Hello à tous !!!!
Et non, vous ne rêvez pas !! Je poste bien la suite de mon OS « Juste pour la première fois » que j'avais écris pour le concours d'Allocop !
Beaucoup d'entre vous m'ont réclamé une suite et bien la voilà enfin !
Je ne vous promets pas que je posterai régulièrement car j'écris toujours ma première fic « Et si Edward et Bella s'étaient rencontrés en 1918.. » mais j'irai jusqu'au bout.
Voici donc le chapitre 2, j'espère qu'il vous plaira !
Attention, âmes sensibles d'abstenir !!
Un grand merci à Mumu (Guiness17) qui a corrigé mon chapitre en un temps record !!
Aller, j'arrête de blablater et bonne lecture !
Robisous
Sabi
Chapitre 2 – Adieu mon unique amour
Rappel chapitre précédent
Mike apparut devant moi, me détaillant de la tête aux pieds puis ses yeux se posèrent sur la couverture étalée sur la paille. Une grande tâche de sang se trouvait en son centre.
Ses yeux s'assombrirent, il ferma les poings et se rapprocha de moi. Sa main vint percuter violemment ma joue, me faisant tomber au sol. Je portai immédiatement ma main à l'endroit où il m'avait frappée et baissai les yeux devant lui. Il me faisait peur.
- Espèce de petite catin, tu vas le regretter. Me menaça-t-il. Et lui aussi…
C'était ce 13 septembre 1918, je venais d'avoir 17 ans.
Je me mis à trembler sous sa menace. Je levai les yeux vers lui, il était effrayant, s'il avait pu me tuer avec un simple regard, je serais déjà morte depuis longtemps. Ma joue me brûlait énormément sous la chaleur du coup porté.
- Lèves-toi ! M'ordonna-t-il.
Je ne dus pas m'exécuter assez rapidement car il empoigna mon bras enfonçant ses doigts dans ma chair, ce qui me tira un cri de douleur, et me fis lâcher prise sur ma robe. Il me releva brusquement. J'étais complètement nue devant lui et malgré la colère qui l'habitait je voyais la flamme du désir s'allumer dans ses yeux. Je fus parcourue d'une nausée en l'imaginant poser les mains sur moi. Non ! Plutôt mourir mais c'était sans penser à mes parents, que deviendraient-ils si je disparaissais. Je me repris alors et redressai la tête avec fierté affrontant son regard cachant ma nudité du mieux que je pouvais avec mes mains.
- Habille-toi ! Me dit-il en me relâchant et en me tournant le dos.
J'obtempérai à la hâte nouant mon corset du mieux que je pouvais et je fis de même avec ma robe qui était à présent toute fripée.
Il se retourna pour voir où j'en étais et constata que j'étais prête.
- Très bien maintenant que tu es enfin habillée décemment, tu vas répondre à ma question. Qui est-ce ? Qui est ce salop qui a osé toucher ma femme ? Grinça-t-il.
Il était à prévoir qu'il ne serait pas passé à côté de cette question. Mais que pouvais-je répondre ? Certainement pas la vérité en tout cas, il s'en prendrait à Edward et Dieu seul savait de quoi il était capable.
- Je veux son nom, insista-t-il, que je le retrouve et qu'il sache, ce qu'il en coûte de toucher à ce qui m'appartient.
Il était hors de question que j'accède à sa demande pour qu'il s'en prenne à Edward, le seul homme à avoir fait preuve de douceur et de tendresse à mon égard, mis à part mon père. Il pourra faire ce qu'il voudra de moi, jamais je ne le dénoncerai. Je restai donc silencieuse pendant qu'il attendait, impatient, ma réponse.
- Je vois que tu ne veux pas me répondre. Veux-tu que je t'aide à te rafraichir la mémoire ? Me menaça-t-il en levant le bras pour paraître encore plus menaçant.
- Tu ne sauras rien de ma bouche. Répondis-je en levant la tête vers lui pour le toiser fièrement.
- Je pense qu'après une bonne correction tu changeras d'avis. Ricana-t-il.
Il avait l'air furieux et s'apprêtait à me frapper. Je fermai les yeux et protégeai ma tête à l'aide de mes mains en un geste de défense pour ne pas voir le coup venir. J'attendis quelques instants mais rien ne vint. Je baissai lentement les bras et j'ouvris un œil pour savoir pourquoi il n'avait pas encore frappé.
