

"Luffy m'a sauvé la vie et il est très fort ! C'est pour ça qu'il fait partie de la garde d'élite d'Alabasta." S'exclama Vivi, désireuse de défendre son ami devant ces nobles idiots.

"Fort ? Lui ? Je refuse de le croire." Déclara Aristide en jaugeant Luffy comme on le ferait d'une pièce de viande.

"S'il est si fort, pourquoi on ne le ferait pas participer à la chasse, dans ce cas ?" Suggéra Maximedes d'un air gourmand avec une petite lueur cruelle dans les yeux.

"Quelle bonne idée ! Je vais tout de suite demander à Père !" dit Aristide en se précipitant vers son père qui éclata de rire et sembla donner son approbation.

"Attendez ! De quoi parlez vous ! s'exclama Vivi qui avait conscience qu'elle venait de se faire embarquer, elle et Luffy, dans une situation incontrôlable.

À côté d'elle, Luffy était tendu comme une corde à arc et ses yeux aux aguets guettaient tout dans la salle, cherchant un moyen d'échapper à ce qu'il se passait, mais sans espoir.

"Hum, la chasse, ma chère Vivi, expliqua la petite noble avec une lueur moqueuse dans ses yeux "est l'une des attractions de la fête de Aristide. Pendant une heure, on lâchera une petite dizaine d'esclaves et nous les abattrons. Ceux qui survivent durant ce temps seront déclarés vainqueurs et seront épargnés."

"Bien entendu, ce n'est qu'une petite chasse. Les plus grandes peuvent durer des jours et des centaines d'esclaves sont lâchés dans une île, c'est très distrayant mais seul nos parents y ont droit," se lamenta Maximedes.

"Ô mon Dieu. Murmura Vivi et, prenant la main de son ami, elle se rua vers son père et lui expliqua rapidement la situation qui venait de se produire. Sans prendre le temps de gronder sa fille pour son imprudence, le roi Cobra se dirigea vers le père d'Aristide pour tenter de négocier le retrait de Luffy d'un événement auquel il n'aurait pas dû être tenu d'assister. Mais le Dragon Céleste semblait trouver hilarant le pari qui venait d'être fait et se refusait à gâcher le plaisir de son fils adoré le jour de son anniversaire.

Le roi Nefertari prit aussitôt Luffy à l'écart et le regarda avec gravité. Le fils du révolutionnaire semblait avoir déjà compris vers où allaient les choses et se tenait droit comme un i. Le souverain ferma les yeux, furieux contre lui même, n'ayant jamais pensé qu'une simple discussion d'enfants pouvait aboutir à un événement aussi dramatique. Il rouvrit les yeux et fixa Luffy et lui dit :

"Penses tu pouvoir survivre ?"

"S'ils se servent seulement de balles ? Aucun problème." Répondit le jeune garçon avec assurance avec un grand sourire.

"Alors survis mais tâche de ne pas blesser l'un d'eux sans quoi les conséquences seraient désastreuses pour tout le monde."

"Je sais." Dit l'enfant.


Quelques minutes après, il fut emmené avec les autres esclaves vers l'enclos d'où ils seraient lâchés pour la chasse. La majorité semblait être des pauvres hères, trop vieux, malades ou affaiblis par les privations pour donner beaucoup de résistance à leurs poursuivants. Certains semblaient un peu plus vigoureux et pourraient sans doute survivre, s'ils s'y prenaient bien. Mais aucun n'avait d'espoir de s'échapper vu qu'ils portaient tous le fameux collier explosif avec la puce localisatrice dont lui avait parlé son père. Luffy, dans tout le lot, était le seul à avoir une bonne chance de gagner : il avait son fruit du démon, n'avait pas de collier et n'était pas limité par du granit marin.

Un premier son de trompe retentit et les portes s'ouvrirent et tous les occupants de l'enclos s'enfuirent dans tous les coins. Luffy s'était précipité dans les arbres, était rapidement grimpé en haut sans faire usage de son Fruit du Démon et s'était mis à observer. Quand le son du gong avait retentit, les enfants armés d'un fusil s'étaient précipités à la poursuite du gibier humain. Il s'avéra rapidement pour l'œil exercé du jeune garçon qu'ils étaient très mauvais tireurs et étaient incapables de toucher leurs cibles. En revanche, ce n'était pas le cas des gardes qui étaient dissimulés dans des tours et canardaient les esclaves pour donner l'impression aux invités qu'ils visaient juste.