Mais je fus sans voix en voyant la scène qui se passait sous mes yeux.
Il était là. Il était revenu pour me protéger, moi qui me sacrifiai pour le protéger. Il venait d'intervenir pour faire la même chose.
Il retenait de sa main le bras de Mike qui aurait dû s'abattre sur moi et de son autre main le maintenait par la gorge.
- Non, tu ne la frapperas pas une deuxième fois. S'interposa Edward fou de rage.
La tête de Mike devint toute rouge sous la pression, sur son cou, des doigts d'Edward. Il respirait difficilement. Son regard erra un peu partout autour de lui pour trouver quelque chose qui pourrait l'aider à se libérer de la poigne de mon amant. Soudain, ses yeux s'illuminèrent et il assena un coup de genoux dans le ventre d'Edward. Ce dernier se plia en deux sous le coup et relâcha son adversaire qui en profita pour lui envoyer son poing en pleine face, le faisant basculer et tomber au sol.
- Non ! Criai-je en le voyant ainsi à sa merci.
Mike leva les yeux vers moi en entendant mon cri, il était furieux que je puisse m'inquiéter pour la vie de mon amant. Il fonça sur Edward et lança son poing vers son visage mais Edward réussit à le retenir de ses deux mains. Il se releva et lui tordit le bras lui empêchant tout mouvement. Il poussa un cri assourdissant sous la douleur qui fit écho dans toute la grange. Edward le fit basculer par terre, le plaqua au sol et lui assena un coup de poing en y mettant toute sa force. Mike fut assommé sur le coup et son nez se mit à saigner.
- Pourriture ! Cracha Edward.
Il se tourna vers moi et s'approcha en prenant mon visage entre ses mains.
- Tu vas bien ? Tu n'es pas blessée ? S'inquiéta-t-il en examinant ma joue.
- Non, je n'ai rien, mais toi… Répondis-je en essuyant de mon doigt le filet de sang qui s'échappait de sa bouche
- Ce n'est rien, me dit-il en s'écartant de moi pour me tendre la main. Viens, ne restons pas là.
Je fis glissai ma main dans la sienne et je levai les yeux vers lui.
- Tu n'aurais pas dû revenir pour moi. Tu vas avoir des ennuis à cause de moi. Le prévins-je.
- Ne dis pas de bêtises. Je ne tolérerai jamais qu'on frappe une femme. J'étais déjà à une vingtaine de mètres de la grange quand je l'ai entendu te frapper. Je ne pouvais partir sans rien faire, tu étais en danger avec cet homme.
- Merci.
Il posa sa main à nouveau sur ma joue et son regard pénétra le mien.
- Tu n'as pas à me remercier. Chuchota-t-il.
Il se pencha et déposa un baiser sur mes lèvres. Puis il se recula et me tira par la main pour que je le suive. Il nous guida vers la porte du fond, celle par où il était sorti la première fois. Il ouvrit la porte et nous stoppâmes net lorsque nous découvrîmes ce qui se cachait derrière.
Deux hommes assez grands, de corpulence moyenne nous barraient le passage. C'était des hommes de mains de Mike, je les reconnaissais. Ils accompagnaient ce dernier lorsqu'il avait obligé mon père à lui accorder ma main. Le brun s'appelait Laurent et le blond, James. Ils étaient de vrais mercenaires et étaient de vraies brutes s'il le fallait moyennant une coquette somme d'argent. Ils m'effrayaient beaucoup et j'en frissonnai de les retrouver face à nous. Je m'inquiétai aussitôt pour Edward comment allait-il s'en sortir face à ces deux hommes ?
Il me tira en arrière et nous fîmes demi-tour. Il se mit à courir et pour le suivre, je dus soulever ma robe pour ne pas me prendre les pieds dans mes jupons. Nous rejoignîmes rapidement l'entrée principale mais avant que l'on ne l'atteigne deux autres hommes pénétrèrent dans la grange. Je les reconnaissais aussi. Le premier, Dimitri, avait la même corpulence qu'Edward, le second, Félix, était très grand et avait une carrure imposante. Ces deux hommes nous barraient aussi le passage vers la sortie, nous étions piégés.
Edward se plaça devant moi pour me protéger et se mit à reculer. Les deux autres se rapprochèrent de nous aussi. Ils nous entouraient, nous étions cernés. Cette fois-ci nous n'avions plus aucune échappatoire. La peur me gagna, j'avais très peur pour lui. Que pouvait-il faire face à ces quatre hommes surentrainés. Qu'allait-il lui arriver ? Tout cela était ma faute. Pourquoi n'avais-je pas accepté mon destin sans broncher ?
- Attrapez-le. Ordonna Mike qui venait de revenir à lui et de se relever.
Je m'échappai de la poigne d'Edward pour me poser devant lui.
- Laissez-le partir. Ordonnai-je puis je me tournai vers l'homme qui se disait être mon époux. Mike, c'est moi que tu veux, je suis là alors laisse-le s'en aller.
- Bella…Voulut intervenir Edward.
Je tournai la tête vers lui et mes yeux s'embuèrent de larmes.
- Tais-toi Edward, je t'en prie. Le suppliai-je en marmonnant entre mes dents de façon à ce que lui seul puisse m'entendre.
Mike s'approcha promptement de moi et empoigna mon bras pour m'attirer à lui. Edward s'apprêta à s'interposer mais les quatre hommes de mains de Mike se jetèrent sur lui et le neutralisèrent. Il ne pouvait plus bouger et était à présent à leur merci.
Mike me rapprocha de lui et se colla à moi me fixant de ces yeux sombres et meurtriers.
- Toi, femme, tu m'appartiens déjà, alors plus un mot. Comment as-tu pu t'accoquiner avec un parfait inconnu ! Me reprocha-t-il en raffermissant sa poigne sur mon bras, ce qui me m'arracha un petit cri de douleur.
Il releva la tête et regarda Edward
- Alors c'est toi ? Le fils Cullen ? S'étonna-t-il. On peut dire que tu te fais remarquer dès ton arrivée à Forks, tu t'invites à mon mariage (sans y avoir été invité) alors que je ne te connais pas et tu t'es permis de toucher ma femme !! C'était vraiment la dernière chose à faire à moins de souhaiter mourir.
- Tu ne la mérites pas pourriture ! Lui cracha Edward au visage.
Mike me relâcha et se précipita sur lui. Il lui envoya un grand coup de poing dans le ventre et je vis Edward se tordre en deux sous le choc. Sa respiration était coupée le faisant tousser.
- Mike, arrêtes je t'en prie ! Intervins-je.
- Voici un préambule de ce qui t'attends Cullen. Tu vas voir ce qui t'en coûte de t'octroyer quelque chose qui m'appartient. Dommage que tu ne sois pas aussi droit que ton père, cela t'aurait évité un destin funeste. Allez finissez-en avec lui je ne veux plus le voir empiéter sur mon territoire. Amuse-toi bien Cullen. Ricana-t-il.
Il revint vers moi, emprisonna mon poignet de sa main et me tira derrière lui. Je ne pus faire autrement que le suivre sa force étant bien supérieure à la mienne mais je ne relâchai pas mon regard de celui d'Edward. Il me sourit et me murmura un « va » en me faisant un clin d'œil puis se fût la ruée de coups. Félix et James abattirent leurs poings sur chaque parcelle de son corps pendant que Laurent et Démétri le maintenaient en le retenant par les bras.
- Non !! Criai-je en voyant le massacre de mon amant s'opérer sous mes yeux. Arrêtez !! Mike je t'en prie, dis-leur d'arrêter, ils vont le tuer ! Le suppliai-je.
- J'espère bien qu'ils vont le tuer, je les paie bien assez cher pour cela !! Me répliqua-t-il un sourire en coin.
- Non tu ne peux pas faire cela ! M'épouvantai-je. Je réalisai que je venais de me lier à l'être le plus ignoble et le plus cruel qu'il existait en ce monde.
- Pourquoi fais-tu cela ?
- Pour que cela te serve de leçon et que tu saches de quoi je suis capable si tu me désobéis ou bien me déshonores encore une fois. Répliqua-t-il en ouvrant la porte qui menait sur la cour.