Luffy avait failli se faire avoir et avait commencé à se déplacer en permanence, donnant parfois des conseils à certains "gibiers" pour se dissimuler mais le jeune garçon savait bien que c'était sans espoir : leurs puces indiqueraient fatalement leur position et les empêcheraient de se dissimuler. Autour de lui, il s'agissait d'un véritable massacre, avec du sang partout et des corps gisants sur le sol, parfois encore vivants mais à peine. Luffy devait lutter pour ne pas se laisser déborder par la rage en ne tuant pas les responsables de ces meurtres mais il avait du mal.

Enfin, le gong annonçant la fin du jeu sonna et Luffy, prudemment, sortit de sa cachette pour se retrouver devant Aristide qui tenait Vivi par la main très vigoureusement, l'ayant visiblement forcée à le suivre au cours de la chasse. La fillette était blanche comme un linge, semblant épouvantée par ce qu'elle venait de voir, le traumatisme ne s'en irait pas de sitôt. En apercevant Luffy qui venait de se dévoiler, le Noble Mondial poussa un cri de triomphe et brandit aussitôt son arme.

La jeune princesse hurla aussitôt :

"Le gong a sonné, c'est la fin du jeu ! Tu ne peux pas, c'est contre les règles !"

"Les règles, c'est moi !" s'exclama Aristide avant de tirer à bout portant sur Luffy.

La tête du garçon caoutchouc partit en arrière sous la force du coup de feu avant de revenir à sa place initiale, à la grande surprise du jeune noble. Les autres participants s'étaient rapprochés de la scène et commentaient, excités, ce qu'il venait de se produire. Luffy était bien content d'avoir survécu mais il avait par malheur dévoilé son fruit du démon à l'assistance, ce qui n'était franchement pas une bonne chose pour lui. Après ce coup, il était fort probable que son père ne le laisserait pas quitter Baltigo pendant trois ans ! Sans un regard pour le tricheur, il s'inclina devant la princesse et lui sourit d'un air confiant pour tenter d'effacer les larmes de ses yeux et la terreur sur son visage :

"Princesse."

"Je savais que tu étais le plus fort." Murmura Vivi en tentant de sourire bravement.

Derrière, le roi Cobra semblait extrêmement soulagé et il commençait à se détendre imperceptiblement. Néanmoins, il aurait dû se douter que les choses ne seraient pas si simples :

"Père ! Je veux le garçon avec le fruit du démon comme cadeau pour mon anniversaire !" S'exclama Aristide, les yeux fixés sur Luffy dont les yeux venaient de devenir glacés par une fureur sans nom.

Le père d'Aristide paraissait embêté par la situation mais avec un grand sourire, il se tourna vers le roi Nerfertari qui s'était pétrifié devant cette demande :

"Combien pour ce garçon ?"

"Il n'est pas à vendre, Saint Colombo. Votre fils devra s'en passer." Répondit clairement le roi en regardant le Dragon Céleste droit dans les yeux.

"Vous commettez une erreur monumentale. Que vaut la vie d'un simple commun en contrepartie de tous les avantages à s'allier avec nous ? Je suis prêt à vous l'acheter deux cent millions de Berryls, sans compter une place privilégiée dans les transactions commerciales." Dit le Noble Mondial.

"Il n'est pas à vendre. J'ai promis de le ramener sain et sauf à son père." Répliqua Cobra.

"Mais, Saint Colombo, est ce que nous n'avons pas le droit de prendre à notre service n'importe quel commun digne d'intérêt ?" Demanda Angelica d'une voix sucrée et vénéneuse. "Pourquoi ne pourrait on pas le prendre ?"

Luffy commençait à se demander s'il pouvait courir assez vite pour se jeter du haut de la falaise de Grandline et sauter du haut de celle-ci. La situation s'annonçait très mal. Son père ne pourrait venir le libérer s'il était prisonnier ici, il le lui avait dit lui même. En bref, l'un des pires cauchemars risquait de devenir une réalité dans un futur proche.