Je jetai un dernier regard sur Edward. Il était à présent recouvert de sang, sa tête était penchée en avant. Etait-il inconscient ou bien l'avaient-ils déjà tué. Les hommes de mains de Mike s'en donnaient à cœur joie de le frapper encore et encore malgré qu'il ne montre plus aucun signe de résistance. Ce fut la dernière vision que j'eu d'Edward avant que Mike ne tire violement sur mon bras, me l'arrachant presque pour passer la porte.
Mes larmes ne cessèrent de couler après le spectacle macabre auquel je venais d'assister. Ils tuaient le seul être qui m'eut apporté un semblant de paix depuis que je me savais liée à ce monstre. J'avais mal, mon cœur saignait à l'idée d'avoir perdu mon unique amour. Je l'ai aimé de tout mon cœur en seulement quelques heures mais il restera à jamais dans ma mémoire et dans mon cœur pour l'éternité.
Nous traversâmes la cour pour retourner dans la salle de réception. Mike enserrait mon bras d'une poigne de fer, j'en avais presque la circulation coupée. Il s'arrêta juste avant de pénétrer dans le bâtiment et me fit face. Il posa sa main sur ma joue puis sur mon menton pour que je redresse la tête et le regarde. Ses traits étaient détendus à présent et il souriait presque. De son pouce, il essaya mes larmes.
- Maintenant, cesse de pleurer avant que nous ne pénétrions dans la salle de réception, nous avons des invités dont tu dois t'occuper en tant que maîtresse de maison. Je veux qu'ils te voient belle et heureuse alors ne me déshonore pas une seconde fois, tu sais que ton père pourrait payer les frais de ta mauvaise conduite. Me menaça-t-il.
A présent que je savais de quoi il était capable, je ne pouvais plus me permettre le moindre écart de conduite au risque qu'il s'en prenne aux autres personnes de mon entourage. Je séchais alors mes larmes, me redressai avec fierté et j'arrivai même à esquisser un sourire.
Tout ceci n'était bien sûr qu'apparence car à l'intérieur de moi j'étais effondrée. Les dernières images d'Edward passaient en boucles dans mon cerveau. Jusqu'où étaient allés ses bourreaux dans leur folie sanguinaire ? Je tournai la tête pour regarder une dernière fois la grange. Les événements qui s'étaient passés à l'intérieur resteraient gravés à jamais dans ma mémoire. Je voulais tellement faire demi-tour et stopper ce massacre mais il était probablement déjà trop tard. A cette pensée mon cœur se serra.
Je revins au moment présent lorsque Mike posa sa main sur le bas de mon dos pour me guider dans la salle de réception. Les musiciens jouaient toujours des airs enjoués alors que j'avais envie de pleurer malgré le sourire figé que je m'étais constitué.
Mike fût appelé par un de ces collaborateurs et me laissa avancer seule. J'en profitai pour rejoindre ma mère assise dans un coin de la salle.
- Ah Bella, je ne t'avais pas vu ressortir de la salle de bain ! Je commençais à m'inquiéter.
- Euh, oui j'ai pris beaucoup de temps, j'avais une tâche sur ma robe. Lui mentis-je.
Elle baissa les yeux sur celle-ci.
- Oh ma chérie ! Mais ta robe, elle est dans un tel état ! Elle est toute froissée et pleine de poussière!
- Ah, je…je suis tombée dans le jardin tout à l'heure en allant prendre l'air aussi…
Elle me scruta de plus près.
- Mais, mais tu as pleuré. Constata-t-elle. C'est ton mari qui t'as fait du mal ! Cela ne lui suffit pas de s'en prendre à ton père et de s'être approprié notre fille ! Il faut qu'il te fasse souffrir en plus. Je vais aller lui dire ce que j'en pense de ses manières. Gronda-t-elle en se levant de son siège.
- Maman, non. La retins-je. Je…
- Puis-je inviter la mariée à danser ? Quémanda une voix douce derrière moi.
Je me retournai alors et découvrit le Dr Cullen, le père d'Edward, qui me tendait la main, attendant que je pose la mienne dans la sienne avec un sourire charmeur. Mon dieu qu'allai-je lui dire ?
- Je…euh oui, bien sûr. Acceptai-je n'ayant pas trop le choix.
Je jetai un regard à ma mère qui acquiesçait me laissant conduire vers le centre de la piste. Nous entamâmes une valse et il se mit à me faire tourbillonner.
- Isabella…Commença-t-il.
- Je vous en prie, Bella. Le repris-je.
- Très bien. Bella, je vous ai vu danser en début de soirée avec mon fils Edward. Mon cœur s'étreignit au seul fait d'entendre prononcer son prénom. Je ne l'ai pas revu ensuite alors qu'il devait venir m'annoncer une nouvelle importante. Savez-vous où il a pu aller ?
Un nœud commença à se former dans ma gorge. Comment lui dire que son fils était probablement mort à l'heure qu'il était. Tout cela par ma faute. Pour un petit caprice, pour une petite vengeance que je voulais octroyer à Mike et qui s'est retourné contre moi, contre lui. Les images d'Edward se faisant tabasser me revinrent en mémoire par flashs. Les larmes montèrent très vite au bord de mes yeux, je fermai alors les paupières et baissai la tête.
- Bella ? Vous allez bien ? S'inquiéta le docteur.
Mais peut-être que si j'informai Carlisle, il pourrait aller au secours de son fils et peut-être le sauver ? Peut-être qu'il n'était pas encore trop tard. Je rouvris les yeux et m'apprêtai à lui révéler toute l'histoire lorsque je vis Mike tapi au fond de la salle. Il me fixait. Il jeta un regard à mon père avant de me faire de nouveau face et de remonter son pouce à la base de son cou qu'il fit passer de gauche à droite le long de sa carotide. Il me menaçait silencieusement mais j'avais bien compris. Si je parlais, mon père était mort.
Mes épaules s'affaissèrent, je baissai la tête de nouveau pour dissimuler la larme que je ne pouvais empêcher de couler et de traverser ma joue.
- Bella ? Vous pleurez ?
J'essuyai promptement ma joue pour faire disparaître cette larme.
- Non, c'est juste, l'émotion de toute cette journée. Lui mentis-je en m'efforçant de lui sourire pour le rassurer. Et je…je suis désolée, je ne sais pas où se trouve votre fils. Lui répondis-je le profil bas.
- Très bien, merci quand-même Bella. Sur ces mots il se recula baisa ma main et s'éloigna, la musique venait de cesser.
Carlisle Cullen à peine parti, un étau humain resserra sa poigne sur mon bras et un corps se colla au mien.
- J'espère pour toi que tu as su garder ta langue. Me menaça-t-il à nouveau sa bouche tout près de mon oreille.
Il ne me laissa pas le temps de répondre qu'il m'entraina à travers la salle. Il nous conduit juste devant les musiciens attirant ainsi tout les regards sur nous. Nous faisions face à tous ses invités. Il me prit par la taille et me serra contre lui.
- Mes chers amis, nous vous remercions du fond du cœur mon épouse et moi d'avoir répondu si nombreux à l'invitation pour la célébration de notre mariage. Le moment est venu pour Isabella et moi de nous éclipser mais que cela ne fous empêche pas de continuer à festoyer en notre absence. Bonne fin de soirée mes amis.
Sur ce discours, il prit ma main et me tira derrière lui, m'obligeant à le suivre. Il m'ouvrit la porte qui menait à un long couloir au bout duquel se trouvait un immense escalier. Nous gravîmes les marches presqu'au pas de course pour arriver à l'étage. Nous longeâmes encore un couloir avant de nous arrêter devant une porte qu'il ouvrit.
- Voilà ta chambre, un bain a été préparé pour toi. Ne te fais pas prier et frotte bien. Je ne veux pas qu'il reste une seule trace de ses mains sur toi. Une domestique va venir t'aider. Je repasse dans une demi-heure, tâche d'être prête. M'ordonna-t-il avant de sortir et de refermer la porte
Je me retrouvai enfin seule. A ce moment, toute la tension retomba et je m'effondrai sur le lit pour laisser libre cours à mes larmes. Qu'avais-je fait ? Edward ? Cet inconnu auquel j'avais fait une proposition plus qu'indécente, avait subi un châtiment qu'il n'aurait jamais dû recevoir si je m'étais tu, si j'avais été obéissante.
J'avais goûté à un bonheur que je ne connaîtrai plus jamais. En une heure, on s'était aimés pour la vie. Qu'importe ce que la vie m'apportera, Edward Cullen restera dans mon cœur jusqu'à ce qu'il cesse de battre.