"Luffy est mon ami et je ne permettrai à personne de lui faire du mal !" S'exclama Vivi.

"Mais n'as tu pas dit il y a deux heures qu'il n'était pas ton esclave ?" fit remarquer Maximedes d'une voix méprisante. "Donc, Aristide a le droit de le prendre à son service comme bon lui semble."

"C'est vrai, jeune princesse. Dit Saint Colombo sur un faux ton d'excuse. "Comme il n'est pas marqué comme votre esclave…"

"J'aurais bien une idée, déclara une voix encore jamais entendue.

Elle appartenait à la fille Noble dénommée Cassiopéa qui s'était visiblement contentée d'écouter la conversation sans intervenir jusqu'à présent. Ses longs cheveux noirs avaient dissimulé tout ce temps un regard subtil et une intelligence certaine.

"Puisque la princesse Vivi d'Alabasta est présente à cette fête d'anniversaire, est ce que cela ne fait pas d'elle un Dragon Céleste à titre honorifique ? Dans ce cas, qu'est ce qui l'empêche d'apposer dès maintenant la marque sur le garçon ? Si c'est le cas, Aristide, tu n'as aucun droit de t'emparer de ce garçon puisqu'il appartiendrait à l'un de tes pairs."

Le Dragon Céleste Saint Colombo semblait soulagé par la façon de régler le problème : d'un côté, il honorait son invité en le considérant comme l'un des leurs, de l'autre, il évitait de causer un incident diplomatique. Même lui était suffisamment intelligent pour comprendre qu'il s'agissait d'une lutte de pouvoir entre Aristide, Maximedes et Angelica d'un côté et la princesse Vivi de l'autre et les trois petits Nobles Mondiaux avaient tenté de mettre la plus jeune enfant en position délicate en s'en prenant à son serviteur.

Mais maintenant, il tenait la solution du problème grâce à la jeune Cassiopéa : son fils et ses amis auraient la satisfaction d'avoir obligé la petite princesse à se plier à leurs règles mais celle-ci pourrait conserver ses acquis et serait pratiquement considérée comme leur égale, ce qui serait, en fin de compte, un immense avantage pour elle à long terme. Il fallait juste qu'elle le comprenne et l'accepte.

La petite fille faillit se récrier devant cette solution inique mais elle sentit la main de son père posée subtilement sur son épaule et elle comprit qu'il lui demandait d'accepter. Vivi se rendit compte à ce moment là de ce que son père avait voulu dire quand il lui avait dit qu'il ne pourrait pas tout faire. Pour la première fois, elle se rendit compte que le pouvoir de son père n'était pas sans limite et qu'il était durement limité par des lois injustes dictées par des gens sans scrupules.

Maintenant, la jeune princesse se trouvait devant la plus dure décision à prendre dans sa vie de princesse et d'amie : pour sauver Luffy de l'esclavage, elle allait devoir le marquer comme tel. Elle regarda vers Luffy et ne vit dans son visage impassible que le vide dans ses yeux par contre, ses poings étaient serrés dans ses poches et la petite princesse était prête à jurer que ses ongles s'étaient enfoncés dans ses paumes jusqu'au sang. La rage au cœur, elle acquiesça.

Comme pour rajouter du sel sur ses blessures, Aristide insista pour qu'on le fasse devant lui, se félicitant que ça arrive aujourd'hui car c'était la première fois qu'il verrait la marquage d'un esclave. Le matériel fut apporté et le garde préposé au marquage des esclaves commença à faire rougir les fers sur une plaque tandis que Aristide, Angelica et Maximedes échangeaient des commentaires surexcités en se demandant quels genres de cris pousseraient le garçon élastique tandis que leurs parents semblaient plutôt trouver cette scène ennuyeuse. Cassiopéa, celle qui avait suggéré l'idée, observait la scène, détachée.