Je fus sortie de mes songes lorsqu'on frappa à la porte et qu'une servante entra.
- Madame Newton, je me présente, Constance, je serai votre femme de chambre à partir de ce soir.
Je me redressai et la regardai. Elle était blonde, mince et de taille moyenne. Elle ne devait pas être plus âgée que moi. Elle devait avoir environ seize ans. Je remarquai qu'elle tenait, sur le bras, une chemise de nuit, qui m'était probablement destinée.
- Par pitié, appelez-moi Bella quand nous ne serons que toutes les deux. La priai-je.
- Bien madame. Se soumit-elle.
Elle m'aida à retirer ma robe et mon corset. Je glissai dans le bain et sentis une légère brûlure à l'entrée de mon intimité, dernier souvenir de ma première fois dans les bras de l'être le plus tendre et le plus doux au monde. Mon cœur se broya encore une fois en pensant à lui.
Après mon bain, Constance m'aida à enfiler ma chemise de nuit et me guida vers le lit sur lequel je me couchai en attendant l'arrivée de mon mari comme une épouse soumise et docile. La servante s'éclipsa et peu de temps après j'entendis des pas assez lourds dans le couloir qui s'arrêtèrent juste devant ma porte. La poignée tourna et Mike vêtu seulement de sa chemise et de son pantalon fit son entrée.
Mon cœur se mit à battre de plus en plus fort à chaque pas qu'il faisait pour se rapprocher de moi. J'avais l'impression qu'il était un tigre et que j'étais sa proie. Il était à présent tout proche. Je fermai les yeux ne supportant pas de le savoir si proche de moi.
Je sentis son souffle chaud empestant le vin contre la chair de mon cou. Ses doigts se posèrent sur ma gorge pour descendre sur mes seins qu'il malaxa. J'en avais la nausée de le sentir me toucher et en prendre plaisir. Puis soudain il retira ses mains et je le senti s'éloigner. J'ouvris les yeux. Il me regardait, l'air sévère.
- Non. Dit-il. Tu es souillée, je ne peux pas passer après lui, pas après qu'il t'a salie.
Il recula et sortit à la hâte de la chambre.
Je poussai un soupir de soulagement en le sachant parti mais ce n'était reculer l'échéance que pour mieux sauter. Il reviendrait, c'était certain, après tout, nous étions liés jusqu'à la mort à présent. La mort, est-ce qu'elle avait emporté Edward ou bien avait-il survécu à toutes les tortures qu'il avait subit. Les larmes se mirent à couler de nouveau, j'avais mal, mon cœur me faisait souffrir. J'avais un vide et un manque énorme à l'intérieur de moi. Il me manquait. Je passai une bonne partie de la nuit à pleurer mon amour d'un jour perdu à jamais, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte et m'apaise le temps de quelques heures…
Le chant des oiseaux me réveilla le lendemain matin. Je me levai, fis une toilette à la hâte et je descendis en cuisine pour prendre mon petit déjeuner. J'en fus chassée aussitôt par la cuisinière car ma place n'était pas en cuisine mais dans la salle à manger dans laquelle m'attendait une grande table remplie de mets.
Je m'assieds à table et fus rejointe une minute plus tard par Mike, le visage grave. Il se plaça juste en face de moi sans dire un mot. J'évitai son regard et pris un toast que je portai à ma bouche.
La grande porte s'ouvrit soudainement, laissant entrer un des hommes de mains de Mike, Félix.
- Alors Félix mon ami, m'apportes-tu de bonnes nouvelles ? Demanda-t-il le visage moins sévère soudainement.
- Monsieur, nous avons suivi vos ordres, il est mort. Le renseigna Félix.
- Et le corps ?
- Nous l'avons jeté au pied d'une falaise dans la forêt, on pourra croire à une chute accidentelle.
- Bien parfait, celui-là ne se trouvera plus en travers de mon chemin. Railla-t-il en me regardant.
- Mort ? De qui parlez-vous ? Demandai-je espérant de ton mon cœur que ce ne fut pas Edward.
- Isabella, enfin, tu ne vois pas de qui je parle ?
Les larmes montèrent à nouveau dans mes yeux et ma gorge me faisait mal tellement elle est était nouée. Je fis « non » de la tête, ne voulant pas comprendre.
- Je parle bien évidement de ton amant. Ricana-t-il.
- NON !!!!! Criai-je en me levant. Je quittai la table en faisant tomber ma chaise et fonçai droit vers lui pour le frapper de mes poings sur son torse. NON !!! Assassin !! Hurlai-je en pleurant et le martelant, cherchant à lui faire aussi mal que mon cœur souffrait.
Il se saisit de mes poignets pour me stopper.
- Félix ? Reconduis Madame dans sa chambre pour qu'elle se calme. Ordonna mon « époux » que ma peine faisait sourire.
Ce dernier obéit et me serra dans l'étau de ses bras puissant pour me porter.
- Lâchez-moi, espèce de brute, je peux marcher et me rendre dans ma chambre sans votre aide ! Grognai-je hystérique.
- Très bien Félix, laisse-la se débrouiller. Ordonna Mike.
Je me retrouvai aussitôt libérée. Je jetai un dernier regard furieux à ces deux hommes et filai dans l'escalier pour m'enfermer dans ma chambre et me jeter sur mon lit.
Cette fois-ci, il n'y avait plus d'espoir, Edward était bien mort. Oh mon dieu comment admette une si douloureuse vérité. J'étais responsable de sa mort. Comment avaient-ils pu aller jusqu'au bout de leur châtiment et le mettre à mort. Comment pouvait-on s'en prendre à un ange ? Ils méritaient de payer pour leur crime crapuleux et gratuit. Mais que faire, il avait probablement tout les hauts fonctionnaires dans ses poches avec son père. Le seul qui ne marcherait pas dans leur combine était mon père mais il avait déjà l'épée Damoclès au dessus de la tête. J'étais impuissante encore une fois face à ces montres.
Je restais tout la journée et toute la nuit dans ma chambre, ne mangeant rien. J'étais incapable d'avaler quoi que ce soit. Mon regard était figé sur la flamme de la bougie qui diminuait d'heure en heure. Mon esprit errait entre ce monde et mes songes qui se limitaient à mes parents et Edward. Ma vie n'avait plus aucun intérêt. Cela aurait été sans hésitation que j'aurais mis fin à mes jours pour le rejoindre. Le seul lien qui me retenait encore à cette vie était mes parents. Je ne voulais pas qu'ils aient des ennuis par ma faute. C'était l'unique raison pour laquelle je restais encore de ce monde.
J'avais perdu goût à la vie depuis que l'on m'avait destiné à Mike. J'avais juste pu goûter à cette petite étincelle de bonheur dans les bras d'Edward avant que l'on me l'enlève à jamais. Que me restait-il à part mes parents ? Rien du tout. Je vivrai parce qu'il le fallait mais ce ne sera plus moi, mais juste l'ombre de moi-même. Mon corps sera en vie mais mon âme sera morte.
J'entendis le chant du coq. Le soleil se levait et je n'avais pas fermé l'œil. J'étais toujours dans le même état portant ma robe de la veille. Je n'avais pas pris la peine de mettre ma chemise de nuit. J'avais renvoyé Constance lorsqu'elle était venue m'aider, la priant de me laisser seule. Elle n'avait pas insisté.
On frappa à la porte et Constance fit son apparition.
- Madame, il y a un docteur qui souhaite vous voir. M'informa-t-elle.
- Un docteur ?
- Oui, il dit que c'est important et qu'il veut vous voir immédiatement.
- Très bien j'arrive, laisse-moi cinq minutes que je m'apprête pour le recevoir.
- Ce ne sera pas nécessaire, Bella. Dit une voix douce et calme.
Le docteur Carlisle Cullen faisait son entrée juste derrière Constance qui s'éclipsa pour nous laisser seuls.
- Veuillez m'excuser pour mes façons de faire et de vous surprendre au saut du lit mais j'avais besoin de m'entretenir avec vous, seul à seul, pendant que votre époux est parti chasser.
- Très bien, je vous écoute mais soyez court car je ne tiens pas à ce que mon mari apprenne votre intrusion dans ma chambre.
- Bien sûr, je serai bref. Il s'agit de mon fils. Commença-t-il.
Mon cœur manqua un battement à cette annonce.
- Ecoutez Docteur, je vous ai déjà dit que je ne savais pas rien à son sujet, il me semble…
- Oui c'est ce que vous m'avez dit mais c'était avant qu'un homme ne découvre mon fils gisant au pied d'une falaise.