Vivi, elle, se retenait à grande peine de pleurer, son ami restant toujours aussi calme, avec un visage dénué d'émotion. Dissimulé sous ses mèches brunes, les yeux de Luffy brillaient d'une rage glaçante qui promettait rétribution, tôt ou tard, tandis que son corps restait d'apparence calme et impassible, montrant une maitrise parfaite. Il n'oublierait jamais ceux qui lui avaient fait ça.

Le père de la princesse avait la conviction qu'il n'avait jamais vu un enfant aussi dangereux à ce moment précis et il pensait à toutes les conséquences qui suivraient le marquage de Monkey D Luffy. Comment Dragon réagirait-il en voyant ce qui était arrivé à son fils ? Parviendrait il seulement à le retrouver ?

Pendant ces intenses réflexions, les fers avaient été chauffés à la température requise et déjà, Luffy était obligé de se retourner, torse nu pour se voir marquer d'un sceau infamant. Sur son dos, les plaies dues aux coups de fouet de la veille ne s'étaient pas encore refermées totalement mais le jeune garçon préférait avoir la marque sur son dos que n'importe où ailleurs, car au moins, ainsi, il pourrait la dissimuler.

Le porteur de la volonté du D ferma ses yeux et inspira profondément tandis qu'il sentait la chaleur derrière lui approcher rapidement de ses omoplates puis il sentit le fer incandescent s'enfoncer dans sa peau, ravageant son dos et une partie de ses muscles tandis que le sceau s'incrustait pour toujours. L'odeur de brûlé mêlée à celle du sang devient insoutenable, comme l'était le bruit du grésillement abominable. Mais ce fut le seul bruit car pas un son ne s'échappa de la bouche de Monkey D Luffy, pas un cri de douleur, pas un gémissement, pas une plainte. Le garçon était resté calme et immobile durant toute l'épreuve.

Luffy se contenta d'accepter l'aide d'Igaram qui le soutint et l'aida à s'assoir lorsqu'il eut un instant de faiblesse. Les trois pestes responsables de la situation, un peu déçus de voir qu'il n'y avait pas eu les cris tant espérés, proposèrent de fournir à un Vivi au bord de l'explosion des chaines et un colliers comme ceux de leurs jouets humains. Elle se contenta de recevoir les instruments de torture avec sur son visage un air presque aussi dénué d'émotion que celui de Luffy.

Considérant qu'ils avaient suffisamment exigé d'eux, le roi Cobra prit congé le plus rapidement et le plus diplomatiquement possible des Nobles Mondiaux en promettant de revenir avant de faire rentrer tout le monde dans leurs quartiers.

La blessure de Luffy était horrible d'aspect et Igaram dû la bander fortement pour stopper l'épanchement de sang. Luffy ne cria pas plus pendant les soins que pendant l'apposition du sceau des Dragons Célestes. Il restait toujours mortellement calme. Avant qu'on ne bande sa blessure, néanmoins, il se leva malgré les admonestations d'Igaram pour regarder grâce à un miroir la marque symbole d'esclavage sur son dos et là, ses mâchoires se durcirent et son expression devint un masque de détermination.


On peut dire que j'en fais vraiment voir des vertes et des pas mûres à ce pauvre Luffy. Je vous avais sans doute prévenu que au chapitre précédent ou dans mes réponses à vos reviews que ce n'était qu'un début...

Beaucoup d'entre vous risquent sans doute de penser que sa conduite n'est pas du tout conforme à son caractère, puisqu'il accepte une telle humiliation sans frémir et sans protester. Néanmoins, Luffy n'accepte de subir cette infamie que pour protéger ceux qu'il considère comme sa famille et ses nakamas : son père et les personnes appartenant aux mouvement Révolutionnaire dont Sabo.

Donc, désormais Luffy a la marque des Dragons Célestes dans son dos. Autant vous dire tout de suite que cela aura une importance par la suite dans ses relations avec certains personnages ainsi que sur sa mentalité.

Dans tous les cas, j'espère que ce chapitre vous a plu et si vous avez des critiques, questions, suggestions remarques à faire, n'hésitez pas à laisser une review, cela fait toujours plaisir !

Bonne journée et à mercredi prochain ! Le prochain chapitre devrait être plus riche en renseignements, si l'on peut le dire...