- Oh mon dieu, non. Dis-je horrifié de constater que Félix avait dit vrai. Je portai la main à ma bouche d'effroi.
- Je vous en prie Bella, j'ai bien vu l'autre soir que vous me cachiez quelque chose, je n'ai pas insisté à cet instant car je n'avais pas eu de nouvelle d'Edward. Mais maintenant tout a changé, dites-moi ce qu'il lui ait arrivé. Je veux comprendre pourquoi on me l'a ramené dans cet état car les plaies et ecchymoses qu'il porte, ne sont pas le genre de blessures que l'on se fait en tombant d'une falaise.
Je m'assieds sur la chaise juste à côté de moi pour encaisser le coup de sa perspicacité. J'avais le regard dans le vague et les larmes apparurent une nouvelles fois à la cime de mes yeux.
- Je vous en prie, Bella, j'ai besoin de savoir ce qu'on a infligé à mon fils et qui en est l'auteur.
Je baissai les yeux, incapable de soutenir son regard.
- Je…Je…Et je fondis en larmes, cachant mon visage entre mes mains.
Je le sentis se rapprocher de moi et poser sa main chaude sur ma joue.
- Bella, vous pouvez tout me dire, je ne vous jugerai pas et n'en parlerai à personne. Rien de ce que vous me direz ne sortira de cette pièce.
- Tout est de ma faute. Sanglotai-je. Mike nous a surpris tous les deux dans la grange et a ordonné à ses hommes de mains d'en terminer avec lui en le battant à mort. Lui avouai-je torturée.
- L'ordure. Grogna-t-il.
- Je suis désolée, je ne pensai pas que tout ceci irai aussi loin en rejoignant Edward dans cette grange...
- Vous n'y êtes pour rien.
- Si, c'est moi qui ai demandé à Edward de…
- Peu importe rien ne peut justifier un tel acte de barbarie.
- Vous avez dit qu'il avait des blessures dois-je comprendre qu'il est toujours en vie ? Osai-je demander.
Je levai les yeux vers lui alors qu'il les baissait.
- Non, on l'a retrouvé mort. Lâcha-t-il. Je suis désolé…Il prit une longue inspiration avant de poursuivre. Je dois partir, au revoir Bella. Il sortit de la pièce et ferma la porte.
Le doute n'était plus permis, le père d'Edward lui-même venait de m'annoncer sa mort. J'avais l'impression de tomber dans un gouffre sombre sans aucune lumière, que le sol se dérobait sous mes pieds. Ma tête se mit à tourner puis ce fut le néant.
Lorsque j'ouvris les yeux, je me trouvais allonger dans mon lit sous les couvertures. Je sentis une présence à mes côtés. Je tournai la tête et découvris Mike qui m'observait.
- Enfin Madame se réveille ! Il était temps, j'avais tellement hâte de t'annoncer l'excellente décision que j'ai prise ! Comme tu le sais déjà, ma très chère épouse, tu as préféré jouer les catins avec le fils du docteur. Et bien soit, je ne peux donc tout simplement pas t'accepter dans mon lit, pour le moment. Il t'a peut-être engrossée et je ne veux pas de son bâtard comme héritier. Je veux être sûr à cent pour cent qu'il sera de moi. J'ai donc décidé de t'envoyer quelques mois loin d'ici, le temps que l'on découvre si tu es ou pas grosse de lui. Tu seras hébergée pendant toute la durée de ton exil dans un couvent où tu n'auras bien évidement aucune visite mise à part les miennes. Tu pensais que vivre à mes côtés était un enfer, tu découvriras là-bas ce qu'est vraiment l'enfer.
Il se leva et se dirigea vers la porte.
- Prépares tes affaires, tu quittes cette maison demain matin à la première heure.
Alors verdict !! Ailleeuh ! Ca fait mal !! Me tapez pas !! Quoi ? J'ai encore tué Edward !! Même pas vrai d'abord !! Pfff !! Quoique…..
Bon trêve de plaisanterie ! Dites-moi tout car c'est le début et je veux vraiment savoir ce que vous en pensez ! Le bon le mauvais comme d'hab ! Allez on appuie sur le bouton vert, promis il ne mort pas !!
Robisous et A bientôt !
Sabi
